Silence
! Sur Terre on tue des enfants…
Hier
En posant
le pied sur la lune le 21 juillet 1969, Neil Armstrong, commandant de la mission
Apollo 11, aura cette phase célèbre : «c’est un petit
pas pour l’homme mais un bond de géant pour l’humanité».
Pas si sûr ! Il n’imaginait sans doute pas que 40 ans plus tard,
l’humanité ferait un autre pas de géant, mais vers son passé
le plus noir. 40 ans seulement auront suffi à passer du rêve le
plus fou, celui de marcher sur la lune, au cauchemar que l’on ne souhaiterait
même pas à son pire ennemi, à savoir, le retour au Moyen-âge,
le gibet et le démembrement en moins.
Aujourd’hui
Avril 2008,
à quelques jours d’intervalle, le monde dit civilisé est
une fois de plus le témoin ahuri et continuel d’atterrantes et
bien tristes nouvelles; l’une nous vient du Yémen, un pays reconnu
pour son régime démocratique à souhait, très soucieux
des droits de l'enfant et de la femme ; la seconde nous arrive d’Autriche,
une autre très jolie contrée verdoyante d’où émanent
encore ces chants tyroliens si fameux et ô combien entraînants.
Elle fut jadis le berceau d’un autre grand criminel illuminé. Une
autre encore nous vient de la Chine éveillée et éclairée
par les projecteurs de la planète en vue des «jeux». La dernière
vient de Gaza, que l’on ne présente plus tant le culte de l’enfant
mort y est magnifié aux yeux des adultes.
Ces quatre
pays n’ont pourtant rien en commun, mais sous les feux de l’actualité,
l’horreur les unit, quatre histoires humaines toutes aussi sordides les
unes que les autres.
1
Yémen : Le déshonneur d’une nation !
D’abord
celle de cette fillette de 8 ans, la jeune Noyoud
qui a dû déposer plainte contre son père et son pédophile
de mari avant d'oser demander le divorce. Mariée de force par un père
qui ne mérite pas ce titre à un adulte pédophile trentenaire,
exemple même de la grandeur de l’Homme pervers et moderne, elle
aura enduré au nom de la tradition et des coutumes moult viols avec violence
et autres sévices corporels et moraux, réduite à l’état
d’objet. Si elle ne s’était réfugiée chez un
juge compatissant, son calvaire durerait encore à n’en pas douter.
L’avenir
nous dira peut-être ce qu’il adviendra de cette enfant dans les
semaines et les années à venir, si tant est elle puisse réchapper
à ceux et celles qui la traqueront dans son pays dans le seul but de
«laver l’honneur du mari»… pardon ! Du pervers. Quid
de sa reconstruction psychologique et de sa vie future d’enfant, d’adolescente
et plus tard de… ? Mais n’allons pas si loin ce serait faire preuve
d’optimisme. Quelle société peut encore accepter cela de
nos jours ?
2
Autriche : Au pays des cigognes et du moka, les aveugles sont rois…
Que dire
de cette autre affaire, elle-même répertoriée dorénavant
comme étant l’une des plus grandes affaires criminelles que le
pays ait connue. Tu parles d’un record ! Elisabeth, 42 ans, séquestrée
durant 24 ans dans une cave, violée et forcée de mettre au
monde 7 enfants qui seront le fruit d’un inceste indicible par un autre
père tout aussi équilibré que le précédent,
aimant et sain d’esprit. On le devine sans peine grand nostalgique attardé
des thèses du petit maçon frustré et moustachu d’antan.
Un homme qui brûle dans sa chaudière le cadavre encombrant d’un
de ‘’ses’’ enfants morts pour s’en débarrasser,
cela ne vous rappelle rien ?
3
Chine : la flamme n’a pas la forme olympique
Celle-ci
nous est révélée par la presse chinoise, un véritable
exploit dans ce pays où l’opacité est un sport national.
Là-bas, tout proche des stades où les clameurs de la foule ne
sauraient tarder de poindre, de
jeunes enfants sont kidnappés et réduits à l’état
d’esclavage, travaillant à la fabrication de briques, vendus comme
simple matériel par des intermédiaires pour seulement 40€.
Pendant ce temps les regards sont braqués sur le Tibet comme autant de
subterfuges servant à occulter le nombre d’enfants qui restent
prisonniers dans ce pays sous le regard complice de l’Etat. Est-ce vraiment
un pays digne de l’olympisme au regard de tant de transgressions d’une
telle nature ? Rien n’est moins sûr.
4
Gaza, les enfants… boucliers de la lâcheté.
Lundi 28
avril, une mère palestinienne et ses 4 enfants ont été
tués dans la bande de Gaza. Après avoir fait croire à l’opinion
internationale qu’ils avaient été tués par l’armée
Israélienne, il s’avère que la famille a été
touchée par la déflagration de sacs bourrés d’explosifs
que transportaient deux terroristes. Comme toujours, ces enfants ont servi de
boucliers humains. Ici, la lâcheté des adultes est double, non
contents de se protéger derrière des enfants, les responsables
de tels actes n’assument jamais leurs crimes. A Gaza, les bourreaux d’enfants
sont ceux-là mêmes qui exhibent leurs cadavres aux caméras
du monde entier.
Triste
constat
Nous vivons
aujourd’hui dans ce monde et quiconque prend connaissance de tels faits
se retrouve au bas mot comme anéanti, les bras ballants, muet et meurtri.
On ne peut qu’être rempli de compassion pour les victimes, cela
va de soi, mais une fois dépassé le cadre des personnes marquées
au fer rouge pour le restant de leur vie, combien de profonde tristesse exprimons-nous,
chacun d’entre nous, pour l’humanité toute entière
dont nous sommes les fruits et acteurs depuis la nuit des temps.
Sur ces
quatre témoignages, une pléiade d’experts en tout genre
sera appelée à s’exprimer. Psychiatres, médecins,
consultants en tout genres viendront éclairer nos consciences auprès
des médias afin de pointer du doigt les dérives de notre civilisation,
et cela de manière plus ou moins objective, assénant à
qui voudra l’entendre que de tels actes au 21ème siècle
ne peuvent perdurer.
À
chaque semaine qui passe, son lot de vilénies. Tel pourrait être
désormais le cheminement de la bassesse de l’homme en ce bas monde.
À l’heure où les consciences sont plus agitées par
la flamme de la honte que par la sauvegarde des droits les plus fondamentaux
des femmes et des enfants, il convient désormais de souhaiter d’urgence
que les Etats du monde agissent si ces derniers ne veulent voir disparaître
la civilisation toute entière.
De nos jours,
les astronautes ne vont plus vers la lune. Vue des cieux, la terre n'est plus
aussi claire et bleutée qu'autrefois
Jean-Michel
PERETZ © Primo, 1er mai 2008