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Brèves 05-05-2008 : Hep, taxi ! |
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Hep,
taxi !
Une
dépêche d’Euronews datée de ce lundi matin
à 7h45 annonce : L'ONU va cesser ses distributions de nourriture
à Gaza.
Pas en
représailles contre les terroristes qui bombardent incessamment les
civils israéliens, non. Pour cause de panne d’essence !
Qui
dit carburant dit transport.
Justement,
dimanche 4 mai, à 21 h 21, Associated Press informait le grand
public que des militants du Hamas proposent de transporter les habitants en
voiture de police pour remédier à la « paralysie du trafic
» causée par la pénurie de carburant.
Bien
des Palestiniens, (la majorité silencieuse qui, comme son nom l’indique,
n’est jamais interrogée par les grands médias et envoyés
spéciaux), considèrent depuis quelques mois que le Hamas se
moque éperdument d’eux.
A
force de voir leurs députés jouer dans le noir comme des enfants
de 5 ans devant la communauté internationale (lire sur Primo),
les Palestiniens s’interrogent sur le fait que la police islamique
des mœurs semble disposer de réserves inépuisables
de carburant pour leurs véhicules.
La grogne
a tellement monté malgré les intimidations et les menaces de
représailles que le Hamas a décidé de lâcher du
lest.
Et
de quelle manière !
Désormais,
les voitures bleues de la police du Hamas portent des autocollants sur lesquels
on peut lire: "Nous sommes prêts à vous véhiculer
gratuitement".
Cette
police ne sait
plus comment expliquer ce que son propre mouvement vient d’avouer, à
savoir qu’il n’arrive plus à stopper les livraisons de
fuel provenant d’Israël et qu’aucune pénurie n’est
donc à craindre.
En effet,
à 8 h 51 le dimanche matin 4 mai, Kaanan Obeid, un responsable de l'Autorité
énergétique de Gaza a affirmé qu'Israël livrait
du carburant à l'unique centrale électrique de la Bande de Gaza.
Ainsi,
les dépêches selon lesquelles l’ONU est empêchée
d’effectuer ses livraisons de nourriture sont-elles, au mieux, mensongères,
au pire le signe d’une nouvelle manipulation.
Chris
Gunnes, responsable de l'agence onusienne en charge des réfugiés
palestiniens, l'UNRWA, a indiqué dimanche, mais quelques heures plus
tard, que l'organisation n'avait pas reçu de carburant et qu'elle
avait dû annuler ses distributions de nourriture prévues lundi.
Une
question se pose
Si les
voitures de police peuvent circuler et transporter gratuitement des passagers,
c’est que le carburant ne manque pas à Gaza. Si les organisations
humanitaires n’en disposent pas, il faut chercher ailleurs qu’en
Israël les raisons de la pénurie.
Car ce
pays continue à livrer Gaza en carburant malgré les attaques
répétées sur ses propres centrales et les 2 morts israéliens
tués lors d’une offensive du Hamas.
Il
deviendrait presque lassant de repérer les contradictions entre les déclarations
ampoulées des dirigeants islamistes et celles, tout aussi partiales,
des responsables humanitaires.
Relevons
également un effet collatéral de cette police-taxi. Les Gazaouites
seront, dans les jours à venir, beaucoup moins libres d’aller et
venir sans que la police des mœurs n’en soit informée.
Pour un
régime policier, transporter ses citoyens à leurs lieux de rendez-vous,
c’est une aubaine inespérée. Le KGB en rêvait. Le
Hamas l'a fait.
Tant
pis pour les petits têtes-à-têtes prévus par les amoureux.
Ceux-ci ne sont, de toute manière, pas corrects au sens strict de la
Charia. Les femmes de Gaza ne survivent en général pas à
de tels "soupçons".
Yousra al-Azzam
a été assassinée par la police religieuse du Hamas pour
avoir commis le crime de pique-niquer sur la plage avec un homme qui était
son fiancé. Les policiers assassins ont argué de leur bonne foi:
ils ignoraient que les bans avaient été publiés. Ils ont,
depuis, été relâchés.
Ne
plus rouler pendant quelques minutes
En Israël,
le problème du carburant ne se pose pas. C'est pour une autre raison
que les voitures se sont immobilisées, le 1er mai 2008 à 10 h.
Comme tous les ans, les Israéliens se sont figés. Tout un pays
debout, pour la commémoration du Jour de la Shoah.
Voitures,
bus, au travail, chez soi… arrêt total pendant les deux petites
minutes indiquées par des sirènes d’alerte. Les voitures
de centaines d'Arabes israéliens ont profité de ces deux minutes
pour klaxonner en continuant à rouler.
Surtout
ne pas faire deux minutes de silence pour respecter le crime imprescriptible
quand on rêve de le rééditer!
Leurs alter-ego
à Gaza recevront quand même vivres et carburant. Où est
la dignité ?
©
Primo, 5 mai 2008
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Brèves 29-04-2008 : Les Hôpitaux de Gaza à sec |
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Les
hôpitaux de Gaza à sec
C’est
dans la plus totale discrétion médiatique qu’ont eu lieu
ce dimanche des affrontements entre palestiniens.
Pour en rendre compte, on a assisté
à une petite mise en scène de l’AFP comme elle seule en
a le secret.
"Le ministère palestinien
de la Santé a accusé dimanche des membres du Hamas d'avoir ouvert
le feu sur des camions-citernes qui devaient livrer des carburants aux hôpitaux
de la bande de Gaza, soumise à un blocus israélien".
"Des membres du Hamas ont ouvert
le feu dimanche dans la bande de Gaza contre des camions-citerne qui devaient
livrer des carburants destinés aux hôpitaux de ce territoire",
a indiqué un communiqué publié à Ramallah, en Cisjordanie,
où se trouve le siège de l'Autorité palestinienne
(AFP - 27/04/08 - 20h20)
De ces deux phrases du communiqué
de l’AFP, le moindre lecteur peut en conclure que les membres du Hamas
organisent la pénurie à seule fin de propagande.
Le
moindre lecteur ayant un quotient intellectuel normal, malgré les techniques
de pointe employées par nos télévisions pour laver le cerveau
de nos concitoyens, s’entend.
Comment qualifier autrement que «
crime contre l’humanité » le fait d’empêcher
le ravitaillement des hôpitaux ? C’est pourtant bien ce à
quoi se livre le Hamas depuis qu’il est au pouvoir dans la bande de Gaza.
Primo, mais pas seulement lui, dénonce
depuis des mois l’attitude suicidaire des dirigeants islamistes qui préfèrent
voir crever la population dont ils ont la charge plutôt que de prendre
soin d’elle.
L’AFP se livre une fois encore à
un bas exercice de propagande.
La preuve ? Lire ci-après :
La population de la bande de Gaza
fait les frais d'une "guerre du carburant" que se livrent le Hamas
et Israël depuis trois semaines.
Le
Hamas tue les employés du point de passage qui sert à approvisionner
la bande de Gaza. Le Hamas attaque les camions dans Gaza même afin de
les empêcher de livrer le carburant à des hôpitaux. Le Hamas
préfère utiliser ce carburant pour ses 4x4 blindés qui
transportent les tireurs de roquettes jusqu'aux pas de tir.
Mais tout ce que parvient à ânonner
l’agence de presse, c’est que la population gazaouite fait les frais
d’une guerre du carburant que se livrent le Hamas et Israël.
Sous entendu : Israël a le pétrole,
c’est donc lui qui est à blamer.
Avec l’AFP, c’est souvent
ainsi. Plus la ficelle est grosse, mieux cela marche. A meilleure preuve, c’est
que cette dépêche a été reprise sans aucune correction
ni analyse par quelques médias nationaux.
Et il n'y avait, étrangement, aucun
journaliste pour dénoncer ce crime. Charles Enderlin n’était
pas sur place, comme d’habitude. Il n’a donc pas pu en parler.
Patrick Saint-Paul, du Figaro,
était à l’inauguration du dernier bistrot branché
dans les faubourgs de Tel Aviv.
Ce
qui fait que les hôpitaux n’ont pas reçu de carburant, de
l’aveu même de responsables de l’Autorité palestinienne.
Dans quelques jours, cette pénurie
sera mise sur le compte d’Israël. Les groupes "France Palestine"
dénonceront le régime sioniste criminel. Les journalistes
de l’AFP auteurs de cette immondice et de sa propagation continueront
à collecter leurs points de retraite dans leurs bureaux de l’île
de Chypre.
Bah, l’été arrive.
Heureusement, ils viennent juste d’y installer la climatisation. On respire
!
© Primo, 28 avril 2008
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Brèves 28-04-2008 : Liban : un socialiste en otage |
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L’internationale socialiste
en otage
Karim Pakzad,
membre du Parti socialiste français, a été arrêté
et détenu durant 5 heures par le Hezbollah. M. Pakzad a affirmé
qu’il a été conduit dans un endroit les yeux bandés,
et mis dans une cellule fermée pendant cinq heures "dans un isolement
quasi total". Il a également souligné que son portable
et son portefeuille avaient été confisqués (AFP).
Le Hezbollah, affirme, lui, qu’il a traité
le captif avec respect et politesse. Il convient donc de noter que
mener un innocent les yeux bandés dans un endroit inconnu et le laisser
à l’isolement pendant 5 heures est, pour le mouvement chiite,
le signe du respect et de la politesse.
Il est vrai que cet otage n'est resté que 5 heures
entre les mains de la milice islamiste. D’autres otages français
n’ont pas eu cette chance. Michel Seurat n’en est pas revenu.
Les autres ont perdu plusieurs années de leur vie pour rien.
Le 8 mars 1986, 4 journalistes français sont
enlevés à Beyrouth : Georges Hansen, Jean-Louis Normandin, Philippe
Rochot et Aurel Cornea sont pris en otages au Liban par le Hezbollah. Ils
viennent rejoindre Marcel Carton, Marcel Fontaine, Jean-Paul Kaufmann et Roger
Auque dans la solitude glacée des caves de Beyrouth. Ils ne savent
pas encore que Michel Seurat va être exécuté quelques
mois plus tard. Pour certains, ils y resteront 3 ans.
Sachant cela, il faut imaginer les 5 heures de Karim
Pakzad comme un moment plutôt difficile qui n'avait rien d'une simple
garde à vue.
Le Hezbollah
a reconnu dimanche que ses militants avaient interrogé le représentant
du Parti socialiste français à l’Internationale socialiste,
Karim Pakzad, dans la banlieue sud de Beyrouth. C’était, prétend
le mouvement, pour s’assurer qu’il n’avait pas la nationalité
israélienne.
Si cela avait été le cas, le Hezbollah
aurait eu un otage en plus à monnayer auprès de l’Etat
hébreu.
Avec cet acte gravissime, qui n’a bizarrement
pas soulevé l’indignation du côté de la rue de Solférino
qu’on a connu plus loquace dans d’autres affaires, le Hezbollah
marque son territoire, frappe l’imagination des partis politiques en
place à Beyrouth, et intimide un peu plus les opposants au régime
syrien.
Et si, en plus le délégué socialiste
avait été Israélien, c’était tout bénéfice.
"Après nous être assurés
que le Français et son compagnon ne possédaient pas la nationalité
israélienne, nous n’avions plus de problèmes avec eux",
a assuré le représentant du Hezbollah.
Heureusement pour lui, Karim n’était
pas Juif, simplement représentant d’un parti politique, ces groupes
idéologiques que le Hezbollah supprimera à son arrivée
au pouvoir car trop représentatif d’une idée que ce mouvement
déteste : la démocratie.
Ne pas être Juif présente assurément
de grands avantages en certaines périodes de l’Histoire. Le problème
est que cela a une légère tendance à se reproduire fréquemment,
depuis 2000 ans.
En ce qui concerne cet enlèvement, nous attendons
encore les protestations officielles de la France et du Parti Socialiste.
Il parait que c'est les vacances en région parisienne
© Primo, 27 avril 2008
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Brèves 24-04-2008 : La Libye ne tient plus |
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La Libye ne tient plus
Depuis qu’elle
a fait son retour dans la communauté des nations, la Libye hausse le
ton.
Tripoli siège au Conseil de sécurité
depuis le 1er janvier 2008 et pour deux ans, parmi les neuf autres membres
non permanents. Pour fêter l'événement, elle s’est
même vue offrir sur un plateau la présidence du Conseil de Sécurité
pour 30 jours en ce froid mois de janvier. Quelle belle reconnaissance !
"Nous sommes de retour dans la communauté
internationale", avait triomphalement déclaré l'ambassadeur
libyen à l'ONU, Giadalla Ettalhi. Les opposants libyens emprisonnés
n’ont pas pu applaudir.
Dommage, car les occasions de se réjouir dans
les prisons libyennes sont assez rares depuis quelques dizaines d’années.
Et puis, comment applaudir lorsqu'on est sans cesse interrompu par des séances
de torture ?
Pendant ce mois
de Janvier, la Libye a à peu près autant brillé que lors
de sa présidence du Conseil de Droits de l’Homme de l’ONU
ancienne formule. C'est-à-dire qu’elle n’a pas fait grand-chose,
sauf travailler à défendre l’Iran contre les sanctions
internationales et cherché des poux dans la tête à Israël.
Il est vrai que ces deux opérations suffisent déjà à
remplir l’agenda mensuel d’un diplomate « honnête
» et de sa délégation.
Revenue depuis le 1er février à l’état
de simple membre invité, elle cherchait un moyen de faire parler d’elle.
C’est chose faite.
Double attaque vicieuse
Il y a 24 heures, son ambassadeur a provoqué
un incident en séance. Giadalla Ettalhi, « a comparé
la situation à Gaza à celle des camps de concentration nazis
durant la Seconde guerre mondiale ».
L'ambassadeur de France, Jean-Maurice Ripert, a alors
ôté l’oreillette qui lui servait à entendre la traduction,
s'est levé et a quitté la salle, aussitôt suivi par les
autres ambassadeurs européens et américain.
Après la séance, l'ambassadeur de Syrie,
Bachar Jaafari, est venu à la rescousse de son collègue libyen
:
"Malheureusement, ceux qui se plaignent d'avoir
été les victimes d'un génocide (pendant la Seconde guerre
mondiale) répètent le même genre de génocide contre
les Palestiniens", a-t-il déclaré à la presse.
L’ignominie
de cette comparaison est dans la droite ligne idéologique de ces deux
dictatures. Outre le fait que les Palestiniens sont passés de 700.000
à 3 millions de personnes, ce qui ne ressemble pas vraiment à
un génocide, les Syriens et les Libyens n’ont pas voulu s’étendre
sur le sort de leurs minorités respectives et les dizaines de milliers
de morts dont ils sont responsables.
Sans parler des infirmières bulgares, des attentats
et plus généralement, du soutien au terrorisme international.
Là dessus, ces deux régimes sont d’une discrétion
absolue. Ils interdisent même à toute ONG, Croix Rouge comprise,
de visiter leurs prisons et d’enquêter sur les massacres de masse.
Et la diplomatie libyenne en remet une couche
aujourd’hui.
24 heures après l’incident, l’ambassadeur-adjoint
renchérit dans l’horreur et le mensonge. Là ou son collègue
s’était contenté de comparer des situations incomparables,
il prétend que c’est pire.
« C'est plus que ce qui s'est passé
dans les camps de concentration parce qu'il y a les bombardements, les bombes
chaque jour à Gaza », a déclaré à la
presse Ibrahim Dabbashi. « C'est pire parce qu’il n'y avait
pas de bombardements sur les camps de concentration nazis pendant la Seconde
guerre mondiale ».
Cette remarque, d’un crétinisme absolu,
témoigne bien du négationnisme dans lequel baignent les dirigeants
arabes. Les Juifs de l’époque auraient bien voulu que leurs camps
soient bombardés par les armées alliés, de même
que les voies de chemins de fer qui y menaient. Tout plutôt que de subir
l’horreur sans nom de la Shoa.
Déjà
en Janvier, le Conseil de sécurité de l'ONU avait renoncé
à adopter une déclaration sur la situation à Gaza, après
l'échec d'une tentative libyenne de trouver un compromis.
"Malheureusement, le Conseil de sécurité
a décidé d'arrêter les discussions" sur ce texte,
s’était lamenté à l’époque l'ambassadeur
de Libye en imputant cet échec aux Etats-Unis. Mais il ne dit pas tout,
comme à son habitude.
Le Conseil était proche d'un accord. 14 membres du Conseil
s'étaient entendus sur ce texte.
"Nous regrettons que le Conseil n'ait pas pu adopter
une déclaration à la fois sur la situation humanitaire à
Gaza et sur la situation sécuritaire à Gaza et dans le sud d'Israël
(...) Cela est d'autant plus regrettable que le Conseil était proche
d'un accord qui aurait permis de réagir à la gravité de
la situation et pour la première fois de condamner la recrudescence de
la violence, en particulier les attaques terroristes de roquettes contre Israël".
C'est toujours Jean-Claude Ripert, l'ambassadeur de France qui s'exprime ainsi.
En fait, c’est Ettalhi lui-même qui avait alors
indiqué avoir besoin de temps pour pouvoir consulter son gouvernement,
bloquant ainsi toute possibilité de vote.
Pour le Libyen, il fallait condamner Israël tout en faisant
le silence sur les tirs de roquettes que subit quotidiennement sa population
civile. Son adjoint, illettré et nauséeux, vient de pousser plus
loin encore la veulerie.
L’honnêteté n’est pas une vertu à
pratiquer lorsqu’on est diplomate. Et encore moins lorsqu'on est diplomate
libyen.
Il s’agit peut-être des prémisses d’une
vaste offensive du camp arabe au moment où monte la tension avec l’Iran.
Il serait bon de s’assurer que la dite offensive ne soit que diplomatique.
Avec la Libye, il est
hasardeux de trop parier là-dessus. Si elle est capable de proférer
de telles insanités devant la communauté internationale, c’est
qu’elle sait pouvoir compter sur un soutien sans faille des pays arabes.
Il serait pourtant tout à l’honneur de ceux-ci
de se désolidariser immédiatement de cette déclaration
insensée.
Un silence de plus ne signifierait rien de bon pour la paix
du monde.
© Primo,
24 avril 2008
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Brèves 19-04-2008 : Attaque à Keren Shalom |
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Attentat
à la voiture piégée à Keren Shalom
Plusieurs combattants islamiques, sous le couvert de
tirs de mortier et d'un épais brouillard, ont attaqué le point
de passage de Keren Shalom, à proximité de l'endroit où
a été capturé Guilad Shalit.
Situé dans le kibboutz du même nom, ce
lieu contient des entrepôts servant à stocker les marchandises
avant leur acheminement vers Gaza.
Mais le Hamas coupe systématiquement toutes les
voies permettant au peuple palestinien de recevoir de la nourriture et des
vivres.
Les kamikazes ont fait exploser une voiture piégée
sur le site. Résultat immédiat : tout acheminement est stoppé.
Trois Palestiniens ont été tués
dans l'explosion et les échanges de tirs qui ont suivi. Un autre véhicule
a suivi et a pu repartir sans exploser.
Au moins 12 soldats ont été blessés.
Au même moment, une autre voiture blindée a été
vue près de la frontière de Gaza en direction du kibboutz voisin
de Nirim. Un blindé israélien a tiré et touché
le véhicule.
Dans un communiqué, la branche armée du
Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, a revendiqué les attaques à
Keren Shalom, déjà cible la veille d'une tentative d'attaque
palestinienne.
C'est la première fois depuis plusieurs mois
que les Palestiniens ont recours à des voitures piégées.
Pour le porte-parole du gouvernement israélien,
Mark Regev, l'attaque montre "l'agenda nihiliste" du Hamas. "Le
Hamas n'est pas du tout intéressé par le bien-être de
la population de Gaza."
Le 9 avril, des islamistes ont attaqué le terminal
de Nahal Oz, où transite le carburant entre le nord de Gaza et Israël,
tuant deux gardes israéliens. Cela avait provoqué l’arrêt
temporaire des livraisons de fioul.
Interruption aussitôt dénoncée par
le mouvement islamiste auteur de l’attaque.
Le discours du Hamas consiste un peu à dire :
« J’ai le droit de vous tirer dessus, vous n’avez pas
le droit de riposter, sinon c’est de la provocation et un crime contre
l’humanité. Vous avez en revanche le devoir de continuer à
me nourrir ».
Si elles adoptaient cette manière de s'exprimer,
les dépêches des grandes agences gagneraient en clarté.
Mais tout esprit éclairé l’aura
compris : on a affaire là à la stratégie de victimisation
qui n’a aucune raison d’être abandonnée tant que
la « communauté internationale » continuera de faire semblant
de l’ignorer.
© Primo, 19 avril 2008
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Brèves 05-04-2008 : Des prisons poreuses |
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Des
prisons poreuses
L’Autorité
Palestinienne n’a vraiment plus beaucoup de moyens financiers. Les 150
millions d’euros qui vont lui être versés par l’Union
européenne vont être affectés à des dépenses
sécuritaires.
Et il n’est que temps. Un établissement
pénitentiaire, au-delà des qualités d’humanité
que l’on est en droit d’exiger de tout Etat démocratique,
doit être par essence hermétique.
Du moins en ce qui concerne la circulation de l’intérieur
vers l’extérieur. Sinon, on appelle cela une auberge de jeunesse.
Un fait divers de ce jour vient mettre en lumière
la porosité extrême des prisons palestiniennes.
Douze islamistes palestiniens se sont évadés
vendredi soir après avoir été battus par les gardes palestiniens.
A la lecture d’une telle dépêche, la précision s’impose
de suite.
Il ne faudrait
pas que l’on imagine qu’ils aient pu être traités
de manière inhumaine par Israël. Ce n’est en effet guère
l’habitude des agences de presse que de décrire Israël comme
un Etat brutal et sanguinaire.
Jamais ! Précisons donc que ces prisonniers palestiniens
étaient battus par d’autres Palestiniens dans une prison palestinienne.
« Les 12 membres des Brigades des martyrs
d'Al-Aqsa se sont enfuis après que des gardes masqués les eurent
frappés avec des matraques à la suite d'une bagarre entre détenus
dans la prison gouvernementale de Jneid, a déclaré Mahdi Abou
Ghazaleh au téléphone » (AP).
Ces hommes s'étaient rendus avec des dizaines
d'autres islamistes à la police palestinienne en janvier. Pour ne plus
être traqués par Israël, ils avaient accepté de purger
une peine dans un établissement palestinien. Ils avaient choisi la
privation de liberté au risque d’une exécution ciblée.
Les assassins ont eu le choix, pas leurs victimes
Démarche courageuse de la part des Brigades des
martyrs d’Al Aqsa que d’aller se réfugier en prison après
avoir causé la mort d’au moins 1.100 civils Israéliens
depuis le retour des violences en 2001.
Lorsqu’en France, un prisonnier s’évade,
il est demandé une enquête immédiate au plus haut niveau
de l’Etat.
Sous autorité palestinienne, ces douze détenus
envolés représentent un épiphénomène qu’il
n’est point besoin d’évoquer.
Si ces islamistes,
de nouveau libre de leurs mouvements, organisent des attentats sur le territoire
israélien, Mahmoud Abbas se contentera de le déplorer en affirmant
que cela nuit à la cause palestinienne, sans autre empathie pour les
victimes.
Les agences de presse se satisferont de cette déclaration.
Les politiques aussi. Et les Israéliens pleureront.
Pas à dire, les prisons palestiniennes sont vraiment
poreuses. Mais qu’importe : ce ne sont que de potentiels assassins de
Juifs qui se sont évadés aujourd’hui.
© Primo, 5 avril 2008
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Brèves 04-04-2008 : Les pauvres, c'est pas décoratif |
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Les pauvres, c’est
pas décoratif…
(2/04/08 - 13h00) Pour le sommet
de l'Otan (du 2 au 4 avril) à Bucarest, les autorités roumaines
ont demandé à plusieurs ONG d'aider la police à "vider"
le centre des sans-abri. Des dizaines d'enfants des rues ont été
transportés en bus à une dizaine de kilomètres hors de
la ville.
Nettoyage de printemps
C'est à Bucarest que se tenait
le sommet de l'Otan. Cruel honneur pour les plus pauvres. Tous n'ont pas la
grâce du jeune mendiant de Murillo. On peut aimer l’humanité
mais détester les gens. On peut s'émouvoir d'une image et s'agacer
d'une réalité. Infinie délicatesse européenne. Pour
la ménager il a fallu prendre quelques dispositions.
Ceux qui n'ont pour gîte que la rue et les asiles de nuit ont été
menés plus loin. Des enfants ont pris place dans des cars. Transportés
vers un autre abri, avec l'aide d'ONG. Petit ménage de printemps. Le
respect des traditions.
Le respect des humains ? C'est plus embarrassant. Si en Roumanie la pauvreté
est criante, elle n'est pas absente de nos villes. Elle n'y est pas plus acceptable.
Ni pour ceux qui la subissent, ni pour ceux qui la croisent.
L'éloigner des regards c'est choisir son camp.
Je pense à ce couple rencontré lors de cours d'alphabétisation.
Ils venaient d'Arménie. Leur regard,quand j'ai prononcé le nom
d'Erevan !
Splendeur des pays dans les yeux de ceux
qui les aiment. Entre deux apprentissages, nous avons bavardé, nous avons
ri. Nous avons cessé de rire. Ils m’ont dit leurs journées.
Sans se plaindre. Juste raconté. Comme on se parle de choses et d’autres,
au quotidien. C’était très simple : ils marchaient des heures
et des heures. La saison leur imposait ce rythme. Les humains n’hibernent
pas. L’immobilité est dangereuse.
Le centre d’accueil avait des horaires
très stricts. Ceux du sommeil.
Le jour ils marchaient. Malgré
leur âge. Rien en eux ne pouvait heurter ou déranger les passants.
L’ordre des villes n’en était pas troublé. Ils ne
demandaient rien. L’errance peut sembler promenade.
Un homme et une femme apprenaient, dormaient
le soir et le jour marchaient dans les rues. Ils n’étaient pas
de ceux auprès de qui quelque célébrité peut prendre
la pose pour exhiber sa belle âme. Quelque chose en eux n’était
pas brisé.
Des pauvres très convenables. De
ceux qu’il n’est pas nécessaire d’évacuer les
jours de gala.
Leur dignité intacte. La nôtre
qu’en est-il ?
Qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs,
est-ce la seule place que nous voulons accorder à ceux d'entre nous qui
sont laissés au bord chemin, à ceux qui y seront laissés
? A nous-même peut-être, un jour. Les digues sont si fragiles.
Bernadette Capdevielle ©
Primo, 3 avril 2008.
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Brèves 14-03-2008 : A propos du boycott arabe du Salon du Livre |
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A propos du boycott du Salon
du Livre
Permettez qu'un goy, ou un Gentil pour
être plus politiquement correct, et accessoirement officier de réserve
de l'armée française, vous fasse part d'une réaction
à chaud en découvrant cette affaire de boycott de pays du salon
du livre.
Même si j'ai parfaitement conscience que peu de choses sont innocentes,
que la venue de Simon Pérès se passe entre les 2 tours d'élections
françaises notamment municipales, et que le boycott du Liban, de l'Arabie
saoudite de l'Iran, ainsi que certains éditeurs algériens, marocains
et égyptiens ne signifie pas boycott de toutes les consciences de ces
pays ( mais où sont ceux qui s'opposent ?)
Il faut d'abord remettre la hiérarchie dans le bons sens:
Quel est le seul état réellement
démocratique, respectueux des femmes et créatif du moyen orient
?
Quel est l'état qui n'expulse
pas ou ne poursuit pas de mort son opposition ?
Quel est l'état, pour reprendre
l'expression complète de De gaulle comprenant ce "peuple d'élite,
sûr de lui-même et dominateur" qui possède le
courage et l'ingéniosité pour résister à un telle
disproportion démographique ?
Quels sont les chiffres ?
Depuis la création de l'Etat
d'Israël il y a 60 ans, plus de 2.500 titres ont été traduits
du français à l'hébreu et près de 1.000 titres
de l'hébreu au français.
En 2005,
les cessions du français vers l'arabe représentaient 105 titres
cédés pour une traduction en langue arabe : 56 vers le Liban,
27 vers l’Egypte, 8 vers le Maroc, 5 vers l’Arabie Saoudite, 4
vers la Tunisie, 2 vers l’Algérie, 1 vers la Syrie, le Qatar,
la Lybie.
Le Rapport arabe sur le développement
humain publié en 2002 par le Programme des Nations Unies pour le développement
(PNUD) indique que:
- le nombre de livres étrangers
traduits en arabe représente un cinquième du nombre de livres
traduits en grec,
- que seulement 10 000 livres au total
ont été traduits en arabe depuis le 9ème siècle,
ce qui, selon une comparaison fameuse, représenterait le volume annuel
des ouvrages traduits en espagnol et donc 1/4 des seuls titres français
traduits en hébreu.
- que le monde arabe, constitué
environ 5% de la population mondiale, produit 1% des livres dans le monde.
Dans ce 1% , les livres religieux représentent 17% de tous les ouvrages
publiés dans les pays arabes, contre une moyenne mondiale d'environ
5%.
- Qu'en 1996, les pays arabes auraient
produit 1945 œuvres littéraires et artistiques.
J'espère que mon pays, celui des Lumières, s'indignera en immense
majorité de ce crime contre l'esprit que représente ce boycott.
Et que certaines belles âmes promptes à
s'enflammer pour des causes moins essentielles mais plus photogéniques,
sauront, elles aussi, remettre leur hiérarchie des valeurs dans le
bon sens.
« Sans la culture, et la liberté
relative qu'elle suppose, la société, même parfaite, n'est
qu'une jungle. C'est pourquoi toute création authentique est un don à
l'avenir. » (Albert Camus)
(Aimablement transmis par P. Golt)
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Brèves 08-03-2008 : L'indulgence selon Kouchner |
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L'indulgence
selon Kouchner
Monsieur
Kouchner s'est dit lassé des déclarations condamnant les attentats.
En les justifiant dans la phrase suivante, mettant à égalité
terroristes et forces de défense d'un Etat. Compassion et reproches pour
tous. L'Humanitaire et les Affaires étrangères façon nouvelle
cuisine : un minimum et des mélanges inhabituels. Une mode est lancée.
Une caution est donnée à la haine. Elle ne s'en exprime qu'avec
plus de force.
Dommage. J'eusse aimé entendre notre ministre soupirer. Puis assurer
de sa compréhension le terroriste basque espagnol qui a assassiné
vendredi Isaias Carrasco, devant sa femme et sa fille.
Le gentil activiste d'au delà des Pyrénées doit être
chagriné de ce silence. Son pays exprime un même refus. Il doit
se sentir si seul. On lui a même confisqué son arme. Une arme modeste,
presque artisanale.
Un petit
effort Monsieur le Ministre. Chacun a ses raisons, tous les moyens se valent,
vous l'avez si clairement exprimé. Vite une petite bénédiction
laïque, une indulgence républicaine.
Bernadette
Capdevielle © Primo, 8 mars 2008
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Brèves 05-03-2008 : Encore Bagneux |
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Encore
Bagneux...
Deux
ans après l’assassinat ignoble et dans des conditions atroces d’Ilan
Halimi, en même temps qu’un étudiant est roué de coups
et insulté à Grenoble au motif qu’il était juif (lire),
voici qu’une nouvelle affaire nauséabonde éclate à
Bagneux. Bagneux, faut-il le rappeler, où Ilan Halimi fut séquestré
et torturé avant d’être assassiné lors de l’hiver
2006.
Selon une
source judiciaire, six garçons, nés entre 1983 et 1991, ont été
écroués le 27 février et sont soupçonnés
d'avoir séquestré un jeune homme dans un appartement puis dans
un box, après l'avoir accusé de vol.
Selon la
même source judiciaire, la victime, de confession juive, aurait été
frappée par ses agresseurs, qui auraient écrit «sale juif»
et «sale pédé» sur son visage avec un feutre épais
et lui auraient fait subir des sévices, notamment à connotation
sexuelle. La séquestration se serait déroulée entre 10H00
et 19H30 le 22 février, selon la même source.
La mairie
de Bagneux s'est dite «choquée et indignée»
mercredi au lendemain de la révélation de l’enquête.
«Il
ne faut pas baisser la garde face à l'antisémitisme et ses manifestations»,
a déclaré mercredi à l'AFP Richard Prasquier, président
du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).
Selon une
source proche du dossier, «on n'est pas, dans ce cas, dans un gang
à la Fofana», du nom du chef présumé de la bande,
qui a récemment fait l'objet d'un renvoi devant les assises.
Le fait
que l’on soit ou non dans un cas «à la Fofana» ne change
en rien l’analyse développée par les membres de Primo dans
leur ouvrage paru en avril 2006, Ilan
Halimi, le canari dans la mine.
Et la manière
dont les médias relatent les derniers événements proche-orientaux
n’arrangent rien à l’affaire. Elle encourage l'antisémitisme.
D'interprétations partisanes en informations incomplètes, ils
donnent d'Israël une image falsifiée. Le droit de se défendre
devient agression. D'inexactitudes en mensonges, la haine est attisée
tous les jours un peu plus.
Ce matin encore, LCI passait en boucle un reportage faisant état de la
mort d’un bébé palestinien. L'émotion et la peine
que suscitent une telle nouvelle , quand on ne rappelle pas pourquoi l'attaque
a eu lieu, sont prêtes à se transformer en haine. La mort d'un
enfant ne peut appeler qu'à la vengeance. La condamnation d'Israël
est tacite. Bientôt, elle ne pourra faire l'objet d'aucune contestation.
Pendant
ce temps, «l’opinion» ne saura jamais que le fameux «cycle
de la violence» instrumentalisé par le Hamas n’est qu’un
écran de fumée.
Pendant
ce temps, «l’opinion» aura oublié que les attaques
du Hamas proviennent d’un territoire entièrement évacué
par Israël en août 2005 ; un territoire qui aurait pu devenir l’Eldorado
palestinien si la manne financière iranienne perçue par le Hamas
avait été utilisée à autre chose que l’entreprise
de guerre.
Pendant
ce temps, «l’opinion» ne comprendra pas qu’il suffirait
que la pluie de roquettes qui s’abat sur Israël depuis 7 ans s’interrompe
pour que les malheurs palestiniens cessent instantanément.
Pendant
ce temps, «l’opinion» ne verra que cette famille palestinienne
éplorée et se dira que des agressions et des crimes comme ceux
de Bagneux ou de Grenoble peuvent se comprendre à défaut d’être
excusés.
Le 6 mai
2007, on pouvait s’attendre à une rupture, y compris dans le traitement
de l’information dans les médias.
Pour le
moment, c’est raté.
©
Primo (avec AFP), 5 mars 2008 |
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Brèves 03-03-2008 : Gaza : Erdogan est ému |
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Gaza : Erdogan est ému
Le
Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré que l'offensive
israélienne "tuait des enfants et des civils et n'avait aucune
justification humanitaire".
Sur ce point, il est difficile de ne pas
être d'accord avec lui. Le but poursuivi par Tsahal ces deux derniers
jours n'était pas précisément de tailler une bavette avec
le Hamas autour d'une tasse de thé.
Dans le même temps, les militaires
turcs ont "regagné leurs bases", se retirant de l'Irak,
au moins provisoirement.
L'armée précise : "Les
activités terroristes dans le nord de l'Irak seront suivies de près.
Aucune menace depuis ce territoire contre la Turquie ne sera tolérée"
(source LE MONDE)
Notons en passant que les combattants
kurdes sont appelés des "terroristes" par Erdogan et par Le
Monde.
Avec
quelques 200 morts côté kurde lors de la récente incursion
de son armée en territoire irakien pour annihiler les bases du PKK, on
se demande ce que ferait le premier ministre Erdogan si ses villes frontalières
recevaient plus de 50 missiles par jour !
C’est ce qui s’appelle avoir
la tolérance sélective, tout autant que le vocabulaire.
© Primo,
3 mars 2008
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Brèves 03-03-2008 : La faute à la "R de P" |
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C'est la faute à la "R
de P", mon général !
A la radio, sur une chaîne hautement
culturelle, un diplomate africain en poste à l'ONU nous explique avec
beaucoup de finesse la notion juridique de Responsabilité des Etats pour
la protection civile, en droit international.
Cette responsabilité (R de
P)* conduit les Etats dans certaines situations de conflit, à mener
des actions violentes pour protéger les citoyens qui relèvent
de leur autorité.
Selon ces textes officiels :
- L'Etat est tenu de mettre les citoyens
à l'abri du besoin et de la peur.
- La paix n'est pas seulement absence de guerre.
- La paix doit permettre le développement de la Cité, le développement
de l'homme et le maintien de sa sécurité.
- Il y a disqualification de l'Etat en cas de non respect de ces clauses minimales
Sderot,
petite ville modeste du Sud d'Israël, distante de 5 Km de ses joyeux voisins
Gazaouis a reçu 2500 roquettes en sept ans. Son économie est totalement
détruite.
Obligation de développement
de la Cité, avez-vous dit ?
Sderot est vidée de 30% de sa population
civile.
Obligation de Sécurité,
disiez vous ?
A Sderot, 80% des jeunes enfants sont
énurétiques, souffrent de perte de parole et de traumatismes graves
dûs à la peur des explosions.
Obligation de développement
de l'homme, avais-je entendu ?
Aujourd'hui, c'est le tour d'Ashkelon,
à 18 Km de ses facétieux voisins.
Nous
nous approchons du coeur du pays, mon Général, et de sa capitale.
En foi de quoi, en tant que Ministre de
la Défense, démocrate et respectueux des obligations internationales,
j'ai fermement demandé à mes voisins d'aller jouer plus loin avec
leurs fusées Iraniennes.
Je leur conseille même désormais
de les installer ailleurs que dans les écoles ou dans les hôpitaux
pour éviter les problèmes dits collatéraux.
Si
j'ai dû me défendre, ce n'est pas de ma faute, mon Général.
C'est au seul respect de la "R de P" imposée aux Etats par
l'ONU !
C'est donc bien la faute à la "R
de P", mon général !!
Josiane Sberro © Primo,
3 mars 2008
* "R de P" sigle
officiel à l'ONU pour désigner la Responsabilité de Protéger
de l'Etat
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Brèves 03-03-2008 : Petites questions sur Enderlin |
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Petites
questions sur Enderlin
Malgré l’abondance de l’actualité
ces derniers jours en Israël, le grand journal Haaretz consacre sa première
page ...à l'affaire Al Dura.
C’est assez dire l’importance
accordée à ce « fait divers » et au traitement qu’en
font la Justice et les médias en France.
Sur Guysen,
on apprend que Daniel Seaman se pose publiquement quelques questions. ''Il
y a suffisamment de preuves de sources indépendantes prouvant que l'incident
al-Dura a été mis en scène pour les caméras'',
déclare Daniel Seaman, chef du service de presse du Premier ministre
israélien, à GIN-Paris. (Guysen.International.News)
Il poursuit : ''Le fait que Charles
Enderlin dispose toujours de son accréditation presse de l'Etat d'Israël
atteste de la force et de la tolérance de la démocratie israélienne,
et non de l'intégrité du reportage de Charles Enderlin ce jour-là.
La question n'est pas ''Pourquoi a-t-il encore son accréditif presse
de l'Etat d'Israël'', mais plutôt, pourquoi France 2 l'emploie-t-elle
encore ?''
France 2, toute à sa paranoïa
concernant cette affaire, ne manquera pas de protester contre cette tentative
d’ingérence de la part d’un Etat dans le choix de ses collaborateurs.
France 2 nous a tellement habitués
à ce type de réaction qu’elle en devient prévisible
au possible.
Quant à Charles Enderlin, ses dernières
interventions lors des journaux télévisés montrent qu'il
ne sait pas - ne sait plus - présenter les faits de manière objective.
© Primo, 3 mars 2008
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Brèves 29-02-2008 : Grenoble : étudiant agressé parce que Juif |
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Agressé
parce que Juif
Les bibliothèques des universités
ne sont plus sûres de nos jours. Ces havres de paix, dans le silence desquels
se forgent la conscience et le savoir, peuvent présenter certains dangers.
Un étudiant juif a été
agressé verbalement puis roué de coups le mardi 26 février,
au motif qu’il était Juif. Voir
son témoignage
Sans vouloir préjuger des résultats
de l’enquête, il est bon de savoir que les Jeunesses Identitaires
sont assez actives au sein de cette université. Bien évidemment,
il est trop tôt pour connaître les auteurs de manière précise.
Rappelons que certains étudiants
de cette mouvance nauséabonde ont manifesté leur désaccord
avec la Justice lorsqu'elle celle-ci a confirmé la condamnation en appel
de Bruno Gollnish. Sur leur site, on trouve les appels les plus clairs à
la haine et à la violence : "les Jeunes Identitaires ont aujourd'hui
décidé qu'il était tant (sic) que la jeunesse
commande à la jeunesse! Les Jeunesses Identitaires proposent à
tous les jeunes Européens une organisation de combat moderne, adaptée
aux défis que le 21ème siècle impose à ceux de notre
sang. Pour défendre notre terre et notre peuple, autant menacés
par la peste que représente l'immigration - invasion que par le choléra
mondialiste, nous appelons solennellement tous les jeunes Français et
Européens fiers de leurs racines et de leur héritage, à
rejoindre nos rangs".
Au vu de la syntaxe et de l'orthographe
approximative, on ne saurait trop conseiller à cette jeunesse si chatouilleuse
de travailler un peu le français. Il serait TANT !
Il faut noter que l'étudiant,
dans son témoignage, parle de son agresseur comme d'un proche de la mouvance
palestinienne. "Je suis palestinien" lui a-t-il dit "Connais
tu Moïse ?" avant de le frapper sauvagement.
Au même moment un jeune noir était
attaqué dans le tramway "par deux skinheads"; ici
l'origine des agresseurs fut bien soulignée. Mais l'origine de l'agresseur
de la faculté de médecine fut passée sous silence.
Du politiquement correct au correctement
anti-raciste !
A Grenoble, on aimerait croire à
une mobilisation, d'autant que les actes racistes à Grenoble comme ailleurs,
se multiplient.
Le jeune homme a été hospitalisé
avec quelques blessures sérieuses. Il était en première
année de pharmacie.
Mais il faut souligner également
les circonstances de cette agression. Pas un des étudiants ne s’est
levé, n’a cherché à intervenir. Le responsable de
la bibliothèque est intervenu plus tardivement pour séparer les
deux étudiants.
Personne pour faire bloc, personne pour
empêcher cette agression. Cette non-réactivité du public
et des étudiants eux-mêmes est préoccupante.
Eux qui sont si lestes à dénoncer
les dictatures et les crimes qui ont lieu à 10.000 kilomètres
de chez eux n’ont pas trouvé la force d’intervenir pour une
agression qui a eu lieu devant leurs yeux.
Cette passivité devant la violence,
devant la haine raciste et antisémite est scandaleuse. Mais elle ne semble
scandaleuse que pour une minorité, ceux qui sont par exemple actifs au
sein de SOS Racisme Grenoble.
Primo adresse à ce goupe local
ses plus vifs remerciements pour son combat et prie ses amis de la région
de se joindre à la manifestation.
© Primo, 29 février
2008
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Brèves 26-02-2008 : Le Hamas a raté la marche |
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Le Hamas a raté la marche
Le
pire scénario possible n’a pas eu lieu comme prévu. Pas
encore.
Les caciques du Hamas, restés bien à l’abri
dans leurs villas cossues, ont tenté d’envoyer contre Israël
une foule composée de femmes, d’adolescents et surtout d'enfants.
Les hommes ne représentaient pas, loin s’en
faut, la majorité. Il faut certainement voir dans cette « relative
absence » un louable souci de discrétion de la part des hommes
du Hamas, habitués, il est vrai, à fréquenter les cours
d’école, mais dans l'unique but d'en faire des bases de lancers
de missiles sur des civils israéliens.
En fait, l’explication la plus plausible est que
peu de responsables du Hamas ont voulu se voir attribuer la paternité
de ce qu’il faut bien appeler un échec.
Selon certaines agences de presse, peu suspectes de
sympathie envers Israël, les manifestants étaient 10.000. Mais
la plupart s’accordent à dire que le nombre de participants à
cette longue marche n’a pas excédé 5.000. A peine un peu
plus que lors d'une manifestation de fin de semaine.
Rien à
voir avec les centaines de milliers de Palestiniens qui se sont rués
en Egypte fin janvier afin de remplir leurs congélateurs et d'acquérir,
avec un peu de chance et grâce à un réseau indéfectible,
quelques armes sophistiquées.
Ce que le Hamas décrivait il y a deux jours comme
une "gigantesque chaîne humaine de Rafah à Beit Hanoun",
soit environ 50 km, s’est soldé par un rassemblement de 5000
personnes et quelques pneus brulés en queue de cortège par une
cinquantaine de jeunes.
Le principe de cette manifestation
doit cependant être étudié avec soin. Et nul doute que
les analystes israéliens s’y emploient.
Son échec retentissant
fera l’objet de plusieurs réactions contraires.
Certains y verront l’affaiblissement du Hamas
et sa perte d’influence parmi la population gazaouite.
D’autres
expliqueront que les avertissements qu’Israël a fait pleuvoir par
médias interposés sur sa volonté de répliquer
fermement à toute invasion de son territoire ont quelque peu refroidi
les enthousiasmes.
D’autres encore, les plus nombreux, argumenteront
que les 5000 manifestants sont parmi les plus vaillants physiquement et que
les autres sont restés chez eux, épuisés par les privations.
Explication qui ne tient pas la route une seule seconde, mais les analystes
et les médias, même israéliens, nous ont habitués
au pire.
Certes, Gaza est loin d'être un paradis. Mais,
comparé aux pays africains, ce n'est pas un mouroir.
Du côté de la frontière israélienne,
l’armée a remarqué un seul mouvement de foule significatif,
celui des journalistes.
Dame ! Les caméras n’ont pas eu l’occasion
de tourner lorsque le Hamas a fait sauter la frontière entre Gaza et
l’Egypte, lorsque l’armée égyptienne tirait à
vue sur cette foule et sur les islamistes planqués au milieu.
Les journalistes
marchent en général au pas lorsqu’ils sont confrontés
à un régime fort, qu’il soit égyptien ou palestinien.
Mais dès lors qu’Israël pourrait être en cause, on
les voit se précipiter pour ne pas manquer le cliché qui fait
mal, celui qui provoquera l’indignation internationale.
Leur maître en la matière, Charles Enderlin,
y a gagné une reconnaissance internationale. Ils auraient donc tort
de se priver.
Ils en furent pour leur frais. La manifestation s’est
achevée sans souci majeur. Les commerçants de Sdérot
et des environs ont fait un peu plus de chiffre d’affaire, les journalistes
ayant à se nourrir. Ce sera leur contribution à l’économie
du pays.
Bien légère
contribution puisque, dans ce pays où tout est proche de tout, les
grands reporters-chasseurs d’images étaient rentrés pour
le thé dans les vastes et soyeuses salles de l’Hotel American
Colony. Ils avaient enfin quelque chose à raconter.
Aux rédac’chefs parisiens qui leur demandaient
le matin même « j’veux du vécu, coco »,
ils ont été obligés de répondre qu’en guise
de fumée, ils n’avaient que celles de feux de pneumatiques et
de cagettes.
A peine plus photogéniques qu’une manifestation
d’agriculteurs dans une sous-préfecture quelconque !
Pas de morts, pas d’affrontements sanglants, pas
de photos de sanguinaires soldats israéliens tirant à bout portant
sur des enfants hurlant de terreur.
Ceci posé, le principe d’une telle marche
sera également analysé en profondeur par les propagandistes
du côté palestinien. Et il y a fort à parier qu’un
jour, ils essaieront à nouveau. Avec plus de réussite…
Et cette fois-ci,
les journalistes seront présents. Cette fois-ci, la prochaine, il y
aura des morts, des blessés graves.
Mais les islamistes ont, un peu partout dans le monde,
apporté la preuve qu’ils se moquent des victimes, pourvu que
leur objectif soit atteint, à savoir l’éradication des
Juifs…et, plus largement, des infidèles.
© Primo, 25 février 2008
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Brèves 23-02-2008 : Encre une histoire de "colons" |
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Encore une histoire de «
colons »
Décidément,
le quotidien parisien « Le Monde » ne veut pas faire mentir
sa réputation d’organe officieux du nationalisme palestinien. C’est
ainsi que son numéro du jeudi 21 février consacre deux grandes
colonnes à dénoncer les exploits odieux des « colons ».
Et quel est leur crime le dernier en date ?
Eh bien voilà, mesdames et messieurs,
ces abominables colons sionistes, dans leur délire visant à établir
la présence juive plusieurs fois millénaire à Jérusalem,
et donc la légitimité de leur retour, utilisent l’archéologie.
Vous imaginez ? L’archéologie,
ils se servent même de l’archéologie.
Si
encore ils envoyaient des femmes juives faibles d’esprit se faire exploser
dans les quartiers arabes de la capitale du roi David et de Salomon, on pourrait
encore comprendre, ce serait la preuve d’un véritable désespoir,
mais l’archéologie ?
Ils investiguent, font appel à
l’histoire et à ses traces physiques.
"Ces travaux d’excavation
menacent nos maisons… (Ils ont) favorisé l’intrusion de familles
juives dans cette zone jusqu’alors peuplée exclusivement de Palestiniens.
(…) en l’espace d’une vingtaine d’année, moyennant
harcèlement juridique, falsification de documents et –écoutez
bien bonnes gens, écoutez bien et observez l’ignominie de ces gens-
et le recrutement de collaborateurs (des méchants Palestiniens traîtres
qui acceptent de vendre leur maisons à un Juif ou à plusieurs
d’entre eux), Eldad a réussi à s’emparer de plus de
cent cinquante habitations au cœur de Silwan (l’ancienne Siloé
biblique)".
Une question : s’emparer comment
? Ces maisons n’ont pas été vendues et achetées ?
Elles ont été prises à force armée ?
Si, vendues, semble t’il, mais par
des Arabes vendus à des Juifs colons.
Vous
rendez vous compte ? Elle est belle la « Palestine laïque et démocratique
» des portes parole officieux du nationalisme palestinien.
A suivre leur raisonnement tortueux, elle
doit être « Judenrein » la Palestine !
C’est d’ailleurs ce que ne
cesse de rappeler Ahmadinejad qui a reçu récemment deux journalistes
du même « Monde ». Y aurait pas comme un rapport ? (lire Ahmadinejad
et son faire-valoir de Michel Gurfinkiel, ndlr Primo)
Le métro parisien sillonne sous
Paris depuis plus d’un siècle, cela n’a jamais fait crouler
un immeuble, mais là, attention ! Ces sionistes sont de tels répugnants
personnages qu’on peut s’attendre à tout.
Ils ont imaginé un tunnel «
qui mène juste en dessous de la mosquée Al Aqsa, troisième
lieu saint de l’islam, distante d’environ cinq cent mètres
».
Le
correspondant du Monde nous rappelle au passage, qu’il en a fallu bien
moins pour déclencher de précédentes émeutes.
Il aurait pu aussi rappeler, qu’en
1929, l’ami et allié militaire d’Adolphe Hitler, le grand
Mufti de Jérusalem fit distribuer des cartes postales truquées.
Elles montraient la mosquée d’Omar
avec le drapeau sioniste flottant au sommet. Cette criminelle machination permit
à Husseini de provoquer les pogromes d’août 1929, accompagné
de sauvages massacres de gens inoffensifs à Hébron, Safed et Jérusalem,
ville majoritairement juive jusqu’en 1948 quand la Jordanie l’annexa
et expulsa ses habitants Juifs.
On peut s’interroger. Que cherche
le quotidien « Le Monde », sinon fournir une caution morale aux
futures bombes humaines, en nous chantant l’air bien connu : ils l’ont
bien cherché ?
Alain Rubin © Primo, 22
Février 2008
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