Ceux
qui rêvent de révolution dans la révolution en Iran prennent
leur rêve pour la réalité et risquent d’être
déçus.
Je ne dirai pas qu’entre Ahmadinedjad
et Moussavi, c’est turban blanc et blanc turban mais ça
n’est est pas loin d’être la vérité.
Ce qui change, c’est une affaire
de style.
Pourtant, celui qu’en Occident on
s’acharne à trouver sympathique a lui aussi été formé
à l’école du fanatisme islamiste.
La
seule chose qui rassure, c’est la soif de liberté de la société
civile, celle qui court dans les rues de Téhéran contre la chape
de plomb obscurantiste de la mollahrchie au pouvoir.
Bien au delà d’un soutien
à Moussavi c’est un grand ras le bol de l’ordre des pasdaran
et dans ce régime brutal tout est à redouter d’une répression
qui accuserait bien évidemment le complot sioniste ourdi contre la République
Islamique.
N’oublions pas que l’ordre
peut être rétabli par les chars comme en Chine il y a 20 ans.
Soit le régime sort affaibli, soit
au contraire il en sort renforcé et encore pire dans son idéologie.
En
ce qui concerne le projet nucléaire, ne nous leurrons pas, il restera
identique car désormais, c’est une affaire de fierté nationale
dont il faut rappeler que l’idée fut initiée sous le shah.
La seule chose qui pourrait changer en
mieux serait le degré de folie ou bien au contraire de responsabilité
de celui qui sera au pouvoir.
Ça n’est pas demain qu’un
Obama sera aux commandes à Téhéran.
Décidément, la liberté
est une denrée plus rare que l’eau sur cette terre.
Devant
la répression sanglante qui sévit à Téhéran et le black-out journalistique
imposé par la "République" des mollahs, on s’attend à des manifestations
de protestation sans précédent dans les rues des grandes villes françaises.
À n’en pas douter, le PCF et les amis de Jean-Luc Mélenchon, le NPA de Besancenot,
le MRAP de Mouloud Aounit, le parti des Musulmans de France de Mohamed Latrèche,
fourbissent leurs slogans et peaufinent leurs calicots.
On y dénoncera, à coup sûr, le massacre
de sa propre population par le régime iranien, l’outrage commis contre les
libertés essentielles auxquelles aspire légitimement le peuple perse.
Peut-être ira-t-on jusqu’à utiliser
les termes de "génocide" ou de "milices de la honte".
On prévoit une foule innombrable entre Bastille et République dès que le mot
d'ordre de la mobilisation sera lancé comme cela avait été fait
lors des événements de Gaza de décembre et janvier dernier.
Courons vite sur les sites Internet de ces organisations et voyons sur ce
qui s’y prépare…
Site du NPA: Communiqué du NPA: "Non à la venue
de Netanyahou en France. Dans un discours prononcé le 14 juin, le premier
ministre israélien Benyamin Netanyahou a une nouvelle fois exprimé tout le
mépris des responsables sionistes envers les revendications nationales du
peuple palestinien".
Sont peut-être pas au courant... Laissons
leur encore un peu de temps...
Site du PCF : "L'espoir
porté par le Front de gauche. Le score national obtenu par le Front de gauche
est de 6,47% (6,17% en métropole) soit un résultat en progression de 0,6 points
par rapport aux européennes de 2004".
Les communistes, la tête dans leur guidon électoral. Faut pas leur en vouloir:
quand on est pauvre, on compte ses miettes…
Site du Parti des Musulmans de
France : Ah ! Enfin ! On y parle de l’Iran : "Iran - Crise complexe,
médias simpliste" (sic).
Ben, voyons... A Gaza, en janvier 2009, la crise était simplissime: y'avait
des Juifs en face…
Site du MRAP : Derrière les codes-barres, le peuple palestinien
est en prison. Boycottons les produits de l’oppression !
Le MRAP monomaniaque ? Ca fait bientôt neuf ans que l'organisation "anti-raciste"
(défense de rire !) bégaye ses mêmes slogans binaires et veut nous priver d'oranges
et d'avocats.
Pour ce qui est de la situation en Iran, grouillez-vous quand même, "progressistes"
et "anti-racistes" de France: les mauvaises langues vont encore dire que vous
ne vous intéressez aux malheurs de ce monde que quand des Juifs sont dans les
parages.
* Que nos lecteurs
ne s'inquiètent pas: Primo n'est pas devenu fou. Il s'agit d'un pastiche inspiré
par le prix Nobel de littérature portugais, José Saramago, qui avait posé, en
2002, l'équation: Ramallah = Auschwitz.
Brèves 20-06-2009 : Voile, burka et autres : l'avis de Pat Condell
Voile,
burka et autres : l'avis de Pat Condell
Certes,
Pat Condell parle de la Grande-Bretagne mais il se trouve que la France, depuis
l'initiative de certains députés, peut à bon droit recevoir
ces quelques petites paroles fort pourvues de sens.
Le CFCM s'est dit opposé à
toute enquête sur le voile. Nul doute qu'il fera jouer dans les semaines
qui viennent l'opinion musulmane internationale en disant partout combien les
musulmans sont persécutés en France.
Dalil Boubakeur avait dans un premier
temps affirmé que la burka n'était autre qu'une simple coutume,
fort éloignée des enseignements de l'Islam. La réalité
est venue se rappeler à ses bons souvenirs.
Au
sein du Conseil Français du Culte Musulman siège l'UOIF, beaucoup
plus radicale et surtout nettement plus représentative des Musulmans
français. Du moins si l'on en croit les résultats des élections,
non truquées, celles-là.
Du coup, le recteur de la mosquée
de Paris a bien été obligé de laisser passer la déclaration
du CFCM. La politique, les alliances !!!
Pat Condell est un anglais agnostique.
Il a l'humour et le flegme des Britanniques.
Il n'est pas humoriste mais il a de l'humour.
Ca change !
Maintenant que le décret contre
les "cagoules dans les manifestations" a été publié
au Journal Officiel et que l'on s'achemine vers une interdiction de la burka,
il ne reste plus que le béret basque ou le chapeau de paille.
Au
fait, à Roland-Garros, en 2009, on a signalé de dangereux agitateurs,
la tête couverte de ce splendide couvre-chef, durant toute la quinzaine.
Voici le problème principal de
l'Islam : à force d'exiger tout et son contraire, il va finir par tous
nous priver des plus élémentaires libertés.
Les habitants de Gaza vivent dans une
misère absolue, c’est entendu. Il convient de modérer cette
expression en affirmant ce que cachent souvent les médias occidentaux
et arabes.
La majorité des habitants de Gaza
vit dans une misère absolue. Une minorité vit parfaitement bien
et, sur le dos de ce qu’il est usuel d’appeler « blocus israélien
», fait fortune dans la contrebande, les trafics de toutes sortes.
Une autre réalité vient
modérer également la propagande pro-palestinienne.
Un site outrageusement mensonger distribue
à la terre entière des photos de la misère palestinienne.
Voici le cliché d’un enfant
auprès de sa tente, en train de gratter la terre. Dans le contexte de
l’article, la photo suggère que cet enfant fait partie des sans
abris suite aux bombardements israéliens du mois de Janvier 2009.
Destruction totale de toutes les infrastructures.
Plus aucune vie sociale, économique, malgré les centaines de camions
israéliens qui franchissent quotidiennement les points de passage entre
Israël et Gaza.
Cette photo suggère également
l’isolement international. Mais, si l’on prend soin de retrouver
la photo originale dans son intégralité, sans la trafiquer, les
internautes peuvent prendre conscience des « clichés » à
propos de la pauvreté à Gaza. Cette photo, la voici :
L'enfant est toujours là, sa tente
également. C’était au mois d’avril 2009, sur la plage
de Gaza. La perspective est…comment dire ??? un peu différente
!
Ne serait-ce point une définition
de la propagande ? Nous laissons aux journalistes et spécialistes du
Moyen-Orient le soin de décrypter ces documents.
Brèves 10-06-2009 : Attaque meurtrière à Washington
Attaque meurtrière
au Musée du Mémorial de l’Holocauste
Centre Simon Wiesenthal
L’attaque meurtrière qui
a eu lieu aux États-Unis au Musée du Mémorial de l’Holocauste
à Washington, par James von Brunn, s’identifiant lui-même
comme antisémite, prônant la suprématie blanche, et ennemi
des Afro-américains montre que le cancer de la haine, l'intolérance
et l'antisémitisme est vivant en Amérique.
Le plus étonnant est que l'agresseur, un capitaine de la marine américaine
qui a lutté contre l’Axe du mal durant la Seconde Guerre mondiale,
est devenu un instrument de ce mal.
Il est profondément troublant que
l'un des plus puissants symboles américains de la mémoire de l'Holocauste
ait été choisi pour cette attaque, quelques jours seulement après
que le président Obama à Buchenwald, accompagné du survivant
de l'Holocauste, Elie Wiesel.
James von Brunn, l'auteur présumé,
âgé de 89 ans, a été suivi dans ses activités
sur le Net par des chercheurs du Centre Simon Wiesenthal.
Marvin Hier et Abraham Cooper,
doyen et fondateur et vice-doyen du Centre Simon Wiesenthal.
Brèves 09-06-2009 : Pensée sur l'éducation et la tyrannie
Petite
pensée sur l'éducation
"Lorsque
les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les
fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent
devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque
finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent
plus, au-dessus d'eux l'autorité de personne, alors c'est là,
en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Brèves 07-06-2009 : Elections à haut risque au Liban
Elections à haut risque
au Liban
Un peu plus de quatre ans après l'assassinat
de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, et 3 ans après le conflit
entre Israël et le Hezbollah, le Liban se cherche une nouvelle majorité
au Parlement.
Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes à
7h00 ce matin. 50.000 membre des forces de l'ordre sont mobilisés pour
assurer le bon déroulement du scrutin.
"La démocratie est une bénédiction
que nous devons préserver, une bénédiction qui fait du
Liban un cas particulier au Moyen-Orient", a déclaré
le président Michel Souleimane, s'adressant à la presse après
avoir voté dans sa circonscription de Jbeil, au nord de Beyrouth.(Reuters,
AFP)
Les sondages « sortie des urnes », selon
l’expression consacrée, laissent entrevoir un résultat
serré.
Mais les spécialistes de la chose électorale
pensent au grand retour du Hezbollah sur la scène politique, aidé
en cela par son allié chiite Amal et le Courant patriotique libre de
l'ex-général chrétien Michel Aoun.
Parmi les observateurs internationaux dépêchés
sur place pour ce jour de scrutin se trouve l’ineffable, le si percutant
Jimmy Carter.
Avec son à-propos habituel, ce cher homme nous
aurait sorti une des platitudes dont il a le secret : « Je n'ai
pas d'inquiétude quant au déroulement des élections.
Je suis inquiet au sujet de la réaction des tous les grands partis
à l'annonce des résultats ».
Pour livrer une telle analyse, il était inutile
qu’il se déplace.
Ce soir et demain se jouera le sort du Liban. L’une
des importantes équations de la paix au Moyen Orient sera bientôt
clarifiée, sinon résolue.
En cas de victoire du camp pro-syrien, une guerre avec
Israël n’est pas à exclure dans les mois qui viennent.
En cas de défaite, le Hezbollah refusera les
résultats, hurlera au complot, appuyé par la Syrie. Et il reste
toujours la possibilité d'organiser quelques attentats.
Il a raison, l’actuel Président du Liban,
l’ancien général, Michel Souleimane : « La démocratie
est une bénédiction que nous devons préserver ».
Il n’est pas certain que sa conception de la démocratie
soit exactement la même que celle du Hezbollah !
Qui vivra verra. Encore quelques heures de patience
!
Brèves 05-06-2009 : Obama obtient la faveur des femmes
Obama obtient
la faveur des femmes
Ligue du Droit International
des femmes
Dans son discours prononcé à
l’Université du Caire dans le but de réconcilier les Etats-Unis
avec le monde arabo musulman, à trois reprises, le président américain
a pris la défense du voile islamique qui selon lui, ne serait pas un
signe d’inégalité.
Quelle gifle donnée aux femmes
d’Algérie, d’Iran ou d’Afghanistan qui sont mortes
dans des conditions atroces pour avoir refusé de porter ce qu’elles
croyaient être le plus signe le plus radical de l’oppression des
femmes et de la ségrégation entre les hommes et les femmes !
Les sociétés humaines sont
construites sur des symboles. Positifs comme les couleurs d’un drapeau,
un chant de libération, la forme d’un monument, d’une pyramide
ou de la tour Eiffel ! Négatifs comme le costume du bagnard, le brassard
noir du deuil ou le voile sous lequel disparaissent les femmes d’Arabie
Saoudite.
Porter soi-disant « librement »
un accessoire vestimentaire qui, dans toute une partie du monde, est une obligation
légale imposée à toutes les femmes pour signifier leur
statut de deuxième rang (polygamie, poids juridique et héritage
inégalitaire, absence de liberté de circulation,…) représente
une allégeance à l’égard des théocraties qui
y font la loi. Le voile n’est pas un signe religieux comme les autres.
Affirmer qu’on le porte volontairement n’en efface pas le sens humiliant
pour toutes les femmes.
L’évidence du sens de ce
signe est-elle si difficile à comprendre pour le président d’un
pays qui se veut un modèle de démocratie ? Ou alors le président
Obama veut-il se réconcilier avec le monde musulman sur le dos des femmes
?
En attaquant la laïcité et
en défendant le port du voile, le Président des Etats-Unis, dans
son discours au Caire, a mis à mal le combat de millions de femmes qui
paient de leur vie tous les jours pour sortir de la violence des fondamentalistes.
Le président Obama nous réduit ainsi toutes au silence.
Le Mouvement Ni Putes Ni Soumises
condamne les propos d’un autre temps du Président Américain.
La réconciliation dont il fait la promotion ne peut se faire sans les
femmes. Réduire le dialogue des civilisations à un dialogue inter-religieux,
c’est encore une fois instrumentaliser les femmes.
Le rapprochement entre les Etats-Unis
et les pays arabo-musulmans est primordial, mais le compromis politique ne doit
pas se faire sur notre dos : Un nouveau départ ne se fera qu’avec
les femmes !
À l’occasion de la venue
en France du Président des EU, Sihem Habchi et les militantes de Ni Putes
Ni Soumises demandent à ce que le Président de la République
Française, réaffirme la laïcité comme vecteur d’émancipation
des femmes.
La
cote du Pakistanais plonge dans les médias. Investissez dans le Palestinien : rendement assuré.
L'armée
pakistanaise, qui poursuit les talibans dans la région de Swat, annonce
avoir tué 1100 rebelles, mais n’avoir à déplorer
« que » 66 morts parmi ses soldats.
Mille cent tués en un mois ! C’est
un carnage ! Un génocide ! Une réplique disproportionnée
!
Où sont les manifestations «
pacifistes » défilant sous les drapeaux du Hamas, euh pardon, des
talibans et niant la légitimité de l’Etat pakistanais, créé
de toutes pièces en 1948 sur un critère uniquement religieux ?
Religieux et communautaire c’est
pareil, non ? Qui sera la tête de liste de la liste anti-Pakistan aux
élections européennes ?
L'ONU estime que, pendant le seul mois
de mai à 2,4 millions de personnes ont été déplacées
du fait de ce conflit et le CICR,
Par la bouche de son
porte-parole à Genève, Simon Schorno, elle s’inquiète
d’une « situation humanitaire très critique pour les
gens qui sont restés (...) très peu d'accès à l'eau,
à l'électricité, à la nourriture, une situation
sécuritaire très précaire... »
On devrait s’indigner que cette
tragédie humanitaire n’ait pas donné lieu à la création
d’une commission ad hoc pour les réfugiés pakistanais, qui
relèvent du CICR comme les réfugiés de tous les pays du
monde sauf un : le futur Etat de Palestine refusé par ses dirigeants
en 1948, en 1967, en 1973, en 2000...
Une telle disproportion
dans le traitement des armées traquant des terroristes et des réfugiés
issus de ces combats pourrait interloquer plus d’un logicien. Heureusement,
il n’y a aucun logicien en France.
Et puis c’est un long week end :
au menu, barbecue, Roland-Garros et repos. La remise en cause des certitudes,
ça fatigue !
Après avoir aperçu sur les
murs de Paris l’œuvre noire des trois Boudus menacés de noyade,
nous ne pouvons que penser à l’autre affiche du même courant
de haine d’une époque que l’on croyait révolue :
l’affiche Rouge de la honte, l’affiche
des collabos des Fachos, des assassins.
Cette affiche qui voulait stigmatiser
un peuple, est depuis le 21 février 1944 dans le sang du Mont Valérien,
l’image de ceux qui ont sauvé l’honneur de la France
Nous rappelons in extenso, le texte accolé
à l’époque par l’ennemi, le vrai,à cette affiche
pour maintenir le moral des Dupont la joie de Paris :
" Si des Français pillent
volent sabotent et tuent, ce sont toujours des étrangers qui les commandent
: Des juifs, l’armée du crime qui les inspirent. C’est le
complot de l’anti-France. C’est le rêve mondial du sadisme
juif. "
Pas un mot à changer de cet encart
qu’il faudrait accoler à chacune des affiches de la honte qui assombrissent
les murs aujourd’hui !
Si l’affiche Rouge a tracé
le chemin de l’héroïsme et de l’honneur dans les livres
d’histoire, l’affiche noire de 2009 y trouvera sa place au chapitre
de la plus noire infâmie.
C’est fatiguant, la vie d’un
Président. Mahmoud Abbas rentre de Washington, où il est allé
une nouvelle fois se plaindre à la fois du Hamas et d’Israël.
Son discours ne change pas depuis qu’il
est à ce poste. « Je ne peux rien faire ». Cela fait des
années qu’il ne peut rien faire et que d’ailleurs il ne fait
rien, avec une constance qui force le respect.
Il n’a rien fait pour lutter contre
l’insécurité, contre l’apologie de la violence et
du culte du martyr dans la société palestinienne. La télévision
propage toujours autant d’appels à la haine que lorsqu’il
était Premier ministre.
Puis il se prend les pieds dans le tapis
à l’issue d’un discours.
Pour justifier son immobilisme, il déclare
: « J ’attendrai que le Hamas accepte les engagements internationaux.
J’attendrai qu’Israël gèle ses colonies ».
Et en attendant ? Rien.
Il rajoute : Sur la rive ouest, nous
avons une bonne réalité. Le peuple vit un vie normale.
A peine avait-il dit cela qu’un
affrontement entre sa police et des membres du Hamas a dégénéré.
Six personnes ont été tuées ce dimanche dans une fusillade
de plusieurs heures à Qalqiliya, en Cisjordanie, entre des combattants
du Hamas et des policiers partisans du Fatah.
Il s'agit des pires violences entre le
Fatah et le Hamas depuis des années en Judée Samarie.
Trois des victimes sont des policiers
partisans du Fatah, le parti du président de l'Autorité palestinienne
Mahmoud Abbas, deux autres sont des dirigeants du Hamas rival, et la dernière
est un civil.
Mais à part cela, « Tout
va bien » dit Abbas. « On a la belle vie ».
En VO : "I will wait for Hamas
to accept international commitments. I will wait for Israel to freeze settlements,"
he said. "Until then, in the West Bank we have a good reality . . . the
people are living a normal life”. Washington Post, Jackson Diehl,
29 mai 2009
Ce n’est pas encore un raz-de-marée. Loin
s’en faut. Mais un autre syndicat, minoritaire au sein de l’Education
nationale, vient de se distinguer.
Le SDEN CGT Nord affirme sur son site « Nous
syndiquons de la maternelle à l’université ».
Ratisser large permet de d’étendre le nombre de ses adhérents.
Il pousse l’intelligence jusqu’à
« être CONTRE TOUTES les réformes » au sein de l’Education
nationale.
C’est un syndicat qui a le sens du dialogue.
Réuni dans la douce ville de Saint Amand les
Eaux, ce syndicat vient de voter le " Boycott Désinvestissement
Sanctions " (B.D.S.) à l’encontre d’Israël, boycott
et désinvestissements économique, universitaire, culturel et
sportif.
Il demande en outre à la CGT de rompre toute
relation avec le syndicat israélien Histadrout, tant qu’il n’aura
pas condamné la politique coloniale israélienne, et appelle
à renforcer ses liens avec les syndicats palestiniens.
Rappelons pour les incultes de la CGT Nord que Histadrout
fait partie intégrante, fondatrice, de cette société
en dialogue perpétuel qu’est la démocratie israélienne,
et que ce syndicat est souvent bien plus à gauche que la CGT dans ses
prises de position.
Le SDEN-CGT Nord a voté cet appel en application
de ses statuts qui défend " les valeurs humanistes et internationalistes
".
La CGT ne confond pas encore l’internationalisme
avec le cosmopolitisme. C’est bien.
Encore un effort, camarades ! Bientôt, vous pourrez
voter Dieudonné.
La mobilisation contre Israël a jeté dans
la rue cet hiver des dizaines de milliers de français aux cris de «
Mort à Israël ».
L’offensive Plomb durci aurait fait selon les
responsables de Gaza, le Hamas, 1400 morts. Depuis cette date, les agences
occidentales, les politiques reprennent ce chiffre jamais contrôlé.
Les Nations-Unies sont-elles en train de renier
leurs principes au Sri Lanka ?
Bien qu'elle ait disposé d'éléments
accablants sur la conduite de l'armée sri-lankaise dans sa lutte contre
les rebelles tamouls, la hiérarchie onusienne a gardé le silence,
de peur de compromettre ses activités dans le pays.
Israël, lui, malgré les critiques incessantes,
collabore avec l’ONU. On autorise le passage des camions de ravitaillement.
Israël continuait à fournir Gaza en médicaments, en pétrole
et en électricité ceux qui les bombardaient.
Au Sri Lanka, des centaines de milliers de civils Tamouls
ont été parqués dans des enclaves aussitôt pilonnées.
Les poches se sont restreintes au fil des assauts de l’armée.
Et les civils ont payé le prix fort.
Maintenant, on parle 20.000 morts en un mois de combats
et de centaines de milliers de sans-abris.
L'ONU a fait le choix partisan de la conciliation avec
Colombo : elle a étouffé des chiffres et laissé des rapports
sans suite. Elle a manqué gravement à ses devoirs envers des
centaines de milliers de civils en danger.
En France et en Europe, ce drame humanitaire, ces crimes
de guerres et contre l’humanité, n’ont pas suscité
la moindre manifestation populaire de « solidarité ». Quelques
marches locales, tout au plus !
La France n’a réclamé aucun cessez-le-feu,
ou alors si timidement que l’écho n’est pas parvenu jusqu’aux
hautes instances internationales. L’ONU ne s’est pas mobilisée.
Il faut dire que c’est un conflit entre Hindouistes
et Bouddhistes. Il y a peu de musulmans au Sri Lanka.
A fortiori, il y a encore moins de Juifs. On ne peut
donc leur attribuer une quelconque responsabilité dans cette abominable
tuerie.
Oublié, le droit d’ingérence à
la Kouchner ! Ah si, une petite brigade de la sécurité civile
s’y est installée et a pu soigner quelques 230 civils sur les
20.000 morts et 350.000 blessés recensés officiellement. Certainement
beaucoup plus.
Il n’y a pas de pétrole et de gaz en quantité
suffisante au Sri Lanka pour menacer l’équilibre mondial. Et
pas de Juifs à mettre en cause.
La diplomatie n’a donc pas jugé utile de
s’en occuper.
Mais cela n’a vraisemblablement aucun rapport.
Ecoeurement !
Brèves | Moyen-Orient 18-05-2009 : Pas de police commune Fatah-Hamas
Pas
de police commune
Tout
ce week-end, les bandeaux défilants des chaines d’information en
continu mentionnaient un premier accord entre le Fatah et le Hamas. L'AFP a
publié son habituelle dépêche.
Quelques
analystes y ont même été de leurs commentaires en clamant
que c’était un premier pas, que la nouvelle était importante,
qu’il s’agissait d’un premier pas vers la réconciliation.
«
Il s’agit bel et bien d’une éclaircie au Moyen-Orient
», disait même l’un de ces avis autorisés.
Ceux qui
n’appartiennent pas à ces milieux qui s’autorisent des
trucs, comme le disait Coluche, se demandaient bien comment une telle chose
pouvait être possible.
En effet,
ces deux mouvements, ces deux « légitimités », le
Hamas et le Fatah, ne peuvent pas être en harmonie sur une force de police
commune alors qu’ils ne sont d’accord sur absolument rien par ailleurs.
Une force
de police est en général l’une des nombreuses conséquences
d’un Etat. Sauf cas avéré de dictature, la constitution
d’une police suit la création d’un Etat, elle ne la précède
jamais.
Le
Hamas a mis quelques heures à réagir. Il a démenti formellement
tout accord sur une force commune.
Il faut
dire que le gouvernement de Mahmoud Abbas proposait cette force commune à
Gaza mais pas en Judée –Samarie.
La ficelle
était un peu grosse. Les dirigeants du Hamas, que l’on peut soupçonner
de tout sauf d’être complètement stupides, n’ont pas
mordu à l’hameçon.
"Cela
est totalement inacceptable. La manière appropriée d'aborder le
dossier sécuritaire passe par une refonte des services de sécurité
à Gaza et en Cisjordanie sur des bases professionnelles et nationales,
loin de toute collaboration avec l'occupation" israélienne, a déclaré
un haut responsable du Hamas, Salah Al-Bardawil" (source AFP).
Et pour
ceux des commentateurs qui se sont extasié ce week-end, le Hamas enfonce
le clou. "Pour le Hamas, une telle chose n'est pas du tout à l'ordre
du jour", a poursuivi M. Bardawil.
Précisons
que le dialogue de réconciliation palestinien entre le Fatah et le Hamas
entre dans sa cinquième session.
A
force de prendre ses désirs pour des réalités
Le Fatah
aurait bien voulu présenter un front uni et peser ainsi sur la rencontre
Netanyahou-Obama, qui fort opportunément avait lieu le lendemain..
Pour une
fois, c’est raté. Les tentatives de manipulation de l’opinion
internationale ont trouvé leurs limites, celles du fanatisme du Hamas.
Quand aux
analystes et commentateurs des chaines d’info, à l’heure
de la mise en ligne de cette petite brève, ils sont toujours en poste.
Il faut
dire qu’ils n’en sont pas à une faute professionnelle près.
Des jeunes gens collaient des affiches à la mémoire
d'Ilan Halimi. Pour cela ils ont été agressés. Les dépêches
relatant cet « incident » ne soulignent pas cet intolérable.
Des affiches sur les murs de Paris, à la mémoire
d'un jeune Français atrocement torturé et mis à mort parce
que Juif. Lire son nom, c'est encore trop pour les voyous armés qui passent
dans la rue. Ils frappent.
Parce que ces brutes sont d'origine maghrébine et leurs
victimes juives on ose parler de 'tension communautaire'.
Pourquoi ce refus de nommer l'antisémitisme arabe ?
Il existe, il s'exprime ; il est venu renforcer l'antisémitisme européen.
Si on ne peut accepter que des jeunes gens se rendent justice eux-mêmes
- les agressés ont riposté plus tard - il n'est pas admissible
de les voir confondus avec ceux qui les ont attaqués.
L'antisémitisme n'est pas un phénomène 'communautaire'.
Il nous concerne tous.
Oserait-on dire que la misogynie est de l'ordre du communautaire
parce que cette haine ne s'adresse qu'aux femmes ?
Ceux qui ne supportaient pas, au point de se livrer à
des actes violents, les affiches imprimées à la mémoire
du jeune Ilan ont obéi à des motivations aussi méprisables
que ses assassins.
L'abjection aussi a ses degrés.
À la veille d'un procès terrible, qui se déroulera à
huis-clos selon la volonté de deux tortionnaires - lâcheté
de meurtriers qui doivent rendre compte de leurs gestes ou de leurs silences
complaisants - le simple fait de coller des affiches suscite la violence.
Qu'elle ait provoqué une réponse ne doit pas
nous faire oublier à quel point elle est aberrante et inacceptable.
Renvoyer dos à dos deux communautés quand l'antisémitisme
s'exprime dans les rues est irresponsable.
Ou est-ce dire, en filigrane, que trop de Français non
Juifs sont indifférents aux menaces et aux agressions que subissent des
citoyens de ce pays ?
On peut refuser la réponse donnée à une attaque. On ne
peut en ignorer la cause.
Rixes à Paris sur fond
de tensions communautaires: six jeunes mis en examen
25/04/2009-[21:03] - AFP
PARIS, 25 avr 2009 - Six jeunes gens, trois juifs et trois maghrébins,
ont été mis en examen pour des violences volontaires à
caractère raciste à la suite d’agressions perpétrées
mercredi entre membres des deux communautés, a-t-on appris samedi de
source proche du dossier.
Les six jeunes sont poursuivis pour "violences volontaires aggravées
à raison de l’appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou
supposée, de la victime à une ethnie, une nation, une race ou
une religion déterminée". Ils ont tous été
laissés en liberté sous contrôle judiciaire. Selon une source
judiciaire, une première agression se serait déroulée mercredi
boulevard Voltaire (Paris XIe), non-loin du magasin de téléphonie
où travaillait Ilan Halimi, le jeune juif enlevé et torturé
à mort en 2006 par le "gang des barbares". Dans la perspective
du procès de ses ravisseurs, qui s’ouvre mercredi à Paris,
de jeunes juifs collaient des affiches à la mémoire d’Ilan
Halimi lorsqu’ils auraient été pris à partie par
trois jeunes maghrébins, dont l’un était muni d’un
nunchaku, selon cette même source.
Des magasins britanniques
ont choisi de renommer un poisson. L'animal se vendait pourtant. Depuis qu'il
y a sur terre des pêcheurs... et des pécheurs si on en croit cet
accès de pudibonderie aiguë.
Il se vendait sous le nom de pollack. Mais depuis
quelque temps, des obsédés frémissent à l’idée
de prononcer le mot. La panique les saisit au rayon poissonnerie.
En anglais, il a également un second sens. Il désigne
de façon péjorative nos amis Polonais. Pourtant ce n’est
pas la connotation xénophobe qui embarrasse cette étrange clientèle.
Le mot lui fait penser à la chose, enfin aux choses…
Pollock différe d’une lettre de bollock. Shock.
En argot, le mot signifie « testicules ».
Une lettre et tombe le voile, la feuille de vigne ou de figuier.
Une lettre, voire un simple rhume, et le p devient b.
Face à cette éventualité, les prudes n’osent
plus faire leurs emplettes. L’origine de ce curieux mal n’a pas
été précisée. Il a frappé soudain. Qui a-t-il
atteint ?
Nul ne le dit. Nous ne pourrons observer cette amusante galerie
de personnages.
Mais s’ils entendent des mots qui ne sont pas prononcés,
ils en prononcent qui sont entendus. On peut les résumer à un
seul : censurons !
« Vous avez raison », a répondu
la direction, se prosternant et rebaptisant l’obscur objet du délit.
Méchant honneur, c’est au français que
revient le soin de guérir nos Anglais de la piscicophobie. Les filets
offensants s’appelleront colin.
Triste fin pour une anguille sous roche.
Ridicules, mais inquiétants, d’autres
dénonciateurs très écoutés
Les bégueules –qui sont-ils ?- sévissent
aussi sur la toile. Ridicules, la chose n’est pas nouvelle. Mais leurs
avis sont suivis, voilà l’inquiétude.
Depuis près de trois ans un bloggeur proposait de belles
pages au nom de Femme Femme Femme. Une sorte de répertoire visuel
d’œuvres d’art ayant pour thème les femmes. Une courte
introduction pour situer un artiste précédait des photos.
Certains visiteurs ont jugé son contenu «inacceptable».
Inacceptables pour eux les images de sculptures et de tableaux exposés
dans les musées du monde.
Qui sont ceux qui trouvent la représentation des femmes
dans l’Art scandaleuse ? Qui a dicté à Google, hébergeur
du blog, la décision d’en réduire l’accès ?
Un message d’avertissement en guise d’accueil, on ne peut plus atteindre
directement les pages. Des esprits malsains ont laissé leur trace.
Quelques obsédés imposent des dictats imbéciles.
Serviles, des responsables se soumettent à leur censure et nous l’imposent
à leur tour.
Peur de la sexualité, de la beauté des
femmes.
Laisserons-nous les phobiques, les ignorants, les intégristes
de toute sorte décider quelles œuvres peuvent être montrées,
quels noms peuvent être prononcés ?
D’où vient ce climat détestable si contraire
à nos mœurs ? Une nouvelle Cabale des dévots, anonymes
cette fois, au service de quelle cause ?
Il ne faut pas s’inquiéter. Même
si les défections s’enregistrent les unes après les autres
à 24 h du début de Durban II, les principaux promoteurs de cette
conférence crieront tout de même à la victoire.
Sauf surprise de dernière minute, la France ira,
pour dit-elle, « être présente… afin de défendre
son point de vue concernant les droits de l'Homme ».
Ahmadinejad écoutera, soyons-en certains, avec la plus grande attention,
les propos de la patrie de Droits de l’Homme.
Après quoi, il retournera dans son pays pendre
quelques homosexuels et lapider quelques adolescentes, tout cela entre deux
harangues contre Israël.
La France est d’autant moins excusable qu’elle
vient d’entendre les derniers propos du président iranien tenus
il y a quelques heures, dans lesquels il menaçait ouvertement la démocratie
israélienne.
Plus pragmatique, et se faisant moins de nœuds
au cerveau, l’Allemagne ne participera pas car elle craint que celle-ci
ne serve de "plate-forme pour d'autres intérêts", a
annoncé dimanche soir le ministre allemand des Affaires étrangères.
L’Allemagne est lucide, souvent beaucoup plus
que notre bonne vieille patrie où il fait bon vivre quand on s’appelle
Le Pen ou Dieudonné.
Après les défections des Etats-Unis, d’Israël,
des Pays-Bas, de l’Australie, du Canada et de l’Italie, la deuxième
édition qui débute lundi à Genève risque bien
de virer à la catastrophe.
Ce sera un échec cuisant pour les Nations Unies,
et, faut-il le dire, pour l’Europe, incapable de parler d’une
seule voix sur ce dossier important.
Le président américain Barack Obama a
affirmé dimanche que les Etats-Unis ne participeraient pas en raison
des allégations "hypocrites" contre Israël contenues
dans le projet de déclaration finale.
Benoit XIV, à qui on ne demandait rien et qui
se croit encore le chef d’un Etat séculaire, pense « qu’il
s’agit d'une initiative importante puisque qu'encore aujourd'hui, malgré
les enseignements de l'Histoire, on enregistre ces phénomènes
déplorables".
Il encourage donc les nations à se rendre, comme
à Canossa, embrasser sur la bouche les dictateurs du monde entier.
Eux seront présents.
Tous ? Non. El Béchir, ce n’est pas certain.
Ses récentes démêlées avec
la Cour de justice internationale lui interdisent ce type de voyage. Il est
suspecté de génocide sur une partie de sa population qui présente
le désavantage d’avoir la peau noire.
De toute façon, le Darfour n’est pas à
l’ordre du jour de cette conférence sur le Racisme.
Par contre, on y prendra la décision de condamner
toute critique des religions, et plus spécialement de l’Islam.
Quand les théologiens musulmans affirmeront que
les non-croyants sont des chiens et que les femmes non voilées sont
de la viande à violer, il ne s’agira ni de racisme ni de sexisme,
mais d’une juste interprétation des textes coraniques.
C’est fort de cette certitude qu’Ahmid Karzai,
le président afghan vient d’autoriser la promulgation de la Charia.
Le Pakistan l'avait déjà accepté, sous la contrainte,
dans la vallée de Swat. La Somalie, trop heureuse, a suivi.
On va enfin pouvoir lapider et couper quelques mains
en paix, sans craindre la réprobation unanime de la communauté
internationale.
Puisque critiquer l’application inhumaine de la
loi coranique sera désormais interdit !
Vive Durban 1 et 2 ! Vive l’ONU !
Et surtout Vive la France pour son courage et sa détermination
à aller en Suisse, ce merveilleux paradis fiscal qui a tant fait pour
la préservation des grandes fortunes françaises.
Une phrase s’applique à la France ce soir
: Quand la prudence est partout, le courage n'est nulle part.
Brèves 12-04-2009 : Toulouse : les élus n'aiment pas la castagne
Toulouse : les élus n’aiment
pas la castagne
Si l’on en croit Claude Nougaro, les voilà moins
toniques que les centenaires régionales. Elles ne dédaigneraient
pas la bagarre.
Édiles et conseillers de Toulouse sont plus timorés.
Pour ménager la curieuse vanité de leurs chers
administrés, ils ont préféré sabrer le vocabulaire
à défaut du champagne. Économie de crise oblige :
« Nous avons décidé d'abandonner le
terme d'impasse susceptible de froisser les familles, et nous lui préférons
désormais celui de rue. » (lire Toulouse
sort de l'impasse L'initiative prise dans la Ville rose est une première
en France).
Les descendants de personnalités, illustres ou inconnues,
dont le nom est donné à une voie publique se réjouiront
de cette disparition. Non point celle de l’ancêtre – espérons-le
– mais du vocable.
Si le mot impasse est amené à s’effacer,
la voie demeure sans issue. L’honneur est sauf. Quoiqu’un peu malmené
par l’urbanisme.
Le mot lui n’est-il honni que côté toponymie
? Les élus le chuchoteront-ils encore, en cachette, pour ne pas offenser,
quand ils définiront certains de leurs arrêtés ?
L’audace blottie dans un murmure, quelle belle
devise ce serait.
Une inquiétude pourtant : cette logique amènera-t-elle
un jour le conseil municipal à donner le nom d’avenue
à la moindre venelle ? Occitanesque suspens !
Des parentèles peuvent se sentir heurtées d’être
associées à de simples rues, alors que d’autres patronymes
ornent des avenues. Parfois des places, ou des grand places, arrogance suprême.
Ces différences sont insolence. Elles alimentent les
mécontentements. Une seule solution : capitouler.
À défaut de déplacer les montagnes, la
suspicion devrait s’étendre à toute désignation.
À y bien songer, est-il souhaitable de conserver le
mot ruisseau ? Ne fleure-t-il pas son mépris des campagnes et
du monde rural ? De quoi a-t-il l’air devant le delta du Danube ? D’un
humilié ou d’un offensé ?
Voies fluviales ou routières, tertres ou sommets, la
géographie est affreusement discriminatoire. Seul le rouleau compresseur
de l’égalitarisme peut nous aider à combattre des injustices
encore inexplorées.
L’ineffable Halde devrait être de bon conseil.
Elle qui n’aime que les vieillards pimpants et gracieux.
Ses sages conseillers sont tout indiqués pour aider
la ville à passer du rose au morose. Elle est devenue bégueule,
le premier pas est encourageant. Un exemple à suivre.
La voie est libre. Ne l’appelez surtout pas sente
ou ruelle. Affront.
Mais appelez un chat guépard et festin un sandwich.
Évitez toutefois de mettre l’anciennement nommé chat dans
la même cage que le guépard.
L'AFP
rapporte (à sa manière particulière) qu'un incident s'est
déroulé ce jour autour du village de Bat Ayin en Judée-Samarie/Cisjordanie,
implantation israélienne qu'elle considère comme une des "plus
radicales".
Il se trouve
que ce village a toujours refusé d'installer une clôture de sécurité
en considérant que ce serait un handicap pour vivre en harmonie totale
avec ses voisins. Autrement dit, les habitants de ce village n'avaient pris
aucune mesure de protection particulière et ils en étaient fiers.
C'est ce que l'AFP (via Le Figaro) appelle des gens "radicaux".
Mais peut-être que pour l'AFP, être Israélien , c'est déjà
être "radical".
La semaine
dernière , un adolescent de 16 ans a été sauvagement assassiné
à coups de hache par un voisin qui ne souhaitait pas vivre en harmonie
avec eux… Dans la foulée , il a également blessé
un enfant de 7 ans qui a échappé miraculeusement à la mort.
L'AFP n'a
pas précisé s'il était "radical"...
--------------------------------------------------------------------------- Violences/colons: 6 palestiniens blessés
/AFP
08/04/2009 | Mise à jour : 09:48 |
Des colons se sont heurtés aujourd'hui matin à des habitants d'un
village du sud de la Cisjordanie situé près de l'implantation
où un jeune Israélien avait été tué la semaine
dernière, faisant six blessés parmi les Palestiniens, a-t-on appris
de source médicale palestinienne.
Selon
des témoins, des habitants de la colonie de Bat Ayin ont ouvert le feu
sur des Palestiniens du village de Safa.
Une
source au sein des services israéliens de sécurité a déclaré
de son coté que les incidents avaient éclaté après
que des Palestiniens eurent lancé des pierres sur une centaine d'Israéliens.
"L'armée
a tenté de s'interposer", a précisé cette source.
C'est dans cette colonie de Bat Ayin, l'une des plus radicales
de Cisjordanie, qu'un adolescent de 16 ans a été tué
et un enfant de sept ans a été blessé, à coups de
hache, jeudi dernier par un Palestinien.
Le meurtrier est parvenu à s'enfuir.
Brèves 26-03-2009 : Harcèlement judiciaire en Kabylie
Harcèlement judiciaire contre
le MAK
Une fois de plus et une fois de trop,
le pouvoir utilise la justice et la violence avec ses escadrons policiers pour
réprimer toute contestation citoyenne et intimider les opposants à
la mainmise du pays par le clan de Bouteflika et de ses traîtres kabyles.
Le mardi 24 mars 2009 à Larvâa
n At Yiraten, MM. Mohand Larvi Tayev et Bouaziz Aït Chébib respectivement
Secrétaire national à la formation et Secrétaire national
à l’organique ont été saisis par une escouade de
policiers sur la place publique alors qu’ils étaient en train d’accoler
les affiches du MAK en un endroit approprié déjà saturé
par les portraits de Bouteflika.
Ils ont été menottés
et emmenés de force au commissariat de la ville. En parfaite connaissance
de cause de l’état de santé de M. Mohand Larvi Tayev, souffrant
du cœur et d’anémie, ils ont été malmenés
sans ménagement.
Sitôt l’information donnée,
les militants du MAK de toutes les régions s’apprêtaient
à affluer vers Larvâa n At Yiraten pour y tenir un sit-in jusqu’à
la libération des 2 responsables du Mouvement.
Les responsables du MAK arrêtés
ont d’emblée décliné leur identité et assumé
pleinement leurs responsabilités politiques au sein du Mouvement pour
l’Autonomie de la Kabylie.
Après une audition qui a duré
2 heures, ils ont été relâchés sans signer de PV.
Mais ce n’est pas tout. Ainsi, M.
Kharbache Hakim, membre du Conseil National est souvent visité par la
police de Seddouk pour l’intimider.
Hocine Ramdani est convoqué par
la justice de Tuvirett pour le 20 avril dans l’affaire pour laquelle un
mandat d’amener a été émis contre Ferhat Mehenni
et pour des faits, une conférence animée par le président
du MAK à l’université Muhend U Lhadj, qui remontent à
novembre 2007.
Il est hors de question de laisser cet
étudiant seul face à une justice aux ordres et qui va statuer
sur des actes prescrits.
Cette énième provocation
du pouvoir envers la Kabylie à travers les violences, les intimidations,
les interpellations arbitraires témoignent d’une panique qu’il
ne peut plus contenir sachant que ses relais de Kabylie, malgré les moyens
intarissables dont ils disposent ne représentent aucun Kabyle digne de
soi.
Par contre, elle affûte l’argumentaire
et la détermination du MAK à poursuivre sans faillir la mission
qu’il s’est assignée depuis sa naissance.
Brèves 22-03-2009 : Dieudonné candidat aux Européennes
Dieudonné
candidat aux Européennes
Il en avait annoncé l’idée. Il se
tâtait. Il explorait, disait-il, les pistes.
Dieudonné a annoncé samedi qu'il serait
candidat "anti-sioniste" aux élections européennes
du 7 juin.
Tiré de son imagination débordante, son
discours de campagne contient à peu près tous les poncifs éculés
qui puissent se trouver sous la main d’un raciste national-populiste
ordinaire.
"Il faut se battre contre le système
béké. On l'appelle comme ça en Guadeloupe. En France,
c'est le système sioniste, c'est exactement la même chose. Ce
sont les esclavagistes et on est des esclaves. Il faut qu'on se libère
!".
Et allez donc !
Comme aux plus grandes heures de la collaboration, Dieudonné
affirme que le "sionisme gangrène la France".
Cela rappellera de bons souvenirs aux nostalgiques des
chemises brunes, des défilés aux pas de l’oie et des rafles.
Les anciens vont pouvoir réviser leur Histoire. Les nouveaux des Milices
la vivront en direct.
Les films comparant les Juifs à des rats seront-ils
de nouveau être projetés, mais dans le Théâtre de
la Main d’Or ?
Pourquoi ne pas y organiser des colloques prestigieux
avec, comme intervenants principaux, les éminents intellectuels politiquement
et socialement corrects ? Au hasard, Jacques Doriot (parti populaire français),
Marcel Déat (Rassemblement national populaire), Jacques Benoist-Méchin,
historien, Robert Brasillach, journaliste et écrivain, Charles Spinasse,
député socialiste et fondateur de l'hebdomadaire collaborationniste
Le Rouge et le Bleu, Louis-Ferdinand Céline, écrivain,
Alphonse de Châteaubriant, Pierre Drieu La Rochelle, Abel Hermant, académicien,
George Montandon, ethnologue, Lucien Rebatet, romancier, Charles Maurras,
directeur du journal L'Action française, Théo Coquilleau,
dit Le Roux, prêtre à mi temps.
Dieudonné fait don de sa personne à
la France.
Il ne parvient pas à faire autre chose pour exister
que d’imiter Le Pen. Selon lui, une guerre culturelle lui a été
déclarée par « le Parti socialiste et l'UMP ». La
théorie du complot a tout de même de beaux restes.
Le petit maréchal des autobus va pouvoir dire
tout ce qu’il a sur le cœur. Et il le fera avec éclat, on
peut compter sur lui.
Pour s’engager à côté de lui
dans ce nouveau combat anti-communautariste, Dieudonné pense à
Kémi Seba, le fondateur de la Tribu Ka, qui est bien entendu anti-communautariste,
comme chacun le sait.
Son spécialiste des relations internationales
et des vols spatiaux habités pourrait être Thierry Meyssan, auteur
de L'Effroyable Imposture qui conteste la version officielle des
attentats du 11 septembre 2001.
Au détour d’une phrase, Dieudonné
lâche enfin la véritable raison de sa candidature. « On
m'interdit de travailler, de nourrir mes cinq enfants, je n'ai pas d'autre
choix que d'aller me battre sur le terrain politique ».
Il est vrai que les avantages en nature d’un député
européen comprennent la gratuité des transports ferroviaires.
Il va pouvoir en faire, des conférences. Seul le bus pour les tenir
lui sera facturé (lire).
Et les voyages en avion, et les indemnités
conséquentes….
S’il est élu, il empochera 15 496 euros
par mois pour rémunérer ses assistants. Il faut rajouter à
cela les frais de bouche et le salaire. De quoi entretenir son théâtre
et sa nouvelle SARL, les Productions de la Plume.
Bien entendu, il clamera partout qu'être antisioniste
ne signifie pas être antijuif. Seuls les haineux et les crétins
feront semblant de le croire.
Mais tout ceux qui le rejoindront, les déçus
de la liste Europalestine de 2004, tout ceux qui disaient « Pas
de paix en Europe sans justice au Proche-Orient » ne pourront plus
jamais dire qu’ils ne savaient pas.
Ils rejoindront un raciste et se battront pour lui.
Il faut savoir choisir son camp.
Ces Israéliens manquent décidément
de la décence la plus élémentaire.
Les 1300 morts de Gaza ne leur
suffisent pas. Ils continuent à tirer les Palestiniens comme des lapins.
63 % des internautes ne lisent que les
titres des dépêches sur leur fil d’info habituel. C’est
ce qui ressortait il y a quelques mois d’un « sondage » en
Scandinavie. Ils ne prennent pas la peine de cliquer sur le titre pour lire
l'article en entier.
Cela fait le bonheur des agences de presse
et de leurs employés aux « écritures », ceux qui sont
chargés de rédiger les titres, les petits chefs.
63 % des internautes se diront qu’Israël,
c’est habituel, continue le massacre, le génocide, comme
l’affirme Leila Shahid.
Elle n’en a bien entendu pas souffert
personnellement, de ce génocide. Mieux, ce génocide
lui permet de vivre confortablement aux frais du contribuable européen.
100.000 euros par an, tout de même ! (Lire
sur Primo)
Autre considération : un peuple
qui s’est multiplié par 5 en 50 ans n’est pas « génocidé
».
Il faut donc descendre à l’intérieur
de l’article pour avoir l’explication du titre.
« Un Palestinien a été
abattu mercredi au nord de Ramallah, en Cisjordanie, ........ alors qu'il lançait
des bombes sur des véhicules de l'armée israélienne, a
annoncé Tsahal ».
Le fait de lancer des bombes sur des véhicules
ne peut être raisonnablement considéré comme une occupation
inoffensive.
Dés lors, une réponse musclée
parait logique, même si, on peut le regretter, elle se termine par la
mort d’un homme.
Mais 2/3 des lecteurs auront retenu qu’Israël
a descendu un Palestinien.
Et c’est ce qui importe, pour une
agence de presse.
Surtout lorsque celle-ci fait bien attention
à ne jamais donner les vrais chiffres de l'offensive à Gaza. Les
1300 morts proclamés par le Hamas ne sont en fait que 630.
Ce sont 630 morts de trop...mais ce sont
surtout 600 de moins que la propagande du Hamas a fait gober au monde entier.
Cette nuit, 14 mars 2009, 4 roquettes
ont été tirées depuis Gaza sur des civils israéliens.
Pas un mot sur les principaux portails
d'information.
Suivant l’exemple des Etats-Unis
et du Canada, l’Italie boycottera aussi la Conférence de l’ONU
« DURBAN II » sur le racisme, prévue à Genève
du 20 au 25 avril. Elle conteste les « déclarations agressives
et antisémites » contenues dans les propositions de déclarations
finales.
Le Ministre des Affaires Etrangères,
Franco Frattini, l’a annoncé après une rencontre bilatérale
avec sa collègue israélienne Tsipi Livni en marge du Conseil des
Affaires Etrangères à Bruxelles.
« La délégation
italienne ne participera pas à la suite des travaux de Durban II »
a dit Frattini, expliquant que la décision pourrait être remise
en cause si le texte - qui actuellement contient « au moins deux propositions
inacceptables » - se voyait modifié.
Selon le titulaire de la Farnesina, même
le Danemark, la France, la Hollande et la Belgique sont prêts à
retirer leurs délégations.
Le premier Ministre François Fillon
a dit que la France « n’accepterait pas que l’Etat d’Israël
soit stigmatisé, que sa politique soit calomniée, et si nécessaire
qu’il se retirerait ».
Approbation d’Israël
Un porte parole du Ministère des
affaires étrangères de Jérusalem, Andy David, a dit qu’Israël
« se réjouit de cette décision de l’Italie qui
s’est rendu compte que rien de positif n’émergera de cette
conférence ».
Margherite Boniver, député
du PDL et présidente du Comité parlementaire Schenguen, Europol
et immigration en est satisfaite: « De l’expérience dramatique
de la première session de Durban, on avait compris que les intentions
de pays comme la Libye et l’Iran étaient de transformer la conférence
en une grande pantomime, théâtre d’une orgie antisémite
et anti-occidentale, capable de bouleverser la réalité de façon
dramatique. »
Le sous secrétaire aux affaires
étrangères, Enzo Scotti, a dit que la conférence de Durban
« constituait une occasion unique de faire le point sur nos efforts
dans la lutte contre le racisme et la discrimination et de renouveler notre
engagement en la matière. Il est fondamental que les négociations
ne dévient pas de cet objectif. Si tel est le cas, l’Italie est
prête à continuer à s’engager dans ce processus. Nous
ne pouvons permettre que cette occasion soit occultée par des priorités
politiques ou idéologiques ».
L’ébauche du texte final
de la conférence de l’ONU sur le racisme contient des accusations
terribles contre Israël. La politique dans les territoires palestiniens,
peut-on lire à propos du texte préparatoire sur le site de Haaretz,
constitue « une violation des droits humains internationaux, un crime
contre l’humanité et une forme contemporaine d’Apartheid
».
La conférence est une suite de
ce qui s’est déroulé en 2001 à Durban en Afrique
du Sud, dans un crescendo de polémiques entre la requête d’un
dédommagement pour l’esclavage aux Etats-Unis et la mise sur le
même plan de « racisme et sionisme ».
Les Etats-Unis et Israël ont quitté
l’assemblée. Cette fois, ils ont annoncé préventivement
qu’ils désertaient ce rendez vous.
Certains à l’ONU cités
dans Haaretz, font allusion au fait que l’Iran et la Syrie ont pris la
direction de la rédaction du projet, et l’impression diffuse que
de nombreux pays arabes et musulmans veulent utiliser la conférence pour
attaquer Israel.
Dans d’autres propositions du texte,
s’exprime « une profonde préoccupation pour les discriminations
raciales commises par Israël contre les palestiniens, et les citoyens syriens
du Nord du Golan occupé ».
Israël se voit accusé de «
Torture, de blocus économique, de graves restrictions de mouvements
de fermeture arbitraires des frontières » et se voit défini
comme « une menace pour la paix internationale et la sécurité
».
Corriere della Sera, 6 mars 2009
Trad : Josiane Sberro pour Primo
Brèves 28-02-2009 : Durban 2 sans les USA de Barak Obama
Durban
2 sans les USA de Barak Obama
Après le Canada et Israël, qui ont annoncé
leur volonté de ne pas participer à cette mascarade, la participation
des Etats Unis à Durban 2 est de plus en plus incertaine.
« Les Etats-Unis ne participeront pas à
la Conférence "Durban II" de l'ONU sur le racisme, qui doit
se tenir fin avril à Genève », a indiqué un
responsable du département d'Etat sous le couvert de l'anonymat. Présents
lors des réunions préparatoires, il semble que les USA n’aient
pas obtenu assez de garanties sur le contenu et les thèmes de la conférence.
"Nous ne nous engagerons pas
plus avant dans le processus de Durban II", a déclaré
à l'AFP ce haut responsable.
Pourtant, il y a quelques jours, la nouvelle
administration américaine semblait bel et bien décidée
à reconsidérer ses positions. Une petite révolution de
palais, puisque l’équipe Obama semblait ne plus exclure de rentrer
dans le nouveau Conseil des Droits de l’Homme.
Mais les choses ne se sont pas passées
comme prévu.
Principaux points d’achoppement
: l’Organisation de la conférence islamique défend mordicus
le concept de diffamation des religions dont les occidentaux ne veulent pas
entendre parler.
Le texte proposé par les pays musulmans
limite ce qu'ils décrivent comme la diffamation des religions, mais les
pays occidentaux ont exprimé leur difficulté à accepter
en raison de « l'impact négatif potentiel sur la liberté
d'expression ».
C’est le moins que l’on
puisse dire !
Le programme
de cette conférence fait la part belle, si l’on peut dire, au conflit
israélo-palestinien en critiquant, comme prévu, le sionisme, la
politique d’Israël et tout ce qui déplait souverainement aux
pays arabes.
Lesquels ne peuvent pas dire leur haine
des Juifs dans une conférence contre le racisme. Ce serait trop voyant.
La solution est de délégitimer la démocratie israélienne
et l’existence même de ce pays.
La Conférence "Durban II"
sur le racisme doit se dérouler du 20 au 24 avril au Palais des Nations
à Genève. Elle doit assurer le suivi de celle qui s'était
déroulée en 2001 dans la ville sud-africaine et qui s'était
terminée dans la confusion et sur des accusations d'antisémitisme.
Au cours de ce colloque en 2001, les insultes
antisémites, notamment relayées et organisées par la Ligue
arabe et quelques partis politiques européens, avaient provoqué
le départ des délégations américaine et israélienne.
Paniqué, le Haut Commissaire des
Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, a appelé les Etats
membres de l'ONU à dépasser leurs différences et d'unir
les efforts pour affronter le racisme et la xénophobie. Plus prosaïquement,
elle tente de sauver sa conférence, décrédibilisée
à l’avance par l’absence de pays comme le Canada, Israël
et maintenant les USA.
Seulement, la proposition de texte final
contient une critique d’Israël ainsi qu’un appel à réparation
pour les peuples ayant souffert de l’esclavage.
Comme chacun le sait, nul racisme n’existe
dans les pays musulmans. De même, les arabo-musulmans ne se sont rendus
coupable d’aucun crime lié à l’esclavage. Lorsque
le commerce triangulaire faisait la fortune d’armateurs européens,
les envahisseurs arabes en Afrique ne pratiquaient pas les razzias afin d’approvisionner
ce commerce.
De la même manière, chacun
le sait également, les arabes n’ont pas envahi le Maghreb et l’Afrique
noire pour la dépouiller de sa jeunesse emmenée en esclavage dans
les pays arabes.
Chacun le sait.
Miss Pillay affirme, contre toute évidence,
que « nous avons besoin de travailler ensemble en toute bonne foi,
avec un esprit ouvert et constructif »
L’ouverture appelée de ses
vœux n’a semble-t-il pas été à l’ordre
du jour. Les USA bouderont certainement, à moins d’une contorsion
de dernière minute, les débats de cette assemblée.
La France, pour l’instant, ne semble
pas avoir de position tranchée. Il faut dire que c’est en avril
et que Genève est fort jolie au sortir de l’hiver.
Brèves 24-02-2009 : Belgique, on nie le génocide arménien
En Belgique, on nie le génocide
arménien
Le Comité des Arméniens de Belgique, Ibuka
et le CCOJB demandent le renvoi d'un professeur négationniste
Le Comité des Arméniens de Belgique, Ibuka et
le Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique (CCOJB)
réprouvent l'agréation par le Ministre de l'Education de la Communauté
française d'un imam négationniste en qualité de professeur
de religion islamique.
Le 9 février 2007, à l'école primaire
de Thulin (Hainaut), Semsettin Ugurlu, imam à Quaregnon et professeur
de religion islamique, a contesté une animation financée par la
Communauté française, sur le thème du Journal d'Anne Frank.
En présence des élèves de l'école, le professeur
a en effet pris à partie l'animatrice quand celle-ci évoqua le
génocide des Arméniens. La séance dut être interrompue.
Les faits ne paraissent pas avoir été dénoncés
par le chef d'établissement pourtant témoin de l'incident, et
aucune sanction n'a encore été prise.
Le 10 septembre 2008, le Comité des Arméniens
de Belgique a rapporté les faits au Ministre et demandé le renvoi
du professeur.
Ces demandes demeurent à ce jour sans réponse,
malgré un rappel par voie recommandée.
Sous le titre "Le génocide arménien embarrasse
l'EMB", l'hebdomadaire Le Vif/L'Express a, dans son édition du 9
janvier 2009, évoqué les faits et révélé
que fin 2007, "la Communauté française adressait à
ses inspecteurs des cours de religion islamique une lettre pour attirer leur
attention sur l'évocation du génocide des Arméniens (en
1915-1916, 1,5 million de membres de cette minorité chrétienne
furent massacrés par l'Empire ottoman)".
S'il ne fait ainsi guère de doute que l'administration
a une parfaite connaissance du problème, il lui reste encore à
prendre les mesures utiles pour préserver nos jeunes d'un enseignement
négationniste qui tue encore en Turquie et a manqué de tuer à
Saint-Josse-ten-Noode en octobre 2007.
Le Comité des Arméniens de Belgique, Ibuka et
le CCOJB attendent du Ministre compétent:
- le renvoi du professeur Semsettin Ugurlu;
- des directives précises transmises aux chefs d'établissements
afin que tout éventuel incident de ce type soit, à l'avenir, sanctionné
sans retard et de manière exemplaire;
- des critères plus sévères de sélection des professeurs
et de tous ceux auxquels la Communauté française confie l'éducation
et l'instruction de nos jeunes;
- l'étude obligatoire du génocide des Arméniens dans le
cadre du cours d'Histoire consacré au chapitre de la Première
Guerre mondiale.
Joël Rubinfeld, Président du CCOJB Albert Gakumba Hangu, Président d'Ibuka-Mémoire
et Justice Michel Mahmourian, Président du Comité des Arméniens
de Belgique
Brèves 17-02-2009 : Libye : tourisme de masse non souhaité
Humour libyen : tourisme de masse
non souhaité
«Personnellement, je préfère
que la Lybie ne soit pas un pays touristique, de tourisme de masse, car le tourisme
de masse va aggraver la situation».
Honni soit qui mal y pense. L’homme
qui s’exprime ce mercredi matin sur France-Info, d’une belle voix
un peu sourde (ne vous précipitez pas jeunes imprudentes) n’est
pas un cynique.
Non, il ne déplore pas le manque
de place dans les prisons de Tripoli ou de Koufra. Il semble penser à
d’autres infrastructures pour accueillir les étrangers.
Il est vrai que ces derniers sont bien
difficiles. Des Bulgares ont même osé se plaindre de l’hospitalité
lybienne, en faisant grand tapage.
Les gens sont si méchants. Si attachés
à leur confort et à leurs petites libertés et d’un
douillet ! Mais c’est un fait : ils boudent la Lybie.
Par chance, deux témoins viennent
égayer le reportage et ce constat mélancolique.
Certes, ils ne semblent pas très
éveillés. Allusion à l’heure matinale. Honni soit
etc…
Ne jamais se moquer de son prochain, au
pire le discriminer positivement.
D’ailleurs Katia, c’est le
prénom de l’intervenante, nous l’affirme : ses amis l’ont
seulement crue folle quand elle a parlé de son projet de villégiature
en Lybie. Ils imaginaient que la pauvrette se ferait enlever.
Crainte ou désir inconscient ?
L’intervieweur ne se hasarde pas à poser la questions. Un seul
sujet délicat à la fois.
Son compagnon – si ce n’est
lui c’est donc son frère – surenchérit : le pays n’est
pas inquiétant. Il a eu « un contact avec les gens qui n’est
pas celui qu’on pouvait attendre en fonction de l’image qu’on
en a en France ».
Malheureux libyens, ils doivent supporter
un despote. Il leur faudra maintenant ajouter les touristes qui se croient observateurs
à la liste des déplaisirs .
Mais la remarque est mesquine. Mea culpa
(kulpa en pays communistes).
Cessons donc de jaser à
propos des dictatures.
Chantons les chaînes de l’amitié
entre les peuples. Soyons les apôtres de la très sainte alliance
des civilisations. Voyageons.
Tant de belles destinations nous attendent
dont la France nous donne si méchante image : le Soudan, Haïti,
la Corée du Nord, Gaza pour les rêveurs… On ne saurait toutes
les énumérer. Comme c’est injuste !
Et pour s’entrainer à la
bonne humeur, écoutons sur France-Info ce petit morceau d’anthologie
: le reportage
de Sarra Gachani.
Brèves 13-02-2009 : Un Cheikh en blanc pour la St Valentin
Un cheikh en
blanc pour la Saint Valentin ?
Oui, mais s’il déclare sa
flamme, c’est sur le mode hallucinatoire. Rassurez-vous, il semble trop
soucieux de santé pour avoir absorbé des substances du même
nom.
Car le cheikh égyptien Hazem Shuman,
de son doux nom, « met en garde les jeunes musulmans contre ‘le
virus de la Saint-Valentin’, plus dangereux que le SIDA ou le choléra.
»
Non content de détruire les âmes
en chantant l’amour, ce saint virus chagrine le ciel. Tout aussi scandaleux,
il réjouit les Juifs et les Chrétiens, ces chenapans aimants.
Quelle offense !
Pour découvrir tout le bien que
notre prédicateur pense de ces derniers, lire l’article que publie
le site DesInfos.
Il faut noter que les incroyants et les
athées qui doutent – ces grands méconnus - semblent épargnés
par ce rouge courroux.
Des
avions de l’armée turque ont bombardé des tribus kurdes
dans le nord de l’Irak ces derniers jours.
Cette guerre entre le PKK et la Turquie
a causé 44.000 morts depuis 1984, soit dix fois plus
que les opérations d’Israël dans les Territoires.
Les avions turcs ont pénêtré
dans l'espace aérien irakien, avec l'autorisation de ce gouvernement.
Au moment ou nous écrivons ces
lignes, on ne signale aucune manifestation dans les rues de Paris et en province.
C'est une bonne nouvelle pour
le shopping.
Les français pro-palestiniens (comités
France Palestine, PCF, NPA-LCR, Verts, Hamas, Hezbollah, Musulmans de France,
UOIF) pourront tranquillement profiter du dernier week-end de solde.
Il faut dire qu'ils ont failli tout rater
en janvier. Et, ce samedi, c'est à 70, voire 80 % pour cause de démarque
exceptionnelle.
Ils ont raison. En ces temps de vive préoccupation
sur le pouvoir d’achat, il y a certaines choses avec lesquelles on ne
plaisante pas.
Brèves 23-01-2009 : L'une aurait de l'humour, l'autre pas
L’une
aurait de l’humour, l’autre pas
Les
seconds rôles en politique c’est un peu comme au cinéma :
leur qualité participe à celle du film. Les Anglais ne s’y
trompent point, qui les appellent ‘supporting actors’.
Les mésaventures d’un Président
qui sortit et celle d’une candidate au poste qui eût aimé
entrer nous le confirment ce matin. Elles apportent la touche de détente
nécessaire entre deux scènes d’action confiées aux
comédiens plus chevronnés.
Drame chez les Chirac titrent
les gazettes. Il y a trahison dans l’air. Le bichon maltais s’enrage
dans l’appartement longuement prêté par les Hariri. Non,
rassurez-vous, il n’est pas anti-Libanais. Ce serait trop ingrat.
Il a seulement planté ses dents
dans son maître. Le vilain (le chien) ! Mais le délicat : il a
respecté sa maîtresse. Délicate attention !
Cher Sumo (le bichon) qui sait qu’on
ne doit pas mordre une femme, même avec une fleur carnivore.
Le parc de l’Elysée lui manque.
Petite âme bucolique chassée du Paradis. C’est affreusement
injuste.
Est-ce sa faute à lui s’il
a la canine aventureuse ?
En
contrepoint à ce mélodrame bourgeois, une bonne nouvelle : Marie-Ségolène
Royal aurait de l’humour. Et un tout petit ego (lire sur Primo La
muse du département).
Ces détails ayant échappé
au journaliste qui l’interrogeait, comme aux moqueurs qui le lurent, elle
s’en explique longuement dans un article du Monde.
Ce doit être de l’humour au
énième degré. Un peu comme les ultrasons. Toutes les oreilles
ne peuvent le percevoir. Mystères de la création.
Espérons que le bichon maltais
s’en divertit. Le malheureux est sous anti-dépresseur.
Son pharmacien particulier ne pouvait
ignorer que chez les chiens, le Prozac a pour effet de diminuer l’agressivité.
Le Bichon n’a pas apprécié : riposte disproportionnée
!
Brèves 21-01-2009 : La télé canadienne, ça nous change !
Une bonne leçon venue du
nouveau monde
Primo a reçu
plusieurs fois ce document. Il est exceptionnel.
Un journaliste fait son travail. Une chaine
de télévision canadienne, TQS, fait un vrai travail d'information,
avec une réelle liberté de ton. André Arthur, célèbre
animateur de télévision, reçoit Sylvain Bouchard, l'une
des voix les plus écoutées dans une radio québécoise.
Attention, amateurs du politiquement
correct, s'abstenir
L'émission
NB : Patientez quelques instants, une publicité précède
ces deux extraits
Merci à
nos amis internautes qui ont communiqué ces deux documents
Primo adresse
ses félicitations à ses cousins du Québec qui, s'ils exercaient
leur travail en France,
feraient sans doute l'objet d'une condamnation pour "islamophobie",
certainement.
7 mineurs de confession juive agressés
à la sortie d'un restaurant cacher de Créteil le 18/1/09
à OH30.
Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme dénonce
et condamne l’agression à caractère antisémite commise
le 18 janvier 2009 vers 0H30 contre des jeunes gens ,6 mineurs de confession
juive qui sortaient d’un restaurant cacher , reconnus comme juifs de ce
fait, frappés et blessés.
Selon des témoins ,les auteurs
,une vingtaine d’individus décrits comme d’origine maghrébine
,africaine,voire européenne,ont attaqué les adolescents juifs
en criant PALESTINE VAINCRA ON VOUS TUERA TOUS A MORT LES JUIFS
...
Nous saluons l’action immédiate de la police qui a interpelle 7
auteurs antisémites.3 jeunes juifs blessés, ont été
conduits à l’UMJ qui a prescrit des ITT pour deux d’entre
eux respectivement de 5 jours et de 1 jour.
Nous recommandons aux victimes de
déposer plainte cependant, le climat qui s’installe ne rassure
pas les parents des victimes qui par crainte de représailles, ne veulent
pas en l’espèce déposer plainte, craignant que les agresseurs
ou leurs complices non encore arrêtés, ne s’attaquent encore
à leurs enfants. Nous demandons que des peines sévères
exemplaires et dissuasives soient prononcées contre les agresseurs antisémites.
2) Lire la version de l'AFP et faire l'exercice qui suit :
18/01/2009 21:40
CRÉTEIL (AFP) - Sept interpellations après
l'agression de 2 adolescents près d'un restaurant casher
Sept jeunes,
dont six mineurs, ont été interpellés dans la nuit de samedi
à dimanche à Créteil après l'agression de deux adolescents
juifs de 16 ans près d'un restaurant casher, a-t-on appris de sources
concordantes.
Cette agression,
dont l'origine n'est pas encore déterminée selon la préfecture
du Val-de-Marne et la police, a été dénoncée comme
"antisémite" par le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme
(BNVCA).
Dimanche
vers 00H10, une vingtaine de jeunes ont agressé deux adolescents près
d'un restaurant de la Place des Abymes, à Créteil, où se
trouvent de nombreux restaurants casher, selon une source policière.
Les deux
victimes, âgées de 16 ans, qui ne portaient pas de signe religieux,
ont été frappées, l'une au flanc, l'autre au niveau du
visage. Des incapacités totales de travail (ITT) de 5 jours et un jour
leur ont été délivrées, a précisé
la même source.
Cinq auteurs
présumés ont été interpellés peu après
les faits, tandis que deux autres ont été arrêtés
une heure plus tard par une patrouille de police. Ils ont été
placés en garde à vue.
Les victimes
et les jeunes interpellés étant tous originaires de Créteil
et sensiblement du même âge, la police n'excluait pour l'instant
aucune hypothèse, y compris celle d'une "vengeance" après
un précédent différend.
L'origine
de l'agression n'est pas encore déterminée, a souligné
la préfecture du Val-de-Marne. Les déclarations des victimes font
état "d'expressions" qui "laissent à penser"
à une agression antisémite, mais les auteurs présumés
nient, a-t-on ajouté.
Selon le
BNVCA, les agresseurs présumés ont crié lors de l'agression
"Palestine vaincra, on vous tuera tous, à mort les juifs".
Le BNVCA affirme tenir ces précisions de source policière.
3) Exercice d'application :
Information : six adolescents d'origine maghrébine
ont été agressés par une vingtaine de jeunes blancs alors
qu'ils sortaient de la mosquée. Ils ont été roués
de coups et traités de sales musulmans.
Sujet : rédigez un récit
de l'incident à la manière de l'AFP
4) Corrigé:
Les deux victimes et les jeunes interpellés
étant tous originaires de Créteil et sensiblement du même
âge, la police n'excluait pour l'instant aucune hypothèse, y compris
celle d'une "vengeance" après un précédent différend.
L'origine de l'agression n'est pas
encore déterminée, a souligné la préfecture.
Un dossier complet actualisé à imprimer
ou à télécharger sur son ordinateur.
Ce dossier a été élaboré par
le Centre d’information sur les renseignements et le terrorisme et date
de Janvier 2009.
Il y est question notamment de l'exploitation des civils comme boucliers humains
par le Hamas. Photos, cartes, vidéos à l'appui pour ceux qui ont
envie de comprendre.
Que les autres veuillent bien recevoir ici l'expression
de nos plus cordiales salutations.
Qui a dit : «[Je comprends]
qu’un certain nombre de gens soient perturbés, choqués [car]
on ne voit que les photos des bavures puisqu'ils s’arrangent bien-sûr
non seulement pour qu’il y ait des cibles militaires à côté
d’hôpitaux, d’écoles ou de mosquées, mais ils
s’arrangent avec certaines télévisions pour ne montrer que
ça… [J’appelle à] l’extinction de ce système
terroriste ».
Alors ?
BHL dans son dernier édito du Point
?
Claude Goasguen à la tribune de
l’Assemblée Nationale ?
Enrico Macias au micro d’une radio
juive ?
Non, vous n’y êtes pas…
Il s’agit de l’ancien Ministre
des Affaires étrangères socialiste, Hubert Védrine !
Oh, tempérez votre enthousiasme
! Védrine n’a pas été subitement touché par
la grâce.
Cette déclaration surprenante est
extraite d’une intervention radiophonique du 30 octobre 2001 sur France
Inter au journal de 20h00.
Védrine reconnaissait l’utilisation
cynique des civils par les organisations terroristes mais il ne parlait pas
du Hezbollah ou du Hamas : il parlait des Talibans combattus en Afghanistan
par les alliés.
Pour Védrine, une vérité
ici ne l’est pas forcément là.
Allez ! Encore un petit effort intellectuel,
Monsieur le Ministre, et vous allez découvrir l’unicité
du Djihad, la pulsion de mort dans le monde islamiste et le danger que court
ce bateau dans lequel, vous aussi, êtes embarqué.
Vous allez finir, comme nous le faisons
à Primo, par appeler à «l’extinction de ce système
terroriste».
"90 minutes" est une émission
de reportage sur Canal + avec laquelle Primo a déjà eu quelques
franches explications. Il y a 6 ans (mars 2003), nous avions demandé
à ce que certains visages soient "floutés" comme on
dit dans le jargon.
La responsable de l'émission, Emilie
Raffoul, après en avoir discuté longuement avec nous, nous avait
donné en partie satisfaction.
Il s'agissait de respect de la vie privée
de deux membres de Primo filmé lors d'un rassemblement tout à
fait pacifique. Les images ensuite avaient été montées
de manière à laisser entendre qu'il s'agissait d'une autre manif,
plus "agitée".
Erreur ? Méconnaissance
?
Nous n'avons pas jugé utile de
poursuivre plus avant.
Certaines méthodes afin d'obtenir
du "sensationnel" nous paraissent à l'opposé de la déontologie
journalistique.
Cependant, on ne peut juger une émission
que sur la durée. Et l'ensemble du travail accompli par cette émission
et ses journalistes est plutôt de bonne facture.
Trois journalistes de l'émission
s'étaient présentés devant les grilles d'une école
coranique du mouvement Tabligh, installée au château de Ville-Maindans
à Grisy-Suisnes (Seine-et-Marne). Il semblerait qu'une partie de ce reportage
ait été interdit d'antenne. Mais cela reste à vérifier.
La censure chez Canal ? Vous n'y pensez pas !
Le reportage
se termine mal pour l'un des preneurs de son.
Le mouvement Tabligh (("transmission"
en arabe) s'est donné une mission : réislamiser les banlieues.
Les "tablighs" seraient à l’origine de plus de la moitié
des 1600 mosquées de France d'où leur place privilégiée
au sein du CFCM.
Mais l'histoire de ce mouvement n'est
pas forcément pacifique : en octobre 2004, vingt-quatre personnes ont
été arrêtées depuis lundi en région parisienne
dans les milieux proches du Tabligh, un mouvement musulman d’origine indienne
fortement implanté en France.
L’enquête ouverte pour "blanchiment
en bande organisée, travail dissimulé, abus de biens sociaux et
escroquerie aux Assedic" visait des malversations financières
dans une quinzaine de sociétés de transport et de messageries
de la banlieue parisienne.
Selon le journal le Parisien,
ces malversations auraient permis aux protagonistes de dégager environ
1,6 million d’euros d’argent liquide par an, dans un but encore
indéterminé. L’une des pistes de l’enquête est
le financement du mouvement Tabligh ("transmission" en arabe), et
les "voyages d'études" de jeunes musulmans au Pakistan.
Depuis cette affaire, ce mouvement se
fait discret d'où un agacement notable en face de la caméra.
Voici une vidéo fournie par Fox
News que vous ne verrez pas sur nos médias européens. Cette vidéo
ne sera pas diffusée par France 2 car cette chaine de télévision
a, aux dires d'Arlette Chabot, pris toutes les précautions pour ne plus
diffuser de reportage tendancieux.
Nous sommes tout à fait rassurés.
Dans les véhicules interceptés
par Tsahal se trouvait un bien curieux chargement.
Dans des camions bourrés d'aide
médicale de première urgence, de médicaments, de nourriture
et de carburant à destination des habitants de Gaza, l'ONU et la Croix
Rouge ont également pensé au confort des combattants du Hamas.
La preuve en images
Ce reportage montre également que
le point de passage qui permet aux convois d'aide humanitaire d'entrer à
Gaza sont régulièrement la cible des islamistes. Mais cela non
plus, vous ne le verrez mentionné nulle part.
C'est ce que certains nomment la transparence
et l'impartialité des médias.
La RATP a fixé des affichettes
sur les arrêts du bus 76 pour annoncer des perturbations le samedi 10
janvier, en raison "d'une manifestation de solidarité avec la
Palestine".
A ma connaissance, c'est la première
fois que la RATP indique ainsi l'objet d'une manifestation. Elle ne s'y prendrait
pas autrement si elle voulait inciter ses usagers à y participer.
Les mots "solidarité avec
la Palestine" ne sont même pas mis entre parenthèses.
Ils sont pourtant choquants, à plusieurs titres.
D'abord, la Palestine n'existe pas, à
l'heure actuelle, en tant que pays ou Etat : il n'y a que des Territoires palestiniens
autonomes, gouvernés par l'Autorité palestinienne.
Ensuite, il n'y a pas en ce moment, au
Proche-Orient, un conflit entre Israël et la Palestine, mais un conflit
entre Israël et une organisation, le Hamas, qui s'est emparé par
la force, à l'issue d'une guerre civile, de l'un des territoires relevant
de l'Autorité palestinienne.
Enfin, cette organisation a pour programme
la destruction d'Israël, la guerre sainte contre tous les non-musulmans
et les musulmans modérés, l'instauration d'une théocratie
ne tenant compte ni des droits de l'homme, ni de ceux de la femme ; et pour
méthode le terrorisme contre des civils (y compris les attentats suicide)
et le bombardement de localités civiles.
Si les autorités de police ont
jugé bon, pour des raisons quelque peu opaques et certainement discutables,
d'autoriser une manifestation en faveur du Hamas à Paris, est-il tolérable
que la RATP, établissement public, lui donne de la publicité et
ignore les sentiments que cette organisation totalitaire suscite chez de très
nombreux Parisiens ?
France 2, à bout d'images, relaie
une fausse vidéo d'un bombardement à Gaza. Selon la rumeur, il
ne saurait être question d'attribuer cette vidéo à Talal
Abou Rhamé, son caméraman officiel. Il était certainement
en congé à ce moment là.
Trêve des confiseurs ? récupération
du temps de travail ?
Des images amateur, diffusées au
JT de 13 heures lundi pour illustrer l'offensive israélienne, datent
en fait de 2005. Et il s'agissait "d'un accident de travail"
du Hamas.
Le Post, le site Internet qui
monte et qu'on ne saurait qualifier de pro-israélien, eu égard
à nombre de ses articles, démonte la supercherie. Lire
Certainement, France 2 s'excusera, en
3 secondes, d'ici un mois ou deux. Peu importe, le mal sera fait. Et l'on taxera
Israël d'Etat terroriste qui tire sur des civils.
France Palestine affichera en grand ces
photos lors de ces manifestations un peu partout en France puis dira ensuite,
comme Charles Enderlin : "Peu importe, il s'agissait de rendre compte
d'une réalité".
Bah ! Même si ces images n'avaient
pas été diffusées, l'accusation existerait quand même.
Un homme attend longuement son admission dans un service d’urgence.
Quand il y est accepté, c’est trop tard. Une enquête est
ouverte. Elle confirme… que le malade était en très mauvaise
santé.
De plus, non content de défier la science, il s’était
permis d’insister auprès de plusieurs hôpitaux.
Attitude aussi irrévérencieuse qu’inutile
: moins gracieux que l’Amour, mais renouant avec une plaisante tradition
théâtrale, le parquet d’Evry a livré son diagnostic.
Soit, le patient est mort, mais « vraisemblablement
si on avait trouvé une place [dans un service hospitalier], ça
n'aurait pas changé les choses ».
Molière eut-il désapprouvé ? La Lisette
de L’Amour médecin ne soufflait-elle point la réponse il
y plus de trois siècles :
« Que voulez-vous donc faire, Monsieur, de quatre
médecins ? Il n'en suffit pas d'un pour tuer une personne ? »
*
Plus audacieux, ou plus soucieux d’économies,
nos contemporains affinent le raisonnement. Un seul, c’est déjà
trop.
Les hommes ne sont-ils point mortels ? À quoi bon s’obstiner
à modifier le cours des choses. Pourquoi chercher à recevoir les
soins d’un praticien ou d’un autre ?
S’il y a des mécontents, la médecine légale
est là pour donner la réplique.
Logique qui certes jette un froid. Mais en ces temps de crise…
Imaginez un pays démocratique à l'orée
d'importantes élections législatives. Un pays qui subirait, dans
le même temps, de la part d'un voisin, d'incessantes attaques aux missiles
et aux obus de mortier. Des centaines en quelques jours. Mettant les nerfs de
la population visée à vif, semant la terreur et la peur.
Que suggéreriez-vous en tant que citoyen de ce pays?
D'attendre stoïquement et avec patience que vos adversaires épuisent
leurs munitions? D'attendre qu'ils se lassent et daignent enfin passer à
la table de négociation?
C'est la question que se sera posée, ces jours, plus
d'un homme de bonne volonté en voyant le Hamas pilonner avec systématique
l'Etat hébreu.
28 décembre : 8 morts dans l'explosion
d'une usine de fabrication d'armes dans la province d'Isaphan, au centre de
l'Iran. La déflagration, survenue à 22h40, heure locale, a détruit
une partie de la ligne de production.
La province d'Isaphan regroupe des éléments
du programme nucléaire iranien, notamment la centrale de Natanz. L'agence
d'informations iranienne a annoncé la destruction de l'usine avant de
retirer la nouvelle précipitemment, probablement sur ordre du régime.
BFM TV a annoncé cette explosion
dans son texte défilant durant quelques heures.
L'usine visée fabriquait du matériel
biologique, chimique et même, selon la même source, des composants
du programme nucléaire iranien.
Il est clair qu'il s'agit d'une opération
de sabotage de l'Hamisrad ["bureau", tel que le Mossad est nommé
à l'interne]. Drzz.info avait couvert une autre opération de l'Institut
dans la même province.
Le 15 janvier 2007, le professeur Ardeshir
Hosseinpour, directeur du centre de recherche nucléaire d'Isaphan, avait
été éliminé dans une attaque au gaz menée
par des "combattants" israéliens.
Ajoutons que la nature du site visé
rappelle une autre opération à succès du service, celle
du 26 juillet 2007 lorsque les commandos du Mossad ont fait sauter une fabrique
de Scud C contenant des agents chimiques. Le site était caché
dans la base militaire top secrète de Moussallamiya, au nord d'Alep (Syrie),
mais le Mossad avait pu l'infiltrer.
Ce sabotage avait tué plusieurs
dizaines d'ingénieurs et de conseillers militaires iraniens dépêchés
auprès d'Assad. L'explosion d'hier, à Isaphan, relève à
l'évidence du même mode opératoire.
Remarquable opération que cette
nouvelle victoire contre l'Iran, passée inaperçue. Alors que les
commandos de l'armée s'activent à Gaza, où il ont pris
le Hamas par surprise, le Mossad s'attaque à la maison-mère du
côté de Téhéran.
En totale contradiction avec les mots
d’ordre des chefs du Hamas, de nombreux Palestiniens de la Bande de
Gaza ont ouvert un passage dans la frontière avec l'Egypte.
L’armée égyptienne
est mobilisée pour contrer un éventuel afflux de réfugiés.
Quelques heures avant, Le Hamas empêchait
des centaines de Palestiniens blessés de quitter Gaza pour être
soignés en Egypte. C’est ce qu’a déclaré
le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul
Gheit.
"On interdit aux blessés
de passer en Egypte, le seul pays avec Israël à avoir une frontière
avec la bande de Gaza, territoire contrôlé par le mouvement islamiste
Hamas », a dit M. Aboul-Gheit lors d'une conférence de presse
avec le président palestinien Mahmoud Abbas en visite en Egypte.
Interrogé sur les raisons de cette
interdiction, le chef de la diplomatie égyptienne a répondu: "Demandez
à ceux qui contrôlent Gaza. Nous attendons les blessés à
la frontière, ils ne sont pas autorisés à passer".
Israël a surpris le Hamas qui
ne s’attendait pas à une telle offensive un samedi, jour du Shabbat.
Sur les 230 tués à Gaza, 218 appartiennent directement au Hamas
et servaient sous ses ordres.
Qui sont les barbares ?
Moins de 30 minutes avant un raid israélien, Tsahal
a passé des milliers de coups de fil directement sur les portables des
habitants de Gaza vivant prés des cibles de l’aviation pour leur
demander d’évacuer. Ces coups de fils avaient pour but de sauver
un maximum de vies humaines civiles.
Autre chiffre : 160 tonnes de médicaments ainsi que
des produits de première nécessité ont été
livrés dans la matinée par Israël aux points de contrôle
de Gaza.
Tous les journalistes étrangers ont précipitamment
quitté la bande de Gaza, désormais bien moins accueillante du
côté de "l'hôtel Palestine".
De source bien informée, on nous fait savoir que, désormais, toutes
les nouvelles qui parviennent de Gaza aux médias étrangers sont
de source exclusivement palestinienne.
Autrement dit, elles proviennent directement des sphères
du Hamas.
Nous allons assister à un déferlement d'images insoutenables,
et de civils pris en otage, ce qui est loin de la vérité du terrain.
Comme au Liban en 2006 et les nombreuses désinformations dont quelques
unes seulement ont été découvertes, les ennemis d’Israël,
après avoir perdu la guerre du terrain, commenceront celle de l’info.
Ce n'est pas la moins dangereuse.
Les raisons de ce retrait précipité des journalistes
sont nombreuses. Tentons quelques hypothèses :
1 - Ils ont été prévenus par Israël
que les hostilités allaient prendre de l’importance et ne tiennent
pas à se trouver sur les trajectoires des balles, missiles et grenades.
2 - ils se sentent menacés par les Islamistes du Hamas,
ceux-ci trouvant qu’ils ne prenaient pas assez parti.
3 – Le Hamas veut avoir libre cours pour pratiquer ce
qu’il sait faire de mieux, la propagande.
En attendant, Israël a prévenu que Tsahal élargira
et approfondira ses opérations à Gaza autant que nécessaire,
y compris par des troupes au sol.
Brèves 22-12-2008 : Sdérot : avoir 11 ans sous les qassams
Avoir
11 ans sous les Qassams
De
Inbal Lieberman, 11 ans, habitante du kibboutz Nir-Am
Yediot Aharonot, 21 décembre 2008
Il est difficile
de se référer au « calme » de ces dernières
semaines comme s’il s’était agi d’une vraie trêve.
Au début peut-être, il n’y avait pas de roquettes Qassam,
et je me sentais plus en sécurité.
Mais ils
ont commencé à nous tirer dessus une fois de temps en temps, et
plus tard, ils ont tiré chaque jour – et nous n’avions nulle
part où courir nous cacher.
J’ai
ressenti que le pays tout entier nous mentait. Comment pouvait-il appeler cela
une trêve ?
Le sentiment
que nous avons est que rien n’est vraiment fait au sujet des Qassam, à
l’exception de la possible fortification de nos maisons. Je ne peux raconter
tous les rapports de gens blessés par les roquettes. Chaque jour, je
me demande encore et encore, "Que se passera-t-il aujourd’hui
? Combien de gens vont encore être blessé ou tué ?".
Je suis
inquiète chaque matin, chaque après-midi, chaque soir.
J’attends
avec anxiété la prochaine alerte « couleur rouge »
[alerte qui prévient les habitants israéliens 15 secondes avant
l’impact d’une roquette, NDLT], ou la prochaine explosion. Quand
j’entends l’alerte « couleur rouge », je pense toujours
à ma petite sœur, parce qu’elle a très peur et devient
toute pâle.
J’ai
le sentiment que le gouvernement ne pense pas assez à nous et ne comprend
à quel point nous souffrons. Les gens qui ne font pas partie du gouvernement
et qui ne vivent pas ici ne comprennent pas non plus ce que nous vivons.
Au début,
quand les roquettes Qassam ont commencé à exploser ici, j’étais
encore jeune et pas tellement effrayée, parce que je ne réalisais
ce qu’elles pouvaient faire. Maintenant, je suis de plus en plus effrayée,
parce que ça commence à durer, et avec le temps, je comprends
le genre de dommages que peut causer chacun de ces missiles.
Chaque fois
que j’entends l’alerte « couleur rouge », j’ai
peur qu’il arrive quelque chose, mais je garde ma frayeur en moi, et ainsi,
personne ne l’entend.
Je ne suis
pas sûre du tout que les gens de Gaza savent que nous voulons la paix.
Nous avons
besoin qu’ils le sachent, peut-être parce qu’ils veulent aussi
la paix. C’est peut-être simplement un malentendu entre les deux
côtés.
Après quelques mois passés
à la tête du 20h00, la grand-messe, on ne peut guère que
constater que Laurence Ferrari n’a toujours pas trouvé comment
rouler à plein régime. Pire encore, seuls les chevaux du mauvais
goût trottent allègrement dans ses commentaires et son langage
non verbal.
L’affaire des chaussures
lancées à la face de G.W Bush
Quoi que l’on puisse penser du sinistre
futur ex-Président des Etats-Unis d’Amérique, quels que
soient nos sentiments personnels et nos ressentis sur le personnage de plus
en plus controversé, quelles que soient les motivations qui ont poussé
ce journaliste irakien Muntadar al-Zaïdi à lui jeter ses chaussures
à la face, que l’on puisse trouver cela drôle ou non, rien,
pas même l’humour, ne justifie qu’une présentatrice
du journal télévisé - le plus regardé de surcroît,
vitrine d’une actualité qui se veut mondiale, factuelle et impartiale
– ne nous fasse part de son sourire appuyé le plus niais et non
dissimulé.
Et oui, l’incident
certes télévisé et multi-diffusé depuis sur toute
la toile et les télés du monde, nous est commenté comme
on commente un extrait de film comique.
Commenter une voie de
fait sur le Président Américain en prenant par-dessus la jambe
l’acte et le commenter ouvertement le rictus béant, tient plus
de l’irresponsabilité que de la volonté d’informer.
Relater des faits peut
parfois s’avérer du journalisme sérieux. Dans le cas présent,
on est attristé de voir combien un tel acte - qui aurait pu être
dramatique – est livré en pâture à seule fin d’audimat.
Certes, on savait le journal de TF1 en
perte de vitesse de ce dernier. Nous devons en plus admettre que la conduite
de «l’animatrice» est en parfaite adéquation avec la
pauvreté de la ligne éditoriale dudit journal.
Plutôt que d’éduquer
et de mettre en garde le prochain qui aurait des velléités à
balancer ses groles au visage du premier Chef d’Etat venu, on renchérit
sur le côté héroïque et/ou drôle de la chose
avec le message sous jacent « C’est rien ! juste le risque de
quelques mois de prison »
Le respect des institutions en
lieu et place de l’indécence.
Le titre de journaliste se mérite.
Dans le cas présent, « présentatrice » est sans doute
le terme le plus approprié qui convient à la remplaçante
de PPDA.
Madame Ferrari se sentirait-elle investie
dans la clownerie de bas étage pour se moquer si ouvertement et sans
vergogne de l’homme le plus puissant de la planète pour quelques
semaines encore ?
A-t-elle seulement compris la tache qui
lui incombe et a-t-elle intégré les principes fondamentaux de
sa fonction dont l’un des premiers est l’impartialité et
la réserve? Rien n’est moins sûr.
…qu’à la fin
elle se casse.
TF1 nous offre, une fois encore, un bel
exemple de médiocrité quant à la forme du traitement de
l’actualité. Comment, par la suite, pourrions-nous sensibiliser
les plus jeunes générations aux valeurs essentielles fondées
sur le respect ?
Lorsque l’on s’invite tous
les soirs à la table de millions de Français, on tente de prendre
avec soi le sac à main de l’intelligence à défaut
de celui de l’humour, car le plateau du 20h00 n’est pas l’endroit
idéal pour exercer cet art qu'il faut savoir pratiquer en outre avec
un réel talent…
...pour ce qui concerne ce dernier et
au risque de décevoir Laurence Ferrari, gageons que ce dernier continue
à la fuir le plus longtemps possible.
Nos anti-feujs de banlieue seraient-ils
de banals antisémites ?
L’antisémitisme nouveau est
arrivé. Il remporte un certain succès parmi ce que les journalistes
appellent, à leur manière pateline, les jeunes des quartiers,
c’est-à-dire, en gros, parmi des adolescents issus de l’immigration
africaine.
Evidemment, le phénomène
gêne un peu. Pour le prêt-à-penser de gauche, il était
plus facile d’envisager le bon vieil antisémitisme à la
Drumont, que l’on pouvait tranquillement imputer au seul Français
de souche.
Comment ? Immigré, victime, et
antisémite ? Ça n’existe pas, ce n’est pas possible.
Ou alors, il y a des excuses. Cette excuse est toute trouvée : elle s’appelle
Israël.
Tout va bien : l’antisémitisme
n’est plus de l’antisémitisme, c’est de l’antisionisme.
Et comme le sionisme, depuis 1975, est assimilé au racisme, être
antisioniste, c’est être antiraciste.
Brèves 08-12-2008 : Bombay : communiqué imaginaire du MRAP
Pamphlet Communiqué
imaginaire du MRAP
Le Mrap
est un peu ennuyé par le fait que, même si aucun média français
n’a eu le mauvais goût de s’y appesantir, les attentats de
Bombay étaient ouvertement racistes et antisémites.
Le Mrap,
dont l’objet est, depuis la dernière prise de pouvoir par votre
serviteur, le soutien à l’islamisme et la conquête de la
planète par le djihad, se réjouit que les idiots utiles soient
trop pusillanimes pour appeler un chat un chat.
Le Mrap
prévient d’ores et déjà les militants que les prochaines
élections internes du mouvement pour renouveler le président et
le bureau, qui étaient prévues à l’automne 2435,
seront retardées de deux millénaires pour cause d’islamophobie
de la part des militants se réclamant de la démocratie.
Au cours
d’une assemblée générale des ceusses qui décident,
ils viennent d’être condamnés à une séance
d’autocritique de 22 ans. Durant cette période, ces factieux ne
sauraient être éligibles à un quelconque poste statutaire.
Signé
Furax, euh non, M. Aounit !
2
décembre 2008
Ci-dessous
le vrai communiqué du MRAP
Le
MRAP condamne sans réserve les attaques dirigées essentiellement
contre des civils commises à Bombay et qu'aucune raison ne saurait justifier.
Avant les élections législatives indiennes de 2009, dans un contexte
régional agité - la situation tant au Pakistan qu'en Afghanistan
étant des plus troublées - cette stratégie de tension ne
peut être que l'œuvre d'irresponsables.
La situation
est d'autant plus critique que l'Etat du Maharastra, dont Bombay est la capitale,
avait été gouvernée jusqu'en 2004 par le BJP allié
au Shiv Sena, parti nationaliste extrémiste hindou, violemment antimusulman
dont le chef se dit admirateur d'Hitler.
Héritées
du colonialisme britannique et de la partition, en 1947, del'empire des Indes,
donnant naissance à l'Inde, Etat multi religieux à prédominance
hindou, et au Pakistan musulman.
Dans
un contexte d'extrêmes tensions la mise en cause du Pakistan, par le gouvernement
indien, constitue une menace pour le processus de paix qui s'était engagé
entre deux puissances possédant l'arme nucléaire.
Pour
le MRAP, les événements de Bombay ne peuvent que relancer en Inde
même les affrontements entre groupes fondamentalistes hindous et musulmans
qui ont déjà fait des milliers de victimes, de part et d'autre,
dans le silence médiatique assourdissant de l'Occident. Ils peuvent entraîner
de graves répercussions en termes de tensions internationales, notamment
dans tout le Moyen Orient.
Alors
que les combats ont cessé, la gestion de cette terrible situation demande
de ne pas céder aux réactions passionnelles et irréfléchies.
Des
démarches doivent sans retard être entreprises par la communauté
internationale auprès des autorités indiennes. Il est en effet
urgent de les mettre en garde contre le danger que représenteraient des
mesures exceptionnelles de suspension des libertés publiques qui ne seraient,
dès lors, qu'une victoire pour l'ensemble des intégrismes qui
ont en commun la même haine de la démocratie.
A plus
long terme, le MRAP espère de l'ensemble de la classe politique indienne
un engagement résolu à ne plus laisser dégénérer
en affrontements ethniques ou religieux des problèmes d'ordre essentiellement
politiques.
Enfin,
le MRAP met en garde contre une exploitation raciste et xénophobe des
événements de Bombay et appelle à la prudence des analyses.
Illégal et inconstitutionnel…forte
possibilité de fraude…ce dont nous avons besoin est d’une
réconciliation…
Ces petites phrases du week-end, qui sont
devenues le marronnier hebdomadaire des commentateurs politiques, font la joie
des citoyens, du moins ceux qui se préoccupent un peu de l’avenir
du pays.
Elles ont également l’immense
avantage de procurer du travail à des journalistes en mal d’émotion.
La tension est forte et l’on parle
maintenant ouvertement de deux camps, deux factions qui s’opposent. Une
des deux parties ne veut pas entendre parler de nouvelles élections,
l’autre la réclame à corps et à cris.
Le Monde rapporte les propos
des « militants », amers, désabusés et sans illusion
sur la capacité de leurs leaders à trouver une issue à
la crise.
Et le quotidien parle désormais
de deux camps désormais "irréconciliables",
un rassemblement "impossible", à quoi s’ajoute
une incompréhension "totale" de l'opinion.
Un représentant de l'une des deux
parties déclare : Faute de réponse positive, nous organiserons
de nouvelles élections…
On attendait que l'orientation soit
enfin tranchée. Au lieu de cela, on s'enlise, dit une citoyenne.
Cependant, il faut noter....
Note de la rédaction de
Primo : Le comité de rédaction a prié le rédacteur
de cet article de ne pas aller plus avant dans l'exposé et lui a enjoint
de revoir sa copie. Mais Primo assume sa responsabilité et vous prie
de prendre connaissance de son communiqué officiel ci-dessous :
Erratum
Primo adresse
ses excuses à son lectorat. Nous nous apercevons que nous venons de mélanger
deux dépêches d’agence, l’une consacrée à
la situation en Judée Samarie, qui parle de la guerre entre le Hamas
et le Fatah et l’autre ayant trait à la situation au Parti Socialiste
français.
Que nos
lecteurs veuillent bien nous excuser pour cette erreur inqualifiable. Primo
s'engage à revenir en détail sur ces deux sujets.
Brèves 10-11-2008 : Pas de boogie-woogie avant la prière du soir
Pas de boogie-woogie avant la prière
du soir
Le
grand public ne connaît des orthodoxes que de très beaux chants,
et de belles voix de basse.
Le catholique moyen a surtout l’occasion
de les entendre lors des Messes de Minuit, alors qu’il digère les
protides et lipides qu’il vient d’ingurgiter en deux heures, à
savoir l’équivalent de ce que peut consommer un enfant du Darfour
en deux ans.
Le grand public découvre aujourd’hui
le côté sportif de ces religieux ainsi que leurs capacités
d'improvisation.
La basilique du Saint Sépulcre
de Jérusalem, haut lieu de pèlerinage, a été une
fois encore le théâtre d’affrontements inter-ecclésiastiques.
Une véritable bataille rangée a opposé des popes grecs
orthodoxes et des prêtres arméniens et leurs disciples.
Les
armes blanches ont été pour une fois laissées de côté,
les adversaires ont préféré s’emparer des cierges
afin de s’en servir comme massues, ce qui n’est pas à proprement
parler leur vocation première.
Si l’on te frappe sur la joue
gauche, tends l’autre joue, leur a pourtant enseigné leur
Maître, mais il aurait du préciser ce qu’il fallait faire
après. Le zèle de ces disciples les ont gentiment amenés
à échanger leurs différentes exégèses du
texte de l'évangile de Matthieu en distribuant force mornifles autour
d’eux.
Un prêtre, d'origine Palestinienne,
tape sur un pope à grands coups de croix, celle-là même
qu'ils étaient en train d'inaugurer. Quelques jeunes séminaristes
échangent en toute fraternité quelques morceaux de vases sacrés,
rendus à leur état silicieux initial.
Cette explosion de violence laisse
pantois les policiers israéliens. Ils ne peuvent pas intervenir, ces
ecclésiastiques étant protégés par l'immunité
diplomatique.
Que faire dans un cas pareil ?
Coups de pieds, de poings ont clôturé
la cérémonie de recueillement, celle-là même dans
laquelle la liturgie les avait amenés à évoquer l’amour
du prochain.
Les soutanes des chefs religieux ont été
pour certaines arrachées, des icônes jetées à terre
et foulées au pied.
L’art
a perdu ainsi quelques pièces rarissimes. Les sociétés
de confection vont devoir rebroder avec or, argent et pierres précieuses,
quelques chasubles malmenées. Peu importe en effet que le prix d'un seul
vêtement liturgique puisse permettre à un village palestinien d'accéder
à l'eau courante.
Après la boxe, place aux
petites mains.
L’atelier et ses occupations paisibles.
On y chantonne. Parfois d’anciens refrains. Des airs sages que les religieux
se devraient d’ajouter à leur répertoire. Un peu embarrassant
pour un baryton basse, mais l’élévation de l’âme
demande quelques sacrifices.
Les
yeux baissés,
Les genoux serrés,
Faites de la dentelle
Faites de l'aquarelle,
Brodez le point d’épine
Coulez la paraffine
Mais arrêtez à tout prix
D'batailler en surplis
Durant la liturgie
On pourrait penser à
la lecture d’une dépêche émanant de Reuters ce mercredi
5 novembre 2008, (lire)
que le Hamas fait des efforts et sort grandi de cette première revendication
qui fait suite non plus à un tir mais à une salve de plus de 35
Quassam (rien que ça) tirée sur Israël ; quel courage !
On pourrait penser tout dépend
de notre humeur du jour, que ce n’est que justice, que ces envois en masse
ne sont que justes représailles à un bombardement orchestré
par l’armée Israélienne tuant six terroristes. Ils ne faisaient
que des trous ! Rien de mal à cela.
On pourrait penser, pour aller plus loin
dans l’infamie, qu’il est injuste que les Israéliens décrètent
fermés les points de passages vers le territoire de la bande de Gaza
en représailles cette fois à ce qu’ils viennent de recevoir
sur la tête. « Franchement soyez sport les gars ! Ils n’ont
fait ni dégâts ni victimes, ils doivent pouvoir circuler librement
! ».
On pourrait penser que
le fait de détruire des tunnels clandestins palestiniens visant à
enlever des Israéliens s’apparente à de l’acharnement
de la part de Tsahal.
Rendez-vous compte, tout ce travail pour
rien ! Et puis c’est l’armée israélienne qui le dit
! C’est dire si la source est fiable !
On pourrait penser que le Hamas a la légitimité
pour faire tout cela.
Oui, on pourrait
le penser s’il ne s’agissait pas là d’une organisation
qui reste un terreau inusable de terroristes dont la lâcheté dans
le projet de tuer sans discernement des civils à coup de roquettes. Elle
n’a d’égal que l’usurpation du titre d’ «
activistes » que bon nombre d’organes de presse accolent non sans
complaisance à chacun de leur actes criminels.
On pourrait le penser… oui mais
pour cela il faudrait être soit totalement aveugle soit dénué
de toute humanité ; tout comme ceux qui creusent des trous à des
fins d’enlèvement.
Brèves 04-11-2008 : Obama : démocratie par anticipation
Démocratie
par anticipation
On connaissait
l’attrait irrépressible de l’AFP pour les dépêches
fantaisistes venant du Moyen Orient. Mais elle vient de franchir un nouveau
palier en faisant du journalisme d’anticipation.
La science-fiction
au service des médias, il fallait le faire. (lire)
C’est
ainsi que notre bonne vielle agence de presse a fait paraitre une dépêche
datée du 2 novembre annonçant la victoire d’Obama.
Connaitre le résultat d’une élection deux jours avant que
celle-ci n’ait lieu, voila ce qui s’appelle du journalisme d’investigation.
Et poussé à l’extrême.
Bientôt
l’AFP fera appel à des voyants pigistes. Pourvu qu’elle ne
nous oblige pas à appeler des numéros surtaxés pour connaître
notre avenir.
Bien entendu,
il faudra donner à ces éventuels diseurs de bonne aventure quelques
notions de géopolitique, ce qui évitera aux dépêches
ces conclusions du niveau du café du commerce qu’on peut y lire.
«
La victoire présidentielle du démocrate américain Barack
Obama fait naître l'espoir en Amérique latine de relations apaisées
avec le puissant voisin du nord, alors que le sentiment anti-américain
s'y est accentué face à l'unilatéralisme de l'administration
de George W. Bush »
Question
crédibilité, l’AFP vient de frapper un grand coup.
Dominique
Strauss-Kahn (a été) blanchi des accusations calomnieuses le concernant
La campagne malveillante dont a été
l’objet le Directeur du FMI a eu un résultat digne d’elle
: reconnue nulle et non avenue. Les accusations de harcèlement et de
favoritisme étaient infondées.
Un petit avertissement : il est impératif
de courtiser les dames ailleurs. Les belles aussi sont concernées par
cette forme d’exogamie administrative.
Cette légère atteinte à la liberté individuelle
est conforme à la réglementation locale et fmiesque. Simple rappel,
valable pour tous. Donc démocratique.
A-t-il été formulé
en d’autres termes ? Ce n’est pas impossible.
Quoi qu’étonnantes
pour des Français, attachés au respect de la vie privée,
ces remarques ne sauraient être considérées comme discriminatoires,
mais plutôt comme un encouragement aux échanges et à l'amitié
entre les institutions.
Certes, à l’heure où
l’on chante la mixité sociale, nos élites se devraient de
donner l’exemple. Ne pas oublier les bergères. Magyares, slovènes
ou de la mystérieuse France profonde.
Une indiscrétion
eut-elle donné lieu à toutes ces vilenies si le prince avait jeté
son dévolu sur une cousette, une sans grade ? Une mignonne désargentée
dont aucun établissement de prêt n’eût voulu même
en période d’euphorie bancaire. Sì. Mi chiamano Mimì*…
gloire à Puccini.
Le bon peuple – surtout de gauche
- aime les bluettes. Le petit fils présidentiable au chevet de Granny,
ostensiblement sentimental mais si photogénique, la candidate relookée
new-âge, télévangéliste en diable…
* La Bohème
: extrait d’un hymne écologique à la pauvreté. Il
n’est pas contemporain mais parfaitement recyclable. Une grande économie
de moyens alliée à une humeur charmante. En résumé
: l’accès à l’optimisme dans les mansardes et taudis.
Tout un programme… et positif, qui plus est !
Mi chiamano
Mimì (...) là in una bianca cameretta guardo sui tetti e in cielo
; ma quando vien lo sgelo il primo sole è mio il primo bacio dell'aprile
è mio !
On m'appelle Mimì (…) Depuis une petite chambre blanche je regarde
les toits et le ciel. Mais lorsqu’arrive le dégel le premier soleil
est à moi, le premier baiser d'avril est à moi.
Brèves 18-10-2008 : Conseil de sécurité : Iran recalé
L’Iran recalé
Le régime
iranien, qui n’a de cesse d’ignorer les résolutions du
Conseil de Sécurité, demandait pourtant à en faire partie.
Candidature aussi incongrue que celle de la Lybie pour
présider le conseil des Droits de l’Homme.
L’ONU a préféré le Japon
à l’Iran qui s’est retiré, outré et mortifié.
Pour un pays qui réclame le leadership sur toutes les nations opprimées
par le grand Satan occidental, recueillir 32 voix seulement ressemble fort
à un désaveu cinglant.
L’ambassadeur britannique, John Sawers, a même
parlé de « raclée historique » et ne semblait pas
cacher son immense satisfaction.
Le cynisme politique conduit ce pays au comportement
de voyou paranoïaque à demander à intégrer une structure
dont il dénonce le caractère illégitime chaque matin,
juste avant le petit déjeuner.
On en a enfermé pour moins que ça.
32 voix contre 158 au Japon, qui reste un des plus
gros bailleurs de fonds de l’ONU. L'humiliation !
On s’attend à des commentaires acerbes
de la part de l’Iran et de ses amis « altermondialisants »,
hurlant qu’il est toujours fait droit à celui qui paye le plus.
Rien n’interdit
à l’Iran de rechercher en premier lieu la prospérité
de son pays.
Mais on ne peut pas investir à la fois massivement
dans l’arme nucléaire afin d’hâter la venue du Messie
et dans ses infrastructures, son agriculture et son industrie.
En bons économes, les Mollahs ont fait un choix
: ce sera l’arme atomique.
Ce qui n’empêche nullement la caste au pouvoir
de continuer à faire quelques juteuses affaires en dominant le «
bazar », cette entité un peu sauvage qui relie l’ensemble
des échanges commerciaux intérieurs et extérieur de l’Iran.
Ce qui devrait rassurer l’Iran, c’est l’article
24 de la charte régissant l’activité du Conseil de sécurité
: « Afin d'assurer l'action rapide et efficace
de l'Organisation, ses Membres confèrent au Conseil de sécurité
la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité
internationale. »
Rapide et efficace
? Les Darfouris, pour ne citer qu’eux, ont depuis longtemps perdu leur
légendaire sens de l’humour.
Les mollahs iraniens, s’ils se réfèrent
à la rapidité et l’efficacité du Conseil de Sécurité,
ont encore quelques années devant eux pour faire tourner les centrifugeuses.
Et il est à craindre que cela soit amplement
suffisant pour parvenir à la réalisation de leurs premières
bombes atomiques.
Brèves 23-09-2008 : Otages en Egypte : couac médiatique
Egypte
: histoire d’un couac médiatique
Lundi soir, les desks des agences de presse
étaient en effervescence à propos des touristes enlevés
en Egypte.
Cinq Italiens, cinq Allemands et un Roumain sont aux mains
d’une bande de pillards, celles-là même qui détroussent
et rançonnent régulièrement les convois humanitaires à
destination du Soudan.
A 22 h 22, Reuters s’empresse de faire parvenir aux rédactions
dans le monde la nouvelle de leur libération.
Aussitôt, les textes défilants
des télévisions d’information en continu, ceux qui apparaissent
au dessous de l’image pour donner l’impression de la réactivité,
annoncent la bonne nouvelle.
BFM, I Télé sont du nombre.
Il faut dire que la source n’était rien de moins
que le Ministre des Affaires étrangères égyptien. Il s’exprimait
depuis New York, où il doit participer à l’Assemblée
Générale de l’ONU.
« Ils ont tous été relâchés,
sains et saufs, et en bonne santé » a déclaré
le ministre.
On imagine la joie des familles allemandes
ou italiennes à la lecture des sous-titres de leurs télévisions
favorites. On croyait les otages au Soudan, les voilà libres.
Les pleurs de joie, les coups de fil aux amis, à la
famille : « Ils sont libres ».
Alors, en si peu de temps, la rançon
de 6 millions d’euros a pu être versée ??? Ou alors, une
opération militaire ???
Toutes les suppositions étaient permises. Et chacun
de louer l’efficacité des services de renseignements égyptiens.
Couac
A 23 h 11, un communiqué émanant de la capitale
égyptienne vient tempérer un peu l’enthousiasme.
Un porte-parole du gouvernement égyptien déclare
: Il est "prématuré" d'annoncer la libération
des touristes enlevés dans le sud-ouest du pays et précise de
manière laconique que les négociations se poursuivent.
Vers 11h le lendemain, l’Allemagne indique qu’elle
a pris les choses en main concernant ses otages. Ils ne sont plus en Egypte
- on le savait - mais sont toujours au Soudan.
Mieux, les ravisseurs, conscients de leur célébrité,
exigent désormais 15 millions de dollars de rançon.
« L'Egypte a envoyé des officiers des services
de renseignements au Soudan pour travailler avec les autorités en vue
de la libération », a dit à l'AFP un responsable des
renseignements sous couvert d'anonymat.
D'après des informations de presse non confirmées,
les ravisseurs menacent d'exécuter les otages si les autorités
égyptiennes tentaient d'approcher par avion ou hélicoptère
du lieu de détention.
Inutile de commenter la déclaration
erronée du ministre Egyptien. Sans doute a-t-il pris ses désirs
pour des réalités. Il ne faudrait pas que l’Egypte soit
encore victime de la désaffection des touristes.
Etre emmené au Soudan par des hommes armés n’est
pas une perspective réjouissante pour quiconque veut simplement visiter
la vallée des Rois.
Ce ministre sera peut-être, mais rien n’est moins
sur, « averti » pour cette faute de goût.
Pour les chaînes de télévision,
la recherche du scoop a été la plus forte. L’info, immédiatement,
sans délais, avant que quelqu’un en parle....VIIIIITE !
Il faut être le premier. A Jérusalem aussi, en
2000, Charles Enderlin voulait être le premier.
Et plus personne ne pense aux familles des otages qui ont passé
une nuit dans l’angoisse après avoir connu l’euphorie de
la libération.
De cela, les agences de presse n’en
ont rien à faire. Et elles invoqueront, comme toujours, comme d’habitude,
à chaque nouvelle non confirmée, à chaque faux scoop, leur
bonne volonté, leur désir de bien faire.
Trompée, qu’elles ont été, à
l’insu de leur plein gré, comme disait un célèbre
cycliste.
Puisqu’on vous dit que l’information est vertueuse
!
Brèves 06-09-2008 : Quand Poutine souffle dans les tuyaux
Quand
Poutine souffle dans les tuyaux,
l’Europe joue de la cornemuse.
« Bipolarisation, dichotomie,
manichéisme, mondialisation ». Le débat s’ouvre
en des termes spécieux. Les spécialistes s’affrontent. Les
relations Europe/Russie sont aujourd’hui complexes et leur approche justifie
l’abondance d’un vocabulaire ésotérique.
La réalité est portant légère,
voir vaporeuse.
Qu’en est-il des réserves de gaz russes et des niveaux de dépendance
directe des pays européens ?
La
Russie dispose de 35% des réserves mondiales de gaz. La France et l’Italie
en dépendent pour 25% de leurs besoins, l’Allemagne pour 39%.
Les problèmes sont plus sérieux
en ce qui concerne les nouveaux pays européens, ex-satellites de l’Union
Soviétique. Pour la Pologne c’est 89% et pour certains autres 100%.
La moyenne de la dépendance européenne
face aux ressources russes s’élève à 40%.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes.
Ajoutons à cela que les gazoducs ont été construits par
l’Europe avec un paiement en nature et en gaz. Période bénie
d’interdépendance et de « fraternité consensuelle
».
Ces gazoducs sont payés, ils sont
donc la propriété de la Russie. Poutine est libre de ses choix,
de sa parole et il est homme à user largement de sa liberté.
Pour le faire savoir, il donne de la voix,
et du canon.
Reste
un petit espoir cependant : la vente du Gaz représente 70% du budget
de notre libre Russie.
L’interdépendance est donc
extrême. Mais à ce bras de fer gagnera qui appuiera le plus fort
pour faire mal.
Géorgie, Ossétie, Droit
international ?
L’Europe tente de se convaincre
qu’elle a voix au chapitre, qui parle encore de sanctions devenues simples
recommandations.
Et pour éviter tout manichéisme,
nous le constatons, désormais Géorgie et Ossétie sont gazéifiées
!
Brèves 03-09-2008 : Hannibal peut de nouveau franchir les Alpes
Hannibal pourra de nouveau franchir
les Alpes
La Suisse respire
et Nestlé aussi. Nous vous contions, sur Primo, le 23 juillet de cet
été somme toute grincheux, les mésaventures du fils Kadhafi
en Suisse (Les
malheurs de Kadhafi en Helvétie).
L’affaire avait causé bien du tourment
aux diplomates suisses dont le pays se voyait pour un peu privé du
pétrole libyen. On se souvient qu’en mesure de représailles,
deux citoyens suisses totalement innocents avaient été arrêtés
à Tripoli.
Les Suisses qui ont sué sang et eau pour renouer
le dialogue avec Tripoli ont bien tenté d'expliquer à leurs
interlocuteurs la séparation des pouvoirs et l'indépendance
de la justice. Peine perdue !
Libérés après une dizaine de jours,
il leur avait été interdit de quitter le territoire libyen.
Les bureaux du groupe d'ingénierie helvético-suédois
ABB et du groupe Nestlé avaient aussi été fermés.
Le fils Kadhafi,
Hannibal de son prénom, avait été arrêté
par les autorités helvétiques pour des actes de violence sur
un couple de domestique de sa splendide résidence.
L’affaire a trainé en longueur. Mais tout
est bien qui finit bien.
Les domestiques molestés ont retiré leur
plainte. La justice helvétique a rendu les 312.500 euros de caution
à la malheureuse famille Kadhafi à qui cette somme aurait certainement
fait défaut par la suite.
Le parquet de Genève a annoncé l'abandon
des poursuites judiciaires contre Hannibal.
Les domestiques frappés, un Marocain et une Tunisienne,
ont donc retiré leur plainte après avoir été dédommagés,
certaines sources disent de manière tout à fait confortable.
Du coup, le parquet a fait savoir dans un communiqué
qu'il renonçait à maintenir les poursuites après avoir
reçu l'assurance que les plaignants avaient effectué ce retrait
de leur plein gré.
Les plaignants
ont été "correctement indemnisés. Ils sont reconnus
comme victimes et leurs souffrances ont été prises en compte",
s'est félicité mardi leur avocat genevois Me François
Membrez. Ils ont obtenu également un permis de séjour en Suisse
"à titre humanitaire".
L’histoire ne dit pas de combien de mois ces deux
personnes disposent pour se mettre à l’abri de la vengeance de
l’enfant gâté du régime dictatorial.
D’après l’AFP, le procureur général de Genève
Daniel Zappelli avait en effet exclu "tout classement du dossier
pour motifs politiques": seul un retrait de la plainte rendait possible
un arrêt de la procédure, avait-il averti (Reuters). Si le Procureur
général le dit, c'est certainement vrai.
Curieux hasard
Il se trouve que les deux domestiques ont retiré
leur plainte après que la mère du ressortissant marocain ait été
arrêtée en Lybie. Relâchée depuis, elle a pu retourner
dans son pays d'origine.
En revanche, ce jeune homme est "toujours sans
nouvelles" de son frère, fortuitement disparu en Libye.
Mais il s’agit
là d’un effet du hasard, ce fameux hasard qui se joue de la justice,
des Droits de l’homme et toutes ces autres considérations vaguement
morales dont n’a que faire la famille Kadhafi.
Le juge d’instruction helvétique s’était
assuré que les deux domestiques prenaient leur décision de renoncer
à la plainte « de manière libre et réfléchie
».
« Tout à fait libre, Monsieur le juge.
Au fait, maintenant que vous m'en parlez, ma mère ayant pu retourner
au Maroc, auriez-vous des nouvelles de mon frère qui ne donne plus
signe de vie ? »
Plein d'espoir,
l’ancien domestique a finalement "choisi de s'en remettre aux
Nations Unies, représentées par le Haut commissariat aux droits
de l'Homme à Genève, devant lequel une procédure en disparition
forcée a été initiée".
Et il est de notoriété publique que les
enquêtes internationales à propos du régime Kadhafi aboutissent
toujours…
Toujours… En attendant, le pétrole libyen
coule à flot à Genève. Et le groupe Nestlé peut
recommencer à faire du négoce avec un pays arabe.
Que ne ferait-on pas pour
vendre quelques yaourts ?
Brèves 31-08-2008 : Une cure gratuite pour le Bové José
Une cure gratuite pour le Bové
José ?
Stupeur dans les campagnes. On y découvre que les OGM
peuvent mener à la psychanalyse, et de plus gratuitement. C’est
trop injuste.
Privés d’OGM, ou menacés de fauchage sauvage
- c’est aussi frustrant - on y est aussi privés d’analystes.
Ou presque. Le praticien bucolique est rare. Cruel manque de choix. Il est aussi
dramatique que la raréfaction de certaines espèces végétales.
Mais que l’un de ces petits faucheurs du dimanche puisse
gagner en un verdict ce qui est refusé à la France rurale et profonde,
quel paradoxe.
« Il est temps pour José Bové de mettre
fin à des agissements compulsifs qui résultent d'un Œdipe
mal négocié ». D’un jugement généreux,
joignant la décision à la parole, un procureur de Bordeaux propose
d’offrir au sus-nommé huit mois de prison pour se libérer
de ses compulsions.
Il est embarrassant de s’interroger sur une aussi sage
décision. Mais huit mois, n’est-ce pas un peu rapide ? Pauvre petit
Œdipe, ne risque-t-il pas de se sentir pressé par le temps ?
Si, dans un moment de désarroi, il appelle sa maman
au secours, que de soins compromis. Bref, dans l’intérêt
du prévenu ne pourrait-on transformer ces mois en années ?
Ces remarques ne sont dictées que par l’amour
et le souci du prochain. Est-il utile de le préciser ?
La Justice et la psychanalyse au secours des moissons, l’instant
est trop émouvant.
Le Bureau national de
vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) a porté plainte suite
à la vente de T-shirts portant des inscriptions antisémites
dans le XIXème arrondissement de Paris. Sammy Ghozlan, président
du BNVCA réagit.
Comment avez-vous découvert ces tee-shirts ?
C'est une passante qui nous a alerté, après avoir
découvert ces T-shirts dans une boutique dans le XIXème arrondissement
de Paris. Elle nous a appelé pour savoir ce qu'il fallait faire face
à ces ventes illicites. On lui a dit de prendre une photo, pour avoir
des preuves et d'acheter un T-shirt, ce qu'elle a fait. Une fois ces preuves
rassemblées, nous avons décidé de porter plainte. Il restait
huit tee-shirts dimanche. Mardi matin, il n'en restait plus que trois, qui étaient
tous réservés et qui ont été vendus.
Ces débardeurs portaient les inscriptions en allemand
«Juden eintritt in die parkanlagen verboten» et en polonais
«Zydom wstep do parku wzbronionyio», ce qui veut dire «Entrée
du parc interdite aux juifs». Cela reproduit des panneaux d'interdiction
visant les juifs du ghetto de Lodz, en Pologne en 1940.
Avez-vous déjà été confronté
à cette forme d'antisémitisme ?
C'est la première fois que l'on voit un vêtement
qui a été fabriqué intentionnellement avec un message antisémite.
On a déjà vu des gens qui conservaient des objets antisémites
de l'époque nazie, comme des pancartes anti-juives, mais c'est la première
fois que l'on voit ainsi quelque chose de neuf.
Brèves 10-08-2008 : Au fond de la piscine, un iranien
Au fond de la piscine, un iranien
Malgré
le matraquage publicitaire de l’ensemble des télés et
radios, il semble que les Jeux Olympiques de Pékin ne fassent pas recette,
du moins en France. L’heure tardive des retransmissions y est pour quelque
chose, ainsi que les contreperformances de nos athlètes français
dans ce début de compétition. Mais le phénomène
semble s’étendre à toute l’Europe.
Comme si le public sentait bien que ces Jeux ne seront
en fait qu’un plébiscite pour un régime d’une cruauté
sans égale.
Alors, malgré le temps maussade de ce début
août, les français boudent cette grand-messe télévisée
qui n’a plus rien à voir, il faudrait tout de même un jour
que cela soit dénoncé, avec le sport amateur des pères
fondateurs.
Ségrégation nautique
Mais les journalistes et commentateurs
sportifs, sous prétexte de ne pas gâcher la fête, ne relèvent
pas un acte d’une gravité extrême et qui contrevient à
toutes les valeurs du sport.
Le nageur iranien, Mohammed Alirezaei,
absent de la 4e série du 100m brasse samedi matin, a expliqué
son forfait par son refus de prendre le départ au côté d'un
Israélien, Tom Beeri. Alirezaei devait partir au couloir numéro
1 et Beeri à la ligne d'eau numéro 7. (lire
7sur7)
L’iranien
veut faire bassin à part : le nageur iranien ne saurait barboter avec
un concurrent israélien. Mohammed Alirezaei a-t-il été
sévèrement sanctionné comme le justifierait ce caprice
ou cette dérobade ? Aucune précision. L'ondin persan avait d'abord
prétexté une sorte d'affreuse migraine, puis il a refusé
de faire piscine commune.
Les questions sont multiples : les commentateurs
français parleront-ils de cet acte, au risque de chagriner les amoureux
de la natation et les inconditionnels de l’esprit olympique ? Le CIO et
son président se saisiront-ils de l’affaire ?
Si les prochains Jeux de Londres doivent
tenir compte des exigences des iraniens, il faudra multiplier par deux, trois,
les installations olympiques.
Le CIO marche déjà sur des
œufs avec les autorités chinoises. Il ne manquerait plus qu’il
se fâche avec l’Iran. Une idée soumise à ce si courageux
CIO pourrait être de déplacer les Jeux 2012 de Londres à
Téhéran.
Après tout, la république
islamique apporte tous les jours la preuve qu’elle sait entreprendre de
grands travaux, rapidement et dans le secret le plus total. Et, pourquoi pas,
demander à cette République de construire le site olympique à
l’endroit même des installations nucléaires permettrait de
substantielles économies.
La délégation israélienne
pourrait même se rendre en Iran accompagné par l’armée
de l’air israélienne. Mais, si les déclarations d’Ahmadinejad
continuent sur le même ton, certains pilotes de Tsahal seront tentés
d’accrocher sous leurs ailes de quoi transformer en parking l’ensemble
des stades et des installations.
Il ne leur resterait plus qu’à
envoyer une équipe du génie pour peindre les bandes blanches.
Pendant ce temps, la Géorgie quitte
les Jeux, ne désirant pas que ces athlètes se mesurent à
ceux d'un pays qui en train de bombarder le leur. Certains boycotts ont tout
de même plus de gueule.
Brèves 19-07-2008 : Samir Kantar redevient une cible vivante
Samir
Kantar redevient une cible vivante
«Je
reviens de Palestine mais, croyez-moi, c’est pour mieux y retourner».
À
peine libéré, voilà que Samir Kantar lance cette déclaration
de guerre à Israël. Le tapis rouge sang déployé pour
lui par tout ce que le paysage politique libanais compte de plus officiel ne
pouvait que l’y encourager.
Il est d’usage que les prisonniers qui viennent de bénéficier
de la mansuétude de leurs geôliers rejoignent l’ombre et
l’anonymat. Pas Samir Kantar. Endossant, dès sa remise en liberté,
le treillis d’une armée libanaise qui finit par ressembler davantage
à une milice, l’assassin de civils sans défense fait part
de son intention de reprendre instantanément ses activités criminelles.
C’est comme si ses victimes étaient assassinées pour la
seconde fois.
Voilà Israël prévenu. Samir Kantar n’est déjà
plus un prisonnier libéré bénéficiant d’une
quelconque immunité. Il est redevenu une cible au même titre que
son compère, débiteur au détail de morceaux de corps de
soldats israéliens, Hassan Nasrallah. Les bébés israéliens
n’ont qu’à bien se tenir: le populaire guerrier néglige
le repos au profit d’autres actes héroïques. Il doit avoir
pris goût au triomphe...
Le
Diable en rit encore
Les dirigeants
israéliens seraient bien inspirés de retrouver leurs esprits après
l’affront subi lors de cette mascarade d’échange morbide.
Samir Kantar n’a pas exprimé le moindre regret quant à l’horreur
de ses méfaits. Au contraire, il s’en glorifie, promet de remettre
le couvert dès que l’occasion s’en présentera et exalte,
au passage, une foule haineuse dont certains membres l’ont déjà
choisi pour exemple en ne rêvant que de l’imiter. Kantar n’a
plus donc la moindre excuse. Israël a d'ailleurs été déjà
douloureusement confronté à un cas similaire lorsqu’un Palestinien
libéré en 2000 s'est fait sauter dans un attentat-suicide quelques
semaines plus tard.
Si les choses
devaient en rester là, c’est la morale qui serait à genoux.
Il faut que, dès aujourd’hui, Kantar se sente traqué et
vive dans la peur. Ce châtiment serait une douce peine, comparée
à une réponse "proportionnée". Que serait une
réponse proportionnée, dans le cas de Samir Kantar? De tuer un
de ses enfants en fracassant son crâne à coups de crosse?
Bien sûr,
la simple traque ne saurait suffire : toute tentative d’élimination
ciblée sur sa personne par les services secrets israéliens redevient,
aujourd’hui, justifiée et légitime. Cela relève de
la simple notion d’utilité publique au même titre que l'étaient
les projets malheureusement tous avortés d'envoyer Adolf Hitler en enfer.
Une
dépêche d’Euronews datée de ce lundi matin
à 7h45 annonce : L'ONU va cesser ses distributions de nourriture
à Gaza.
Pas en
représailles contre les terroristes qui bombardent incessamment les
civils israéliens, non. Pour cause de panne d’essence !
Qui
dit carburant dit transport.
Justement,
dimanche 4 mai, à 21 h 21, Associated Press informait le grand
public que des militants du Hamas proposent de transporter les habitants en
voiture de police pour remédier à la « paralysie du trafic
» causée par la pénurie de carburant.
Bien
des Palestiniens, (la majorité silencieuse qui, comme son nom l’indique,
n’est jamais interrogée par les grands médias et envoyés
spéciaux), considèrent depuis quelques mois que le Hamas se
moque éperdument d’eux.
A
force de voir leurs députés jouer dans le noir comme des enfants
de 5 ans devant la communauté internationale (lire sur Primo),
les Palestiniens s’interrogent sur le fait que la police islamique
des mœurs semble disposer de réserves inépuisables
de carburant pour leurs véhicules.
La grogne
a tellement monté malgré les intimidations et les menaces de
représailles que le Hamas a décidé de lâcher du
lest.
Et
de quelle manière !
Désormais,
les voitures bleues de la police du Hamas portent des autocollants sur lesquels
on peut lire: "Nous sommes prêts à vous véhiculer
gratuitement".
Cette
police ne sait
plus comment expliquer ce que son propre mouvement vient d’avouer, à
savoir qu’il n’arrive plus à stopper les livraisons de
fuel provenant d’Israël et qu’aucune pénurie n’est
donc à craindre.
En effet,
à 8 h 51 le dimanche matin 4 mai, Kaanan Obeid, un responsable de l'Autorité
énergétique de Gaza a affirmé qu'Israël livrait
du carburant à l'unique centrale électrique de la Bande de Gaza.
Ainsi,
les dépêches selon lesquelles l’ONU est empêchée
d’effectuer ses livraisons de nourriture sont-elles, au mieux, mensongères,
au pire le signe d’une nouvelle manipulation.
Chris
Gunnes, responsable de l'agence onusienne en charge des réfugiés
palestiniens, l'UNRWA, a indiqué dimanche, mais quelques heures plus
tard, que l'organisation n'avait pas reçu de carburant et qu'elle
avait dû annuler ses distributions de nourriture prévues lundi.
Une
question se pose
Si les
voitures de police peuvent circuler et transporter gratuitement des passagers,
c’est que le carburant ne manque pas à Gaza. Si les organisations
humanitaires n’en disposent pas, il faut chercher ailleurs qu’en
Israël les raisons de la pénurie.
Car ce
pays continue à livrer Gaza en carburant malgré les attaques
répétées sur ses propres centrales et les 2 morts israéliens
tués lors d’une offensive du Hamas.
Il
deviendrait presque lassant de repérer les contradictions entre les déclarations
ampoulées des dirigeants islamistes et celles, tout aussi partiales,
des responsables humanitaires.
Relevons
également un effet collatéral de cette police-taxi. Les Gazaouites
seront, dans les jours à venir, beaucoup moins libres d’aller et
venir sans que la police des mœurs n’en soit informée.
Pour un
régime policier, transporter ses citoyens à leurs lieux de rendez-vous,
c’est une aubaine inespérée. Le KGB en rêvait. Le
Hamas l'a fait.
Tant
pis pour les petits têtes-à-têtes prévus par les amoureux.
Ceux-ci ne sont, de toute manière, pas corrects au sens strict de la
Charia. Les femmes de Gaza ne survivent en général pas à
de tels "soupçons".
Yousra al-Azzam
a été assassinée par la police religieuse du Hamas pour
avoir commis le crime de pique-niquer sur la plage avec un homme qui était
son fiancé. Les policiers assassins ont argué de leur bonne foi:
ils ignoraient que les bans avaient été publiés. Ils ont,
depuis, été relâchés.
Ne
plus rouler pendant quelques minutes
En Israël,
le problème du carburant ne se pose pas. C'est pour une autre raison
que les voitures se sont immobilisées, le 1er mai 2008 à 10 h.
Comme tous les ans, les Israéliens se sont figés. Tout un pays
debout, pour la commémoration du Jour de la Shoah.
Voitures,
bus, au travail, chez soi… arrêt total pendant les deux petites
minutes indiquées par des sirènes d’alerte. Les voitures
de centaines d'Arabes israéliens ont profité de ces deux minutes
pour klaxonner en continuant à rouler.
Surtout
ne pas faire deux minutes de silence pour respecter le crime imprescriptible
quand on rêve de le rééditer!
Leurs alter-ego
à Gaza recevront quand même vivres et carburant. Où est
la dignité ?
C’est
dans la plus totale discrétion médiatique qu’ont eu lieu
ce dimanche des affrontements entre palestiniens.
Pour en rendre compte, on a assisté
à une petite mise en scène de l’AFP comme elle seule en
a le secret.
"Le ministère palestinien
de la Santé a accusé dimanche des membres du Hamas d'avoir ouvert
le feu sur des camions-citernes qui devaient livrer des carburants aux hôpitaux
de la bande de Gaza, soumise à un blocus israélien".
"Des membres du Hamas ont ouvert
le feu dimanche dans la bande de Gaza contre des camions-citerne qui devaient
livrer des carburants destinés aux hôpitaux de ce territoire",
a indiqué un communiqué publié à Ramallah, en Cisjordanie,
où se trouve le siège de l'Autorité palestinienne
(AFP - 27/04/08 - 20h20)
De ces deux phrases du communiqué
de l’AFP, le moindre lecteur peut en conclure que les membres du Hamas
organisent la pénurie à seule fin de propagande.
Le
moindre lecteur ayant un quotient intellectuel normal, malgré les techniques
de pointe employées par nos télévisions pour laver le cerveau
de nos concitoyens, s’entend.
Comment qualifier autrement que «
crime contre l’humanité » le fait d’empêcher
le ravitaillement des hôpitaux ? C’est pourtant bien ce à
quoi se livre le Hamas depuis qu’il est au pouvoir dans la bande de Gaza.
Primo, mais pas seulement lui, dénonce
depuis des mois l’attitude suicidaire des dirigeants islamistes qui préfèrent
voir crever la population dont ils ont la charge plutôt que de prendre
soin d’elle.
L’AFP se livre une fois encore à
un bas exercice de propagande.
La preuve ? Lire ci-après :
La population de la bande de Gaza
fait les frais d'une "guerre du carburant" que se livrent le Hamas
et Israël depuis trois semaines.
Le
Hamas tue les employés du point de passage qui sert à approvisionner
la bande de Gaza. Le Hamas attaque les camions dans Gaza même afin de
les empêcher de livrer le carburant à des hôpitaux. Le Hamas
préfère utiliser ce carburant pour ses 4x4 blindés qui
transportent les tireurs de roquettes jusqu'aux pas de tir.
Mais tout ce que parvient à ânonner
l’agence de presse, c’est que la population gazaouite fait les frais
d’une guerre du carburant que se livrent le Hamas et Israël.
Sous entendu : Israël a le pétrole,
c’est donc lui qui est à blamer.
Avec l’AFP, c’est souvent
ainsi. Plus la ficelle est grosse, mieux cela marche. A meilleure preuve, c’est
que cette dépêche a été reprise sans aucune correction
ni analyse par quelques médias nationaux.
Et il n'y avait, étrangement, aucun
journaliste pour dénoncer ce crime. Charles Enderlin n’était
pas sur place, comme d’habitude. Il n’a donc pas pu en parler.
Patrick Saint-Paul, du Figaro,
était à l’inauguration du dernier bistrot branché
dans les faubourgs de Tel Aviv.
Ce
qui fait que les hôpitaux n’ont pas reçu de carburant, de
l’aveu même de responsables de l’Autorité palestinienne.
Dans quelques jours, cette pénurie
sera mise sur le compte d’Israël. Les groupes "France Palestine"
dénonceront le régime sioniste criminel. Les journalistes
de l’AFP auteurs de cette immondice et de sa propagation continueront
à collecter leurs points de retraite dans leurs bureaux de l’île
de Chypre.
Bah, l’été arrive.
Heureusement, ils viennent juste d’y installer la climatisation. On respire
!
Brèves 28-04-2008 : Liban : un socialiste en otage
L’internationale socialiste
en otage
Karim Pakzad,
membre du Parti socialiste français, a été arrêté
et détenu durant 5 heures par le Hezbollah. M. Pakzad a affirmé
qu’il a été conduit dans un endroit les yeux bandés,
et mis dans une cellule fermée pendant cinq heures "dans un isolement
quasi total". Il a également souligné que son portable
et son portefeuille avaient été confisqués (AFP).
Le Hezbollah, affirme, lui, qu’il a traité
le captif avec respect et politesse. Il convient donc de noter que
mener un innocent les yeux bandés dans un endroit inconnu et le laisser
à l’isolement pendant 5 heures est, pour le mouvement chiite,
le signe du respect et de la politesse.
Il est vrai que cet otage n'est resté que 5 heures
entre les mains de la milice islamiste. D’autres otages français
n’ont pas eu cette chance. Michel Seurat n’en est pas revenu.
Les autres ont perdu plusieurs années de leur vie pour rien.
Le 8 mars 1986, 4 journalistes français sont
enlevés à Beyrouth : Georges Hansen, Jean-Louis Normandin, Philippe
Rochot et Aurel Cornea sont pris en otages au Liban par le Hezbollah. Ils
viennent rejoindre Marcel Carton, Marcel Fontaine, Jean-Paul Kaufmann et Roger
Auque dans la solitude glacée des caves de Beyrouth. Ils ne savent
pas encore que Michel Seurat va être exécuté quelques
mois plus tard. Pour certains, ils y resteront 3 ans.
Sachant cela, il faut imaginer les 5 heures de Karim
Pakzad comme un moment plutôt difficile qui n'avait rien d'une simple
garde à vue.
Le Hezbollah
a reconnu dimanche que ses militants avaient interrogé le représentant
du Parti socialiste français à l’Internationale socialiste,
Karim Pakzad, dans la banlieue sud de Beyrouth. C’était, prétend
le mouvement, pour s’assurer qu’il n’avait pas la nationalité
israélienne.
Si cela avait été le cas, le Hezbollah
aurait eu un otage en plus à monnayer auprès de l’Etat
hébreu.
Avec cet acte gravissime, qui n’a bizarrement
pas soulevé l’indignation du côté de la rue de Solférino
qu’on a connu plus loquace dans d’autres affaires, le Hezbollah
marque son territoire, frappe l’imagination des partis politiques en
place à Beyrouth, et intimide un peu plus les opposants au régime
syrien.
Et si, en plus le délégué socialiste
avait été Israélien, c’était tout bénéfice.
"Après nous être assurés
que le Français et son compagnon ne possédaient pas la nationalité
israélienne, nous n’avions plus de problèmes avec eux",
a assuré le représentant du Hezbollah.
Heureusement pour lui, Karim n’était
pas Juif, simplement représentant d’un parti politique, ces groupes
idéologiques que le Hezbollah supprimera à son arrivée
au pouvoir car trop représentatif d’une idée que ce mouvement
déteste : la démocratie.
Ne pas être Juif présente assurément
de grands avantages en certaines périodes de l’Histoire. Le problème
est que cela a une légère tendance à se reproduire fréquemment,
depuis 2000 ans.
En ce qui concerne cet enlèvement, nous attendons
encore les protestations officielles de la France et du Parti Socialiste.
Il parait que c'est les vacances en région parisienne
Depuis qu’elle
a fait son retour dans la communauté des nations, la Libye hausse le
ton.
Tripoli siège au Conseil de sécurité
depuis le 1er janvier 2008 et pour deux ans, parmi les neuf autres membres
non permanents. Pour fêter l'événement, elle s’est
même vue offrir sur un plateau la présidence du Conseil de Sécurité
pour 30 jours en ce froid mois de janvier. Quelle belle reconnaissance !
"Nous sommes de retour dans la communauté
internationale", avait triomphalement déclaré l'ambassadeur
libyen à l'ONU, Giadalla Ettalhi. Les opposants libyens emprisonnés
n’ont pas pu applaudir.
Dommage, car les occasions de se réjouir dans
les prisons libyennes sont assez rares depuis quelques dizaines d’années.
Et puis, comment applaudir lorsqu'on est sans cesse interrompu par des séances
de torture ?
Pendant ce mois
de Janvier, la Libye a à peu près autant brillé que lors
de sa présidence du Conseil de Droits de l’Homme de l’ONU
ancienne formule. C'est-à-dire qu’elle n’a pas fait grand-chose,
sauf travailler à défendre l’Iran contre les sanctions
internationales et cherché des poux dans la tête à Israël.
Il est vrai que ces deux opérations suffisent déjà à
remplir l’agenda mensuel d’un diplomate « honnête
» et de sa délégation.
Revenue depuis le 1er février à l’état
de simple membre invité, elle cherchait un moyen de faire parler d’elle.
C’est chose faite.
Double attaque vicieuse
Il y a 24 heures, son ambassadeur a provoqué
un incident en séance. Giadalla Ettalhi, « a comparé
la situation à Gaza à celle des camps de concentration nazis
durant la Seconde guerre mondiale ».
L'ambassadeur de France, Jean-Maurice Ripert, a alors
ôté l’oreillette qui lui servait à entendre la traduction,
s'est levé et a quitté la salle, aussitôt suivi par les
autres ambassadeurs européens et américain.
Après la séance, l'ambassadeur de Syrie,
Bachar Jaafari, est venu à la rescousse de son collègue libyen
:
"Malheureusement, ceux qui se plaignent d'avoir
été les victimes d'un génocide (pendant la Seconde guerre
mondiale) répètent le même genre de génocide contre
les Palestiniens", a-t-il déclaré à la presse.
L’ignominie
de cette comparaison est dans la droite ligne idéologique de ces deux
dictatures. Outre le fait que les Palestiniens sont passés de 700.000
à 3 millions de personnes, ce qui ne ressemble pas vraiment à
un génocide, les Syriens et les Libyens n’ont pas voulu s’étendre
sur le sort de leurs minorités respectives et les dizaines de milliers
de morts dont ils sont responsables.
Sans parler des infirmières bulgares, des attentats
et plus généralement, du soutien au terrorisme international.
Là dessus, ces deux régimes sont d’une discrétion
absolue. Ils interdisent même à toute ONG, Croix Rouge comprise,
de visiter leurs prisons et d’enquêter sur les massacres de masse.
Et la diplomatie libyenne en remet une couche
aujourd’hui.
24 heures après l’incident, l’ambassadeur-adjoint
renchérit dans l’horreur et le mensonge. Là ou son collègue
s’était contenté de comparer des situations incomparables,
il prétend que c’est pire.
« C'est plus que ce qui s'est passé
dans les camps de concentration parce qu'il y a les bombardements, les bombes
chaque jour à Gaza », a déclaré à la
presse Ibrahim Dabbashi. « C'est pire parce qu’il n'y avait
pas de bombardements sur les camps de concentration nazis pendant la Seconde
guerre mondiale ».
Cette remarque, d’un crétinisme absolu,
témoigne bien du négationnisme dans lequel baignent les dirigeants
arabes. Les Juifs de l’époque auraient bien voulu que leurs camps
soient bombardés par les armées alliés, de même
que les voies de chemins de fer qui y menaient. Tout plutôt que de subir
l’horreur sans nom de la Shoa.
Déjà
en Janvier, le Conseil de sécurité de l'ONU avait renoncé
à adopter une déclaration sur la situation à Gaza, après
l'échec d'une tentative libyenne de trouver un compromis.
"Malheureusement, le Conseil de sécurité
a décidé d'arrêter les discussions" sur ce texte,
s’était lamenté à l’époque l'ambassadeur
de Libye en imputant cet échec aux Etats-Unis. Mais il ne dit pas tout,
comme à son habitude.
Le Conseil était proche d'un accord. 14 membres du Conseil
s'étaient entendus sur ce texte.
"Nous regrettons que le Conseil n'ait pas pu adopter
une déclaration à la fois sur la situation humanitaire à
Gaza et sur la situation sécuritaire à Gaza et dans le sud d'Israël
(...) Cela est d'autant plus regrettable que le Conseil était proche
d'un accord qui aurait permis de réagir à la gravité de
la situation et pour la première fois de condamner la recrudescence de
la violence, en particulier les attaques terroristes de roquettes contre Israël".
C'est toujours Jean-Claude Ripert, l'ambassadeur de France qui s'exprime ainsi.
En fait, c’est Ettalhi lui-même qui avait alors
indiqué avoir besoin de temps pour pouvoir consulter son gouvernement,
bloquant ainsi toute possibilité de vote.
Pour le Libyen, il fallait condamner Israël tout en faisant
le silence sur les tirs de roquettes que subit quotidiennement sa population
civile. Son adjoint, illettré et nauséeux, vient de pousser plus
loin encore la veulerie.
L’honnêteté n’est pas une vertu à
pratiquer lorsqu’on est diplomate. Et encore moins lorsqu'on est diplomate
libyen.
Il s’agit peut-être des prémisses d’une
vaste offensive du camp arabe au moment où monte la tension avec l’Iran.
Il serait bon de s’assurer que la dite offensive ne soit que diplomatique.
Avec la Libye, il est
hasardeux de trop parier là-dessus. Si elle est capable de proférer
de telles insanités devant la communauté internationale, c’est
qu’elle sait pouvoir compter sur un soutien sans faille des pays arabes.
Il serait pourtant tout à l’honneur de ceux-ci
de se désolidariser immédiatement de cette déclaration
insensée.
Un silence de plus ne signifierait rien de bon pour la paix
du monde.
Plusieurs combattants islamiques, sous le couvert de
tirs de mortier et d'un épais brouillard, ont attaqué le point
de passage de Keren Shalom, à proximité de l'endroit où
a été capturé Guilad Shalit.
Situé dans le kibboutz du même nom, ce
lieu contient des entrepôts servant à stocker les marchandises
avant leur acheminement vers Gaza.
Mais le Hamas coupe systématiquement toutes les
voies permettant au peuple palestinien de recevoir de la nourriture et des
vivres.
Les kamikazes ont fait exploser une voiture piégée
sur le site. Résultat immédiat : tout acheminement est stoppé.
Trois Palestiniens ont été tués
dans l'explosion et les échanges de tirs qui ont suivi. Un autre véhicule
a suivi et a pu repartir sans exploser.
Au moins 12 soldats ont été blessés.
Au même moment, une autre voiture blindée a été
vue près de la frontière de Gaza en direction du kibboutz voisin
de Nirim. Un blindé israélien a tiré et touché
le véhicule.
Dans un communiqué, la branche armée du
Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, a revendiqué les attaques à
Keren Shalom, déjà cible la veille d'une tentative d'attaque
palestinienne.
C'est la première fois depuis plusieurs mois
que les Palestiniens ont recours à des voitures piégées.
Pour le porte-parole du gouvernement israélien,
Mark Regev, l'attaque montre "l'agenda nihiliste" du Hamas. "Le
Hamas n'est pas du tout intéressé par le bien-être de
la population de Gaza."
Le 9 avril, des islamistes ont attaqué le terminal
de Nahal Oz, où transite le carburant entre le nord de Gaza et Israël,
tuant deux gardes israéliens. Cela avait provoqué l’arrêt
temporaire des livraisons de fioul.
Interruption aussitôt dénoncée par
le mouvement islamiste auteur de l’attaque.
Le discours du Hamas consiste un peu à dire :
« J’ai le droit de vous tirer dessus, vous n’avez pas
le droit de riposter, sinon c’est de la provocation et un crime contre
l’humanité. Vous avez en revanche le devoir de continuer à
me nourrir ».
Si elles adoptaient cette manière de s'exprimer,
les dépêches des grandes agences gagneraient en clarté.
Mais tout esprit éclairé l’aura
compris : on a affaire là à la stratégie de victimisation
qui n’a aucune raison d’être abandonnée tant que
la « communauté internationale » continuera de faire semblant
de l’ignorer.
L’Autorité
Palestinienne n’a vraiment plus beaucoup de moyens financiers. Les 150
millions d’euros qui vont lui être versés par l’Union
européenne vont être affectés à des dépenses
sécuritaires.
Et il n’est que temps. Un établissement
pénitentiaire, au-delà des qualités d’humanité
que l’on est en droit d’exiger de tout Etat démocratique,
doit être par essence hermétique.
Du moins en ce qui concerne la circulation de l’intérieur
vers l’extérieur. Sinon, on appelle cela une auberge de jeunesse.
Un fait divers de ce jour vient mettre en lumière
la porosité extrême des prisons palestiniennes.
Douze islamistes palestiniens se sont évadés
vendredi soir après avoir été battus par les gardes palestiniens.
A la lecture d’une telle dépêche, la précision s’impose
de suite.
Il ne faudrait
pas que l’on imagine qu’ils aient pu être traités
de manière inhumaine par Israël. Ce n’est en effet guère
l’habitude des agences de presse que de décrire Israël comme
un Etat brutal et sanguinaire.
Jamais ! Précisons donc que ces prisonniers palestiniens
étaient battus par d’autres Palestiniens dans une prison palestinienne.
« Les 12 membres des Brigades des martyrs
d'Al-Aqsa se sont enfuis après que des gardes masqués les eurent
frappés avec des matraques à la suite d'une bagarre entre détenus
dans la prison gouvernementale de Jneid, a déclaré Mahdi Abou
Ghazaleh au téléphone » (AP).
Ces hommes s'étaient rendus avec des dizaines
d'autres islamistes à la police palestinienne en janvier. Pour ne plus
être traqués par Israël, ils avaient accepté de purger
une peine dans un établissement palestinien. Ils avaient choisi la
privation de liberté au risque d’une exécution ciblée.
Les assassins ont eu le choix, pas leurs victimes
Démarche courageuse de la part des Brigades des
martyrs d’Al Aqsa que d’aller se réfugier en prison après
avoir causé la mort d’au moins 1.100 civils Israéliens
depuis le retour des violences en 2001.
Lorsqu’en France, un prisonnier s’évade,
il est demandé une enquête immédiate au plus haut niveau
de l’Etat.
Sous autorité palestinienne, ces douze détenus
envolés représentent un épiphénomène qu’il
n’est point besoin d’évoquer.
Si ces islamistes,
de nouveau libre de leurs mouvements, organisent des attentats sur le territoire
israélien, Mahmoud Abbas se contentera de le déplorer en affirmant
que cela nuit à la cause palestinienne, sans autre empathie pour les
victimes.
Les agences de presse se satisferont de cette déclaration.
Les politiques aussi. Et les Israéliens pleureront.
Pas à dire, les prisons palestiniennes sont vraiment
poreuses. Mais qu’importe : ce ne sont que de potentiels assassins de
Juifs qui se sont évadés aujourd’hui.
Brèves 04-04-2008 : Les pauvres, c'est pas décoratif
Les pauvres, c’est
pas décoratif…
(2/04/08 - 13h00) Pour le sommet
de l'Otan (du 2 au 4 avril) à Bucarest, les autorités roumaines
ont demandé à plusieurs ONG d'aider la police à "vider"
le centre des sans-abri. Des dizaines d'enfants des rues ont été
transportés en bus à une dizaine de kilomètres hors de
la ville.
Nettoyage de printemps
C'est à Bucarest que se tenait
le sommet de l'Otan. Cruel honneur pour les plus pauvres. Tous n'ont pas la
grâce du jeune mendiant de Murillo. On peut aimer l’humanité
mais détester les gens. On peut s'émouvoir d'une image et s'agacer
d'une réalité. Infinie délicatesse européenne. Pour
la ménager il a fallu prendre quelques dispositions.
Ceux qui n'ont pour gîte que la rue et les asiles de nuit ont été
menés plus loin. Des enfants ont pris place dans des cars. Transportés
vers un autre abri, avec l'aide d'ONG. Petit ménage de printemps. Le
respect des traditions.
Le respect des humains ? C'est plus embarrassant. Si en Roumanie la pauvreté
est criante, elle n'est pas absente de nos villes. Elle n'y est pas plus acceptable.
Ni pour ceux qui la subissent, ni pour ceux qui la croisent.
L'éloigner des regards c'est choisir son camp.
Je pense à ce couple rencontré lors de cours d'alphabétisation.
Ils venaient d'Arménie. Leur regard,quand j'ai prononcé le nom
d'Erevan !
Splendeur des pays dans les yeux de ceux
qui les aiment. Entre deux apprentissages, nous avons bavardé, nous avons
ri. Nous avons cessé de rire. Ils m’ont dit leurs journées.
Sans se plaindre. Juste raconté. Comme on se parle de choses et d’autres,
au quotidien. C’était très simple : ils marchaient des heures
et des heures. La saison leur imposait ce rythme. Les humains n’hibernent
pas. L’immobilité est dangereuse.
Le centre d’accueil avait des horaires
très stricts. Ceux du sommeil.
Le jour ils marchaient. Malgré
leur âge. Rien en eux ne pouvait heurter ou déranger les passants.
L’ordre des villes n’en était pas troublé. Ils ne
demandaient rien. L’errance peut sembler promenade.
Un homme et une femme apprenaient, dormaient
le soir et le jour marchaient dans les rues. Ils n’étaient pas
de ceux auprès de qui quelque célébrité peut prendre
la pose pour exhiber sa belle âme. Quelque chose en eux n’était
pas brisé.
Des pauvres très convenables. De
ceux qu’il n’est pas nécessaire d’évacuer les
jours de gala.
Leur dignité intacte. La nôtre
qu’en est-il ?
Qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs,
est-ce la seule place que nous voulons accorder à ceux d'entre nous qui
sont laissés au bord chemin, à ceux qui y seront laissés
? A nous-même peut-être, un jour. Les digues sont si fragiles.
Brèves 14-03-2008 : A propos du boycott arabe du Salon du Livre
A propos du boycott du Salon
du Livre
Permettez qu'un goy, ou un Gentil pour
être plus politiquement correct, et accessoirement officier de réserve
de l'armée française, vous fasse part d'une réaction
à chaud en découvrant cette affaire de boycott de pays du salon
du livre.
Même si j'ai parfaitement conscience que peu de choses sont innocentes,
que la venue de Simon Pérès se passe entre les 2 tours d'élections
françaises notamment municipales, et que le boycott du Liban, de l'Arabie
saoudite de l'Iran, ainsi que certains éditeurs algériens, marocains
et égyptiens ne signifie pas boycott de toutes les consciences de ces
pays ( mais où sont ceux qui s'opposent ?)
Il faut d'abord remettre la hiérarchie dans le bons sens:
Quel est le seul état réellement
démocratique, respectueux des femmes et créatif du moyen orient
?
Quel est l'état qui n'expulse
pas ou ne poursuit pas de mort son opposition ?
Quel est l'état, pour reprendre
l'expression complète de De gaulle comprenant ce "peuple d'élite,
sûr de lui-même et dominateur" qui possède le
courage et l'ingéniosité pour résister à un telle
disproportion démographique ?
Quels sont les chiffres ?
Depuis la création de l'Etat
d'Israël il y a 60 ans, plus de 2.500 titres ont été traduits
du français à l'hébreu et près de 1.000 titres
de l'hébreu au français.
En 2005,
les cessions du français vers l'arabe représentaient 105 titres
cédés pour une traduction en langue arabe : 56 vers le Liban,
27 vers l’Egypte, 8 vers le Maroc, 5 vers l’Arabie Saoudite, 4
vers la Tunisie, 2 vers l’Algérie, 1 vers la Syrie, le Qatar,
la Lybie.
Le Rapport arabe sur le développement
humain publié en 2002 par le Programme des Nations Unies pour le développement
(PNUD) indique que:
- le nombre de livres étrangers
traduits en arabe représente un cinquième du nombre de livres
traduits en grec,
- que seulement 10 000 livres au total
ont été traduits en arabe depuis le 9ème siècle,
ce qui, selon une comparaison fameuse, représenterait le volume annuel
des ouvrages traduits en espagnol et donc 1/4 des seuls titres français
traduits en hébreu.
- que le monde arabe, constitué
environ 5% de la population mondiale, produit 1% des livres dans le monde.
Dans ce 1% , les livres religieux représentent 17% de tous les ouvrages
publiés dans les pays arabes, contre une moyenne mondiale d'environ
5%.
- Qu'en 1996, les pays arabes auraient
produit 1945 œuvres littéraires et artistiques.
J'espère que mon pays, celui des Lumières, s'indignera en immense
majorité de ce crime contre l'esprit que représente ce boycott.
Et que certaines belles âmes promptes à
s'enflammer pour des causes moins essentielles mais plus photogéniques,
sauront, elles aussi, remettre leur hiérarchie des valeurs dans le
bon sens.
« Sans la culture, et la liberté
relative qu'elle suppose, la société, même parfaite, n'est
qu'une jungle. C'est pourquoi toute création authentique est un don à
l'avenir. » (Albert Camus)
Monsieur
Kouchner s'est dit lassé des déclarations condamnant les attentats.
En les justifiant dans la phrase suivante, mettant à égalité
terroristes et forces de défense d'un Etat. Compassion et reproches pour
tous. L'Humanitaire et les Affaires étrangères façon nouvelle
cuisine : un minimum et des mélanges inhabituels. Une mode est lancée.
Une caution est donnée à la haine. Elle ne s'en exprime qu'avec
plus de force.
Dommage. J'eusse aimé entendre notre ministre soupirer. Puis assurer
de sa compréhension le terroriste basque espagnol qui a assassiné
vendredi Isaias Carrasco, devant sa femme et sa fille.
Le gentil activiste d'au delà des Pyrénées doit être
chagriné de ce silence. Son pays exprime un même refus. Il doit
se sentir si seul. On lui a même confisqué son arme. Une arme modeste,
presque artisanale.
Un petit
effort Monsieur le Ministre. Chacun a ses raisons, tous les moyens se valent,
vous l'avez si clairement exprimé. Vite une petite bénédiction
laïque, une indulgence républicaine.
Deux
ans après l’assassinat ignoble et dans des conditions atroces d’Ilan
Halimi, en même temps qu’un étudiant est roué de coups
et insulté à Grenoble au motif qu’il était juif (lire),
voici qu’une nouvelle affaire nauséabonde éclate à
Bagneux. Bagneux, faut-il le rappeler, où Ilan Halimi fut séquestré
et torturé avant d’être assassiné lors de l’hiver
2006.
Selon une
source judiciaire, six garçons, nés entre 1983 et 1991, ont été
écroués le 27 février et sont soupçonnés
d'avoir séquestré un jeune homme dans un appartement puis dans
un box, après l'avoir accusé de vol.
Selon la
même source judiciaire, la victime, de confession juive, aurait été
frappée par ses agresseurs, qui auraient écrit «sale juif»
et «sale pédé» sur son visage avec un feutre épais
et lui auraient fait subir des sévices, notamment à connotation
sexuelle. La séquestration se serait déroulée entre 10H00
et 19H30 le 22 février, selon la même source.
La mairie
de Bagneux s'est dite «choquée et indignée»
mercredi au lendemain de la révélation de l’enquête.
«Il
ne faut pas baisser la garde face à l'antisémitisme et ses manifestations»,
a déclaré mercredi à l'AFP Richard Prasquier, président
du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).
Selon une
source proche du dossier, «on n'est pas, dans ce cas, dans un gang
à la Fofana», du nom du chef présumé de la bande,
qui a récemment fait l'objet d'un renvoi devant les assises.
Le fait
que l’on soit ou non dans un cas «à la Fofana» ne change
en rien l’analyse développée par les membres de Primo dans
leur ouvrage paru en avril 2006, Ilan
Halimi, le canari dans la mine.
Et la manière
dont les médias relatent les derniers événements proche-orientaux
n’arrangent rien à l’affaire. Elle encourage l'antisémitisme.
D'interprétations partisanes en informations incomplètes, ils
donnent d'Israël une image falsifiée. Le droit de se défendre
devient agression. D'inexactitudes en mensonges, la haine est attisée
tous les jours un peu plus.
Ce matin encore, LCI passait en boucle un reportage faisant état de la
mort d’un bébé palestinien. L'émotion et la peine
que suscitent une telle nouvelle , quand on ne rappelle pas pourquoi l'attaque
a eu lieu, sont prêtes à se transformer en haine. La mort d'un
enfant ne peut appeler qu'à la vengeance. La condamnation d'Israël
est tacite. Bientôt, elle ne pourra faire l'objet d'aucune contestation.
Pendant
ce temps, «l’opinion» ne saura jamais que le fameux «cycle
de la violence» instrumentalisé par le Hamas n’est qu’un
écran de fumée.
Pendant
ce temps, «l’opinion» aura oublié que les attaques
du Hamas proviennent d’un territoire entièrement évacué
par Israël en août 2005 ; un territoire qui aurait pu devenir l’Eldorado
palestinien si la manne financière iranienne perçue par le Hamas
avait été utilisée à autre chose que l’entreprise
de guerre.
Pendant
ce temps, «l’opinion» ne comprendra pas qu’il suffirait
que la pluie de roquettes qui s’abat sur Israël depuis 7 ans s’interrompe
pour que les malheurs palestiniens cessent instantanément.
Pendant
ce temps, «l’opinion» ne verra que cette famille palestinienne
éplorée et se dira que des agressions et des crimes comme ceux
de Bagneux ou de Grenoble peuvent se comprendre à défaut d’être
excusés.
Le 6 mai
2007, on pouvait s’attendre à une rupture, y compris dans le traitement
de l’information dans les médias.
Le
Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré que l'offensive
israélienne "tuait des enfants et des civils et n'avait aucune
justification humanitaire".
Sur ce point, il est difficile de ne pas
être d'accord avec lui. Le but poursuivi par Tsahal ces deux derniers
jours n'était pas précisément de tailler une bavette avec
le Hamas autour d'une tasse de thé.
Dans le même temps, les militaires
turcs ont "regagné leurs bases", se retirant de l'Irak,
au moins provisoirement.
L'armée précise : "Les
activités terroristes dans le nord de l'Irak seront suivies de près.
Aucune menace depuis ce territoire contre la Turquie ne sera tolérée"
(source LE MONDE)
Notons en passant que les combattants
kurdes sont appelés des "terroristes" par Erdogan et par Le
Monde.
Avec
quelques 200 morts côté kurde lors de la récente incursion
de son armée en territoire irakien pour annihiler les bases du PKK, on
se demande ce que ferait le premier ministre Erdogan si ses villes frontalières
recevaient plus de 50 missiles par jour !
C’est ce qui s’appelle avoir
la tolérance sélective, tout autant que le vocabulaire.
A la radio, sur une chaîne hautement
culturelle, un diplomate africain en poste à l'ONU nous explique avec
beaucoup de finesse la notion juridique de Responsabilité des Etats pour
la protection civile, en droit international.
Cette responsabilité (R de
P)* conduit les Etats dans certaines situations de conflit, à mener
des actions violentes pour protéger les citoyens qui relèvent
de leur autorité.
Selon ces textes officiels :
- L'Etat est tenu de mettre les citoyens
à l'abri du besoin et de la peur.
- La paix n'est pas seulement absence de guerre.
- La paix doit permettre le développement de la Cité, le développement
de l'homme et le maintien de sa sécurité.
- Il y a disqualification de l'Etat en cas de non respect de ces clauses minimales
Sderot,
petite ville modeste du Sud d'Israël, distante de 5 Km de ses joyeux voisins
Gazaouis a reçu 2500 roquettes en sept ans. Son économie est totalement
détruite.
Obligation de développement
de la Cité, avez-vous dit ?
Sderot est vidée de 30% de sa population
civile.
Obligation de Sécurité,
disiez vous ?
A Sderot, 80% des jeunes enfants sont
énurétiques, souffrent de perte de parole et de traumatismes graves
dûs à la peur des explosions.
Obligation de développement
de l'homme, avais-je entendu ?
Aujourd'hui, c'est le tour d'Ashkelon,
à 18 Km de ses facétieux voisins.
Nous
nous approchons du coeur du pays, mon Général, et de sa capitale.
En foi de quoi, en tant que Ministre de
la Défense, démocrate et respectueux des obligations internationales,
j'ai fermement demandé à mes voisins d'aller jouer plus loin avec
leurs fusées Iraniennes.
Je leur conseille même désormais
de les installer ailleurs que dans les écoles ou dans les hôpitaux
pour éviter les problèmes dits collatéraux.
Si
j'ai dû me défendre, ce n'est pas de ma faute, mon Général.
C'est au seul respect de la "R de P" imposée aux Etats par
l'ONU !
C'est donc bien la faute à la "R
de P", mon général !!
Brèves 03-03-2008 : Petites questions sur Enderlin
Petites
questions sur Enderlin
Malgré l’abondance de l’actualité
ces derniers jours en Israël, le grand journal Haaretz consacre sa première
page ...à l'affaire Al Dura.
C’est assez dire l’importance
accordée à ce « fait divers » et au traitement qu’en
font la Justice et les médias en France.
Sur Guysen,
on apprend que Daniel Seaman se pose publiquement quelques questions. ''Il
y a suffisamment de preuves de sources indépendantes prouvant que l'incident
al-Dura a été mis en scène pour les caméras'',
déclare Daniel Seaman, chef du service de presse du Premier ministre
israélien, à GIN-Paris. (Guysen.International.News)
Il poursuit : ''Le fait que Charles
Enderlin dispose toujours de son accréditation presse de l'Etat d'Israël
atteste de la force et de la tolérance de la démocratie israélienne,
et non de l'intégrité du reportage de Charles Enderlin ce jour-là.
La question n'est pas ''Pourquoi a-t-il encore son accréditif presse
de l'Etat d'Israël'', mais plutôt, pourquoi France 2 l'emploie-t-elle
encore ?''
France 2, toute à sa paranoïa
concernant cette affaire, ne manquera pas de protester contre cette tentative
d’ingérence de la part d’un Etat dans le choix de ses collaborateurs.
France 2 nous a tellement habitués
à ce type de réaction qu’elle en devient prévisible
au possible.
Quant à Charles Enderlin, ses dernières
interventions lors des journaux télévisés montrent qu'il
ne sait pas - ne sait plus - présenter les faits de manière objective.
Brèves 29-02-2008 : Grenoble : étudiant agressé parce que Juif
Agressé
parce que Juif
Les bibliothèques des universités
ne sont plus sûres de nos jours. Ces havres de paix, dans le silence desquels
se forgent la conscience et le savoir, peuvent présenter certains dangers.
Un étudiant juif a été
agressé verbalement puis roué de coups le mardi 26 février,
au motif qu’il était Juif. Voir
son témoignage
Sans vouloir préjuger des résultats
de l’enquête, il est bon de savoir que les Jeunesses Identitaires
sont assez actives au sein de cette université. Bien évidemment,
il est trop tôt pour connaître les auteurs de manière précise.
Rappelons que certains étudiants
de cette mouvance nauséabonde ont manifesté leur désaccord
avec la Justice lorsqu'elle celle-ci a confirmé la condamnation en appel
de Bruno Gollnish. Sur leur site, on trouve les appels les plus clairs à
la haine et à la violence : "les Jeunes Identitaires ont aujourd'hui
décidé qu'il était tant (sic) que la jeunesse
commande à la jeunesse! Les Jeunesses Identitaires proposent à
tous les jeunes Européens une organisation de combat moderne, adaptée
aux défis que le 21ème siècle impose à ceux de notre
sang. Pour défendre notre terre et notre peuple, autant menacés
par la peste que représente l'immigration - invasion que par le choléra
mondialiste, nous appelons solennellement tous les jeunes Français et
Européens fiers de leurs racines et de leur héritage, à
rejoindre nos rangs".
Au vu de la syntaxe et de l'orthographe
approximative, on ne saurait trop conseiller à cette jeunesse si chatouilleuse
de travailler un peu le français. Il serait TANT !
Il faut noter que l'étudiant,
dans son témoignage, parle de son agresseur comme d'un proche de la mouvance
palestinienne. "Je suis palestinien" lui a-t-il dit "Connais
tu Moïse ?" avant de le frapper sauvagement.
Au même moment un jeune noir était
attaqué dans le tramway "par deux skinheads"; ici
l'origine des agresseurs fut bien soulignée. Mais l'origine de l'agresseur
de la faculté de médecine fut passée sous silence.
Du politiquement correct au correctement
anti-raciste !
A Grenoble, on aimerait croire à
une mobilisation, d'autant que les actes racistes à Grenoble comme ailleurs,
se multiplient.
Le jeune homme a été hospitalisé
avec quelques blessures sérieuses. Il était en première
année de pharmacie.
Mais il faut souligner également
les circonstances de cette agression. Pas un des étudiants ne s’est
levé, n’a cherché à intervenir. Le responsable de
la bibliothèque est intervenu plus tardivement pour séparer les
deux étudiants.
Personne pour faire bloc, personne pour
empêcher cette agression. Cette non-réactivité du public
et des étudiants eux-mêmes est préoccupante.
Eux qui sont si lestes à dénoncer
les dictatures et les crimes qui ont lieu à 10.000 kilomètres
de chez eux n’ont pas trouvé la force d’intervenir pour une
agression qui a eu lieu devant leurs yeux.
Cette passivité devant la violence,
devant la haine raciste et antisémite est scandaleuse. Mais elle ne semble
scandaleuse que pour une minorité, ceux qui sont par exemple actifs au
sein de SOS Racisme Grenoble.
Primo adresse à ce goupe local
ses plus vifs remerciements pour son combat et prie ses amis de la région
de se joindre à la manifestation.
Le
pire scénario possible n’a pas eu lieu comme prévu. Pas
encore.
Les caciques du Hamas, restés bien à l’abri
dans leurs villas cossues, ont tenté d’envoyer contre Israël
une foule composée de femmes, d’adolescents et surtout d'enfants.
Les hommes ne représentaient pas, loin s’en
faut, la majorité. Il faut certainement voir dans cette « relative
absence » un louable souci de discrétion de la part des hommes
du Hamas, habitués, il est vrai, à fréquenter les cours
d’école, mais dans l'unique but d'en faire des bases de lancers
de missiles sur des civils israéliens.
En fait, l’explication la plus plausible est que
peu de responsables du Hamas ont voulu se voir attribuer la paternité
de ce qu’il faut bien appeler un échec.
Selon certaines agences de presse, peu suspectes de
sympathie envers Israël, les manifestants étaient 10.000. Mais
la plupart s’accordent à dire que le nombre de participants à
cette longue marche n’a pas excédé 5.000. A peine un peu
plus que lors d'une manifestation de fin de semaine.
Rien à
voir avec les centaines de milliers de Palestiniens qui se sont rués
en Egypte fin janvier afin de remplir leurs congélateurs et d'acquérir,
avec un peu de chance et grâce à un réseau indéfectible,
quelques armes sophistiquées.
Ce que le Hamas décrivait il y a deux jours comme
une "gigantesque chaîne humaine de Rafah à Beit Hanoun",
soit environ 50 km, s’est soldé par un rassemblement de 5000
personnes et quelques pneus brulés en queue de cortège par une
cinquantaine de jeunes.
Le principe de cette manifestation
doit cependant être étudié avec soin. Et nul doute que
les analystes israéliens s’y emploient.
Son échec retentissant
fera l’objet de plusieurs réactions contraires.
Certains y verront l’affaiblissement du Hamas
et sa perte d’influence parmi la population gazaouite.
D’autres
expliqueront que les avertissements qu’Israël a fait pleuvoir par
médias interposés sur sa volonté de répliquer
fermement à toute invasion de son territoire ont quelque peu refroidi
les enthousiasmes.
D’autres encore, les plus nombreux, argumenteront
que les 5000 manifestants sont parmi les plus vaillants physiquement et que
les autres sont restés chez eux, épuisés par les privations.
Explication qui ne tient pas la route une seule seconde, mais les analystes
et les médias, même israéliens, nous ont habitués
au pire.
Certes, Gaza est loin d'être un paradis. Mais,
comparé aux pays africains, ce n'est pas un mouroir.
Du côté de la frontière israélienne,
l’armée a remarqué un seul mouvement de foule significatif,
celui des journalistes.
Dame ! Les caméras n’ont pas eu l’occasion
de tourner lorsque le Hamas a fait sauter la frontière entre Gaza et
l’Egypte, lorsque l’armée égyptienne tirait à
vue sur cette foule et sur les islamistes planqués au milieu.
Les journalistes
marchent en général au pas lorsqu’ils sont confrontés
à un régime fort, qu’il soit égyptien ou palestinien.
Mais dès lors qu’Israël pourrait être en cause, on
les voit se précipiter pour ne pas manquer le cliché qui fait
mal, celui qui provoquera l’indignation internationale.
Leur maître en la matière, Charles Enderlin,
y a gagné une reconnaissance internationale. Ils auraient donc tort
de se priver.
Ils en furent pour leur frais. La manifestation s’est
achevée sans souci majeur. Les commerçants de Sdérot
et des environs ont fait un peu plus de chiffre d’affaire, les journalistes
ayant à se nourrir. Ce sera leur contribution à l’économie
du pays.
Bien légère
contribution puisque, dans ce pays où tout est proche de tout, les
grands reporters-chasseurs d’images étaient rentrés pour
le thé dans les vastes et soyeuses salles de l’Hotel American
Colony. Ils avaient enfin quelque chose à raconter.
Aux rédac’chefs parisiens qui leur demandaient
le matin même « j’veux du vécu, coco »,
ils ont été obligés de répondre qu’en guise
de fumée, ils n’avaient que celles de feux de pneumatiques et
de cagettes.
A peine plus photogéniques qu’une manifestation
d’agriculteurs dans une sous-préfecture quelconque !
Pas de morts, pas d’affrontements sanglants, pas
de photos de sanguinaires soldats israéliens tirant à bout portant
sur des enfants hurlant de terreur.
Ceci posé, le principe d’une telle marche
sera également analysé en profondeur par les propagandistes
du côté palestinien. Et il y a fort à parier qu’un
jour, ils essaieront à nouveau. Avec plus de réussite…
Et cette fois-ci,
les journalistes seront présents. Cette fois-ci, la prochaine, il y
aura des morts, des blessés graves.
Mais les islamistes ont, un peu partout dans le monde,
apporté la preuve qu’ils se moquent des victimes, pourvu que
leur objectif soit atteint, à savoir l’éradication des
Juifs…et, plus largement, des infidèles.
Brèves 23-02-2008 : Encre une histoire de "colons"
Encore une histoire de «
colons »
Décidément,
le quotidien parisien « Le Monde » ne veut pas faire mentir
sa réputation d’organe officieux du nationalisme palestinien. C’est
ainsi que son numéro du jeudi 21 février consacre deux grandes
colonnes à dénoncer les exploits odieux des « colons ».
Et quel est leur crime le dernier en date ?
Eh bien voilà, mesdames et messieurs,
ces abominables colons sionistes, dans leur délire visant à établir
la présence juive plusieurs fois millénaire à Jérusalem,
et donc la légitimité de leur retour, utilisent l’archéologie.
Vous imaginez ? L’archéologie,
ils se servent même de l’archéologie.
Si
encore ils envoyaient des femmes juives faibles d’esprit se faire exploser
dans les quartiers arabes de la capitale du roi David et de Salomon, on pourrait
encore comprendre, ce serait la preuve d’un véritable désespoir,
mais l’archéologie ?
Ils investiguent, font appel à
l’histoire et à ses traces physiques.
"Ces travaux d’excavation
menacent nos maisons… (Ils ont) favorisé l’intrusion de familles
juives dans cette zone jusqu’alors peuplée exclusivement de Palestiniens.
(…) en l’espace d’une vingtaine d’année, moyennant
harcèlement juridique, falsification de documents et –écoutez
bien bonnes gens, écoutez bien et observez l’ignominie de ces gens-
et le recrutement de collaborateurs (des méchants Palestiniens traîtres
qui acceptent de vendre leur maisons à un Juif ou à plusieurs
d’entre eux), Eldad a réussi à s’emparer de plus de
cent cinquante habitations au cœur de Silwan (l’ancienne Siloé
biblique)".
Une question : s’emparer comment
? Ces maisons n’ont pas été vendues et achetées ?
Elles ont été prises à force armée ?
Si, vendues, semble t’il, mais par
des Arabes vendus à des Juifs colons.
Vous
rendez vous compte ? Elle est belle la « Palestine laïque et démocratique
» des portes parole officieux du nationalisme palestinien.
A suivre leur raisonnement tortueux, elle
doit être « Judenrein » la Palestine !
C’est d’ailleurs ce que ne
cesse de rappeler Ahmadinejad qui a reçu récemment deux journalistes
du même « Monde ». Y aurait pas comme un rapport ? (lire Ahmadinejad
et son faire-valoir de Michel Gurfinkiel, ndlr Primo)
Le métro parisien sillonne sous
Paris depuis plus d’un siècle, cela n’a jamais fait crouler
un immeuble, mais là, attention ! Ces sionistes sont de tels répugnants
personnages qu’on peut s’attendre à tout.
Ils ont imaginé un tunnel «
qui mène juste en dessous de la mosquée Al Aqsa, troisième
lieu saint de l’islam, distante d’environ cinq cent mètres
».
Le
correspondant du Monde nous rappelle au passage, qu’il en a fallu bien
moins pour déclencher de précédentes émeutes.
Il aurait pu aussi rappeler, qu’en
1929, l’ami et allié militaire d’Adolphe Hitler, le grand
Mufti de Jérusalem fit distribuer des cartes postales truquées.
Elles montraient la mosquée d’Omar
avec le drapeau sioniste flottant au sommet. Cette criminelle machination permit
à Husseini de provoquer les pogromes d’août 1929, accompagné
de sauvages massacres de gens inoffensifs à Hébron, Safed et Jérusalem,
ville majoritairement juive jusqu’en 1948 quand la Jordanie l’annexa
et expulsa ses habitants Juifs.
On peut s’interroger. Que cherche
le quotidien « Le Monde », sinon fournir une caution morale aux
futures bombes humaines, en nous chantant l’air bien connu : ils l’ont
bien cherché ?
Brèves 10-02-2008 : Les dames patronnesses du Hamas
Les
dames patronnesses du Hamas
Pour faire une bonne dame patronnesse
Tricotez tout en couleur caca d'oie
Ce qui permet le dimanche à la grand-messe
De reconnaître ses pauvres à soi (Jacques Brel)
La Jordanie
a révélé samedi que le Hamas a confisqué un convoi
d'aide humanitaire envoyé à Gaza.
Le Ministre d'État à l’information, Nasser
Joudeh, a déclaré à l’agence de presse Petra que
des membres du Hamas ont saisi, le jeudi 7 février 2008, 16 camions transportant
des fournitures d'urgence pour la bande de Gaza et en a détourné
la cargaison dans un entrepôt géré par le groupe islamiste.
" Nous sommes choqués que cette aide humanitaire
soit confisquée et distribuée d'une manière fondée
uniquement sur des considérations politiques... cela pénalise
ceux qui méritent réellement cette aide ", a dit le
Ministre jordanien.
Ces dernières années, Amman, en accord et en
coordination avec Israël - ce que les médias se gardent bien de
dire - a créé un couloir humanitaire pour aider les populations
pauvres de Cisjordanie et de Gaza.
Ce que chacun sait, ce qu'aucun journaliste ne peut ignorer
depuis 30 ans, c'est que l'aide humanitaire est constamment pillée, détournée
par une minorité corrompue de la population.
Le Hamas, qui a en
grande partie gagné les dernières élections sur le ras-le-bol
des Palestiniens vis à vis de ce détournement, se conduit exactement
comme ceux qu'il dénonçait naguère.
Afin d'assurer sa légitimité, il confisque les
aides pour les distribuer à ses pauvres à lui.
Sur le plan politique, la Jordanie a également tout
intérêt à initier et poursuivre cette aide humanitaire.
Car, au plan intérieur, le Royaume Hachémite voit une frange de
sa population la plus pauvre prendre fait et cause pour le Hamas.
Il ne faudrait pas que les Palestiniens viennent déstabiliser
une fois encore un royaume finalement assez fragile.
Pour cette raison, la Jordanie doit absolument faire connaître
à sa population ce qui advient de l’aide humanitaire qu’elle
envoie.
Si elle comptait sur les agences de presse francophones pour
le révéler, c’est raté. Celles-ci sont trop soucieuses
de ne relater qu’un aspect de ce conflit.
Jusqu’à aujourd’hui. Mais Primo n’est
pas une agence de presse. Par contre, certains bénévoles lisent
les dépêches anglaises et arabes.
Depuis
sa création en juin 2006, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a
tenu six sessions extraordinaires destinées à réagir à
des situations d'urgence, dont quatre ont condamné Israël.
La première concernait la guerre
au Liban, les trois autres la situation à Gaza.
Les médias oublient de préciser
qu’il s’agit de la commission des Droits de l’homme nouvelle
mouture. L’ancienne, présidée un temps par la Lybie, avait
déjà pour habitude de se pencher uniquement sur les activités
d’Israël.
Darfour et autres génocides ne
méritant sans doute pas une session extraordinaire de cette digne commission.
Bref, le Conseil des droits de l'homme
des Nations Unies a condamné aujourd’hui Israël pour ses activités
dans la bande de Gaza, demandant la levée du blocus et l'arrêt
des incursions militaires.
Selon cette commission que l’on
devrait plutôt appeler « commission des droits de l’homme
et du non-juif », Israël a tous les droits et plus spécialement
celui de recevoir des missiles.
Selon
cette commission, recevoir quotidiennement des missiles ne rentre pas dans le
cadre bien compris de ce qu’il est convenu d’appeler une «
agression ».
Selon cette commission, il faut à
la fois être victime de bombardements et fournisseur en médicaments
et carburants pour votre agresseur.
Si en plus, vous pouviez le faire gratuitement,
cela n’en serait que mieux.
Fortuitement, ce texte ne mentionne jamais
les tirs de roquettes dont Israël est victime depuis qu’il est parti
de Gaza. Il a été adopté par 30 voix pour, 15 abstentions
et 1 voix contre.
Il faut préciser que cette session
a été organisée à la demande des pays arabes et
islamiques qui ont réuni 21 signatures sur les 47 pays membres du Conseil.
Mais il ne faut pas dire cela. Primo court
le risque de se voir trainé en justice pour « islamophobie primaire
». Alors qu’il suffit de détailler l’ensemble des résolutions
de l’ONU et constater les agissements de la Ligue Islamiste Mondiale,
sise en Arabie Saoudite, contre Charlie Hebdo pour devenir aussitôt «
islamophobe secondaire ».
Les
pays de l'Union européenne se sont tous abstenus, considérant
que «le texte négligeait de mentionner les attaques de roquettes
sur Israël».
La question est maintenant de savoir si
leur abstention est si courageuse que cela. Il est des textes qui ne parviennent
pas à susciter l’unanimité et dans ce cas, l’abstention
est de mise.
Mais lorsqu’un texte est volontairement
et explicitement déséquilibré, il est naturel de voter
contre jusqu’à ce qu’il soit reformulé.
Est-il permis de qualifier le comportement
des pays européens du seul mot qui s'impose, à savoir "lâche"
? A moins qu'il ne lui soit préféré le mot "veule"
?
Le Canada est le seul pays à
avoir voté contre le texte.
Lorsqu’Israël était
à Gaza, produisait des légumes et des fruits, entretenait les
infrastructures, il était colon.
Lorsqu’Israël sort de Gaza
et réplique aux tirs incessants sur sa population civile, il est l’agresseur.
Lorsque
le Hamas bombarde des civils, il est l’agressé. Comme l’Islam
est agressé et humilié lorsque des caricaturistes veulent se moquer
de sa prétention hégémonique.
Et tout cela coule dans la plus parfaite
indifférence. Du moment qu’on leur parvient à leur vendre
des centrales et des TGV...
Brèves 17-01-2008 : Mode : le keffieh, Printemps 2008
Devinette
Un magazine féminin fait la promo d’un nouveau
shmilblick.
Devinette : Qui suis-je ? Je suis l’emblème
de la résistance palestinienne. Je vais devenir celui de la
fashion victim.
Alors, vous n’avez pas deviné ? Voyons, «
résistance », « victim » (fût-elle de la mode).
Vous y êtes ?
Eh oui : « Au printemps, le keffieh se portera en
étendard : en version classique noir et blanc, en bleu indigo ou de toutes
les couleurs… »
On savait depuis les T-shirts à l’effigie de Che
Guevara que la guérilla était tendance. La première victime
de cette nouvelle mode éhontée est le vocabulaire :
« Résistance », le fait
de se barder d’explosifs et de se faire sauter au marché ou dans
un bus à l’heure de la rentrée des classes ?
« Résistance » les déguisements
de kamikaze miniature pour les écoliers palestiniens au moment du carnaval
?
Et, en 2009, la tendance sera au vert
Projet pour designer en mal de créativité :barboteuses
ornées de tripes de bébé, robes décorées
de pains de dynamite, voire boisson galvanisante en vrai sang de vrai réserviste
vraiment lynché.
Non, il n'est pas question d'Hugo : lui
se porte bien, merci !
Il est question de Carlos Chabez !
Un sniper du Hamas lui a tiré dans
le dos alors que Carlos, volontaire au kibboutz Ein Ashlosha, travaillait
dans les champs en bordure de la Bande de Gaza.
Non loin de Khan Younès dans le
sud de la Bande.
Très loin donc d'Ein Zeitoun, quartier
de la ville Gaza où les forces de Tsahal sont intervenues la nuit dernière
pour chasser les terroristes tireurs de missiles qui bombardent Israël
jour et nuit, alors que l'occupation israélienne de la Bande de Gaza
est terminée depuis deux ans et demi !
Carlos Chabez venait de Quito, Equateur.
Il ne portait pas l'uniforme, il ne portait
pas d'arme non plus.
Un civil dans un champ.
Tsahal a tué en 24 heures 17 Palestiniens
: 13 miliciens - militants - terroristes – activistes et 4 civils.
Les civils palestiniens n'étaient
pas des cibles choisies par Tsahal: Chavez était un civil choisi en tant
que tel par le sniper du Hamas !
Certains voient dans cet assassinat d'un
civil par un sniper djihadiste une voie choisie par le Hamas pour contrer Tsahal
dans une sorte d'équilibre de la terreur.
En fait, elle démontre l'incapacité
du Hamas et des organisations djihadistes à mettre en œuvre ce qu'ils
savent faire le mieux – exploser des bus de civils dans les quartiers
de Tel Aviv ou de Jérusalem.
L'arme des snipers utilisée par le Hamas est à double tranchant
: la réponse israélienne devrait être assez rapide, dans
la mesure où Tsahal a aussi des tireurs d'élite dans ses unités.
Il n'a pas besoin de l'accord du pouvoir
politique pour les mettre en place le long de la frontière avec Gaza
et empêcher les Palestiniens de travailler dans leurs champs.
Il n'a pas non plus besoin de tuer des
civils pour cela : Quelques tirs de semonces suffiront.
Les conséquences d'une escalade
de tirs par des snipers seront bien plus désastreuses pour les Palestiniens
alors que chaque mètre carré de terrain est vital dans la situation
de blocus où se trouve Gaza.
Mais pour le Hamas, « Pire est
la situation, mieux c'est ! »
Les sbires de l'Ordre Nouveau de Gaza
en ont fait encore l'illustration hier en essayant de faire passer des produits
chimiques en lieu et place de la farine dont la population civile a tant besoin
: La semaine dernière déjà, un envoi de sucre de l'Union
Européenne a été intercepté au passage de Kerem
Shalom (« La Vigne de la Paix », le nom d'un kibboutz autrefois
fer de lance de la Gauche Israélienne, en bordure de la Bande de Gaza)
avec à son bord plusieurs tonnes de nitrate de soude.
Une dernière remarque, tactique
cette fois, quant à ce qui se passe ces dernières semaine à
Gaza : les terroristes éliminés en action par Tsahal ne se comptent
plus à l'unité !
En effet, chaque tir et accrochage engendre
jusqu'à 5-6 miliciens morts ou grièvement atteints.
A mon avis, nous voyons là les
prémices, que j'attendais, de la « symétrisation »
de la guerre avec les djihadistes de Gaza.
En effet, ceux-ci sont maintenant organisés
en unités organiques, avec pelotons, compagnies, bataillons et brigades
comme une armée régulière.
Le coup d'état du Hamas en été
dernier à Gaza lui a permis de mettre ma main sur les 4x4 de la police
de l'AP ainsi que sur ses armes lourdes et surtout sur ses positions, bunker
etc..
Les miliciens
du Hamas se déplacent maintenant en 4x4, armés jusqu'aux dents,
et leurs accrochages avec Tsahal prennent des tournures de combats d'armées
régulières !
Ils forment donc une cible plus grande,
plus repérable et plus facilement destructible !
La mort de 17 Palestiniens dont 13 miliciens
armés dans les combat de la nuit dernière est significative de
ce passage de la guerre a-symétrique à la guerre symétrique,
les combats ayant eu lieu aux alentour d'une position fortifiée du Hamas
: ainsi un bunker peut certainement offrir une certaine assurance à ses
défenseurs, jusqu'à leur devenir un piège.
Dans le Tai Chi et dans les arts
martiaux « soft » on rappelle Lao-Ze : le souple est plus fort
que le rigide…
Le 28 janvier prochain, la Suisse organise une soirée
pour rendre hommage aux Justes helvétiques parmi les Justes.
Il y a quelques mois, à la mi-2007, une cérémonie
du même type a eu lieu en France et la volonté manifeste d’en
exclure l’initiateur m’a laissé un goût amer
Il me semble important de faire savoir
au public, qui l’ignore, que c’est en Israël que cette notion
de « Juste parmi les nations » a pris naissance.
C’est en Israël que l’on
se souvient des bienfaiteurs du peuple juif.
C’est en Israël que l’on
a initié leur recensement.
C’est en Israël que les enquêtes
pour en vérifier l’authenticité ont été diligentées.
C’est en Israël
que l’on a rédigé des textes pour leur juste reconnaissance
et attribué des médailles de récompense.
C’est en Israël, à Jérusalem,
que le Musée de Yad Vashem en tient registre et l’ouvre au public.
Dans la manifestation similaire en France,
pis, sur la plaque apposée au Panthéon de Paris, le mot «
ISRAËL » a été purement et simplement occulté,
à faire croire que cette notion de « Juste parmi les nations »
serait une initiative française.
A moi, chevaliers, mousquetaires, tous
pour un et un pour tous, sus à la bête immonde : un journaliste
s’est vu interdire, pour cause ethnique, d’accompagner en voyage
officiel le Président de son pays.
De SON pays ? De MON pays, de NOTRE pays
!
Saisine de la Halde par la Ligue des droits
de l’Homme. Mise en cause des Renseignements Généraux par
le MRAP. Appels fervents de tous les démocrates inquiets : « Msieu
Reportersanfrontière, Mdame Ohènegée, debout, debout !
»
On dirait que le Président Sarkozy
serait parti en voyage officiel en Israël.
On dirait que les autorités de
l’entité sioniste auraient refusé l’accès du
pays à un des journalistes de sa suite au motif qu’il se prénommerait
Mohammed et qu’il serait musulman.
Vous voyez la révolte ? Les millions
de citoyens indignés dans la rue à Paris, à Alger, à
Bagdad, à Londres. Un déferlement beau comme une manif pacifiste.
Et l’ONU ? Saisine de la commission
des droits de l’homme, condamnation d’Israël.
Et nos Universités ? Assemblées
générales spontanées, motions de censure, refus de toute
participation, collaboration, étude, projet qui ait le plus petit rapport
avec l'entité coupable.
Aaaaaaaaaaaah ! Comme on se sentirait
fier d’être français !
Voltaire, les Lumières, La Fayette,
Tocqueville, Marat, Saint Just… Nous défilerions fièrement,
dignes de notre héritage, banderoles antiracistes déployées,
slogans scandés ; « LI-BER-TÉ POUR-LA-PRESSE !
» « NON-AU-RA-CISME D’ÉTAT ! » «
TOUCHE PAS À MON MEDIA ! » « LA PRESS’N’APAS
DE-RE-LI-GION ! » « NACH TEL AVIV ! »
Je regarde par la fenêtre : pas
un manifestant sur l’axe République-Nation. Où sont-ils
? Sur la place des droits de l’Homme au Trocadéro ? Non plus. Il
n’y a que des touristes.
France Info ? Rien. RFI ? Pas un mot.
Où est l’erreur ?
Ah, j’ai compris : j’avais
l’info dans le désordre !
Le Président Sarkozy est bien parti
en voyage officiel, mais pas en Israël, en Arabie Saoudite.
Les autorités de l’entité
saoudienne et non sioniste ont refusé l’accès à un
journaliste au motif qu’il se prénommait Gideon et non Mohammed
et qu’il était juif, pas musulman.
Ça change tout. Finis, les slogans.
« LI-BER-TÉ POUR-LA-PRESSE ! » « NON-AU-RA-CISME
D’ÉTAT ! » « TOUCHE PAS À MON MEDIA ! »
« LA PRESS’N’APAS DE-RE-LI-GION ! » Circulez, y
a rien à voir.
Ben quoi ? Qu’est-ce que j’ai
dit ? Ne me regardez pas comme si je me baladais avec un entonnoir sur la tête
: si la liberté de la presse était indivisible, nos médias
n’auraient de cesse d’obtenir une condamnation en bonne et due forme
de l’Etat qui s’est permis d’attenter à leur liberté.
Ils ne l’ont pas fait. L’affaire
n’a été évoquée que sur Internet.
Pourquoi ?
Se voir interdire l’accès
à un Etat pour des raisons religieuses ou ethniques n’est pas jugé
une atteinte à la liberté de la presse ?
Ou bien la liberté de la presse
ne concerne pas les journalistes Juifs ?
Allo ? Reporter sans frontière
?
Bip… Bip… Il n’y a plus
d’abonné aux idéaux que vous avez demandés.
Brèves 31-12-2007 : Gaza, le Hamas et le sucre en poudre
Gaza
: l'excès de sucre peut nuire à la santé
Guysen et Infolive ont livré une information
percutante, que bien des médias occidentaux ont été obligés
de dissimuler à leurs lecteurs, vraisemblablement par manque de temps
et d’envoyés spéciaux sur le terrain.
Au cours d'une opération conjointe de l'armée
israélienne et des services de renseignements, plus de six tonnes et
demie de nitrate de potassium ont été découvertes à
bord d'un camion d'aide humanitaire en provenance de l'Union Européenne
circulant en Cisjordanie.
Ce produit, généralement utilisé dans
la fabrication d'explosifs et de roquettes, était dissimulé dans
des sacs de sucre, et devait être acheminé dans la Bande de Gaza,
à destination des terroristes du Hamas et du Djihad islamique.
Un contrôle de douane, du sucre en poudre, on se croirait
dans un mauvais remake de Fernand Raynaud.
Le Nitrate de Potassium (salpêtre)
sert théoriquement d'engrais et de fertilisant. Mélangé
a du sucre, justement, il peut provoquer de très jolis feux de Bengale.
Nombreux sont les enfants qui ont, à
l’insu de leurs parents, fabriqué ces petites bombes pour aller
les faire brûler dans nos campagnes. Ce qui semait l’effroi dans
les familles durant les vacances et occasionnait, par voie de conséquence,
des souvenirs cuisants sur les fesses des mômes.
Mais il se trouve que, mélangé
à d’autres produits, soufre et autres, ce composant peut devenir
un explosif redoutable.
Dans le contexte moyen-oriental, ce n’est
plus d’un jeu mais de la préparation d’actes criminels contre
des civils qu’il s’agit. Le nitrate de potassium est utilisé
pour la fabrication de voitures piégées et de roquettes.
Allo, le Hamas, pourquoi tu tousses
?
Première conséquence : l'aide humanitaire sera
beaucoup plus contrôlée au départ des pays donateurs et
à l'arrivée àa la frontière avec Gaza. Cela aura
des répercussions sur la santé des gazaouites qui vivent déjà
dans la misère. Mais le Hamas s'en fiche comme de sa première
fatwa.
Ce qu'il lui faut, au Hamas, c'est un peuple mourant de faim
pour justifier la violence et la haine répandue par sa religion.
Selon les premiers éléments de l'enquête,
les sacs de sucre dans lesquels était caché le potassium étaient
estampillés du sigle de l'aide humanitaire en provenance de l’Union
Européenne.
Laquelle a démenti dimanche toute implication : "D'après
nos informations, il apparaît que ces sacs n'ont rien à voir avec
l'aide humanitaire européenne. Nous considérons que c'est un acte
criminel isolé et nous le condamnons", a déclaré
Alix de Mauny, porte-parole de l'Union européenne.
Elle a souligné que l'UE n'envoyait pas de sucre à
Gaza et passait de toute façon par les agences de l'Onu pour distribuer
son aide. Sans aucun doute voulait-elle parler de l’URNWA !
6 tonnes et demie de salpêtre dans des sacs de sucre
marqués du logo de l’UE se promènent dans un territoire
grand comme un canton français, et l’Union Européenne en
ignore tout.
Mais il est vrai que l’Union européenne a financé
des livres scolaires pour les enfants palestiniens qui appelaient au massacre
des Juifs, ouvrages dont elle a longtemps « ignoré » le contenu.
Là encore, par manque de temps et d’envoyés
spéciaux sur le terrain.
Les organisations pro-palestiniennes en France vont certainement
affirmer qu’Israël a voulu étrangler un peu plus l’agriculture
de Gaza.
Mais pas une seule de ces organisations ne mentionnera le fait
que ce nitrate de potassium se promenait frauduleusement dans des sacs de sucre.
Les responsables européens savent de toute façon
que ces 6 tonnes ne sont qu’une infime partie de ce qui transite sous
la frontière avec l’Egypte.
Alix de Mauny dit que c’est un acte criminel. Sur ce
point, elle a raison. Comme ont été criminels les détournements,
par les Palestiniens de l’aide internationale pour financer les attentats-suicides.
Brèves 26-12-2007 : Verdict de l'Arché de Zoé : 8 ans de travaux forcés
Verdict de l'Arche de Zoé
: 8 ans de travaux forcés
Le procureur avait
requis entre 7 et 11 ans de travaux forcés. Ce sera 8 ans. Les membres
de l’Arche de Zoé devront donc purger 8 ans de travaux imposés,
dans un régime carcéral inhumain, aux dires mêmes de nombreux
Tchadiens.
Et cela bien entendu sous réserve d’arrangements
internationaux, d’application d’accords bilatéraux dont on
sait qu’ils sont souvent le fruit d’âpres négociations
en coulisse.
L’indépendance de la justice est un leurre, que
ce soit en France ou au Tchad. Celle-ci obéit souvent aux différentes
raisons d’Etat.
Ici, la raison d'Etat est de refuser de perdre la face.
Les différents mouvements de soutiens aux familles des
prisonniers de l’Arche de Zoé éprouvent un dégoût
très compréhensible.
8 ans pour une erreur, une maladresse sans intention de nuire
à quiconque, c’est terriblement cher payé.
Mais Eric Breteau et ses compagnons de captivité sont
victimes de plusieurs enjeux.
Le gouvernement tchadien
tient sa monnaie d’échange afin de forcer la France à intervenir
de manière mesurée dans les combats entre Déby et ses différentes
rebellions.
La justice tchadienne, celle dont on ne parle pas, humiliée
quotidiennement par son propre gouvernement, ré-affirme son indépendance,
faute de pouvoir le faire vis-à-vis du régime en place.
La déshérence de cette administration judiciaire
est telle qu'en réalité la cour criminelle ne s'était pas
réunie entre 2004 et septembre 2007.
Le Syndicat des magistrats du Tchad (SMT) en appelle quotidiennement
au gouvernement afin que celui-ci l’aide dans sa mission. Mais même
les juges, procureurs et avocats ne sont pas à l’abri de la fureur
populaire.
Surtout lorsque celle-ci est alimentée par des membres
de la famille du Président lui-même. Philippe Bernard, dans Le
Monde daté du 26 décembre rapporte certains faits troublants.
Au mois de novembre, un substitut du procureur a été
agressé dans l’enceinte même du tribunal après un
vol de bijoux.
Alors qu’il s'apprête à délivrer
un mandat de dépôt, des parents de la victime l'agressent. Ils
vont chercher une kalachnikov dans leur voiture "pour faire comprendre
qu'ils ne sont pas n'importe qui ». Car les intéressés sont
des neveux du président de la République Idriss Déby. Ils
tirent plusieurs balles avant que le magistrat ne parvienne à subtiliser
leur arme.
Les policiers appelés à l'aide se trouvent
aussi appartenir au clan du chef de l'Etat. Au lieu de protéger les juges,
ils finissent par faire libérer les agresseurs et par permettre la restitution
de leur arme. "Ensuite, poursuit la même source, victimes du vol
et receleurs ont été régler leur problème en ville,
les seconds versant une somme d'argent pour avoir la paix."
Mais l’enjeu principal reste celui de la souveraineté
nationale. Dès leur arrestation, les foules se sont pressées autour
du commissariat, réclamant la mort des occidentaux. La pression a joué
son rôle.
Esprit de revanche
Ce sont donc les thèmes porteurs tels que l'atteinte
à cette souveraineté nationale tchadienne, mais aussi à
la dignité africaine et au droit des enfants, qui ont alimenté
les plaidoiries des parties civiles.
"On prend l'Afrique pour un dépotoir où
tout le monde peut venir"
Les horreurs de la traite négrière ont été
évoquées par Me Josyane Laminale au nom de "toute une
nation humiliée".
Nous sommes loin, très
loin de l’affaire proprement dite. Cette parodie de justice expéditive
est conforme finalement au cadre bien tempéré de négociations
déjà menées au plus haut niveau des deux Etats.
Le reste ne serait qu’agitation médiatique si
les familles et les amis des membres de l’Arche de Zoé ne souffraient
en ce moment. Dans une situation où tout peut exploser d’un moment
à l’autre, eu égard à la fragilité du système
carcéral, leur sécurité n’est pas assurée.
8 ans de travaux forcés, c’est long. Il n’est
pas certain que les humanitaires les acccompliront. On ne peut qu’espérer
une "délocalisation" rapide en France.
Dans notre pays, les travaux forcés ne concernent qu’une
petite partie de la population, celle des journalistes tenus de vendre leurs
papiers pour faire frémir d’horreur la ménagère.
Les Palestiniens avaient demandé 5, 6 milliards
de dollars. Ils en obtiennent 7,4… Soit deux milliards de mieux…
Il n’y a pas à dire : les conférences
internationales rapportent beaucoup plus que le Loto. Le Loto est une occupation
aux résultats aléatoires. L’argent de la communauté
internationale, c’est le jackpot à tous les coups.
Cela fait des années que les hiérarques
palestiniens pleurent pour obtenir de l’argent des pays occidentaux
sans que les Palestiniens eux-mêmes aient pu voir l’once du quart
d’un changement dans leur vie quotidienne.
Soyons audacieux !
Les Etats arabes ont effectué maintes promesses
sans jamais les tenir. L’Europe et les USA, toujours persuadés
que seule la misère est génératrice du terrorisme, ont
craché au bassinet.
"Soyez à la hauteur de l'enjeu! Soyez
généreux! Soyez audacieux (...) nous n'en pouvons plus de la
guerre!", a lancé le président français Nicolas
Sarkozy. "Offrez aux peuples d'Israël et de Palestine le plus
beau des cadeaux : la paix!".
Condie Rice, à l’américaine, y est
allé de son petit couplet marchand : "Cette conférence
est littéralement le dernier espoir du gouvernement (palestinien) d'échapper
à la faillite".
Cette nouvelle aide, destinée à doter
un futur Etat palestinien d'institutions solides et d'une économie
viable, doit financer un ambitieux plan de développement sur trois
ans (2008-2010).
"Sans ce soutien, sans les aides en liquide
permettant au Trésor palestinien d'accomplir son rôle, nous serons
confrontés à une catastrophe totale en Cisjordanie et dans la
bande de Gaza", a lancé Mahmoud Abbas.
Il ne s'agit donc pas seulement de financer un plan
à trois ans mais aussi de boucher les trous.
Espérons que Monsieur Abbas n’imagine pas
l’arrivée de l’argent en espèces sonnantes et trébuchantes.
Espérons également que l’argent sera versé «
sous conditions » et sous contrôle international. Les détournements
sont tellement faciles dans cette contrée.
L'Union européenne, principal contributeur d'aide
aux Palestiniens, a annoncé le déblocage de 650 millions de
dollars pour 2008, tandis que les Etats-Unis vont apporter une contribution
de 555 millions de dollars.
La France, l'Allemagne et la Suède se sont engagées
à hauteur de 300 millions de dollars chacune. L'Arabie saoudite doit
fournir 500 millions, et la Grande-Bretagne 490 millions, présence
de Tony Blair oblige.
Cette conférence des donateurs passe par pertes
et profits les milliards détournés par Arafat, jalousement conservés
sur des comptes suisses et gérés par sa veuve.
Les réfugiés vivent dans la misère. Les
villages n’ont pas l’eau courante. Il n’y a pas d’hôpitaux
dignes de ce nom.
60 ans d’aide internationale et toujours cette
plainte récurrente.
Alors, ces milliards, pour solde de tout compte ? Non, bien
entendu. Car il viendra bien un moment où cet argent mal géré
finira par manquer. Abbas accusera les pays occidentaux de ne pas avoir fait
assez.
Et encore une fois, on accusera Israël, le méchant
loup, le petit Satan, d’exploiter la misère du pauvre peuple palestinien.
Car imaginer que seul l’argent puisse éteindre
cette haine atavique contre tout ce qui est Juif dans la contrée est
faire preuve d’une ignorance crasse ou d’une grande mauvaise foi.
Les contribuables européens sont aujourd’hui appelés
à faire un effort financier pour combler les trous laissés par
Arafat et ses successeurs. Triste héritage !
Il faudrait espérer que ces mêmes contribuables
appelleront les politiques à rendre compte de cet argent et du contrôle
qu’ils n’ont pas exercé.
Mais, même là, il n’y a guère d’illusions
à avoir.
A partir du moment où l’on dispose du gaz, du
pétrole en quantité suffisante pour faire les courses à
l’hypermarché du coin et contempler les affres sentimentaux de
quelques Star’acdisés…
Dans le genre insolite, en plantant sa tente pour cinq
jours, tout près de l’Elysée, dans les jardins de l'Hôtel
Marigny, la résidence officielle des hôtes de l'Etat, Kadhafi
est un lauréat de choix.
Et quand je dis qu’il a planté sa tente,
c’est au sens propre comme au figuré. Le « guide suprême
», ainsi que le maître de Tripoli se fait appeler, prince bédouin
des temps modernes, est accompagné de sa cour, la tribu au grand complet
: proches et invités, gardes, janissaires, domestiques, eunuques, saltimbanques,
bouffons, dames de compagnie, « merveilleuses », et autres femmes
à barbe, et puis ces dianes toutes de treillis vêtues, telles
des amazones captives, amnésiques d’un magnifique bellâtre
en mal de louanges.
Sans oublier les limousines, somptueux attelages étincelants
de blancheur, et enfin, le temple, la tente que pour la circonstance, campement
d’hiver oblige, on aura équipé d’un superbe feu
de camp, au crépitement des braséros de canouns pour le thé
à la menthe de sa grâce toute puissante.
Car c’est là, dans le saint des saints,
que le roi du désert reçoit ses braves sujets, venus à
dos de chameaux blindés.
Brèves 05-12-2007 : Propos du ministre algérien sur N.Sarkozy
Fraternité
musulmane contre l'antisémitisme
Muslim brotherhood against antisemitism
Communiqué de presse
Propos antisémites du ministre
algérien des Anciens Combattants
Venant de prendre connaissance des propos
tenus par le ministre algérien des Anciens Combattants, Mohammed Chérif
Abbès, parus dans un quotidien algérien le 26 novembre 2007, l’association
« Fraternité musulmane contre l’antisémitisme »
condamne très fermement ces affirmations qui contribuent à entretenir
les préjugés antisémites au sein des populations musulmanes.
La « Fraternité musulmane
contre l’antisémitisme », a été fondée
le 1er mars 2007, par des musulmans et musulmanes de la région parisienne
outrés par toutes les formes d’antisémitisme et particulièrement
indignés par le fait qu’elles soient parfois portées, relayées
ou alimentées par des personnes ou mouvements se réclamant de
l’islam.
Les fondateurs de cette association affirment
leur attachement indéfectible à la fraternité qui devrait
unir, quelles que soient les circonstances sociales ou politiques, Juifs et
musulmans.
Ils considèrent que l’antisémitisme
est une honte pour tous, que le combattre est l’affaire de tous et qu’il
est de leur responsabilité de contribuer à l’établissement
de ces liens fraternels, dans l’esprit des idéaux de la République
– « Liberté égalité, fraternité »
– et de la France laïque.
Cette association est une initiative unilatérale
de musulmans affirmant leur rejet de toute forme d'antisémitisme et de
violence.
Elle reconnaît pleinement l'existence
de l'Etat d'Israël et, par effet, la légitimité de cet Etat
à garantir la sécurité de sa population. Imprégnés
des valeurs de la modernité et des droits de l'homme, ses fondateurs
souhaitent une paix durable (et donc juste) entre Israéliens et Palestiniens.
Invité
chez Laurent Ruquier, samedi 1er décembre, François Bayrou a
expliqué la différence fondamentale entre sa politique d’ouverture,
telle qu’il l’avait envisagée s’il avait été
élu, et celle pratiquée par Nicolas Sarkozy :
Nicolas Sarkozy a institué
le débauchage de personnalités socialistes avides de pouvoir.
Lui, Bayrou,
aurait pratiqué le rassemblement de personnalités de tous bords
et de sensibilités politiques différentes autour de son projet
politique.
Que ceux
qui ont saisi la nuance veuillent bien l'écrire et l'expliquer aux béotiens
que nous sommes qui sauront alors quoi choisir, quand l’occasion se présentera,
entre monter sur un canot et embarquer sur un bateau.
Des militants de Rwanda,
génocide made in France,(voir les images) ont versé
un seau de sang sur la tête de l'ancien ministre des Affaires étrangères,
ce matin.
Ils lui reprochent de ne pas reconnaître l'implication
de la France dans le génocide qui a fait plus 800.000 morts entre avril
et juillet 1994.
Rappelons qu'un enquête militaire est en cours en France
afin de déterminer les responsabilités de l'armée française
durant l'opération Turquoise.
Un film est actuellement projeté sur Canal qui résume
bien, à quelques réserves près apportées par un
article au scalpel de Serge Farnel (lire ici)
les "erreurs" de l'armée française.
En ce qui concerne la responsabilité politique, nul
doute que chacun aura à coeur de dissiper les incompréhensions
qui entourent cette affaire.
L'Etat français n'agit jamais avec autant de célérité
que lorsqu'il est mis en accusation.
Personne n'en doute ! Il n'est que de voir combien de temps
il a fallu pour qu'il reconnaisse sa responsabilité dans quelques drames
et horreurs au cours des 60 dernières années.
En 2004, dans un article au titre imprudent, Pour un traducteur,
il n’est de bon auteur que mort, Sophie Képès contait
tourments et dangers auxquels est exposée sa profession :
«J’ai passé deux ans de ma vie au service
(aux sévices ?) d’un auteur hongrois si contemporain qu’il
en est vivant : Péter Esterházy. Bien que très éloigné
de mon moi d’auteur dans son style et ses thèmes, au cours de cette
longue fréquentation, il m’est entré dans l’esprit
et s’y est incrusté de façon fort inopportune. J’ai
mis longtemps à exorciser cette " possession " littéraire.
Et depuis que j’en ai fini avec celui-là, j’ai toujours veillé
à ce que mon auteur soit mort, ou que son texte soit court. Je ne m’en
porte que mieux. »
Elle traduisait alors Trois Anges me surveillent, les aveux
d’un roman.
Des anges, un auteur vivant, un traducteur itou, réunis
en un exercice périlleux. On pouvait se désoler que les plus célestes
participants au jeu n’aient pas étendu leur protection à
celle qui allait révéler leur existence aux lecteurs français.
Nobody is perfect. En aucune langue. Même d’authentiques
chérubins magyars. Ô temps incrédules.
La cause, elle, semblait entendue : pour un traducteur, il
n’est de bon auteur que mort.
Hélas, condition nécessaire mais point
suffisante.
Un démenti formel nous vient Afghanistan où «
plus d’un millier d’étudiants ont manifesté pour demander
la peine de mort contre un haut fonctionnaire accusé de profanation du
Coran par une mauvaise traduction en langue locale, selon des témoins.»
À Jalalabad, le 11 novembre, une foule pourtant experte
en écrits et initiée aux subtilités de l’idiome local,
abandonnait ses chères études et tout sens de la nuance pour hurler
dans les rues « pendez-le ! ».
À la lueur de ces informations, on ne saurait trop attirer
l’attention sur la dangerosité d’une profession souvent en
butte aux critiques, soit, mais qui ne semblait pas comporter de risque vital.
Il est urgent de la reconnaître comme métier à
risque. Comme de revoir cette remarque de Voltaire. Littérales ou non,
il est des traductions aux effets surprenants. La place de l’esprit dans
tout ceci ? La question est posée :
« Malheur aux faiseurs de traductions littérales,
qui en traduisant chaque parole énervent le sens ! C'est bien là
qu'on peut dire que la lettre tue, et que l'esprit vivifie. »
Brèves 12-11-2007 : Passeport en arabe et expurgé, SVP !
Passeport en arabe
et expurgé, s’il vous plait !
Les voyageurs français en partance pour les pays arabes sont l’objet
de toutes les attentions.
Un vol pour la Libye en provenance de Paris a été contraint
dimanche de rebrousser chemin avec ses 172 passagers, qui se sont vu interdire
de débarquer de l'avion au motif qu'ils n'étaient pas munis
d'une traduction arabe de leur passeport (AFP, Reuters).
Ce serait donc nouveau en Libye. Pas tellement puisqu'il parait que cette
habitude date des années 70 et était tombé en désuétude*.
En tout cas, cela n’a absolument rien à voir avec l’audition
des infirmières bulgares par une commission parlementaire, promis juré
!
"Les autorités veulent que les passeports soient traduits
en arabe, au titre d'une nouvelle législation qui serait entrée
en vigueur" ce dimanche, a expliqué à l'AFP un représentant
de la compagnie aérienne.
Aucun des 172 passagers, tous Français, ne remplissant cette obligation,
les autorités ont refusé de les laisser descendre de l'avion.
"Ils ont été intransigeants", a regretté
le représentant d'Air Méditerranée.
Certes, comme le dit le quai d’Orsay à quelques semaines de
la visite de Kadhafi en France "Nos représentants sur place
suivent cette affaire. Tout est en train de rentrer dans l'ordre. Il n'y a
pas de quoi s'inquiéter".
Autres pays, autres exigences
Une dépêche de l’agence Guysen (merci à elle) faisait
état le 7 novembre d’un autre ennui concernant cette fois des
parlementaires européens.
Une délégation du Parlement européen devait se rendre
les 3 et 4 novembre en Syrie et au Liban. A l’instar de l’Arabie
Saoudite et de la Libye (lire),
ces deux pays refusent de recevoir désormais quiconque porte sur son
passeport un visa israélien.
Ceci n’a rien à voir avec la proximité de l’élection
présidentielle libanaise pour laquelle l’intervention européenne
est mal vécue. Promis juré !
''Les fonctionnaires de la commission Affaires étrangères
du Parlement européen viennent de diffuser un mail a priori purement
administratif. Ils précisent aux membres de la délégation
qui doit se rendre les 3 et 4 novembre en Syrie et au Liban que leur passeport
ne peut en aucun cas comporter de visa israélien''.
L’eurodéputé belge Frédérique Ries, «
s’est immédiatement adressée au président du
Parlement européen, Hans-Gert Pöttering, pour dénoncer
ce type d'exigences contraires à nos pratiques et nos valeurs''.
Elle ''demande qu'une réaction au plus haut niveau soit envisagée
pour le faire savoir aux pays concernés et leur demander d'y mettre
fin''.
Elle ''trouve totalement inacceptable que nous permettions que des pays
Euromed, avec lesquels en outre nous avons signé des accords d'association,
spécifient que les passeports de députés appartenant
à une délégation officielle de l'Union européenne
ne puissent porter de cachet israélien".
Perte de souveraineté
Le passeport est le symbole d’une nation. Il est plus qu’un papier.
Il est une marque de confiance, certes temporaire, qui notifie la souveraineté
du pays qui l’octroie. Nulle autre nation ne peut en exiger le changement,
ne peut inciter à sa modification sans attenter à cette pleine
et entière souveraineté.
Sans ces notions juridiques de base, il n’est plus d’échange
possible. Un recul des autorités européennes sur ce point signifierait
la fin de toute collaboration entre pays de par le monde.
De plus, et Frédérique Riès le note avec beaucoup d’à
propos, « Nous ne saurions laisser les autorités de ces pays
tiers décider des déplacements que nous pouvons ou non effectuer.
Nous ne saurions les laisser décider à notre place de la politique
étrangère que nous souhaitons mener. Il y va du respect de notre
liberté de mouvement et de notre liberté de pensée''.
Liberté de penser ? Que voilà donc un étrange concept
! disent en chœur certains pays sous gouvernance islamiste.
Ces deux affaires, coup sur coup, sont graves et significatives. Le grignotage
systématique des acquis de la civilisation est une tactique qui peut
se révé