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Guilad n'est pas encore libre



Il nous faut nous méfier de ceux qui cherchent à nous convaincre par d'autres voix que celle de la raison (Primo Lévi)

 Brèves
 27-06-2009 : La révolution des turbans
La révolution des turbans

Ceux qui rêvent de révolution dans la révolution en Iran prennent leur rêve pour la réalité et risquent d’être déçus.

Je ne dirai pas qu’entre Ahmadinedjad et Moussavi, c’est turban blanc et blanc turban mais ça n’est est pas loin d’être la vérité.

Ce qui change, c’est une affaire de style.

Pourtant, celui qu’en Occident on s’acharne à trouver sympathique a lui aussi été formé à l’école du fanatisme islamiste.

La seule chose qui rassure, c’est la soif de liberté de la société civile, celle qui court dans les rues de Téhéran contre la chape de plomb obscurantiste de la mollahrchie au pouvoir.

Bien au delà d’un soutien à Moussavi c’est un grand ras le bol de l’ordre des pasdaran et dans ce régime brutal tout est à redouter d’une répression qui accuserait bien évidemment le complot sioniste ourdi contre la République Islamique.

N’oublions pas que l’ordre peut être rétabli par les chars comme en Chine il y a 20 ans.

Soit le régime sort affaibli, soit au contraire il en sort renforcé et encore pire dans son idéologie.

En ce qui concerne le projet nucléaire, ne nous leurrons pas, il restera identique car désormais, c’est une affaire de fierté nationale dont il faut rappeler que l’idée fut initiée sous le shah.

La seule chose qui pourrait changer en mieux serait le degré de folie ou bien au contraire de responsabilité de celui qui sera au pouvoir.

Ça n’est pas demain qu’un Obama sera aux commandes à Téhéran.

Décidément, la liberté est une denrée plus rare que l’eau sur cette terre.

Jacques Tarnero © Primo, 27 juin 2009

 Brèves
 21-06-2009 : SOS : génocide à Téhéran

SOS: génocide* à Téhéran

Devant la répression sanglante qui sévit à Téhéran et le black-out journalistique imposé par la "République" des mollahs, on s’attend à des manifestations de protestation sans précédent dans les rues des grandes villes françaises.

À n’en pas douter, le PCF et les amis de Jean-Luc Mélenchon, le NPA de Besancenot, le MRAP de Mouloud Aounit, le parti des Musulmans de France de Mohamed Latrèche, fourbissent leurs slogans et peaufinent leurs calicots.

On y dénoncera, à coup sûr, le massacre de sa propre population par le régime iranien, l’outrage commis contre les libertés essentielles auxquelles aspire légitimement le peuple perse.

Peut-être ira-t-on jusqu’à utiliser les termes de "génocide" ou de "milices de la honte". On prévoit une foule innombrable entre Bastille et République dès que le mot d'ordre de la mobilisation sera lancé comme cela avait été fait lors des événements de Gaza de décembre et janvier dernier.

Courons vite sur les sites Internet de ces organisations et voyons sur ce qui s’y prépare…

Site du NPA: Communiqué du NPA: "Non à la venue de Netanyahou en France. Dans un discours prononcé le 14 juin, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a une nouvelle fois exprimé tout le mépris des responsables sionistes envers les revendications nationales du peuple palestinien".

Sont peut-être pas au courant... Laissons leur encore un peu de temps...

Site du PCF : "L'espoir porté par le Front de gauche. Le score national obtenu par le Front de gauche est de 6,47% (6,17% en métropole) soit un résultat en progression de 0,6 points par rapport aux européennes de 2004".

Les communistes, la tête dans leur guidon électoral. Faut pas leur en vouloir: quand on est pauvre, on compte ses miettes…

Site du Parti des Musulmans de France : Ah ! Enfin ! On y parle de l’Iran : "Iran - Crise complexe, médias simpliste" (sic).

Ben, voyons... A Gaza, en janvier 2009, la crise était simplissime: y'avait des Juifs en face…

Site du MRAP : Derrière les codes-barres, le peuple palestinien est en prison. Boycottons les produits de l’oppression !

Le MRAP monomaniaque ? Ca fait bientôt neuf ans que l'organisation "anti-raciste" (défense de rire !) bégaye ses mêmes slogans binaires et veut nous priver d'oranges et d'avocats.

Pour ce qui est de la situation en Iran, grouillez-vous quand même, "progressistes" et "anti-racistes" de France: les mauvaises langues vont encore dire que vous ne vous intéressez aux malheurs de ce monde que quand des Juifs sont dans les parages.

Ce que les gens sont méchants quand même…

Jean-Paul de Belmont © Primo, 21 juin 2009

* Que nos lecteurs ne s'inquiètent pas: Primo n'est pas devenu fou. Il s'agit d'un pastiche inspiré par le prix Nobel de littérature portugais, José Saramago, qui avait posé, en 2002, l'équation: Ramallah = Auschwitz.

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 20-06-2009 : Voile, burka et autres : l'avis de Pat Condell

Voile, burka et autres : l'avis de Pat Condell

Certes, Pat Condell parle de la Grande-Bretagne mais il se trouve que la France, depuis l'initiative de certains députés, peut à bon droit recevoir ces quelques petites paroles fort pourvues de sens.

Le CFCM s'est dit opposé à toute enquête sur le voile. Nul doute qu'il fera jouer dans les semaines qui viennent l'opinion musulmane internationale en disant partout combien les musulmans sont persécutés en France.

Dalil Boubakeur avait dans un premier temps affirmé que la burka n'était autre qu'une simple coutume, fort éloignée des enseignements de l'Islam. La réalité est venue se rappeler à ses bons souvenirs.

Au sein du Conseil Français du Culte Musulman siège l'UOIF, beaucoup plus radicale et surtout nettement plus représentative des Musulmans français. Du moins si l'on en croit les résultats des élections, non truquées, celles-là.

Du coup, le recteur de la mosquée de Paris a bien été obligé de laisser passer la déclaration du CFCM. La politique, les alliances !!!

 

Pat Condell est un anglais agnostique. Il a l'humour et le flegme des Britanniques.

Il n'est pas humoriste mais il a de l'humour. Ca change !

Maintenant que le décret contre les "cagoules dans les manifestations" a été publié au Journal Officiel et que l'on s'achemine vers une interdiction de la burka, il ne reste plus que le béret basque ou le chapeau de paille.

Au fait, à Roland-Garros, en 2009, on a signalé de dangereux agitateurs, la tête couverte de ce splendide couvre-chef, durant toute la quinzaine.

Voici le problème principal de l'Islam : à force d'exiger tout et son contraire, il va finir par tous nous priver des plus élémentaires libertés.

Sans parler des insolations !

© Primo, 20 juin 2009

 Brèves
 18-06-2009 : Gaza : une autre réalité

Gaza : l’autre réalité

Les habitants de Gaza vivent dans une misère absolue, c’est entendu. Il convient de modérer cette expression en affirmant ce que cachent souvent les médias occidentaux et arabes.

La majorité des habitants de Gaza vit dans une misère absolue. Une minorité vit parfaitement bien et, sur le dos de ce qu’il est usuel d’appeler « blocus israélien », fait fortune dans la contrebande, les trafics de toutes sortes.

Une autre réalité vient modérer également la propagande pro-palestinienne.

Un site outrageusement mensonger distribue à la terre entière des photos de la misère palestinienne.

Voici le cliché d’un enfant auprès de sa tente, en train de gratter la terre. Dans le contexte de l’article, la photo suggère que cet enfant fait partie des sans abris suite aux bombardements israéliens du mois de Janvier 2009.

Destruction totale de toutes les infrastructures. Plus aucune vie sociale, économique, malgré les centaines de camions israéliens qui franchissent quotidiennement les points de passage entre Israël et Gaza.

Cette photo suggère également l’isolement international. Mais, si l’on prend soin de retrouver la photo originale dans son intégralité, sans la trafiquer, les internautes peuvent prendre conscience des « clichés » à propos de la pauvreté à Gaza. Cette photo, la voici :

L'enfant est toujours là, sa tente également. C’était au mois d’avril 2009, sur la plage de Gaza. La perspective est…comment dire ??? un peu différente !

Ne serait-ce point une définition de la propagande ? Nous laissons aux journalistes et spécialistes du Moyen-Orient le soin de décrypter ces documents.

© Primo, 18 juin 2009

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 10-06-2009 : Attaque meurtrière à Washington

Attaque meurtrière au Musée du Mémorial de l’Holocauste
Centre Simon Wiesenthal

L’attaque meurtrière qui a eu lieu aux États-Unis au Musée du Mémorial de l’Holocauste à Washington, par James von Brunn, s’identifiant lui-même comme antisémite, prônant la suprématie blanche, et ennemi des Afro-américains montre que le cancer de la haine, l'intolérance et l'antisémitisme est vivant en Amérique.

Le plus étonnant est que l'agresseur, un capitaine de la marine américaine qui a lutté contre l’Axe du mal durant la Seconde Guerre mondiale, est devenu un instrument de ce mal.

Il est profondément troublant que l'un des plus puissants symboles américains de la mémoire de l'Holocauste ait été choisi pour cette attaque, quelques jours seulement après que le président Obama à Buchenwald, accompagné du survivant de l'Holocauste, Elie Wiesel.

James von Brunn, l'auteur présumé, âgé de 89 ans, a été suivi dans ses activités sur le Net par des chercheurs du Centre Simon Wiesenthal.

Marvin Hier et Abraham Cooper, doyen et fondateur et vice-doyen du Centre Simon Wiesenthal.

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 09-06-2009 : Pensée sur l'éducation et la tyrannie

Petite pensée sur l'éducation

"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux l'autorité de personne, alors c'est là, en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."

Platon (IVe siècle av. J.C.)

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 07-06-2009 : Elections à haut risque au Liban

Elections à haut risque au Liban

Un peu plus de quatre ans après l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, et 3 ans après le conflit entre Israël et le Hezbollah, le Liban se cherche une nouvelle majorité au Parlement.

Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes à 7h00 ce matin. 50.000 membre des forces de l'ordre sont mobilisés pour assurer le bon déroulement du scrutin.

"La démocratie est une bénédiction que nous devons préserver, une bénédiction qui fait du Liban un cas particulier au Moyen-Orient", a déclaré le président Michel Souleimane, s'adressant à la presse après avoir voté dans sa circonscription de Jbeil, au nord de Beyrouth.(Reuters, AFP)

Les sondages « sortie des urnes », selon l’expression consacrée, laissent entrevoir un résultat serré.

Mais les spécialistes de la chose électorale pensent au grand retour du Hezbollah sur la scène politique, aidé en cela par son allié chiite Amal et le Courant patriotique libre de l'ex-général chrétien Michel Aoun.

Parmi les observateurs internationaux dépêchés sur place pour ce jour de scrutin se trouve l’ineffable, le si percutant Jimmy Carter.

Avec son à-propos habituel, ce cher homme nous aurait sorti une des platitudes dont il a le secret : « Je n'ai pas d'inquiétude quant au déroulement des élections. Je suis inquiet au sujet de la réaction des tous les grands partis à l'annonce des résultats ».

Pour livrer une telle analyse, il était inutile qu’il se déplace.

Ce soir et demain se jouera le sort du Liban. L’une des importantes équations de la paix au Moyen Orient sera bientôt clarifiée, sinon résolue.

En cas de victoire du camp pro-syrien, une guerre avec Israël n’est pas à exclure dans les mois qui viennent.

En cas de défaite, le Hezbollah refusera les résultats, hurlera au complot, appuyé par la Syrie. Et il reste toujours la possibilité d'organiser quelques attentats.

Il a raison, l’actuel Président du Liban, l’ancien général, Michel Souleimane : « La démocratie est une bénédiction que nous devons préserver ».

Il n’est pas certain que sa conception de la démocratie soit exactement la même que celle du Hezbollah !

Qui vivra verra. Encore quelques heures de patience !

© Primo, 18 h, 7 juin 2009

 Brèves
 05-06-2009 : Obama obtient la faveur des femmes
Obama obtient la faveur des femmes

Ligue du Droit International des femmes

Dans son discours prononcé à l’Université du Caire dans le but de réconcilier les Etats-Unis avec le monde arabo musulman, à trois reprises, le président américain a pris la défense du voile islamique qui selon lui, ne serait pas un signe d’inégalité.

Quelle gifle donnée aux femmes d’Algérie, d’Iran ou d’Afghanistan qui sont mortes dans des conditions atroces pour avoir refusé de porter ce qu’elles croyaient être le plus signe le plus radical de l’oppression des femmes et de la ségrégation entre les hommes et les femmes !

Les sociétés humaines sont construites sur des symboles. Positifs comme les couleurs d’un drapeau, un chant de libération, la forme d’un monument, d’une pyramide ou de la tour Eiffel ! Négatifs comme le costume du bagnard, le brassard noir du deuil ou le voile sous lequel disparaissent les femmes d’Arabie Saoudite.

Porter soi-disant « librement » un accessoire vestimentaire qui, dans toute une partie du monde, est une obligation légale imposée à toutes les femmes pour signifier leur statut de deuxième rang (polygamie, poids juridique et héritage inégalitaire, absence de liberté de circulation,…) représente une allégeance à l’égard des théocraties qui y font la loi. Le voile n’est pas un signe religieux comme les autres. Affirmer qu’on le porte volontairement n’en efface pas le sens humiliant pour toutes les femmes.

L’évidence du sens de ce signe est-elle si difficile à comprendre pour le président d’un pays qui se veut un modèle de démocratie ? Ou alors le président Obama veut-il se réconcilier avec le monde musulman sur le dos des femmes ?

Annie Sugier, Ligue du Droit International des femmes (http://www.ldif.asso.fr)

Ni Putes Ni Soumises

En attaquant la laïcité et en défendant le port du voile, le Président des Etats-Unis, dans son discours au Caire, a mis à mal le combat de millions de femmes qui paient de leur vie tous les jours pour sortir de la violence des fondamentalistes. Le président Obama nous réduit ainsi toutes au silence.

Le Mouvement Ni Putes Ni Soumises condamne les propos d’un autre temps du Président Américain. La réconciliation dont il fait la promotion ne peut se faire sans les femmes. Réduire le dialogue des civilisations à un dialogue inter-religieux, c’est encore une fois instrumentaliser les femmes.

Le rapprochement entre les Etats-Unis et les pays arabo-musulmans est primordial, mais le compromis politique ne doit pas se faire sur notre dos : Un nouveau départ ne se fera qu’avec les femmes !

À l’occasion de la venue en France du Président des EU, Sihem Habchi et les militantes de Ni Putes Ni Soumises demandent à ce que le Président de la République Française, réaffirme la laïcité comme vecteur d’émancipation des femmes.

Communiqué du Mouvement Ni Putes Ni Soumises


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 01-06-2009 : La cote du Pakistanais
La cote du Pakistanais plonge dans les médias.
Investissez dans le Palestinien : rendement assuré.

L'armée pakistanaise, qui poursuit les talibans dans la région de Swat, annonce avoir tué 1100 rebelles, mais n’avoir à déplorer « que » 66 morts parmi ses soldats.

Mille cent tués en un mois ! C’est un carnage ! Un génocide ! Une réplique disproportionnée !

Où sont les manifestations « pacifistes » défilant sous les drapeaux du Hamas, euh pardon, des talibans et niant la légitimité de l’Etat pakistanais, créé de toutes pièces en 1948 sur un critère uniquement religieux ?

Religieux et communautaire c’est pareil, non ? Qui sera la tête de liste de la liste anti-Pakistan aux élections européennes ?

L'ONU estime que, pendant le seul mois de mai à 2,4 millions de personnes ont été déplacées du fait de ce conflit et le CICR,

Par la bouche de son porte-parole à Genève, Simon Schorno, elle s’inquiète d’une « situation humanitaire très critique pour les gens qui sont restés (...) très peu d'accès à l'eau, à l'électricité, à la nourriture, une situation sécuritaire très précaire... »

On devrait s’indigner que cette tragédie humanitaire n’ait pas donné lieu à la création d’une commission ad hoc pour les réfugiés pakistanais, qui relèvent du CICR comme les réfugiés de tous les pays du monde sauf un : le futur Etat de Palestine refusé par ses dirigeants en 1948, en 1967, en 1973, en 2000...

Une telle disproportion dans le traitement des armées traquant des terroristes et des réfugiés issus de ces combats pourrait interloquer plus d’un logicien. Heureusement, il n’y a aucun logicien en France.

Et puis c’est un long week end : au menu, barbecue, Roland-Garros et repos. La remise en cause des certitudes, ça fatigue !

© Primo, 1er juin 2009

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 01-06-2009 : Le rouge et le noir s'affiche

Le rouge et le noir à l'affiche

Après avoir aperçu sur les murs de Paris l’œuvre noire des trois Boudus menacés de noyade, nous ne pouvons que penser à l’autre affiche du même courant de haine d’une époque que l’on croyait révolue :

l’affiche Rouge de la honte, l’affiche des collabos des Fachos, des assassins.

Cette affiche qui voulait stigmatiser un peuple, est depuis le 21 février 1944 dans le sang du Mont Valérien, l’image de ceux qui ont sauvé l’honneur de la France

Nous rappelons in extenso, le texte accolé à l’époque par l’ennemi, le vrai,à cette affiche pour maintenir le moral des Dupont la joie de Paris :

" Si des Français pillent volent sabotent et tuent, ce sont toujours des étrangers qui les commandent : Des juifs, l’armée du crime qui les inspirent. C’est le complot de l’anti-France. C’est le rêve mondial du sadisme juif. "

Pas un mot à changer de cet encart qu’il faudrait accoler à chacune des affiches de la honte qui assombrissent les murs aujourd’hui !

Si l’affiche Rouge a tracé le chemin de l’héroïsme et de l’honneur dans les livres d’histoire, l’affiche noire de 2009 y trouvera sa place au chapitre de la plus noire infâmie.

Josiane Sberro © Primo, 31 mai 2009.

 

 

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 01-06-2009 : Abbas attend

Abbas attend

C’est fatiguant, la vie d’un Président. Mahmoud Abbas rentre de Washington, où il est allé une nouvelle fois se plaindre à la fois du Hamas et d’Israël.

Son discours ne change pas depuis qu’il est à ce poste. « Je ne peux rien faire ». Cela fait des années qu’il ne peut rien faire et que d’ailleurs il ne fait rien, avec une constance qui force le respect.

Il n’a rien fait pour lutter contre l’insécurité, contre l’apologie de la violence et du culte du martyr dans la société palestinienne. La télévision propage toujours autant d’appels à la haine que lorsqu’il était Premier ministre.

Puis il se prend les pieds dans le tapis à l’issue d’un discours.

Pour justifier son immobilisme, il déclare : « J ’attendrai que le Hamas accepte les engagements internationaux. J’attendrai qu’Israël gèle ses colonies ». Et en attendant ? Rien.

Il rajoute : Sur la rive ouest, nous avons une bonne réalité. Le peuple vit un vie normale.

A peine avait-il dit cela qu’un affrontement entre sa police et des membres du Hamas a dégénéré. Six personnes ont été tuées ce dimanche dans une fusillade de plusieurs heures à Qalqiliya, en Cisjordanie, entre des combattants du Hamas et des policiers partisans du Fatah.

Il s'agit des pires violences entre le Fatah et le Hamas depuis des années en Judée Samarie.

Trois des victimes sont des policiers partisans du Fatah, le parti du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, deux autres sont des dirigeants du Hamas rival, et la dernière est un civil.

Mais à part cela, « Tout va bien » dit Abbas. « On a la belle vie ».

© Primo, 31 mai 2009

En VO : "I will wait for Hamas to accept international commitments. I will wait for Israel to freeze settlements," he said. "Until then, in the West Bank we have a good reality . . . the people are living a normal life”. Washington Post, Jackson Diehl, 29 mai 2009


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 01-06-2009 : CGT et internationalisme

CGT et internationalisme

Ce n’est pas encore un raz-de-marée. Loin s’en faut. Mais un autre syndicat, minoritaire au sein de l’Education nationale, vient de se distinguer.

Le SDEN CGT Nord affirme sur son site « Nous syndiquons de la maternelle à l’université ». Ratisser large permet de d’étendre le nombre de ses adhérents.

Il pousse l’intelligence jusqu’à « être CONTRE TOUTES les réformes » au sein de l’Education nationale.

C’est un syndicat qui a le sens du dialogue.

Réuni dans la douce ville de Saint Amand les Eaux, ce syndicat vient de voter le " Boycott Désinvestissement Sanctions " (B.D.S.) à l’encontre d’Israël, boycott et désinvestissements économique, universitaire, culturel et sportif.

Il demande en outre à la CGT de rompre toute relation avec le syndicat israélien Histadrout, tant qu’il n’aura pas condamné la politique coloniale israélienne, et appelle à renforcer ses liens avec les syndicats palestiniens.

Rappelons pour les incultes de la CGT Nord que Histadrout fait partie intégrante, fondatrice, de cette société en dialogue perpétuel qu’est la démocratie israélienne, et que ce syndicat est souvent bien plus à gauche que la CGT dans ses prises de position.

Le SDEN-CGT Nord a voté cet appel en application de ses statuts qui défend " les valeurs humanistes et internationalistes ".

La CGT ne confond pas encore l’internationalisme avec le cosmopolitisme. C’est bien.

Encore un effort, camarades ! Bientôt, vous pourrez voter Dieudonné.

© Primo, 31 mai 2009

 Brèves
 30-05-2009 : ONU au Sri Lanka : chut !

ONU au Sri Lanka : chut !

La mobilisation contre Israël a jeté dans la rue cet hiver des dizaines de milliers de français aux cris de « Mort à Israël ».

L’offensive Plomb durci aurait fait selon les responsables de Gaza, le Hamas, 1400 morts. Depuis cette date, les agences occidentales, les politiques reprennent ce chiffre jamais contrôlé.

Les Nations-Unies sont-elles en train de renier leurs principes au Sri Lanka ?

Bien qu'elle ait disposé d'éléments accablants sur la conduite de l'armée sri-lankaise dans sa lutte contre les rebelles tamouls, la hiérarchie onusienne a gardé le silence, de peur de compromettre ses activités dans le pays.

Israël, lui, malgré les critiques incessantes, collabore avec l’ONU. On autorise le passage des camions de ravitaillement. Israël continuait à fournir Gaza en médicaments, en pétrole et en électricité ceux qui les bombardaient.

Au Sri Lanka, des centaines de milliers de civils Tamouls ont été parqués dans des enclaves aussitôt pilonnées. Les poches se sont restreintes au fil des assauts de l’armée. Et les civils ont payé le prix fort.

Maintenant, on parle 20.000 morts en un mois de combats et de centaines de milliers de sans-abris.

L'ONU a fait le choix partisan de la conciliation avec Colombo : elle a étouffé des chiffres et laissé des rapports sans suite. Elle a manqué gravement à ses devoirs envers des centaines de milliers de civils en danger.

En France et en Europe, ce drame humanitaire, ces crimes de guerres et contre l’humanité, n’ont pas suscité la moindre manifestation populaire de « solidarité ». Quelques marches locales, tout au plus !

La France n’a réclamé aucun cessez-le-feu, ou alors si timidement que l’écho n’est pas parvenu jusqu’aux hautes instances internationales. L’ONU ne s’est pas mobilisée.

Il faut dire que c’est un conflit entre Hindouistes et Bouddhistes. Il y a peu de musulmans au Sri Lanka.

A fortiori, il y a encore moins de Juifs. On ne peut donc leur attribuer une quelconque responsabilité dans cette abominable tuerie.

Oublié, le droit d’ingérence à la Kouchner ! Ah si, une petite brigade de la sécurité civile s’y est installée et a pu soigner quelques 230 civils sur les 20.000 morts et 350.000 blessés recensés officiellement. Certainement beaucoup plus.

Il n’y a pas de pétrole et de gaz en quantité suffisante au Sri Lanka pour menacer l’équilibre mondial. Et pas de Juifs à mettre en cause.

La diplomatie n’a donc pas jugé utile de s’en occuper.

Mais cela n’a vraisemblablement aucun rapport. Ecoeurement !

© Primo, 31 mai 2009

 Brèves | Moyen-Orient
 18-05-2009 : Pas de police commune Fatah-Hamas
Pas de police commune

Tout ce week-end, les bandeaux défilants des chaines d’information en continu mentionnaient un premier accord entre le Fatah et le Hamas. L'AFP a publié son habituelle dépêche.

Quelques analystes y ont même été de leurs commentaires en clamant que c’était un premier pas, que la nouvelle était importante, qu’il s’agissait d’un premier pas vers la réconciliation.

« Il s’agit bel et bien d’une éclaircie au Moyen-Orient », disait même l’un de ces avis autorisés.

Ceux qui n’appartiennent pas à ces milieux qui s’autorisent des trucs, comme le disait Coluche, se demandaient bien comment une telle chose pouvait être possible.

En effet, ces deux mouvements, ces deux « légitimités », le Hamas et le Fatah, ne peuvent pas être en harmonie sur une force de police commune alors qu’ils ne sont d’accord sur absolument rien par ailleurs.

Une force de police est en général l’une des nombreuses conséquences d’un Etat. Sauf cas avéré de dictature, la constitution d’une police suit la création d’un Etat, elle ne la précède jamais.

Le Hamas a mis quelques heures à réagir. Il a démenti formellement tout accord sur une force commune.

Il faut dire que le gouvernement de Mahmoud Abbas proposait cette force commune à Gaza mais pas en Judée –Samarie.

La ficelle était un peu grosse. Les dirigeants du Hamas, que l’on peut soupçonner de tout sauf d’être complètement stupides, n’ont pas mordu à l’hameçon.

"Cela est totalement inacceptable. La manière appropriée d'aborder le dossier sécuritaire passe par une refonte des services de sécurité à Gaza et en Cisjordanie sur des bases professionnelles et nationales, loin de toute collaboration avec l'occupation" israélienne, a déclaré un haut responsable du Hamas, Salah Al-Bardawil" (source AFP).

Et pour ceux des commentateurs qui se sont extasié ce week-end, le Hamas enfonce le clou. "Pour le Hamas, une telle chose n'est pas du tout à l'ordre du jour", a poursuivi M. Bardawil.

Précisons que le dialogue de réconciliation palestinien entre le Fatah et le Hamas entre dans sa cinquième session.

A force de prendre ses désirs pour des réalités

Le Fatah aurait bien voulu présenter un front uni et peser ainsi sur la rencontre Netanyahou-Obama, qui fort opportunément avait lieu le lendemain..

Pour une fois, c’est raté. Les tentatives de manipulation de l’opinion internationale ont trouvé leurs limites, celles du fanatisme du Hamas.

Quand aux analystes et commentateurs des chaines d’info, à l’heure de la mise en ligne de cette petite brève, ils sont toujours en poste.

Il faut dire qu’ils n’en sont pas à une faute professionnelle près.

© Primo, 18 mai 2009


 Brèves
 26-04-2009 : Agression Boulevard Voltaire

Agression boulevard Voltaire

Des jeunes gens collaient des affiches à la mémoire d'Ilan Halimi. Pour cela ils ont été agressés. Les dépêches relatant cet « incident » ne soulignent pas cet intolérable.

Des affiches sur les murs de Paris, à la mémoire d'un jeune Français atrocement torturé et mis à mort parce que Juif. Lire son nom, c'est encore trop pour les voyous armés qui passent dans la rue. Ils frappent.

Parce que ces brutes sont d'origine maghrébine et leurs victimes juives on ose parler de 'tension communautaire'.

Pourquoi ce refus de nommer l'antisémitisme arabe ? Il existe, il s'exprime ; il est venu renforcer l'antisémitisme européen.

Si on ne peut accepter que des jeunes gens se rendent justice eux-mêmes - les agressés ont riposté plus tard - il n'est pas admissible de les voir confondus avec ceux qui les ont attaqués.

L'antisémitisme n'est pas un phénomène 'communautaire'. Il nous concerne tous.

Oserait-on dire que la misogynie est de l'ordre du communautaire parce que cette haine ne s'adresse qu'aux femmes ?

Ceux qui ne supportaient pas, au point de se livrer à des actes violents, les affiches imprimées à la mémoire du jeune Ilan ont obéi à des motivations aussi méprisables que ses assassins.

L'abjection aussi a ses degrés.

À la veille d'un procès terrible, qui se déroulera à huis-clos selon la volonté de deux tortionnaires - lâcheté de meurtriers qui doivent rendre compte de leurs gestes ou de leurs silences complaisants - le simple fait de coller des affiches suscite la violence.

Qu'elle ait provoqué une réponse ne doit pas nous faire oublier à quel point elle est aberrante et inacceptable.

Renvoyer dos à dos deux communautés quand l'antisémitisme s'exprime dans les rues est irresponsable.

Ou est-ce dire, en filigrane, que trop de Français non Juifs sont indifférents aux menaces et aux agressions que subissent des citoyens de ce pays ?

On peut refuser la réponse donnée à une attaque. On ne peut en ignorer la cause.

© Primo, 25 avril 2009

Rixes à Paris sur fond de tensions communautaires: six jeunes mis en examen
25/04/2009-[21:03] - AFP
PARIS, 25 avr 2009 - Six jeunes gens, trois juifs et trois maghrébins, ont été mis en examen pour des violences volontaires à caractère raciste à la suite d’agressions perpétrées mercredi entre membres des deux communautés, a-t-on appris samedi de source proche du dossier.
Les six jeunes sont poursuivis pour "violences volontaires aggravées à raison de l’appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, de la victime à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée". Ils ont tous été laissés en liberté sous contrôle judiciaire. Selon une source judiciaire, une première agression se serait déroulée mercredi boulevard Voltaire (Paris XIe), non-loin du magasin de téléphonie où travaillait Ilan Halimi, le jeune juif enlevé et torturé à mort en 2006 par le "gang des barbares". Dans la perspective du procès de ses ravisseurs, qui s’ouvre mercredi à Paris, de jeunes juifs collaient des affiches à la mémoire d’Ilan Halimi lorsqu’ils auraient été pris à partie par trois jeunes maghrébins, dont l’un était muni d’un nunchaku, selon cette même source.

 Brèves
 26-04-2009 : Honni soit qui mâle y pense
Honni soit qui mâle y pense

Des magasins britanniques ont choisi de renommer un poisson. L'animal se vendait pourtant. Depuis qu'il y a sur terre des pêcheurs... et des pécheurs si on en croit cet accès de pudibonderie aiguë.

Il se vendait sous le nom de pollack. Mais depuis quelque temps, des obsédés frémissent à l’idée de prononcer le mot. La panique les saisit au rayon poissonnerie.

En anglais, il a également un second sens. Il désigne de façon péjorative nos amis Polonais. Pourtant ce n’est pas la connotation xénophobe qui embarrasse cette étrange clientèle.

Le mot lui fait penser à la chose, enfin aux choses… Pollock différe d’une lettre de bollock. Shock. En argot, le mot signifie « testicules ».

Une lettre et tombe le voile, la feuille de vigne ou de figuier. Une lettre, voire un simple rhume, et le p devient b.

Face à cette éventualité, les prudes n’osent plus faire leurs emplettes. L’origine de ce curieux mal n’a pas été précisée. Il a frappé soudain. Qui a-t-il atteint ?

Nul ne le dit. Nous ne pourrons observer cette amusante galerie de personnages.

Mais s’ils entendent des mots qui ne sont pas prononcés, ils en prononcent qui sont entendus. On peut les résumer à un seul : censurons !

« Vous avez raison », a répondu la direction, se prosternant et rebaptisant l’obscur objet du délit.

Méchant honneur, c’est au français que revient le soin de guérir nos Anglais de la piscicophobie. Les filets offensants s’appelleront colin.

Triste fin pour une anguille sous roche.

Ridicules, mais inquiétants, d’autres dénonciateurs très écoutés

Les bégueules –qui sont-ils ?- sévissent aussi sur la toile. Ridicules, la chose n’est pas nouvelle. Mais leurs avis sont suivis, voilà l’inquiétude.

Depuis près de trois ans un bloggeur proposait de belles pages au nom de Femme Femme Femme. Une sorte de répertoire visuel d’œuvres d’art ayant pour thème les femmes. Une courte introduction pour situer un artiste précédait des photos.

Certains visiteurs ont jugé son contenu «inacceptable». Inacceptables pour eux les images de sculptures et de tableaux exposés dans les musées du monde.

Qui sont ceux qui trouvent la représentation des femmes dans l’Art scandaleuse ? Qui a dicté à Google, hébergeur du blog, la décision d’en réduire l’accès ? Un message d’avertissement en guise d’accueil, on ne peut plus atteindre directement les pages. Des esprits malsains ont laissé leur trace.

Quelques obsédés imposent des dictats imbéciles. Serviles, des responsables se soumettent à leur censure et nous l’imposent à leur tour.

Peur de la sexualité, de la beauté des femmes.

Laisserons-nous les phobiques, les ignorants, les intégristes de toute sorte décider quelles œuvres peuvent être montrées, quels noms peuvent être prononcés ?

D’où vient ce climat détestable si contraire à nos mœurs ? Une nouvelle Cabale des dévots, anonymes cette fois, au service de quelle cause ?

Laurianne de Belmont © Primo, 26 avril 2009

 Brèves
 20-04-2009 : Durban, la victoire fiasco

Durban : la victoire fiasco !

Il ne faut pas s’inquiéter. Même si les défections s’enregistrent les unes après les autres à 24 h du début de Durban II, les principaux promoteurs de cette conférence crieront tout de même à la victoire.

Sauf surprise de dernière minute, la France ira, pour dit-elle, « être présente… afin de défendre son point de vue concernant les droits de l'Homme ».
Ahmadinejad écoutera, soyons-en certains, avec la plus grande attention, les propos de la patrie de Droits de l’Homme.

Après quoi, il retournera dans son pays pendre quelques homosexuels et lapider quelques adolescentes, tout cela entre deux harangues contre Israël.

La France est d’autant moins excusable qu’elle vient d’entendre les derniers propos du président iranien tenus il y a quelques heures, dans lesquels il menaçait ouvertement la démocratie israélienne.

Plus pragmatique, et se faisant moins de nœuds au cerveau, l’Allemagne ne participera pas car elle craint que celle-ci ne serve de "plate-forme pour d'autres intérêts", a annoncé dimanche soir le ministre allemand des Affaires étrangères.

L’Allemagne est lucide, souvent beaucoup plus que notre bonne vieille patrie où il fait bon vivre quand on s’appelle Le Pen ou Dieudonné.

Après les défections des Etats-Unis, d’Israël, des Pays-Bas, de l’Australie, du Canada et de l’Italie, la deuxième édition qui débute lundi à Genève risque bien de virer à la catastrophe.

Ce sera un échec cuisant pour les Nations Unies, et, faut-il le dire, pour l’Europe, incapable de parler d’une seule voix sur ce dossier important.

Le président américain Barack Obama a affirmé dimanche que les Etats-Unis ne participeraient pas en raison des allégations "hypocrites" contre Israël contenues dans le projet de déclaration finale.

Benoit XIV, à qui on ne demandait rien et qui se croit encore le chef d’un Etat séculaire, pense « qu’il s’agit d'une initiative importante puisque qu'encore aujourd'hui, malgré les enseignements de l'Histoire, on enregistre ces phénomènes déplorables".

Il encourage donc les nations à se rendre, comme à Canossa, embrasser sur la bouche les dictateurs du monde entier.

Eux seront présents.

Tous ? Non. El Béchir, ce n’est pas certain.

Ses récentes démêlées avec la Cour de justice internationale lui interdisent ce type de voyage. Il est suspecté de génocide sur une partie de sa population qui présente le désavantage d’avoir la peau noire.

De toute façon, le Darfour n’est pas à l’ordre du jour de cette conférence sur le Racisme.

Par contre, on y prendra la décision de condamner toute critique des religions, et plus spécialement de l’Islam.

Quand les théologiens musulmans affirmeront que les non-croyants sont des chiens et que les femmes non voilées sont de la viande à violer, il ne s’agira ni de racisme ni de sexisme, mais d’une juste interprétation des textes coraniques.

C’est fort de cette certitude qu’Ahmid Karzai, le président afghan vient d’autoriser la promulgation de la Charia. Le Pakistan l'avait déjà accepté, sous la contrainte, dans la vallée de Swat. La Somalie, trop heureuse, a suivi.

On va enfin pouvoir lapider et couper quelques mains en paix, sans craindre la réprobation unanime de la communauté internationale.

Puisque critiquer l’application inhumaine de la loi coranique sera désormais interdit !

Vive Durban 1 et 2 ! Vive l’ONU !

Et surtout Vive la France pour son courage et sa détermination à aller en Suisse, ce merveilleux paradis fiscal qui a tant fait pour la préservation des grandes fortunes françaises.

Une phrase s’applique à la France ce soir : Quand la prudence est partout, le courage n'est nulle part.

© Primo, 20 avril 2009, 22 h

 Brèves
 12-04-2009 : Toulouse : les élus n'aiment pas la castagne
Toulouse : les élus n’aiment pas la castagne

Si l’on en croit Claude Nougaro, les voilà moins toniques que les centenaires régionales. Elles ne dédaigneraient pas la bagarre.

Édiles et conseillers de Toulouse sont plus timorés.

Pour ménager la curieuse vanité de leurs chers administrés, ils ont préféré sabrer le vocabulaire à défaut du champagne. Économie de crise oblige :

« Nous avons décidé d'abandonner le terme d'impasse susceptible de froisser les familles, et nous lui préférons désormais celui de rue. » (lire Toulouse sort de l'impasse L'initiative prise dans la Ville rose est une première en France).

Les descendants de personnalités, illustres ou inconnues, dont le nom est donné à une voie publique se réjouiront de cette disparition. Non point celle de l’ancêtre – espérons-le – mais du vocable.

Si le mot impasse est amené à s’effacer, la voie demeure sans issue. L’honneur est sauf. Quoiqu’un peu malmené par l’urbanisme.

Le mot lui n’est-il honni que côté toponymie ? Les élus le chuchoteront-ils encore, en cachette, pour ne pas offenser, quand ils définiront certains de leurs arrêtés ?

L’audace blottie dans un murmure, quelle belle devise ce serait.

Une inquiétude pourtant : cette logique amènera-t-elle un jour le conseil municipal à donner le nom d’avenue à la moindre venelle ? Occitanesque suspens !

Des parentèles peuvent se sentir heurtées d’être associées à de simples rues, alors que d’autres patronymes ornent des avenues. Parfois des places, ou des grand places, arrogance suprême.

Ces différences sont insolence. Elles alimentent les mécontentements. Une seule solution : capitouler.

À défaut de déplacer les montagnes, la suspicion devrait s’étendre à toute désignation.

À y bien songer, est-il souhaitable de conserver le mot ruisseau ? Ne fleure-t-il pas son mépris des campagnes et du monde rural ? De quoi a-t-il l’air devant le delta du Danube ? D’un humilié ou d’un offensé ?

Voies fluviales ou routières, tertres ou sommets, la géographie est affreusement discriminatoire. Seul le rouleau compresseur de l’égalitarisme peut nous aider à combattre des injustices encore inexplorées.

L’ineffable Halde devrait être de bon conseil. Elle qui n’aime que les vieillards pimpants et gracieux.

Ses sages conseillers sont tout indiqués pour aider la ville à passer du rose au morose. Elle est devenue bégueule, le premier pas est encourageant. Un exemple à suivre.

La voie est libre. Ne l’appelez surtout pas sente ou ruelle. Affront.

Mais appelez un chat guépard et festin un sandwich. Évitez toutefois de mettre l’anciennement nommé chat dans la même cage que le guépard.

Laurianne de Belmont © Primo, 12 avril 2009

 Brèves
 09-04-2009 : Radicalité selon l'AFP

Radicalité selon l'AFP

par Victor Lavie © Primo, 9 avril 2009

L'AFP rapporte (à sa manière particulière) qu'un incident s'est déroulé ce jour autour du village de Bat Ayin en Judée-Samarie/Cisjordanie, implantation israélienne qu'elle considère comme une des "plus radicales".

Il se trouve que ce village a toujours refusé d'installer une clôture de sécurité en considérant que ce serait un handicap pour vivre en harmonie totale avec ses voisins. Autrement dit, les habitants de ce village n'avaient pris aucune mesure de protection particulière et ils en étaient fiers. C'est ce que l'AFP (via Le Figaro) appelle des gens "radicaux". Mais peut-être que pour l'AFP, être Israélien , c'est déjà être "radical".

La semaine dernière , un adolescent de 16 ans a été sauvagement assassiné à coups de hache par un voisin qui ne souhaitait pas vivre en harmonie avec eux… Dans la foulée , il a également blessé un enfant de 7 ans qui a échappé miraculeusement à la mort.

L'AFP n'a pas précisé s'il était "radical"...

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Violences/colons: 6 palestiniens blessés /AFP
08/04/2009 | Mise à jour : 09:48 |
Des colons se sont heurtés aujourd'hui matin à des habitants d'un village du sud de la Cisjordanie situé près de l'implantation où un jeune Israélien avait été tué la semaine dernière, faisant six blessés parmi les Palestiniens, a-t-on appris de source médicale palestinienne.

Selon des témoins, des habitants de la colonie de Bat Ayin ont ouvert le feu sur des Palestiniens du village de Safa.

Une source au sein des services israéliens de sécurité a déclaré de son coté que les incidents avaient éclaté après que des Palestiniens eurent lancé des pierres sur une centaine d'Israéliens.

"L'armée a tenté de s'interposer", a précisé cette source.
C'est dans cette colonie de Bat Ayin, l'une des plus radicales de Cisjordanie, qu'un adolescent de 16 ans a été tué et un enfant de sept ans a été blessé, à coups de hache, jeudi dernier par un Palestinien.
Le meurtrier est parvenu à s'enfuir.

 Brèves
 26-03-2009 : Harcèlement judiciaire en Kabylie

Harcèlement judiciaire contre le MAK

Une fois de plus et une fois de trop, le pouvoir utilise la justice et la violence avec ses escadrons policiers pour réprimer toute contestation citoyenne et intimider les opposants à la mainmise du pays par le clan de Bouteflika et de ses traîtres kabyles.

Le mardi 24 mars 2009 à Larvâa n At Yiraten, MM. Mohand Larvi Tayev et Bouaziz Aït Chébib respectivement Secrétaire national à la formation et Secrétaire national à l’organique ont été saisis par une escouade de policiers sur la place publique alors qu’ils étaient en train d’accoler les affiches du MAK en un endroit approprié déjà saturé par les portraits de Bouteflika.

Ils ont été menottés et emmenés de force au commissariat de la ville. En parfaite connaissance de cause de l’état de santé de M. Mohand Larvi Tayev, souffrant du cœur et d’anémie, ils ont été malmenés sans ménagement.

Sitôt l’information donnée, les militants du MAK de toutes les régions s’apprêtaient à affluer vers Larvâa n At Yiraten pour y tenir un sit-in jusqu’à la libération des 2 responsables du Mouvement.

Les responsables du MAK arrêtés ont d’emblée décliné leur identité et assumé pleinement leurs responsabilités politiques au sein du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie.

Après une audition qui a duré 2 heures, ils ont été relâchés sans signer de PV.

Mais ce n’est pas tout. Ainsi, M. Kharbache Hakim, membre du Conseil National est souvent visité par la police de Seddouk pour l’intimider.

Hocine Ramdani est convoqué par la justice de Tuvirett pour le 20 avril dans l’affaire pour laquelle un mandat d’amener a été émis contre Ferhat Mehenni et pour des faits, une conférence animée par le président du MAK à l’université Muhend U Lhadj, qui remontent à novembre 2007.

Il est hors de question de laisser cet étudiant seul face à une justice aux ordres et qui va statuer sur des actes prescrits.

Cette énième provocation du pouvoir envers la Kabylie à travers les violences, les intimidations, les interpellations arbitraires témoignent d’une panique qu’il ne peut plus contenir sachant que ses relais de Kabylie, malgré les moyens intarissables dont ils disposent ne représentent aucun Kabyle digne de soi.

Par contre, elle affûte l’argumentaire et la détermination du MAK à poursuivre sans faillir la mission qu’il s’est assignée depuis sa naissance.

 Brèves
 22-03-2009 : Dieudonné candidat aux Européennes

Dieudonné candidat aux Européennes

Il en avait annoncé l’idée. Il se tâtait. Il explorait, disait-il, les pistes.

Dieudonné a annoncé samedi qu'il serait candidat "anti-sioniste" aux élections européennes du 7 juin.

Tiré de son imagination débordante, son discours de campagne contient à peu près tous les poncifs éculés qui puissent se trouver sous la main d’un raciste national-populiste ordinaire.

"Il faut se battre contre le système béké. On l'appelle comme ça en Guadeloupe. En France, c'est le système sioniste, c'est exactement la même chose. Ce sont les esclavagistes et on est des esclaves. Il faut qu'on se libère !".

Et allez donc !

Comme aux plus grandes heures de la collaboration, Dieudonné affirme que le "sionisme gangrène la France".

Cela rappellera de bons souvenirs aux nostalgiques des chemises brunes, des défilés aux pas de l’oie et des rafles. Les anciens vont pouvoir réviser leur Histoire. Les nouveaux des Milices la vivront en direct.

Les films comparant les Juifs à des rats seront-ils de nouveau être projetés, mais dans le Théâtre de la Main d’Or ?

Pourquoi ne pas y organiser des colloques prestigieux avec, comme intervenants principaux, les éminents intellectuels politiquement et socialement corrects ? Au hasard, Jacques Doriot (parti populaire français), Marcel Déat (Rassemblement national populaire), Jacques Benoist-Méchin, historien, Robert Brasillach, journaliste et écrivain, Charles Spinasse, député socialiste et fondateur de l'hebdomadaire collaborationniste Le Rouge et le Bleu, Louis-Ferdinand Céline, écrivain, Alphonse de Châteaubriant, Pierre Drieu La Rochelle, Abel Hermant, académicien, George Montandon, ethnologue, Lucien Rebatet, romancier, Charles Maurras, directeur du journal L'Action française, Théo Coquilleau, dit Le Roux, prêtre à mi temps.

Dieudonné fait don de sa personne à la France.

Il ne parvient pas à faire autre chose pour exister que d’imiter Le Pen. Selon lui, une guerre culturelle lui a été déclarée par « le Parti socialiste et l'UMP ». La théorie du complot a tout de même de beaux restes.

Le petit maréchal des autobus va pouvoir dire tout ce qu’il a sur le cœur. Et il le fera avec éclat, on peut compter sur lui.

Pour s’engager à côté de lui dans ce nouveau combat anti-communautariste, Dieudonné pense à Kémi Seba, le fondateur de la Tribu Ka, qui est bien entendu anti-communautariste, comme chacun le sait.

Son spécialiste des relations internationales et des vols spatiaux habités pourrait être Thierry Meyssan, auteur de L'Effroyable Imposture qui conteste la version officielle des attentats du 11 septembre 2001.

Au détour d’une phrase, Dieudonné lâche enfin la véritable raison de sa candidature. « On m'interdit de travailler, de nourrir mes cinq enfants, je n'ai pas d'autre choix que d'aller me battre sur le terrain politique ».

Il est vrai que les avantages en nature d’un député européen comprennent la gratuité des transports ferroviaires. Il va pouvoir en faire, des conférences. Seul le bus pour les tenir lui sera facturé (lire).

Et les voyages en avion, et les indemnités conséquentes….

S’il est élu, il empochera 15 496 euros par mois pour rémunérer ses assistants. Il faut rajouter à cela les frais de bouche et le salaire. De quoi entretenir son théâtre et sa nouvelle SARL, les Productions de la Plume.

Bien entendu, il clamera partout qu'être antisioniste ne signifie pas être antijuif. Seuls les haineux et les crétins feront semblant de le croire.

Mais tout ceux qui le rejoindront, les déçus de la liste Europalestine de 2004, tout ceux qui disaient « Pas de paix en Europe sans justice au Proche-Orient » ne pourront plus jamais dire qu’ils ne savaient pas.

Ils rejoindront un raciste et se battront pour lui. Il faut savoir choisir son camp.

© Primo, 22 mars

 Brèves
 14-03-2009 : Un palestinien abattu

Un Palestinien abattu en Cisjordanie

Ces Israéliens manquent décidément de la décence la plus élémentaire.

Les 1300 morts de Gaza ne leur suffisent pas. Ils continuent à tirer les Palestiniens comme des lapins.

63 % des internautes ne lisent que les titres des dépêches sur leur fil d’info habituel. C’est ce qui ressortait il y a quelques mois d’un « sondage » en Scandinavie. Ils ne prennent pas la peine de cliquer sur le titre pour lire l'article en entier.

Cela fait le bonheur des agences de presse et de leurs employés aux « écritures », ceux qui sont chargés de rédiger les titres, les petits chefs.

63 % des internautes se diront qu’Israël, c’est habituel, continue le massacre, le génocide, comme l’affirme Leila Shahid.

Elle n’en a bien entendu pas souffert personnellement, de ce génocide. Mieux, ce génocide lui permet de vivre confortablement aux frais du contribuable européen. 100.000 euros par an, tout de même ! (Lire sur Primo)

Autre considération : un peuple qui s’est multiplié par 5 en 50 ans n’est pas « génocidé ».

Il faut donc descendre à l’intérieur de l’article pour avoir l’explication du titre.

« Un Palestinien a été abattu mercredi au nord de Ramallah, en Cisjordanie, ........ alors qu'il lançait des bombes sur des véhicules de l'armée israélienne, a annoncé Tsahal ».

Le fait de lancer des bombes sur des véhicules ne peut être raisonnablement considéré comme une occupation inoffensive.

Dés lors, une réponse musclée parait logique, même si, on peut le regretter, elle se termine par la mort d’un homme.

Mais 2/3 des lecteurs auront retenu qu’Israël a descendu un Palestinien.

Et c’est ce qui importe, pour une agence de presse.

Surtout lorsque celle-ci fait bien attention à ne jamais donner les vrais chiffres de l'offensive à Gaza. Les 1300 morts proclamés par le Hamas ne sont en fait que 630.

Ce sont 630 morts de trop...mais ce sont surtout 600 de moins que la propagande du Hamas a fait gober au monde entier.

Cette nuit, 14 mars 2009, 4 roquettes ont été tirées depuis Gaza sur des civils israéliens.

Pas un mot sur les principaux portails d'information.

© Primo, 13 mars 2009

 Brèves
 06-03-2009 : Durban 2 : l'Italie se retire
Durban 2 : l’Italie se retire

Suivant l’exemple des Etats-Unis et du Canada, l’Italie boycottera aussi la Conférence de l’ONU « DURBAN II » sur le racisme, prévue à Genève du 20 au 25 avril. Elle conteste les « déclarations agressives et antisémites » contenues dans les propositions de déclarations finales.

Le Ministre des Affaires Etrangères, Franco Frattini, l’a annoncé après une rencontre bilatérale avec sa collègue israélienne Tsipi Livni en marge du Conseil des Affaires Etrangères à Bruxelles.

« La délégation italienne ne participera pas à la suite des travaux de Durban II » a dit Frattini, expliquant que la décision pourrait être remise en cause si le texte - qui actuellement contient « au moins deux propositions inacceptables » - se voyait modifié.

Selon le titulaire de la Farnesina, même le Danemark, la France, la Hollande et la Belgique sont prêts à retirer leurs délégations.

Le premier Ministre François Fillon a dit que la France « n’accepterait pas que l’Etat d’Israël soit stigmatisé, que sa politique soit calomniée, et si nécessaire qu’il se retirerait ».

Approbation d’Israël

Un porte parole du Ministère des affaires étrangères de Jérusalem, Andy David, a dit qu’Israël « se réjouit de cette décision de l’Italie qui s’est rendu compte que rien de positif n’émergera de cette conférence ».

Margherite Boniver, député du PDL et présidente du Comité parlementaire Schenguen, Europol et immigration en est satisfaite: « De l’expérience dramatique de la première session de Durban, on avait compris que les intentions de pays comme la Libye et l’Iran étaient de transformer la conférence en une grande pantomime, théâtre d’une orgie antisémite et anti-occidentale, capable de bouleverser la réalité de façon dramatique. »

Le sous secrétaire aux affaires étrangères, Enzo Scotti, a dit que la conférence de Durban « constituait une occasion unique de faire le point sur nos efforts dans la lutte contre le racisme et la discrimination et de renouveler notre engagement en la matière. Il est fondamental que les négociations ne dévient pas de cet objectif. Si tel est le cas, l’Italie est prête à continuer à s’engager dans ce processus. Nous ne pouvons permettre que cette occasion soit occultée par des priorités politiques ou idéologiques ».

L’ébauche du texte final de la conférence de l’ONU sur le racisme contient des accusations terribles contre Israël. La politique dans les territoires palestiniens, peut-on lire à propos du texte préparatoire sur le site de Haaretz, constitue « une violation des droits humains internationaux, un crime contre l’humanité et une forme contemporaine d’Apartheid ».

La conférence est une suite de ce qui s’est déroulé en 2001 à Durban en Afrique du Sud, dans un crescendo de polémiques entre la requête d’un dédommagement pour l’esclavage aux Etats-Unis et la mise sur le même plan de « racisme et sionisme ».

Les Etats-Unis et Israël ont quitté l’assemblée. Cette fois, ils ont annoncé préventivement qu’ils désertaient ce rendez vous.

Certains à l’ONU cités dans Haaretz, font allusion au fait que l’Iran et la Syrie ont pris la direction de la rédaction du projet, et l’impression diffuse que de nombreux pays arabes et musulmans veulent utiliser la conférence pour attaquer Israel.

Dans d’autres propositions du texte, s’exprime « une profonde préoccupation pour les discriminations raciales commises par Israël contre les palestiniens, et les citoyens syriens du Nord du Golan occupé ».

Israël se voit accusé de « Torture, de blocus économique, de graves restrictions de mouvements de fermeture arbitraires des frontières » et se voit défini comme « une menace pour la paix internationale et la sécurité ».

Corriere della Sera, 6 mars 2009
Trad : Josiane Sberro pour Primo

 Brèves
 28-02-2009 : Durban 2 sans les USA de Barak Obama

Durban 2 sans les USA de Barak Obama

Après le Canada et Israël, qui ont annoncé leur volonté de ne pas participer à cette mascarade, la participation des Etats Unis à Durban 2 est de plus en plus incertaine.

« Les Etats-Unis ne participeront pas à la Conférence "Durban II" de l'ONU sur le racisme, qui doit se tenir fin avril à Genève », a indiqué un responsable du département d'Etat sous le couvert de l'anonymat. Présents lors des réunions préparatoires, il semble que les USA n’aient pas obtenu assez de garanties sur le contenu et les thèmes de la conférence.

"Nous ne nous engagerons pas plus avant dans le processus de Durban II", a déclaré à l'AFP ce haut responsable.

Pourtant, il y a quelques jours, la nouvelle administration américaine semblait bel et bien décidée à reconsidérer ses positions. Une petite révolution de palais, puisque l’équipe Obama semblait ne plus exclure de rentrer dans le nouveau Conseil des Droits de l’Homme.

Mais les choses ne se sont pas passées comme prévu.

Principaux points d’achoppement : l’Organisation de la conférence islamique défend mordicus le concept de diffamation des religions dont les occidentaux ne veulent pas entendre parler.

Le texte proposé par les pays musulmans limite ce qu'ils décrivent comme la diffamation des religions, mais les pays occidentaux ont exprimé leur difficulté à accepter en raison de « l'impact négatif potentiel sur la liberté d'expression ».

C’est le moins que l’on puisse dire !

Le programme de cette conférence fait la part belle, si l’on peut dire, au conflit israélo-palestinien en critiquant, comme prévu, le sionisme, la politique d’Israël et tout ce qui déplait souverainement aux pays arabes.

Lesquels ne peuvent pas dire leur haine des Juifs dans une conférence contre le racisme. Ce serait trop voyant. La solution est de délégitimer la démocratie israélienne et l’existence même de ce pays.

La Conférence "Durban II" sur le racisme doit se dérouler du 20 au 24 avril au Palais des Nations à Genève. Elle doit assurer le suivi de celle qui s'était déroulée en 2001 dans la ville sud-africaine et qui s'était terminée dans la confusion et sur des accusations d'antisémitisme.

Au cours de ce colloque en 2001, les insultes antisémites, notamment relayées et organisées par la Ligue arabe et quelques partis politiques européens, avaient provoqué le départ des délégations américaine et israélienne.

Paniqué, le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, a appelé les Etats membres de l'ONU à dépasser leurs différences et d'unir les efforts pour affronter le racisme et la xénophobie. Plus prosaïquement, elle tente de sauver sa conférence, décrédibilisée à l’avance par l’absence de pays comme le Canada, Israël et maintenant les USA.

Seulement, la proposition de texte final contient une critique d’Israël ainsi qu’un appel à réparation pour les peuples ayant souffert de l’esclavage.

Comme chacun le sait, nul racisme n’existe dans les pays musulmans. De même, les arabo-musulmans ne se sont rendus coupable d’aucun crime lié à l’esclavage. Lorsque le commerce triangulaire faisait la fortune d’armateurs européens, les envahisseurs arabes en Afrique ne pratiquaient pas les razzias afin d’approvisionner ce commerce.

De la même manière, chacun le sait également, les arabes n’ont pas envahi le Maghreb et l’Afrique noire pour la dépouiller de sa jeunesse emmenée en esclavage dans les pays arabes.

Chacun le sait.

Miss Pillay affirme, contre toute évidence, que « nous avons besoin de travailler ensemble en toute bonne foi, avec un esprit ouvert et constructif »

L’ouverture appelée de ses vœux n’a semble-t-il pas été à l’ordre du jour. Les USA bouderont certainement, à moins d’une contorsion de dernière minute, les débats de cette assemblée.

La France, pour l’instant, ne semble pas avoir de position tranchée. Il faut dire que c’est en avril et que Genève est fort jolie au sortir de l’hiver.

© Primo, 28 février 2009

 Brèves
 24-02-2009 : Belgique, on nie le génocide arménien

En Belgique, on nie le génocide arménien

Le Comité des Arméniens de Belgique, Ibuka et le CCOJB demandent le renvoi d'un professeur négationniste

Le Comité des Arméniens de Belgique, Ibuka et le Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique (CCOJB) réprouvent l'agréation par le Ministre de l'Education de la Communauté française d'un imam négationniste en qualité de professeur de religion islamique.

Le 9 février 2007, à l'école primaire de Thulin (Hainaut), Semsettin Ugurlu, imam à Quaregnon et professeur de religion islamique, a contesté une animation financée par la Communauté française, sur le thème du Journal d'Anne Frank. En présence des élèves de l'école, le professeur a en effet pris à partie l'animatrice quand celle-ci évoqua le génocide des Arméniens. La séance dut être interrompue.

Les faits ne paraissent pas avoir été dénoncés par le chef d'établissement pourtant témoin de l'incident, et aucune sanction n'a encore été prise.

Le 10 septembre 2008, le Comité des Arméniens de Belgique a rapporté les faits au Ministre et demandé le renvoi du professeur.

Ces demandes demeurent à ce jour sans réponse, malgré un rappel par voie recommandée.

Sous le titre "Le génocide arménien embarrasse l'EMB", l'hebdomadaire Le Vif/L'Express a, dans son édition du 9 janvier 2009, évoqué les faits et révélé que fin 2007, "la Communauté française adressait à ses inspecteurs des cours de religion islamique une lettre pour attirer leur attention sur l'évocation du génocide des Arméniens (en 1915-1916, 1,5 million de membres de cette minorité chrétienne furent massacrés par l'Empire ottoman)".

S'il ne fait ainsi guère de doute que l'administration a une parfaite connaissance du problème, il lui reste encore à prendre les mesures utiles pour préserver nos jeunes d'un enseignement négationniste qui tue encore en Turquie et a manqué de tuer à Saint-Josse-ten-Noode en octobre 2007.

Le Comité des Arméniens de Belgique, Ibuka et le CCOJB attendent du Ministre compétent:
- le renvoi du professeur Semsettin Ugurlu;
- des directives précises transmises aux chefs d'établissements afin que tout éventuel incident de ce type soit, à l'avenir, sanctionné sans retard et de manière exemplaire;
- des critères plus sévères de sélection des professeurs et de tous ceux auxquels la Communauté française confie l'éducation et l'instruction de nos jeunes;
- l'étude obligatoire du génocide des Arméniens dans le cadre du cours d'Histoire consacré au chapitre de la Première Guerre mondiale.

Joël Rubinfeld, Président du CCOJB
Albert Gakumba Hangu, Président d'Ibuka-Mémoire et Justice
Michel Mahmourian, Président du Comité des Arméniens de Belgique

23 février 2009

 Brèves
 17-02-2009 : Libye : tourisme de masse non souhaité
Humour libyen : tourisme de masse non souhaité

«Personnellement, je préfère que la Lybie ne soit pas un pays touristique, de tourisme de masse, car le tourisme de masse va aggraver la situation».

Honni soit qui mal y pense. L’homme qui s’exprime ce mercredi matin sur France-Info, d’une belle voix un peu sourde (ne vous précipitez pas jeunes imprudentes) n’est pas un cynique.

Non, il ne déplore pas le manque de place dans les prisons de Tripoli ou de Koufra. Il semble penser à d’autres infrastructures pour accueillir les étrangers.

Il est vrai que ces derniers sont bien difficiles. Des Bulgares ont même osé se plaindre de l’hospitalité lybienne, en faisant grand tapage.

Les gens sont si méchants. Si attachés à leur confort et à leurs petites libertés et d’un douillet ! Mais c’est un fait : ils boudent la Lybie.

Par chance, deux témoins viennent égayer le reportage et ce constat mélancolique.

Certes, ils ne semblent pas très éveillés. Allusion à l’heure matinale. Honni soit etc…

Ne jamais se moquer de son prochain, au pire le discriminer positivement.

D’ailleurs Katia, c’est le prénom de l’intervenante, nous l’affirme : ses amis l’ont seulement crue folle quand elle a parlé de son projet de villégiature en Lybie. Ils imaginaient que la pauvrette se ferait enlever.

Crainte ou désir inconscient ? L’intervieweur ne se hasarde pas à poser la questions. Un seul sujet délicat à la fois.

Son compagnon – si ce n’est lui c’est donc son frère – surenchérit : le pays n’est pas inquiétant. Il a eu « un contact avec les gens qui n’est pas celui qu’on pouvait attendre en fonction de l’image qu’on en a en France ».

Malheureux libyens, ils doivent supporter un despote. Il leur faudra maintenant ajouter les touristes qui se croient observateurs à la liste des déplaisirs .

Mais la remarque est mesquine. Mea culpa (kulpa en pays communistes).

Cessons donc de jaser à propos des dictatures.

Chantons les chaînes de l’amitié entre les peuples. Soyons les apôtres de la très sainte alliance des civilisations. Voyageons.

Tant de belles destinations nous attendent dont la France nous donne si méchante image : le Soudan, Haïti, la Corée du Nord, Gaza pour les rêveurs… On ne saurait toutes les énumérer. Comme c’est injuste !

Et pour s’entrainer à la bonne humeur, écoutons sur France-Info ce petit morceau d’anthologie : le reportage de Sarra Gachani.

Une minute cinquante neuf de bonheur.

Laurianne de Belmont © Primo, 16 février 2009

 Brèves
 13-02-2009 : Un Cheikh en blanc pour la St Valentin
Un cheikh en blanc pour la Saint Valentin ?

Oui, mais s’il déclare sa flamme, c’est sur le mode hallucinatoire. Rassurez-vous, il semble trop soucieux de santé pour avoir absorbé des substances du même nom.

Car le cheikh égyptien Hazem Shuman, de son doux nom, « met en garde les jeunes musulmans contre ‘le virus de la Saint-Valentin’, plus dangereux que le SIDA ou le choléra. »

Non content de détruire les âmes en chantant l’amour, ce saint virus chagrine le ciel. Tout aussi scandaleux, il réjouit les Juifs et les Chrétiens, ces chenapans aimants. Quelle offense !

Pour découvrir tout le bien que notre prédicateur pense de ces derniers, lire l’article que publie le site DesInfos.

Il faut noter que les incroyants et les athées qui doutent – ces grands méconnus - semblent épargnés par ce rouge courroux.

Et c’est ainsi que le cheik est grand.

© Primo, 13 février 2009

 Brèves
 07-02-2009 : 44.000 morts depuis 1984

44.000 morts depuis 1984

Des avions de l’armée turque ont bombardé des tribus kurdes dans le nord de l’Irak ces derniers jours.

Cette guerre entre le PKK et la Turquie a causé 44.000 morts depuis 1984, soit dix fois plus que les opérations d’Israël dans les Territoires.

Les avions turcs ont pénêtré dans l'espace aérien irakien, avec l'autorisation de ce gouvernement.

Au moment ou nous écrivons ces lignes, on ne signale aucune manifestation dans les rues de Paris et en province.

C'est une bonne nouvelle pour le shopping.

Les français pro-palestiniens (comités France Palestine, PCF, NPA-LCR, Verts, Hamas, Hezbollah, Musulmans de France, UOIF) pourront tranquillement profiter du dernier week-end de solde.

Il faut dire qu'ils ont failli tout rater en janvier. Et, ce samedi, c'est à 70, voire 80 % pour cause de démarque exceptionnelle.

Ils ont raison. En ces temps de vive préoccupation sur le pouvoir d’achat, il y a certaines choses avec lesquelles on ne plaisante pas.

© Primo, 7 février 2009

 Brèves
 23-01-2009 : L'une aurait de l'humour, l'autre pas
L’une aurait de l’humour, l’autre pas

Les seconds rôles en politique c’est un peu comme au cinéma : leur qualité participe à celle du film. Les Anglais ne s’y trompent point, qui les appellent ‘supporting actors’.

Les mésaventures d’un Président qui sortit et celle d’une candidate au poste qui eût aimé entrer nous le confirment ce matin. Elles apportent la touche de détente nécessaire entre deux scènes d’action confiées aux comédiens plus chevronnés.

Drame chez les Chirac titrent les gazettes. Il y a trahison dans l’air. Le bichon maltais s’enrage dans l’appartement longuement prêté par les Hariri. Non, rassurez-vous, il n’est pas anti-Libanais. Ce serait trop ingrat.

Il a seulement planté ses dents dans son maître. Le vilain (le chien) ! Mais le délicat : il a respecté sa maîtresse. Délicate attention !

Cher Sumo (le bichon) qui sait qu’on ne doit pas mordre une femme, même avec une fleur carnivore.

Le parc de l’Elysée lui manque. Petite âme bucolique chassée du Paradis. C’est affreusement injuste.

Est-ce sa faute à lui s’il a la canine aventureuse ?

En contrepoint à ce mélodrame bourgeois, une bonne nouvelle : Marie-Ségolène Royal aurait de l’humour. Et un tout petit ego (lire sur Primo La muse du département).

Ces détails ayant échappé au journaliste qui l’interrogeait, comme aux moqueurs qui le lurent, elle s’en explique longuement dans un article du Monde.

Ce doit être de l’humour au énième degré. Un peu comme les ultrasons. Toutes les oreilles ne peuvent le percevoir. Mystères de la création.

Espérons que le bichon maltais s’en divertit. Le malheureux est sous anti-dépresseur.

Son pharmacien particulier ne pouvait ignorer que chez les chiens, le Prozac a pour effet de diminuer l’agressivité. Le Bichon n’a pas apprécié : riposte disproportionnée !

Bernadette Capdevielle © Primo, 22 janvier 2009

 Brèves
 21-01-2009 : La télé canadienne, ça nous change !

Une bonne leçon venue du nouveau monde

Primo a reçu plusieurs fois ce document. Il est exceptionnel.

Un journaliste fait son travail. Une chaine de télévision canadienne, TQS, fait un vrai travail d'information, avec une réelle liberté de ton. André Arthur, célèbre animateur de télévision, reçoit Sylvain Bouchard, l'une des voix les plus écoutées dans une radio québécoise.

Attention, amateurs du politiquement correct, s'abstenir

L'émission
NB : Patientez quelques instants, une publicité précède ces deux extraits

Partie 1

Partie 2

Merci à nos amis internautes qui ont communiqué ces deux documents

Primo adresse ses félicitations à ses cousins du Québec qui, s'ils exercaient leur travail en France,
feraient sans doute l'objet d'une condamnation pour "islamophobie", certainement.

 Brèves
 19-01-2009 : Devenir correspondant de l'AFP

Pour devenir correspondant AFP

Vous souhaitez devenir journaliste à l'AFP, Primo vous propose de vous entraîner :

1) Lire l'information suivante malheureusement réelle

7 mineurs de confession juive agressés à la sortie d'un restaurant cacher de Créteil le 18/1/09 à OH30.

Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme dénonce et condamne l’agression à caractère antisémite commise le 18 janvier 2009 vers 0H30 contre des jeunes gens ,6 mineurs de confession juive qui sortaient d’un restaurant cacher , reconnus comme juifs de ce fait, frappés et blessés.

Selon des témoins ,les auteurs ,une vingtaine d’individus décrits comme d’origine maghrébine ,africaine,voire européenne,ont attaqué les adolescents juifs en criant PALESTINE VAINCRA ON VOUS TUERA TOUS A MORT LES JUIFS ...
Nous saluons l’action immédiate de la police qui a interpelle 7 auteurs antisémites.3 jeunes juifs blessés, ont été conduits à l’UMJ qui a prescrit des ITT pour deux d’entre eux respectivement de 5 jours et de 1 jour.

Nous recommandons aux victimes de déposer plainte cependant, le climat qui s’installe ne rassure pas les parents des victimes qui par crainte de représailles, ne veulent pas en l’espèce déposer plainte, craignant que les agresseurs ou leurs complices non encore arrêtés, ne s’attaquent encore à leurs enfants. Nous demandons que des peines sévères exemplaires et dissuasives soient prononcées contre les agresseurs antisémites.

2) Lire la version de l'AFP et faire l'exercice qui suit :

18/01/2009 21:40

CRÉTEIL (AFP) - Sept interpellations après l'agression de 2 adolescents près d'un restaurant casher

Sept jeunes, dont six mineurs, ont été interpellés dans la nuit de samedi à dimanche à Créteil après l'agression de deux adolescents juifs de 16 ans près d'un restaurant casher, a-t-on appris de sources concordantes.

Cette agression, dont l'origine n'est pas encore déterminée selon la préfecture du Val-de-Marne et la police, a été dénoncée comme "antisémite" par le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA).

Dimanche vers 00H10, une vingtaine de jeunes ont agressé deux adolescents près d'un restaurant de la Place des Abymes, à Créteil, où se trouvent de nombreux restaurants casher, selon une source policière.

Les deux victimes, âgées de 16 ans, qui ne portaient pas de signe religieux, ont été frappées, l'une au flanc, l'autre au niveau du visage. Des incapacités totales de travail (ITT) de 5 jours et un jour leur ont été délivrées, a précisé la même source.

Cinq auteurs présumés ont été interpellés peu après les faits, tandis que deux autres ont été arrêtés une heure plus tard par une patrouille de police. Ils ont été placés en garde à vue.

Les victimes et les jeunes interpellés étant tous originaires de Créteil et sensiblement du même âge, la police n'excluait pour l'instant aucune hypothèse, y compris celle d'une "vengeance" après un précédent différend.

L'origine de l'agression n'est pas encore déterminée, a souligné la préfecture du Val-de-Marne. Les déclarations des victimes font état "d'expressions" qui "laissent à penser" à une agression antisémite, mais les auteurs présumés nient, a-t-on ajouté.

Selon le BNVCA, les agresseurs présumés ont crié lors de l'agression "Palestine vaincra, on vous tuera tous, à mort les juifs". Le BNVCA affirme tenir ces précisions de source policière.

3) Exercice d'application :

Information : six adolescents d'origine maghrébine ont été agressés par une vingtaine de jeunes blancs alors qu'ils sortaient de la mosquée. Ils ont été roués de coups et traités de sales musulmans.

Sujet : rédigez un récit de l'incident à la manière de l'AFP

4) Corrigé:

Les deux victimes et les jeunes interpellés étant tous originaires de Créteil et sensiblement du même âge, la police n'excluait pour l'instant aucune hypothèse, y compris celle d'une "vengeance" après un précédent différend.

L'origine de l'agression n'est pas encore déterminée, a souligné la préfecture.

© Primo, 19 janvier

 Brèves
 18-01-2009 : Tout savoir sur le Hamas

Tout savoir sur le Hamas

Un dossier complet actualisé à imprimer ou à télécharger sur son ordinateur.

Ce dossier a été élaboré par le Centre d’information sur les renseignements et le terrorisme et date de Janvier 2009.

Il y est question notamment de l'exploitation des civils comme boucliers humains par le Hamas. Photos, cartes, vidéos à l'appui pour ceux qui ont envie de comprendre.

Que les autres veuillent bien recevoir ici l'expression de nos plus cordiales salutations.

Dossier au format PDF

Cliquez ici pour le télécharger

 Brèves
 17-01-2009 : Qui a dit ?
Qui a dit ?

Qui a dit : «[Je comprends] qu’un certain nombre de gens soient perturbés, choqués [car] on ne voit que les photos des bavures puisqu'ils s’arrangent bien-sûr non seulement pour qu’il y ait des cibles militaires à côté d’hôpitaux, d’écoles ou de mosquées, mais ils s’arrangent avec certaines télévisions pour ne montrer que ça… [J’appelle à] l’extinction de ce système terroriste ».

Alors ?

BHL dans son dernier édito du Point ?

Claude Goasguen à la tribune de l’Assemblée Nationale ?

Enrico Macias au micro d’une radio juive ?

Non, vous n’y êtes pas…

Il s’agit de l’ancien Ministre des Affaires étrangères socialiste, Hubert Védrine !

Oh, tempérez votre enthousiasme ! Védrine n’a pas été subitement touché par la grâce.

Cette déclaration surprenante est extraite d’une intervention radiophonique du 30 octobre 2001 sur France Inter au journal de 20h00.

Védrine reconnaissait l’utilisation cynique des civils par les organisations terroristes mais il ne parlait pas du Hezbollah ou du Hamas : il parlait des Talibans combattus en Afghanistan par les alliés.

Pour Védrine, une vérité ici ne l’est pas forcément là.

Allez ! Encore un petit effort intellectuel, Monsieur le Ministre, et vous allez découvrir l’unicité du Djihad, la pulsion de mort dans le monde islamiste et le danger que court ce bateau dans lequel, vous aussi, êtes embarqué.

Vous allez finir, comme nous le faisons à Primo, par appeler à «l’extinction de ce système terroriste».

Mais partout…

 

© Primo, 17 janvier 2009

 Brèves
 14-01-2009 : 90 minutes et le Tabligh

"90 minutes" et le Tabligh

"90 minutes" est une émission de reportage sur Canal + avec laquelle Primo a déjà eu quelques franches explications. Il y a 6 ans (mars 2003), nous avions demandé à ce que certains visages soient "floutés" comme on dit dans le jargon.

La responsable de l'émission, Emilie Raffoul, après en avoir discuté longuement avec nous, nous avait donné en partie satisfaction.

Il s'agissait de respect de la vie privée de deux membres de Primo filmé lors d'un rassemblement tout à fait pacifique. Les images ensuite avaient été montées de manière à laisser entendre qu'il s'agissait d'une autre manif, plus "agitée".

Erreur ? Méconnaissance ?

Nous n'avons pas jugé utile de poursuivre plus avant.

Certaines méthodes afin d'obtenir du "sensationnel" nous paraissent à l'opposé de la déontologie journalistique.

Cependant, on ne peut juger une émission que sur la durée. Et l'ensemble du travail accompli par cette émission et ses journalistes est plutôt de bonne facture.

Trois journalistes de l'émission s'étaient présentés devant les grilles d'une école coranique du mouvement Tabligh, installée au château de Ville-Maindans à Grisy-Suisnes (Seine-et-Marne). Il semblerait qu'une partie de ce reportage ait été interdit d'antenne. Mais cela reste à vérifier. La censure chez Canal ? Vous n'y pensez pas !

Le reportage se termine mal pour l'un des preneurs de son.

 

Le mouvement Tabligh (("transmission" en arabe) s'est donné une mission : réislamiser les banlieues. Les "tablighs" seraient à l’origine de plus de la moitié des 1600 mosquées de France d'où leur place privilégiée au sein du CFCM.

Mais l'histoire de ce mouvement n'est pas forcément pacifique : en octobre 2004, vingt-quatre personnes ont été arrêtées depuis lundi en région parisienne dans les milieux proches du Tabligh, un mouvement musulman d’origine indienne fortement implanté en France.

L’enquête ouverte pour "blanchiment en bande organisée, travail dissimulé, abus de biens sociaux et escroquerie aux Assedic" visait des malversations financières dans une quinzaine de sociétés de transport et de messageries de la banlieue parisienne.

Selon le journal le Parisien, ces malversations auraient permis aux protagonistes de dégager environ 1,6 million d’euros d’argent liquide par an, dans un but encore indéterminé. L’une des pistes de l’enquête est le financement du mouvement Tabligh ("transmission" en arabe), et les "voyages d'études" de jeunes musulmans au Pakistan.

Depuis cette affaire, ce mouvement se fait discret d'où un agacement notable en face de la caméra.

© Primo, 13 janvier 2009

Merci à Hugo de nous avoir communiqué cette vidéo.

 

 Brèves
 11-01-2009 : Aux armes, la Croix Rouge

Aux armes, la Croix Rouge

La Croix Rouge est impartiale, disent les médias.

Voici une vidéo fournie par Fox News que vous ne verrez pas sur nos médias européens. Cette vidéo ne sera pas diffusée par France 2 car cette chaine de télévision a, aux dires d'Arlette Chabot, pris toutes les précautions pour ne plus diffuser de reportage tendancieux.

Nous sommes tout à fait rassurés.

Dans les véhicules interceptés par Tsahal se trouvait un bien curieux chargement.

Dans des camions bourrés d'aide médicale de première urgence, de médicaments, de nourriture et de carburant à destination des habitants de Gaza, l'ONU et la Croix Rouge ont également pensé au confort des combattants du Hamas.

La preuve en images

 

Ce reportage montre également que le point de passage qui permet aux convois d'aide humanitaire d'entrer à Gaza sont régulièrement la cible des islamistes. Mais cela non plus, vous ne le verrez mentionné nulle part.

C'est ce que certains nomment la transparence et l'impartialité des médias.

© Primo, 11 janvier 2009

 

 Brèves
 10-01-2009 : La RATP et la Palestine
LA RATP ET LA PALESTINE

La RATP a fixé des affichettes sur les arrêts du bus 76 pour annoncer des perturbations le samedi 10 janvier, en raison "d'une manifestation de solidarité avec la Palestine".

A ma connaissance, c'est la première fois que la RATP indique ainsi l'objet d'une manifestation. Elle ne s'y prendrait pas autrement si elle voulait inciter ses usagers à y participer.

Les mots "solidarité avec la Palestine" ne sont même pas mis entre parenthèses. Ils sont pourtant choquants, à plusieurs titres.

D'abord, la Palestine n'existe pas, à l'heure actuelle, en tant que pays ou Etat : il n'y a que des Territoires palestiniens autonomes, gouvernés par l'Autorité palestinienne.

Ensuite, il n'y a pas en ce moment, au Proche-Orient, un conflit entre Israël et la Palestine, mais un conflit entre Israël et une organisation, le Hamas, qui s'est emparé par la force, à l'issue d'une guerre civile, de l'un des territoires relevant de l'Autorité palestinienne.

Enfin, cette organisation a pour programme la destruction d'Israël, la guerre sainte contre tous les non-musulmans et les musulmans modérés, l'instauration d'une théocratie ne tenant compte ni des droits de l'homme, ni de ceux de la femme ; et pour méthode le terrorisme contre des civils (y compris les attentats suicide) et le bombardement de localités civiles.

Si les autorités de police ont jugé bon, pour des raisons quelque peu opaques et certainement discutables, d'autoriser une manifestation en faveur du Hamas à Paris, est-il tolérable que la RATP, établissement public, lui donne de la publicité et ignore les sentiments que cette organisation totalitaire suscite chez de très nombreux Parisiens ?

Michel Gurfinkiel, 10 janvier 2009

 Brèves
 05-01-2009 : Une supercherie de France 2

Gaza : une supercherie de France 2

France 2, à bout d'images, relaie une fausse vidéo d'un bombardement à Gaza. Selon la rumeur, il ne saurait être question d'attribuer cette vidéo à Talal Abou Rhamé, son caméraman officiel. Il était certainement en congé à ce moment là.

Trêve des confiseurs ? récupération du temps de travail ?

Des images amateur, diffusées au JT de 13 heures lundi pour illustrer l'offensive israélienne, datent en fait de 2005. Et il s'agissait "d'un accident de travail" du Hamas.

Le Post, le site Internet qui monte et qu'on ne saurait qualifier de pro-israélien, eu égard à nombre de ses articles, démonte la supercherie. Lire

Certainement, France 2 s'excusera, en 3 secondes, d'ici un mois ou deux. Peu importe, le mal sera fait. Et l'on taxera Israël d'Etat terroriste qui tire sur des civils.

France Palestine affichera en grand ces photos lors de ces manifestations un peu partout en France puis dira ensuite, comme Charles Enderlin : "Peu importe, il s'agissait de rendre compte d'une réalité".

Bah ! Même si ces images n'avaient pas été diffusées, l'accusation existerait quand même.

© Primo, 5 janvier 2009

 

 Brèves
 31-12-2008 : Le Parquet médecin
Le Parquet médecin

Un homme attend longuement son admission dans un service d’urgence. Quand il y est accepté, c’est trop tard. Une enquête est ouverte. Elle confirme… que le malade était en très mauvaise santé.

De plus, non content de défier la science, il s’était permis d’insister auprès de plusieurs hôpitaux.

Attitude aussi irrévérencieuse qu’inutile : moins gracieux que l’Amour, mais renouant avec une plaisante tradition théâtrale, le parquet d’Evry a livré son diagnostic.

Soit, le patient est mort, mais « vraisemblablement si on avait trouvé une place [dans un service hospitalier], ça n'aurait pas changé les choses ».

Molière eut-il désapprouvé ? La Lisette de L’Amour médecin ne soufflait-elle point la réponse il y plus de trois siècles :

« Que voulez-vous donc faire, Monsieur, de quatre médecins ? Il n'en suffit pas d'un pour tuer une personne ? » *

Plus audacieux, ou plus soucieux d’économies, nos contemporains affinent le raisonnement. Un seul, c’est déjà trop.

Les hommes ne sont-ils point mortels ? À quoi bon s’obstiner à modifier le cours des choses. Pourquoi chercher à recevoir les soins d’un praticien ou d’un autre ?

S’il y a des mécontents, la médecine légale est là pour donner la réplique.

Logique qui certes jette un froid. Mais en ces temps de crise…

© Primo, 31 décembre 2008

* L’Amour médecin, Acte II, scène première

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 31-12-2008 : Le langage de la poudre
Le langage de la poudre, hélas !

Imaginez un pays démocratique à l'orée d'importantes élections législatives. Un pays qui subirait, dans le même temps, de la part d'un voisin, d'incessantes attaques aux missiles et aux obus de mortier. Des centaines en quelques jours. Mettant les nerfs de la population visée à vif, semant la terreur et la peur.

Que suggéreriez-vous en tant que citoyen de ce pays? D'attendre stoïquement et avec patience que vos adversaires épuisent leurs munitions? D'attendre qu'ils se lassent et daignent enfin passer à la table de négociation?

C'est la question que se sera posée, ces jours, plus d'un homme de bonne volonté en voyant le Hamas pilonner avec systématique l'Etat hébreu.

Lire la suite

Michel Danthe, rédacteur en chef, Le Matin, Suisse
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 31-12-2008 : Explosion en Iran

Explosion en Iran

28 décembre : 8 morts dans l'explosion d'une usine de fabrication d'armes dans la province d'Isaphan, au centre de l'Iran. La déflagration, survenue à 22h40, heure locale, a détruit une partie de la ligne de production.

La province d'Isaphan regroupe des éléments du programme nucléaire iranien, notamment la centrale de Natanz. L'agence d'informations iranienne a annoncé la destruction de l'usine avant de retirer la nouvelle précipitemment, probablement sur ordre du régime.

BFM TV a annoncé cette explosion dans son texte défilant durant quelques heures.

L'usine visée fabriquait du matériel biologique, chimique et même, selon la même source, des composants du programme nucléaire iranien.

Il est clair qu'il s'agit d'une opération de sabotage de l'Hamisrad ["bureau", tel que le Mossad est nommé à l'interne]. Drzz.info avait couvert une autre opération de l'Institut dans la même province.

Le 15 janvier 2007, le professeur Ardeshir Hosseinpour, directeur du centre de recherche nucléaire d'Isaphan, avait été éliminé dans une attaque au gaz menée par des "combattants" israéliens.

Ajoutons que la nature du site visé rappelle une autre opération à succès du service, celle du 26 juillet 2007 lorsque les commandos du Mossad ont fait sauter une fabrique de Scud C contenant des agents chimiques. Le site était caché dans la base militaire top secrète de Moussallamiya, au nord d'Alep (Syrie), mais le Mossad avait pu l'infiltrer.

Ce sabotage avait tué plusieurs dizaines d'ingénieurs et de conseillers militaires iraniens dépêchés auprès d'Assad. L'explosion d'hier, à Isaphan, relève à l'évidence du même mode opératoire.

Remarquable opération que cette nouvelle victoire contre l'Iran, passée inaperçue. Alors que les commandos de l'armée s'activent à Gaza, où il ont pris le Hamas par surprise, le Mossad s'attaque à la maison-mère du côté de Téhéran.

DRZZ Info

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 28-12-2008 : L'inhumanité du Hamas

Le Hamas s’enferre dans son inhumanité

En totale contradiction avec les mots d’ordre des chefs du Hamas, de nombreux Palestiniens de la Bande de Gaza ont ouvert un passage dans la frontière avec l'Egypte.

L’armée égyptienne est mobilisée pour contrer un éventuel afflux de réfugiés.

Quelques heures avant, Le Hamas empêchait des centaines de Palestiniens blessés de quitter Gaza pour être soignés en Egypte. C’est ce qu’a déclaré le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit.

"On interdit aux blessés de passer en Egypte, le seul pays avec Israël à avoir une frontière avec la bande de Gaza, territoire contrôlé par le mouvement islamiste Hamas », a dit M. Aboul-Gheit lors d'une conférence de presse avec le président palestinien Mahmoud Abbas en visite en Egypte.

Interrogé sur les raisons de cette interdiction, le chef de la diplomatie égyptienne a répondu: "Demandez à ceux qui contrôlent Gaza. Nous attendons les blessés à la frontière, ils ne sont pas autorisés à passer".

Israël a surpris le Hamas qui ne s’attendait pas à une telle offensive un samedi, jour du Shabbat. Sur les 230 tués à Gaza, 218 appartiennent directement au Hamas et servaient sous ses ordres.

Qui sont les barbares ?

Moins de 30 minutes avant un raid israélien, Tsahal a passé des milliers de coups de fil directement sur les portables des habitants de Gaza vivant prés des cibles de l’aviation pour leur demander d’évacuer. Ces coups de fils avaient pour but de sauver un maximum de vies humaines civiles.

Autre chiffre : 160 tonnes de médicaments ainsi que des produits de première nécessité ont été livrés dans la matinée par Israël aux points de contrôle de Gaza.

© Primo, 28 décembre 2008

 Brèves
 28-12-2008 : Pas de journalistes à Gaza
Pas de journalistes à Gaza

14 h, 28 décembre 2008

Tous les journalistes étrangers ont précipitamment quitté la bande de Gaza, désormais bien moins accueillante du côté de "l'hôtel Palestine".

De source bien informée, on nous fait savoir que, désormais, toutes les nouvelles qui parviennent de Gaza aux médias étrangers sont de source exclusivement palestinienne.

Autrement dit, elles proviennent directement des sphères du Hamas.

Nous allons assister à un déferlement d'images insoutenables, et de civils pris en otage, ce qui est loin de la vérité du terrain.

Comme au Liban en 2006 et les nombreuses désinformations dont quelques unes seulement ont été découvertes, les ennemis d’Israël, après avoir perdu la guerre du terrain, commenceront celle de l’info.

Ce n'est pas la moins dangereuse.

Les raisons de ce retrait précipité des journalistes sont nombreuses. Tentons quelques hypothèses :

1 - Ils ont été prévenus par Israël que les hostilités allaient prendre de l’importance et ne tiennent pas à se trouver sur les trajectoires des balles, missiles et grenades.

2 - ils se sentent menacés par les Islamistes du Hamas, ceux-ci trouvant qu’ils ne prenaient pas assez parti.

3 – Le Hamas veut avoir libre cours pour pratiquer ce qu’il sait faire de mieux, la propagande.

En attendant, Israël a prévenu que Tsahal élargira et approfondira ses opérations à Gaza autant que nécessaire, y compris par des troupes au sol.

© Primo, 28 décembre 2008


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 22-12-2008 : Sdérot : avoir 11 ans sous les qassams
Avoir 11 ans sous les Qassams

De Inbal Lieberman, 11 ans, habitante du kibboutz Nir-Am
Yediot Aharonot, 21 décembre 2008

Il est difficile de se référer au « calme » de ces dernières semaines comme s’il s’était agi d’une vraie trêve. Au début peut-être, il n’y avait pas de roquettes Qassam, et je me sentais plus en sécurité.

Mais ils ont commencé à nous tirer dessus une fois de temps en temps, et plus tard, ils ont tiré chaque jour – et nous n’avions nulle part où courir nous cacher.

J’ai ressenti que le pays tout entier nous mentait. Comment pouvait-il appeler cela une trêve ?

Le sentiment que nous avons est que rien n’est vraiment fait au sujet des Qassam, à l’exception de la possible fortification de nos maisons. Je ne peux raconter tous les rapports de gens blessés par les roquettes. Chaque jour, je me demande encore et encore, "Que se passera-t-il aujourd’hui ? Combien de gens vont encore être blessé ou tué ?".

Je suis inquiète chaque matin, chaque après-midi, chaque soir.

J’attends avec anxiété la prochaine alerte « couleur rouge » [alerte qui prévient les habitants israéliens 15 secondes avant l’impact d’une roquette, NDLT], ou la prochaine explosion. Quand j’entends l’alerte « couleur rouge », je pense toujours à ma petite sœur, parce qu’elle a très peur et devient toute pâle.

J’ai le sentiment que le gouvernement ne pense pas assez à nous et ne comprend à quel point nous souffrons. Les gens qui ne font pas partie du gouvernement et qui ne vivent pas ici ne comprennent pas non plus ce que nous vivons.

Au début, quand les roquettes Qassam ont commencé à exploser ici, j’étais encore jeune et pas tellement effrayée, parce que je ne réalisais ce qu’elles pouvaient faire. Maintenant, je suis de plus en plus effrayée, parce que ça commence à durer, et avec le temps, je comprends le genre de dommages que peut causer chacun de ces missiles.

Chaque fois que j’entends l’alerte « couleur rouge », j’ai peur qu’il arrive quelque chose, mais je garde ma frayeur en moi, et ainsi, personne ne l’entend.

Je ne suis pas sûre du tout que les gens de Gaza savent que nous voulons la paix.

Nous avons besoin qu’ils le sachent, peut-être parce qu’ils veulent aussi la paix. C’est peut-être simplement un malentendu entre les deux côtés.

Inbal Lieberman

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3642087,00.html

Trad pour Primo : C. Leuchter

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 15-12-2008 : Tant va la cruche à l'eau
Tant va la cruche à l’eau …

Lundi soir – 20h00 - journal télévisé TF1

Après quelques mois passés à la tête du 20h00, la grand-messe, on ne peut guère que constater que Laurence Ferrari n’a toujours pas trouvé comment rouler à plein régime. Pire encore, seuls les chevaux du mauvais goût trottent allègrement dans ses commentaires et son langage non verbal.

L’affaire des chaussures lancées à la face de G.W Bush

Quoi que l’on puisse penser du sinistre futur ex-Président des Etats-Unis d’Amérique, quels que soient nos sentiments personnels et nos ressentis sur le personnage de plus en plus controversé, quelles que soient les motivations qui ont poussé ce journaliste irakien Muntadar al-Zaïdi à lui jeter ses chaussures à la face, que l’on puisse trouver cela drôle ou non, rien, pas même l’humour, ne justifie qu’une présentatrice du journal télévisé - le plus regardé de surcroît, vitrine d’une actualité qui se veut mondiale, factuelle et impartiale – ne nous fasse part de son sourire appuyé le plus niais et non dissimulé.

Et oui, l’incident certes télévisé et multi-diffusé depuis sur toute la toile et les télés du monde, nous est commenté comme on commente un extrait de film comique.

Commenter une voie de fait sur le Président Américain en prenant par-dessus la jambe l’acte et le commenter ouvertement le rictus béant, tient plus de l’irresponsabilité que de la volonté d’informer.

Relater des faits peut parfois s’avérer du journalisme sérieux. Dans le cas présent, on est attristé de voir combien un tel acte - qui aurait pu être dramatique – est livré en pâture à seule fin d’audimat.

Certes, on savait le journal de TF1 en perte de vitesse de ce dernier. Nous devons en plus admettre que la conduite de «l’animatrice» est en parfaite adéquation avec la pauvreté de la ligne éditoriale dudit journal.

Plutôt que d’éduquer et de mettre en garde le prochain qui aurait des velléités à balancer ses groles au visage du premier Chef d’Etat venu, on renchérit sur le côté héroïque et/ou drôle de la chose avec le message sous jacent « C’est rien ! juste le risque de quelques mois de prison »

Le respect des institutions en lieu et place de l’indécence.

Le titre de journaliste se mérite. Dans le cas présent, « présentatrice » est sans doute le terme le plus approprié qui convient à la remplaçante de PPDA.

Madame Ferrari se sentirait-elle investie dans la clownerie de bas étage pour se moquer si ouvertement et sans vergogne de l’homme le plus puissant de la planète pour quelques semaines encore ?

A-t-elle seulement compris la tache qui lui incombe et a-t-elle intégré les principes fondamentaux de sa fonction dont l’un des premiers est l’impartialité et la réserve? Rien n’est moins sûr.

…qu’à la fin elle se casse.

TF1 nous offre, une fois encore, un bel exemple de médiocrité quant à la forme du traitement de l’actualité. Comment, par la suite, pourrions-nous sensibiliser les plus jeunes générations aux valeurs essentielles fondées sur le respect ?

Lorsque l’on s’invite tous les soirs à la table de millions de Français, on tente de prendre avec soi le sac à main de l’intelligence à défaut de celui de l’humour, car le plateau du 20h00 n’est pas l’endroit idéal pour exercer cet art qu'il faut savoir pratiquer en outre avec un réel talent…

...pour ce qui concerne ce dernier et au risque de décevoir Laurence Ferrari, gageons que ce dernier continue à la fuir le plus longtemps possible.

Jean-Michel Peretz © Primo, 15 Décembre 2008

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 12-12-2008 : Désespérer Montfermeil

Désespérer Montfermeil

Nos anti-feujs de banlieue seraient-ils de banals antisémites ?

L’antisémitisme nouveau est arrivé. Il remporte un certain succès parmi ce que les journalistes appellent, à leur manière pateline, les jeunes des quartiers, c’est-à-dire, en gros, parmi des adolescents issus de l’immigration africaine.

Evidemment, le phénomène gêne un peu. Pour le prêt-à-penser de gauche, il était plus facile d’envisager le bon vieil antisémitisme à la Drumont, que l’on pouvait tranquillement imputer au seul Français de souche.

Comment ? Immigré, victime, et antisémite ? Ça n’existe pas, ce n’est pas possible. Ou alors, il y a des excuses. Cette excuse est toute trouvée : elle s’appelle Israël.

Tout va bien : l’antisémitisme n’est plus de l’antisémitisme, c’est de l’antisionisme. Et comme le sionisme, depuis 1975, est assimilé au racisme, être antisioniste, c’est être antiraciste.

Pierre Jourde

La suite sur le brillant site CAUSEUR

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 08-12-2008 : Bombay : communiqué imaginaire du MRAP

Pamphlet
Communiqué imaginaire du MRAP

Le Mrap est un peu ennuyé par le fait que, même si aucun média français n’a eu le mauvais goût de s’y appesantir, les attentats de Bombay étaient ouvertement racistes et antisémites.

Le Mrap, dont l’objet est, depuis la dernière prise de pouvoir par votre serviteur, le soutien à l’islamisme et la conquête de la planète par le djihad, se réjouit que les idiots utiles soient trop pusillanimes pour appeler un chat un chat.

Le Mrap prévient d’ores et déjà les militants que les prochaines élections internes du mouvement pour renouveler le président et le bureau, qui étaient prévues à l’automne 2435, seront retardées de deux millénaires pour cause d’islamophobie de la part des militants se réclamant de la démocratie.

Au cours d’une assemblée générale des ceusses qui décident, ils viennent d’être condamnés à une séance d’autocritique de 22 ans. Durant cette période, ces factieux ne sauraient être éligibles à un quelconque poste statutaire.

Signé Furax, euh non, M. Aounit !

2 décembre 2008

Ci-dessous le vrai communiqué du MRAP

Le MRAP condamne sans réserve les attaques dirigées essentiellement contre des civils commises à Bombay et qu'aucune raison ne saurait justifier.
Avant les élections législatives indiennes de 2009, dans un contexte régional agité - la situation tant au Pakistan qu'en Afghanistan étant des plus troublées - cette stratégie de tension ne peut être que l'œuvre d'irresponsables.

La situation est d'autant plus critique que l'Etat du Maharastra, dont Bombay est la capitale, avait été gouvernée jusqu'en 2004 par le BJP allié au Shiv Sena, parti nationaliste extrémiste hindou, violemment antimusulman dont le chef se dit admirateur d'Hitler.

Héritées du colonialisme britannique et de la partition, en 1947, del'empire des Indes, donnant naissance à l'Inde, Etat multi religieux à prédominance hindou, et au Pakistan musulman.

Dans un contexte d'extrêmes tensions la mise en cause du Pakistan, par le gouvernement indien, constitue une menace pour le processus de paix qui s'était engagé entre deux puissances possédant l'arme nucléaire.

Pour le MRAP, les événements de Bombay ne peuvent que relancer en Inde même les affrontements entre groupes fondamentalistes hindous et musulmans qui ont déjà fait des milliers de victimes, de part et d'autre, dans le silence médiatique assourdissant de l'Occident. Ils peuvent entraîner de graves répercussions en termes de tensions internationales, notamment dans tout le Moyen Orient.

Alors que les combats ont cessé, la gestion de cette terrible situation demande de ne pas céder aux réactions passionnelles et irréfléchies.

Des démarches doivent sans retard être entreprises par la communauté internationale auprès des autorités indiennes. Il est en effet urgent de les mettre en garde contre le danger que représenteraient des mesures exceptionnelles de suspension des libertés publiques qui ne seraient,
dès lors, qu'une victoire pour l'ensemble des intégrismes qui ont en commun la même haine de la démocratie.

A plus long terme, le MRAP espère de l'ensemble de la classe politique indienne un engagement résolu à ne plus laisser dégénérer en affrontements ethniques ou religieux des problèmes d'ordre essentiellement politiques.

Enfin, le MRAP met en garde contre une exploitation raciste et xénophobe des événements de Bombay et appelle à la prudence des analyses.

Paris, le 2 décembre 2008

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 25-11-2008 : Dépêches d'agences

Dépêches d’agence

Illégal et inconstitutionnel…forte possibilité de fraude…ce dont nous avons besoin est d’une réconciliation…

Ces petites phrases du week-end, qui sont devenues le marronnier hebdomadaire des commentateurs politiques, font la joie des citoyens, du moins ceux qui se préoccupent un peu de l’avenir du pays.

Elles ont également l’immense avantage de procurer du travail à des journalistes en mal d’émotion.

La tension est forte et l’on parle maintenant ouvertement de deux camps, deux factions qui s’opposent. Une des deux parties ne veut pas entendre parler de nouvelles élections, l’autre la réclame à corps et à cris.

Le Monde rapporte les propos des « militants », amers, désabusés et sans illusion sur la capacité de leurs leaders à trouver une issue à la crise.

Et le quotidien parle désormais de deux camps désormais "irréconciliables", un rassemblement "impossible", à quoi s’ajoute une incompréhension "totale" de l'opinion.

Un représentant de l'une des deux parties déclare : Faute de réponse positive, nous organiserons de nouvelles élections…

On attendait que l'orientation soit enfin tranchée. Au lieu de cela, on s'enlise, dit une citoyenne.

Cependant, il faut noter....

Note de la rédaction de Primo : Le comité de rédaction a prié le rédacteur de cet article de ne pas aller plus avant dans l'exposé et lui a enjoint de revoir sa copie. Mais Primo assume sa responsabilité et vous prie de prendre connaissance de son communiqué officiel ci-dessous :

Erratum

Primo adresse ses excuses à son lectorat. Nous nous apercevons que nous venons de mélanger deux dépêches d’agence, l’une consacrée à la situation en Judée Samarie, qui parle de la guerre entre le Hamas et le Fatah et l’autre ayant trait à la situation au Parti Socialiste français.

Que nos lecteurs veuillent bien nous excuser pour cette erreur inqualifiable. Primo s'engage à revenir en détail sur ces deux sujets.

C'était notre rubrique "humour du désespoir"

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 10-11-2008 : Pas de boogie-woogie avant la prière du soir

Pas de boogie-woogie avant la prière du soir

Le grand public ne connaît des orthodoxes que de très beaux chants, et de belles voix de basse.

Le catholique moyen a surtout l’occasion de les entendre lors des Messes de Minuit, alors qu’il digère les protides et lipides qu’il vient d’ingurgiter en deux heures, à savoir l’équivalent de ce que peut consommer un enfant du Darfour en deux ans.

Le grand public découvre aujourd’hui le côté sportif de ces religieux ainsi que leurs capacités d'improvisation.

La basilique du Saint Sépulcre de Jérusalem, haut lieu de pèlerinage, a été une fois encore le théâtre d’affrontements inter-ecclésiastiques. Une véritable bataille rangée a opposé des popes grecs orthodoxes et des prêtres arméniens et leurs disciples.

Les armes blanches ont été pour une fois laissées de côté, les adversaires ont préféré s’emparer des cierges afin de s’en servir comme massues, ce qui n’est pas à proprement parler leur vocation première.

Si l’on te frappe sur la joue gauche, tends l’autre joue, leur a pourtant enseigné leur Maître, mais il aurait du préciser ce qu’il fallait faire après. Le zèle de ces disciples les ont gentiment amenés à échanger leurs différentes exégèses du texte de l'évangile de Matthieu en distribuant force mornifles autour d’eux.

Un prêtre, d'origine Palestinienne, tape sur un pope à grands coups de croix, celle-là même qu'ils étaient en train d'inaugurer. Quelques jeunes séminaristes échangent en toute fraternité quelques morceaux de vases sacrés, rendus à leur état silicieux initial.

Cette explosion de violence laisse pantois les policiers israéliens. Ils ne peuvent pas intervenir, ces ecclésiastiques étant protégés par l'immunité diplomatique.

Que faire dans un cas pareil ?

Coups de pieds, de poings ont clôturé la cérémonie de recueillement, celle-là même dans laquelle la liturgie les avait amenés à évoquer l’amour du prochain.

Les soutanes des chefs religieux ont été pour certaines arrachées, des icônes jetées à terre et foulées au pied.

L’art a perdu ainsi quelques pièces rarissimes. Les sociétés de confection vont devoir rebroder avec or, argent et pierres précieuses, quelques chasubles malmenées. Peu importe en effet que le prix d'un seul vêtement liturgique puisse permettre à un village palestinien d'accéder à l'eau courante.

Après la boxe, place aux petites mains.

L’atelier et ses occupations paisibles. On y chantonne. Parfois d’anciens refrains. Des airs sages que les religieux se devraient d’ajouter à leur répertoire. Un peu embarrassant pour un baryton basse, mais l’élévation de l’âme demande quelques sacrifices.

Les yeux baissés,
Les genoux serrés,
Faites de la dentelle
Faites de l'aquarelle,
Brodez le point d’épine
Coulez la paraffine
Mais arrêtez à tout prix
D'batailler en surplis
Durant la liturgie

© Primo, 10 Novembre 2008

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 05-11-2008 : Le Hamas revendique...

Le Hamas revendique… pas moins lâche pour autant

On pourrait penser à la lecture d’une dépêche émanant de Reuters ce mercredi 5 novembre 2008, (lire) que le Hamas fait des efforts et sort grandi de cette première revendication qui fait suite non plus à un tir mais à une salve de plus de 35 Quassam (rien que ça) tirée sur Israël ; quel courage !

On pourrait penser tout dépend de notre humeur du jour, que ce n’est que justice, que ces envois en masse ne sont que justes représailles à un bombardement orchestré par l’armée Israélienne tuant six terroristes. Ils ne faisaient que des trous ! Rien de mal à cela.

On pourrait penser, pour aller plus loin dans l’infamie, qu’il est injuste que les Israéliens décrètent fermés les points de passages vers le territoire de la bande de Gaza en représailles cette fois à ce qu’ils viennent de recevoir sur la tête. « Franchement soyez sport les gars ! Ils n’ont fait ni dégâts ni victimes, ils doivent pouvoir circuler librement ! ».

On pourrait penser que le fait de détruire des tunnels clandestins palestiniens visant à enlever des Israéliens s’apparente à de l’acharnement de la part de Tsahal.

Rendez-vous compte, tout ce travail pour rien ! Et puis c’est l’armée israélienne qui le dit ! C’est dire si la source est fiable !

On pourrait penser que le Hamas a la légitimité pour faire tout cela.

Oui, on pourrait le penser s’il ne s’agissait pas là d’une organisation qui reste un terreau inusable de terroristes dont la lâcheté dans le projet de tuer sans discernement des civils à coup de roquettes. Elle n’a d’égal que l’usurpation du titre d’ « activistes » que bon nombre d’organes de presse accolent non sans complaisance à chacun de leur actes criminels.

On pourrait le penser… oui mais pour cela il faudrait être soit totalement aveugle soit dénué de toute humanité ; tout comme ceux qui creusent des trous à des fins d’enlèvement.

Jean-Michel Peretz © Primo, 5 novembre 2008

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 04-11-2008 : Obama : démocratie par anticipation

Démocratie par anticipation

On connaissait l’attrait irrépressible de l’AFP pour les dépêches fantaisistes venant du Moyen Orient. Mais elle vient de franchir un nouveau palier en faisant du journalisme d’anticipation.

La science-fiction au service des médias, il fallait le faire. (lire)

C’est ainsi que notre bonne vielle agence de presse a fait paraitre une dépêche datée du 2 novembre annonçant la victoire d’Obama.
Connaitre le résultat d’une élection deux jours avant que celle-ci n’ait lieu, voila ce qui s’appelle du journalisme d’investigation. Et poussé à l’extrême.

Bientôt l’AFP fera appel à des voyants pigistes. Pourvu qu’elle ne nous oblige pas à appeler des numéros surtaxés pour connaître notre avenir.

Bien entendu, il faudra donner à ces éventuels diseurs de bonne aventure quelques notions de géopolitique, ce qui évitera aux dépêches ces conclusions du niveau du café du commerce qu’on peut y lire.

« La victoire présidentielle du démocrate américain Barack Obama fait naître l'espoir en Amérique latine de relations apaisées avec le puissant voisin du nord, alors que le sentiment anti-américain s'y est accentué face à l'unilatéralisme de l'administration de George W. Bush »

Question crédibilité, l’AFP vient de frapper un grand coup.

© Primo, 3 novembre 2008

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 26-10-2008 : Strauss-Kahn blanchi

Strauss-Kahn blanchi

Dominique Strauss-Kahn (a été) blanchi des accusations calomnieuses le concernant

La campagne malveillante dont a été l’objet le Directeur du FMI a eu un résultat digne d’elle : reconnue nulle et non avenue. Les accusations de harcèlement et de favoritisme étaient infondées.

Un petit avertissement : il est impératif de courtiser les dames ailleurs. Les belles aussi sont concernées par cette forme d’exogamie administrative.
Cette légère atteinte à la liberté individuelle est conforme à la réglementation locale et fmiesque. Simple rappel, valable pour tous. Donc démocratique.

A-t-il été formulé en d’autres termes ? Ce n’est pas impossible.

Quoi qu’étonnantes pour des Français, attachés au respect de la vie privée, ces remarques ne sauraient être considérées comme discriminatoires, mais plutôt comme un encouragement aux échanges et à l'amitié entre les institutions.

Certes, à l’heure où l’on chante la mixité sociale, nos élites se devraient de donner l’exemple. Ne pas oublier les bergères. Magyares, slovènes ou de la mystérieuse France profonde.

Une indiscrétion eut-elle donné lieu à toutes ces vilenies si le prince avait jeté son dévolu sur une cousette, une sans grade ? Une mignonne désargentée dont aucun établissement de prêt n’eût voulu même en période d’euphorie bancaire. Sì. Mi chiamano Mimì*… gloire à Puccini.

Le bon peuple – surtout de gauche - aime les bluettes. Le petit fils présidentiable au chevet de Granny, ostensiblement sentimental mais si photogénique, la candidate relookée new-âge, télévangéliste en diable…

À vot’ bon cœur !

Bernadette Capdevielle © Primo, 25 octobre 2008

* La Bohème : extrait d’un hymne écologique à la pauvreté. Il n’est pas contemporain mais parfaitement recyclable. Une grande économie de moyens alliée à une humeur charmante. En résumé : l’accès à l’optimisme dans les mansardes et taudis. Tout un programme… et positif, qui plus est !

Mi chiamano Mimì (...) là in una bianca cameretta guardo sui tetti e in cielo ; ma quando vien lo sgelo il primo sole è mio il primo bacio dell'aprile è mio !
On m'appelle Mimì (…) Depuis une petite chambre blanche je regarde les toits et le ciel. Mais lorsqu’arrive le dégel le premier soleil est à moi, le premier baiser d'avril est à moi.

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 18-10-2008 : Conseil de sécurité : Iran recalé

L’Iran recalé

Le régime iranien, qui n’a de cesse d’ignorer les résolutions du Conseil de Sécurité, demandait pourtant à en faire partie.

Candidature aussi incongrue que celle de la Lybie pour présider le conseil des Droits de l’Homme.

L’ONU a préféré le Japon à l’Iran qui s’est retiré, outré et mortifié. Pour un pays qui réclame le leadership sur toutes les nations opprimées par le grand Satan occidental, recueillir 32 voix seulement ressemble fort à un désaveu cinglant.

L’ambassadeur britannique, John Sawers, a même parlé de « raclée historique » et ne semblait pas cacher son immense satisfaction.

Le cynisme politique conduit ce pays au comportement de voyou paranoïaque à demander à intégrer une structure dont il dénonce le caractère illégitime chaque matin, juste avant le petit déjeuner.

On en a enfermé pour moins que ça.

32 voix contre 158 au Japon, qui reste un des plus gros bailleurs de fonds de l’ONU. L'humiliation !

On s’attend à des commentaires acerbes de la part de l’Iran et de ses amis « altermondialisants », hurlant qu’il est toujours fait droit à celui qui paye le plus.

Rien n’interdit à l’Iran de rechercher en premier lieu la prospérité de son pays.

Mais on ne peut pas investir à la fois massivement dans l’arme nucléaire afin d’hâter la venue du Messie et dans ses infrastructures, son agriculture et son industrie.

En bons économes, les Mollahs ont fait un choix : ce sera l’arme atomique.

Ce qui n’empêche nullement la caste au pouvoir de continuer à faire quelques juteuses affaires en dominant le « bazar », cette entité un peu sauvage qui relie l’ensemble des échanges commerciaux intérieurs et extérieur de l’Iran.

Ce qui devrait rassurer l’Iran, c’est l’article 24 de la charte régissant l’activité du Conseil de sécurité : « Afin d'assurer l'action rapide et efficace de l'Organisation, ses Membres confèrent au Conseil de sécurité la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationale. »

Rapide et efficace ? Les Darfouris, pour ne citer qu’eux, ont depuis longtemps perdu leur légendaire sens de l’humour.

Les mollahs iraniens, s’ils se réfèrent à la rapidité et l’efficacité du Conseil de Sécurité, ont encore quelques années devant eux pour faire tourner les centrifugeuses.

Et il est à craindre que cela soit amplement suffisant pour parvenir à la réalisation de leurs premières bombes atomiques.

© Primo, 17 octobre 2008

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 23-09-2008 : Otages en Egypte : couac médiatique
Egypte : histoire d’un couac médiatique

Lundi soir, les desks des agences de presse étaient en effervescence à propos des touristes enlevés en Egypte.

Cinq Italiens, cinq Allemands et un Roumain sont aux mains d’une bande de pillards, celles-là même qui détroussent et rançonnent régulièrement les convois humanitaires à destination du Soudan.

A 22 h 22, Reuters s’empresse de faire parvenir aux rédactions dans le monde la nouvelle de leur libération.

Aussitôt, les textes défilants des télévisions d’information en continu, ceux qui apparaissent au dessous de l’image pour donner l’impression de la réactivité, annoncent la bonne nouvelle.

BFM, I Télé sont du nombre.

Il faut dire que la source n’était rien de moins que le Ministre des Affaires étrangères égyptien. Il s’exprimait depuis New York, où il doit participer à l’Assemblée Générale de l’ONU.

« Ils ont tous été relâchés, sains et saufs, et en bonne santé » a déclaré le ministre.

On imagine la joie des familles allemandes ou italiennes à la lecture des sous-titres de leurs télévisions favorites. On croyait les otages au Soudan, les voilà libres.

Les pleurs de joie, les coups de fil aux amis, à la famille : « Ils sont libres ».

Alors, en si peu de temps, la rançon de 6 millions d’euros a pu être versée ??? Ou alors, une opération militaire ???

Toutes les suppositions étaient permises. Et chacun de louer l’efficacité des services de renseignements égyptiens.

Couac

A 23 h 11, un communiqué émanant de la capitale égyptienne vient tempérer un peu l’enthousiasme.

Un porte-parole du gouvernement égyptien déclare : Il est "prématuré" d'annoncer la libération des touristes enlevés dans le sud-ouest du pays et précise de manière laconique que les négociations se poursuivent.

Vers 11h le lendemain, l’Allemagne indique qu’elle a pris les choses en main concernant ses otages. Ils ne sont plus en Egypte - on le savait - mais sont toujours au Soudan.

Mieux, les ravisseurs, conscients de leur célébrité, exigent désormais 15 millions de dollars de rançon.

« L'Egypte a envoyé des officiers des services de renseignements au Soudan pour travailler avec les autorités en vue de la libération », a dit à l'AFP un responsable des renseignements sous couvert d'anonymat.

D'après des informations de presse non confirmées, les ravisseurs menacent d'exécuter les otages si les autorités égyptiennes tentaient d'approcher par avion ou hélicoptère du lieu de détention.

Inutile de commenter la déclaration erronée du ministre Egyptien. Sans doute a-t-il pris ses désirs pour des réalités. Il ne faudrait pas que l’Egypte soit encore victime de la désaffection des touristes.

Etre emmené au Soudan par des hommes armés n’est pas une perspective réjouissante pour quiconque veut simplement visiter la vallée des Rois.

Ce ministre sera peut-être, mais rien n’est moins sur, « averti » pour cette faute de goût.

Pour les chaînes de télévision, la recherche du scoop a été la plus forte. L’info, immédiatement, sans délais, avant que quelqu’un en parle....VIIIIITE !

Il faut être le premier. A Jérusalem aussi, en 2000, Charles Enderlin voulait être le premier.

Et plus personne ne pense aux familles des otages qui ont passé une nuit dans l’angoisse après avoir connu l’euphorie de la libération.

De cela, les agences de presse n’en ont rien à faire. Et elles invoqueront, comme toujours, comme d’habitude, à chaque nouvelle non confirmée, à chaque faux scoop, leur bonne volonté, leur désir de bien faire.

Trompée, qu’elles ont été, à l’insu de leur plein gré, comme disait un célèbre cycliste.

Puisqu’on vous dit que l’information est vertueuse !

© Primo, 23 septembre 2008

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 06-09-2008 : Quand Poutine souffle dans les tuyaux
Quand Poutine souffle dans les tuyaux,
l’Europe joue de la cornemuse.

« Bipolarisation, dichotomie, manichéisme, mondialisation ». Le débat s’ouvre en des termes spécieux. Les spécialistes s’affrontent. Les relations Europe/Russie sont aujourd’hui complexes et leur approche justifie l’abondance d’un vocabulaire ésotérique.

La réalité est portant légère, voir vaporeuse.

Qu’en est-il des réserves de gaz russes et des niveaux de dépendance directe des pays européens ?

La Russie dispose de 35% des réserves mondiales de gaz. La France et l’Italie en dépendent pour 25% de leurs besoins, l’Allemagne pour 39%.

Les problèmes sont plus sérieux en ce qui concerne les nouveaux pays européens, ex-satellites de l’Union Soviétique. Pour la Pologne c’est 89% et pour certains autres 100%.

La moyenne de la dépendance européenne face aux ressources russes s’élève à 40%.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Ajoutons à cela que les gazoducs ont été construits par l’Europe avec un paiement en nature et en gaz. Période bénie d’interdépendance et de « fraternité consensuelle ».

Ces gazoducs sont payés, ils sont donc la propriété de la Russie. Poutine est libre de ses choix, de sa parole et il est homme à user largement de sa liberté.

Pour le faire savoir, il donne de la voix, et du canon.

Reste un petit espoir cependant : la vente du Gaz représente 70% du budget de notre libre Russie.

L’interdépendance est donc extrême. Mais à ce bras de fer gagnera qui appuiera le plus fort pour faire mal.

Géorgie, Ossétie, Droit international ?

L’Europe tente de se convaincre qu’elle a voix au chapitre, qui parle encore de sanctions devenues simples recommandations.

Et pour éviter tout manichéisme, nous le constatons, désormais Géorgie et Ossétie sont gazéifiées !

Josiane Sberro © Primo, 6 septembre 2008

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 03-09-2008 : Hannibal peut de nouveau franchir les Alpes

Hannibal pourra de nouveau franchir les Alpes

La Suisse respire et Nestlé aussi. Nous vous contions, sur Primo, le 23 juillet de cet été somme toute grincheux, les mésaventures du fils Kadhafi en Suisse (Les malheurs de Kadhafi en Helvétie).

L’affaire avait causé bien du tourment aux diplomates suisses dont le pays se voyait pour un peu privé du pétrole libyen. On se souvient qu’en mesure de représailles, deux citoyens suisses totalement innocents avaient été arrêtés à Tripoli.

Les Suisses qui ont sué sang et eau pour renouer le dialogue avec Tripoli ont bien tenté d'expliquer à leurs interlocuteurs la séparation des pouvoirs et l'indépendance de la justice. Peine perdue !

Libérés après une dizaine de jours, il leur avait été interdit de quitter le territoire libyen. Les bureaux du groupe d'ingénierie helvético-suédois ABB et du groupe Nestlé avaient aussi été fermés.

Le fils Kadhafi, Hannibal de son prénom, avait été arrêté par les autorités helvétiques pour des actes de violence sur un couple de domestique de sa splendide résidence.

L’affaire a trainé en longueur. Mais tout est bien qui finit bien.

Les domestiques molestés ont retiré leur plainte. La justice helvétique a rendu les 312.500 euros de caution à la malheureuse famille Kadhafi à qui cette somme aurait certainement fait défaut par la suite.

Le parquet de Genève a annoncé l'abandon des poursuites judiciaires contre Hannibal.

Les domestiques frappés, un Marocain et une Tunisienne, ont donc retiré leur plainte après avoir été dédommagés, certaines sources disent de manière tout à fait confortable.

Du coup, le parquet a fait savoir dans un communiqué qu'il renonçait à maintenir les poursuites après avoir reçu l'assurance que les plaignants avaient effectué ce retrait de leur plein gré.

Les plaignants ont été "correctement indemnisés. Ils sont reconnus comme victimes et leurs souffrances ont été prises en compte", s'est félicité mardi leur avocat genevois Me François Membrez. Ils ont obtenu également un permis de séjour en Suisse "à titre humanitaire".

L’histoire ne dit pas de combien de mois ces deux personnes disposent pour se mettre à l’abri de la vengeance de l’enfant gâté du régime dictatorial.

D’après l’AFP, le procureur général de Genève Daniel Zappelli avait en effet exclu "tout classement du dossier pour motifs politiques": seul un retrait de la plainte rendait possible un arrêt de la procédure, avait-il averti (Reuters). Si le Procureur général le dit, c'est certainement vrai.

Curieux hasard

Il se trouve que les deux domestiques ont retiré leur plainte après que la mère du ressortissant marocain ait été arrêtée en Lybie. Relâchée depuis, elle a pu retourner dans son pays d'origine.

En revanche, ce jeune homme est "toujours sans nouvelles" de son frère, fortuitement disparu en Libye.

Mais il s’agit là d’un effet du hasard, ce fameux hasard qui se joue de la justice, des Droits de l’homme et toutes ces autres considérations vaguement morales dont n’a que faire la famille Kadhafi.

Le juge d’instruction helvétique s’était assuré que les deux domestiques prenaient leur décision de renoncer à la plainte « de manière libre et réfléchie ».

« Tout à fait libre, Monsieur le juge. Au fait, maintenant que vous m'en parlez, ma mère ayant pu retourner au Maroc, auriez-vous des nouvelles de mon frère qui ne donne plus signe de vie ? »

Plein d'espoir, l’ancien domestique a finalement "choisi de s'en remettre aux Nations Unies, représentées par le Haut commissariat aux droits de l'Homme à Genève, devant lequel une procédure en disparition forcée a été initiée".

Et il est de notoriété publique que les enquêtes internationales à propos du régime Kadhafi aboutissent toujours…

Toujours… En attendant, le pétrole libyen coule à flot à Genève. Et le groupe Nestlé peut recommencer à faire du négoce avec un pays arabe.

Que ne ferait-on pas pour vendre quelques yaourts ?

© Primo, 4 septembre 2008

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 31-08-2008 : Une cure gratuite pour le Bové José
Une cure gratuite pour le Bové José ?

Stupeur dans les campagnes. On y découvre que les OGM peuvent mener à la psychanalyse, et de plus gratuitement. C’est trop injuste.

Privés d’OGM, ou menacés de fauchage sauvage - c’est aussi frustrant - on y est aussi privés d’analystes. Ou presque. Le praticien bucolique est rare. Cruel manque de choix. Il est aussi dramatique que la raréfaction de certaines espèces végétales.

Mais que l’un de ces petits faucheurs du dimanche puisse gagner en un verdict ce qui est refusé à la France rurale et profonde, quel paradoxe.

« Il est temps pour José Bové de mettre fin à des agissements compulsifs qui résultent d'un Œdipe mal négocié ». D’un jugement généreux, joignant la décision à la parole, un procureur de Bordeaux propose d’offrir au sus-nommé huit mois de prison pour se libérer de ses compulsions.

Il est embarrassant de s’interroger sur une aussi sage décision. Mais huit mois, n’est-ce pas un peu rapide ? Pauvre petit Œdipe, ne risque-t-il pas de se sentir pressé par le temps ?

Si, dans un moment de désarroi, il appelle sa maman au secours, que de soins compromis. Bref, dans l’intérêt du prévenu ne pourrait-on transformer ces mois en années ?

Ces remarques ne sont dictées que par l’amour et le souci du prochain. Est-il utile de le préciser ?

La Justice et la psychanalyse au secours des moissons, l’instant est trop émouvant.

Bernadette Capdevielle © Primo, 30 Août 2008

 Brèves
 13-08-2008 : Interview de Sammy Ghozlan

Interview de Sammy Ghozlan

Le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) a porté plainte suite à la vente de T-shirts portant des inscriptions antisémites dans le XIXème arrondissement de Paris. Sammy Ghozlan, président du BNVCA réagit.

Comment avez-vous découvert ces tee-shirts ?

C'est une passante qui nous a alerté, après avoir découvert ces T-shirts dans une boutique dans le XIXème arrondissement de Paris. Elle nous a appelé pour savoir ce qu'il fallait faire face à ces ventes illicites. On lui a dit de prendre une photo, pour avoir des preuves et d'acheter un T-shirt, ce qu'elle a fait. Une fois ces preuves rassemblées, nous avons décidé de porter plainte. Il restait huit tee-shirts dimanche. Mardi matin, il n'en restait plus que trois, qui étaient tous réservés et qui ont été vendus.

Ces débardeurs portaient les inscriptions en allemand «Juden eintritt in die parkanlagen verboten» et en polonais «Zydom wstep do parku wzbronionyio», ce qui veut dire «Entrée du parc interdite aux juifs». Cela reproduit des panneaux d'interdiction visant les juifs du ghetto de Lodz, en Pologne en 1940.

Avez-vous déjà été confronté à cette forme d'antisémitisme ?

C'est la première fois que l'on voit un vêtement qui a été fabriqué intentionnellement avec un message antisémite. On a déjà vu des gens qui conservaient des objets antisémites de l'époque nazie, comme des pancartes anti-juives, mais c'est la première fois que l'on voit ainsi quelque chose de neuf.

La suite sur Le Figaro.fr

Interview de Laure Daussy

 

 Brèves
 10-08-2008 : Au fond de la piscine, un iranien

Au fond de la piscine, un iranien

Malgré le matraquage publicitaire de l’ensemble des télés et radios, il semble que les Jeux Olympiques de Pékin ne fassent pas recette, du moins en France. L’heure tardive des retransmissions y est pour quelque chose, ainsi que les contreperformances de nos athlètes français dans ce début de compétition. Mais le phénomène semble s’étendre à toute l’Europe.

Comme si le public sentait bien que ces Jeux ne seront en fait qu’un plébiscite pour un régime d’une cruauté sans égale.

Alors, malgré le temps maussade de ce début août, les français boudent cette grand-messe télévisée qui n’a plus rien à voir, il faudrait tout de même un jour que cela soit dénoncé, avec le sport amateur des pères fondateurs.

Ségrégation nautique

Mais les journalistes et commentateurs sportifs, sous prétexte de ne pas gâcher la fête, ne relèvent pas un acte d’une gravité extrême et qui contrevient à toutes les valeurs du sport.

Le nageur iranien, Mohammed Alirezaei, absent de la 4e série du 100m brasse samedi matin, a expliqué son forfait par son refus de prendre le départ au côté d'un Israélien, Tom Beeri. Alirezaei devait partir au couloir numéro 1 et Beeri à la ligne d'eau numéro 7. (lire 7sur7)

L’iranien veut faire bassin à part : le nageur iranien ne saurait barboter avec un concurrent israélien. Mohammed Alirezaei a-t-il été sévèrement sanctionné comme le justifierait ce caprice ou cette dérobade ? Aucune précision. L'ondin persan avait d'abord prétexté une sorte d'affreuse migraine, puis il a refusé de faire piscine commune.

Les questions sont multiples : les commentateurs français parleront-ils de cet acte, au risque de chagriner les amoureux de la natation et les inconditionnels de l’esprit olympique ? Le CIO et son président se saisiront-ils de l’affaire ?

Si les prochains Jeux de Londres doivent tenir compte des exigences des iraniens, il faudra multiplier par deux, trois, les installations olympiques.

Le CIO marche déjà sur des œufs avec les autorités chinoises. Il ne manquerait plus qu’il se fâche avec l’Iran. Une idée soumise à ce si courageux CIO pourrait être de déplacer les Jeux 2012 de Londres à Téhéran.

Après tout, la république islamique apporte tous les jours la preuve qu’elle sait entreprendre de grands travaux, rapidement et dans le secret le plus total. Et, pourquoi pas, demander à cette République de construire le site olympique à l’endroit même des installations nucléaires permettrait de substantielles économies.

La délégation israélienne pourrait même se rendre en Iran accompagné par l’armée de l’air israélienne. Mais, si les déclarations d’Ahmadinejad continuent sur le même ton, certains pilotes de Tsahal seront tentés d’accrocher sous leurs ailes de quoi transformer en parking l’ensemble des stades et des installations.

Il ne leur resterait plus qu’à envoyer une équipe du génie pour peindre les bandes blanches.

Pendant ce temps, la Géorgie quitte les Jeux, ne désirant pas que ces athlètes se mesurent à ceux d'un pays qui en train de bombarder le leur. Certains boycotts ont tout de même plus de gueule.

© Primo, 9 Août 2008

 Brèves
 19-07-2008 : Samir Kantar redevient une cible vivante
Samir Kantar redevient une cible vivante

«Je reviens de Palestine mais, croyez-moi, c’est pour mieux y retourner».

À peine libéré, voilà que Samir Kantar lance cette déclaration de guerre à Israël. Le tapis rouge sang déployé pour lui par tout ce que le paysage politique libanais compte de plus officiel ne pouvait que l’y encourager.

Il est d’usage que les prisonniers qui viennent de bénéficier de la mansuétude de leurs geôliers rejoignent l’ombre et l’anonymat. Pas Samir Kantar. Endossant, dès sa remise en liberté, le treillis d’une armée libanaise qui finit par ressembler davantage à une milice, l’assassin de civils sans défense fait part de son intention de reprendre instantanément ses activités criminelles. C’est comme si ses victimes étaient assassinées pour la seconde fois.

Voilà Israël prévenu. Samir Kantar n’est déjà plus un prisonnier libéré bénéficiant d’une quelconque immunité. Il est redevenu une cible au même titre que son compère, débiteur au détail de morceaux de corps de soldats israéliens, Hassan Nasrallah. Les bébés israéliens n’ont qu’à bien se tenir: le populaire guerrier néglige le repos au profit d’autres actes héroïques. Il doit avoir pris goût au triomphe...

Le Diable en rit encore

Les dirigeants israéliens seraient bien inspirés de retrouver leurs esprits après l’affront subi lors de cette mascarade d’échange morbide. Samir Kantar n’a pas exprimé le moindre regret quant à l’horreur de ses méfaits. Au contraire, il s’en glorifie, promet de remettre le couvert dès que l’occasion s’en présentera et exalte, au passage, une foule haineuse dont certains membres l’ont déjà choisi pour exemple en ne rêvant que de l’imiter. Kantar n’a plus donc la moindre excuse. Israël a d'ailleurs été déjà douloureusement confronté à un cas similaire lorsqu’un Palestinien libéré en 2000 s'est fait sauter dans un attentat-suicide quelques semaines plus tard.

Si les choses devaient en rester là, c’est la morale qui serait à genoux. Il faut que, dès aujourd’hui, Kantar se sente traqué et vive dans la peur. Ce châtiment serait une douce peine, comparée à une réponse "proportionnée". Que serait une réponse proportionnée, dans le cas de Samir Kantar? De tuer un de ses enfants en fracassant son crâne à coups de crosse?

Bien sûr, la simple traque ne saurait suffire : toute tentative d’élimination ciblée sur sa personne par les services secrets israéliens redevient, aujourd’hui, justifiée et légitime. Cela relève de la simple notion d’utilité publique au même titre que l'étaient les projets malheureusement tous avortés d'envoyer Adolf Hitler en enfer.

Jean-Paul de Belmont © Primo, 19 juillet 2008

 Brèves
 05-05-2008 : Hep, taxi !

Hep, taxi !

Une dépêche d’Euronews datée de ce lundi matin à 7h45 annonce : L'ONU va cesser ses distributions de nourriture à Gaza.

Pas en représailles contre les terroristes qui bombardent incessamment les civils israéliens, non. Pour cause de panne d’essence !

Qui dit carburant dit transport.

Justement, dimanche 4 mai, à 21 h 21, Associated Press informait le grand public que des militants du Hamas proposent de transporter les habitants en voiture de police pour remédier à la « paralysie du trafic » causée par la pénurie de carburant.

Bien des Palestiniens, (la majorité silencieuse qui, comme son nom l’indique, n’est jamais interrogée par les grands médias et envoyés spéciaux), considèrent depuis quelques mois que le Hamas se moque éperdument d’eux.

A force de voir leurs députés jouer dans le noir comme des enfants de 5 ans devant la communauté internationale (lire sur Primo), les Palestiniens s’interrogent sur le fait que la police islamique des mœurs semble disposer de réserves inépuisables de carburant pour leurs véhicules.

La grogne a tellement monté malgré les intimidations et les menaces de représailles que le Hamas a décidé de lâcher du lest.

Et de quelle manière !

Désormais, les voitures bleues de la police du Hamas portent des autocollants sur lesquels on peut lire: "Nous sommes prêts à vous véhiculer gratuitement".

Cette police ne sait plus comment expliquer ce que son propre mouvement vient d’avouer, à savoir qu’il n’arrive plus à stopper les livraisons de fuel provenant d’Israël et qu’aucune pénurie n’est donc à craindre.

En effet, à 8 h 51 le dimanche matin 4 mai, Kaanan Obeid, un responsable de l'Autorité énergétique de Gaza a affirmé qu'Israël livrait du carburant à l'unique centrale électrique de la Bande de Gaza.

Ainsi, les dépêches selon lesquelles l’ONU est empêchée d’effectuer ses livraisons de nourriture sont-elles, au mieux, mensongères, au pire le signe d’une nouvelle manipulation.

Chris Gunnes, responsable de l'agence onusienne en charge des réfugiés palestiniens, l'UNRWA, a indiqué dimanche, mais quelques heures plus tard, que l'organisation n'avait pas reçu de carburant et qu'elle avait dû annuler ses distributions de nourriture prévues lundi.

Une question se pose

Si les voitures de police peuvent circuler et transporter gratuitement des passagers, c’est que le carburant ne manque pas à Gaza. Si les organisations humanitaires n’en disposent pas, il faut chercher ailleurs qu’en Israël les raisons de la pénurie.

Car ce pays continue à livrer Gaza en carburant malgré les attaques répétées sur ses propres centrales et les 2 morts israéliens tués lors d’une offensive du Hamas.

Il deviendrait presque lassant de repérer les contradictions entre les déclarations ampoulées des dirigeants islamistes et celles, tout aussi partiales, des responsables humanitaires.

Relevons également un effet collatéral de cette police-taxi. Les Gazaouites seront, dans les jours à venir, beaucoup moins libres d’aller et venir sans que la police des mœurs n’en soit informée.

Pour un régime policier, transporter ses citoyens à leurs lieux de rendez-vous, c’est une aubaine inespérée. Le KGB en rêvait. Le Hamas l'a fait.

Tant pis pour les petits têtes-à-têtes prévus par les amoureux. Ceux-ci ne sont, de toute manière, pas corrects au sens strict de la Charia. Les femmes de Gaza ne survivent en général pas à de tels "soupçons".

Yousra al-Azzam a été assassinée par la police religieuse du Hamas pour avoir commis le crime de pique-niquer sur la plage avec un homme qui était son fiancé. Les policiers assassins ont argué de leur bonne foi: ils ignoraient que les bans avaient été publiés. Ils ont, depuis, été relâchés.

Ne plus rouler pendant quelques minutes

En Israël, le problème du carburant ne se pose pas. C'est pour une autre raison que les voitures se sont immobilisées, le 1er mai 2008 à 10 h. Comme tous les ans, les Israéliens se sont figés. Tout un pays debout, pour la commémoration du Jour de la Shoah.

Voitures, bus, au travail, chez soi… arrêt total pendant les deux petites minutes indiquées par des sirènes d’alerte. Les voitures de centaines d'Arabes israéliens ont profité de ces deux minutes pour klaxonner en continuant à rouler.

Surtout ne pas faire deux minutes de silence pour respecter le crime imprescriptible quand on rêve de le rééditer!

Leurs alter-ego à Gaza recevront quand même vivres et carburant. Où est la dignité ?

© Primo, 5 mai 2008

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 Brèves
 29-04-2008 : Les Hôpitaux de Gaza à sec

Les hôpitaux de Gaza à sec

C’est dans la plus totale discrétion médiatique qu’ont eu lieu ce dimanche des affrontements entre palestiniens.

Pour en rendre compte, on a assisté à une petite mise en scène de l’AFP comme elle seule en a le secret.

"Le ministère palestinien de la Santé a accusé dimanche des membres du Hamas d'avoir ouvert le feu sur des camions-citernes qui devaient livrer des carburants aux hôpitaux de la bande de Gaza, soumise à un blocus israélien".

"Des membres du Hamas ont ouvert le feu dimanche dans la bande de Gaza contre des camions-citerne qui devaient livrer des carburants destinés aux hôpitaux de ce territoire", a indiqué un communiqué publié à Ramallah, en Cisjordanie, où se trouve le siège de l'Autorité palestinienne (AFP - 27/04/08 - 20h20)

De ces deux phrases du communiqué de l’AFP, le moindre lecteur peut en conclure que les membres du Hamas organisent la pénurie à seule fin de propagande.

Le moindre lecteur ayant un quotient intellectuel normal, malgré les techniques de pointe employées par nos télévisions pour laver le cerveau de nos concitoyens, s’entend.

Comment qualifier autrement que « crime contre l’humanité » le fait d’empêcher le ravitaillement des hôpitaux ? C’est pourtant bien ce à quoi se livre le Hamas depuis qu’il est au pouvoir dans la bande de Gaza.

Primo, mais pas seulement lui, dénonce depuis des mois l’attitude suicidaire des dirigeants islamistes qui préfèrent voir crever la population dont ils ont la charge plutôt que de prendre soin d’elle.

L’AFP se livre une fois encore à un bas exercice de propagande.

La preuve ? Lire ci-après :

La population de la bande de Gaza fait les frais d'une "guerre du carburant" que se livrent le Hamas et Israël depuis trois semaines.

Le Hamas tue les employés du point de passage qui sert à approvisionner la bande de Gaza. Le Hamas attaque les camions dans Gaza même afin de les empêcher de livrer le carburant à des hôpitaux. Le Hamas préfère utiliser ce carburant pour ses 4x4 blindés qui transportent les tireurs de roquettes jusqu'aux pas de tir.

Mais tout ce que parvient à ânonner l’agence de presse, c’est que la population gazaouite fait les frais d’une guerre du carburant que se livrent le Hamas et Israël.

Sous entendu : Israël a le pétrole, c’est donc lui qui est à blamer.

Avec l’AFP, c’est souvent ainsi. Plus la ficelle est grosse, mieux cela marche. A meilleure preuve, c’est que cette dépêche a été reprise sans aucune correction ni analyse par quelques médias nationaux.

Et il n'y avait, étrangement, aucun journaliste pour dénoncer ce crime. Charles Enderlin n’était pas sur place, comme d’habitude. Il n’a donc pas pu en parler.

Patrick Saint-Paul, du Figaro, était à l’inauguration du dernier bistrot branché dans les faubourgs de Tel Aviv.

Ce qui fait que les hôpitaux n’ont pas reçu de carburant, de l’aveu même de responsables de l’Autorité palestinienne.

Dans quelques jours, cette pénurie sera mise sur le compte d’Israël. Les groupes "France Palestine" dénonceront le régime sioniste criminel. Les journalistes de l’AFP auteurs de cette immondice et de sa propagation continueront à collecter leurs points de retraite dans leurs bureaux de l’île de Chypre.

Bah, l’été arrive. Heureusement, ils viennent juste d’y installer la climatisation. On respire !

© Primo, 28 avril 2008

 Brèves
 28-04-2008 : Liban : un socialiste en otage

L’internationale socialiste en otage

Karim Pakzad, membre du Parti socialiste français, a été arrêté et détenu durant 5 heures par le Hezbollah. M. Pakzad a affirmé qu’il a été conduit dans un endroit les yeux bandés, et mis dans une cellule fermée pendant cinq heures "dans un isolement quasi total". Il a également souligné que son portable et son portefeuille avaient été confisqués (AFP).

Le Hezbollah, affirme, lui, qu’il a traité le captif avec respect et politesse. Il convient donc de noter que mener un innocent les yeux bandés dans un endroit inconnu et le laisser à l’isolement pendant 5 heures est, pour le mouvement chiite, le signe du respect et de la politesse.

Il est vrai que cet otage n'est resté que 5 heures entre les mains de la milice islamiste. D’autres otages français n’ont pas eu cette chance. Michel Seurat n’en est pas revenu. Les autres ont perdu plusieurs années de leur vie pour rien.

Le 8 mars 1986, 4 journalistes français sont enlevés à Beyrouth : Georges Hansen, Jean-Louis Normandin, Philippe Rochot et Aurel Cornea sont pris en otages au Liban par le Hezbollah. Ils viennent rejoindre Marcel Carton, Marcel Fontaine, Jean-Paul Kaufmann et Roger Auque dans la solitude glacée des caves de Beyrouth. Ils ne savent pas encore que Michel Seurat va être exécuté quelques mois plus tard. Pour certains, ils y resteront 3 ans.

Sachant cela, il faut imaginer les 5 heures de Karim Pakzad comme un moment plutôt difficile qui n'avait rien d'une simple garde à vue.

Le Hezbollah a reconnu dimanche que ses militants avaient interrogé le représentant du Parti socialiste français à l’Internationale socialiste, Karim Pakzad, dans la banlieue sud de Beyrouth. C’était, prétend le mouvement, pour s’assurer qu’il n’avait pas la nationalité israélienne.

Si cela avait été le cas, le Hezbollah aurait eu un otage en plus à monnayer auprès de l’Etat hébreu.

Avec cet acte gravissime, qui n’a bizarrement pas soulevé l’indignation du côté de la rue de Solférino qu’on a connu plus loquace dans d’autres affaires, le Hezbollah marque son territoire, frappe l’imagination des partis politiques en place à Beyrouth, et intimide un peu plus les opposants au régime syrien.

Et si, en plus le délégué socialiste avait été Israélien, c’était tout bénéfice.

"Après nous être assurés que le Français et son compagnon ne possédaient pas la nationalité israélienne, nous n’avions plus de problèmes avec eux", a assuré le représentant du Hezbollah.

Heureusement pour lui, Karim n’était pas Juif, simplement représentant d’un parti politique, ces groupes idéologiques que le Hezbollah supprimera à son arrivée au pouvoir car trop représentatif d’une idée que ce mouvement déteste : la démocratie.

Ne pas être Juif présente assurément de grands avantages en certaines périodes de l’Histoire. Le problème est que cela a une légère tendance à se reproduire fréquemment, depuis 2000 ans.

En ce qui concerne cet enlèvement, nous attendons encore les protestations officielles de la France et du Parti Socialiste. Il parait que c'est les vacances en région parisienne

© Primo, 27 avril 2008

 Brèves
 24-04-2008 : La Libye ne tient plus

La Libye ne tient plus

Depuis qu’elle a fait son retour dans la communauté des nations, la Libye hausse le ton.

Tripoli siège au Conseil de sécurité depuis le 1er janvier 2008 et pour deux ans, parmi les neuf autres membres non permanents. Pour fêter l'événement, elle s’est même vue offrir sur un plateau la présidence du Conseil de Sécurité pour 30 jours en ce froid mois de janvier. Quelle belle reconnaissance !

"Nous sommes de retour dans la communauté internationale", avait triomphalement déclaré l'ambassadeur libyen à l'ONU, Giadalla Ettalhi. Les opposants libyens emprisonnés n’ont pas pu applaudir.

Dommage, car les occasions de se réjouir dans les prisons libyennes sont assez rares depuis quelques dizaines d’années. Et puis, comment applaudir lorsqu'on est sans cesse interrompu par des séances de torture ?

Pendant ce mois de Janvier, la Libye a à peu près autant brillé que lors de sa présidence du Conseil de Droits de l’Homme de l’ONU ancienne formule. C'est-à-dire qu’elle n’a pas fait grand-chose, sauf travailler à défendre l’Iran contre les sanctions internationales et cherché des poux dans la tête à Israël. Il est vrai que ces deux opérations suffisent déjà à remplir l’agenda mensuel d’un diplomate « honnête » et de sa délégation.

Revenue depuis le 1er février à l’état de simple membre invité, elle cherchait un moyen de faire parler d’elle. C’est chose faite.

Double attaque vicieuse

Il y a 24 heures, son ambassadeur a provoqué un incident en séance. Giadalla Ettalhi, « a comparé la situation à Gaza à celle des camps de concentration nazis durant la Seconde guerre mondiale ».

L'ambassadeur de France, Jean-Maurice Ripert, a alors ôté l’oreillette qui lui servait à entendre la traduction, s'est levé et a quitté la salle, aussitôt suivi par les autres ambassadeurs européens et américain.

Après la séance, l'ambassadeur de Syrie, Bachar Jaafari, est venu à la rescousse de son collègue libyen :

"Malheureusement, ceux qui se plaignent d'avoir été les victimes d'un génocide (pendant la Seconde guerre mondiale) répètent le même genre de génocide contre les Palestiniens", a-t-il déclaré à la presse.

L’ignominie de cette comparaison est dans la droite ligne idéologique de ces deux dictatures. Outre le fait que les Palestiniens sont passés de 700.000 à 3 millions de personnes, ce qui ne ressemble pas vraiment à un génocide, les Syriens et les Libyens n’ont pas voulu s’étendre sur le sort de leurs minorités respectives et les dizaines de milliers de morts dont ils sont responsables.

Sans parler des infirmières bulgares, des attentats et plus généralement, du soutien au terrorisme international. Là dessus, ces deux régimes sont d’une discrétion absolue. Ils interdisent même à toute ONG, Croix Rouge comprise, de visiter leurs prisons et d’enquêter sur les massacres de masse.

Et la diplomatie libyenne en remet une couche aujourd’hui.

24 heures après l’incident, l’ambassadeur-adjoint renchérit dans l’horreur et le mensonge. Là ou son collègue s’était contenté de comparer des situations incomparables, il prétend que c’est pire.

« C'est plus que ce qui s'est passé dans les camps de concentration parce qu'il y a les bombardements, les bombes chaque jour à Gaza », a déclaré à la presse Ibrahim Dabbashi. « C'est pire parce qu’il n'y avait pas de bombardements sur les camps de concentration nazis pendant la Seconde guerre mondiale ».

Cette remarque, d’un crétinisme absolu, témoigne bien du négationnisme dans lequel baignent les dirigeants arabes. Les Juifs de l’époque auraient bien voulu que leurs camps soient bombardés par les armées alliés, de même que les voies de chemins de fer qui y menaient. Tout plutôt que de subir l’horreur sans nom de la Shoa.

Déjà en Janvier, le Conseil de sécurité de l'ONU avait renoncé à adopter une déclaration sur la situation à Gaza, après l'échec d'une tentative libyenne de trouver un compromis.

"Malheureusement, le Conseil de sécurité a décidé d'arrêter les discussions" sur ce texte, s’était lamenté à l’époque l'ambassadeur de Libye en imputant cet échec aux Etats-Unis. Mais il ne dit pas tout, comme à son habitude.

Le Conseil était proche d'un accord. 14 membres du Conseil s'étaient entendus sur ce texte.

"Nous regrettons que le Conseil n'ait pas pu adopter une déclaration à la fois sur la situation humanitaire à Gaza et sur la situation sécuritaire à Gaza et dans le sud d'Israël (...) Cela est d'autant plus regrettable que le Conseil était proche d'un accord qui aurait permis de réagir à la gravité de la situation et pour la première fois de condamner la recrudescence de la violence, en particulier les attaques terroristes de roquettes contre Israël". C'est toujours Jean-Claude Ripert, l'ambassadeur de France qui s'exprime ainsi.

En fait, c’est Ettalhi lui-même qui avait alors indiqué avoir besoin de temps pour pouvoir consulter son gouvernement, bloquant ainsi toute possibilité de vote.

Pour le Libyen, il fallait condamner Israël tout en faisant le silence sur les tirs de roquettes que subit quotidiennement sa population civile. Son adjoint, illettré et nauséeux, vient de pousser plus loin encore la veulerie.

L’honnêteté n’est pas une vertu à pratiquer lorsqu’on est diplomate. Et encore moins lorsqu'on est diplomate libyen.

Il s’agit peut-être des prémisses d’une vaste offensive du camp arabe au moment où monte la tension avec l’Iran. Il serait bon de s’assurer que la dite offensive ne soit que diplomatique.

Avec la Libye, il est hasardeux de trop parier là-dessus. Si elle est capable de proférer de telles insanités devant la communauté internationale, c’est qu’elle sait pouvoir compter sur un soutien sans faille des pays arabes.

Il serait pourtant tout à l’honneur de ceux-ci de se désolidariser immédiatement de cette déclaration insensée.

Un silence de plus ne signifierait rien de bon pour la paix du monde.

© Primo, 24 avril 2008

 Brèves
 19-04-2008 : Attaque à Keren Shalom

Attentat à la voiture piégée à Keren Shalom

Plusieurs combattants islamiques, sous le couvert de tirs de mortier et d'un épais brouillard, ont attaqué le point de passage de Keren Shalom, à proximité de l'endroit où a été capturé Guilad Shalit.

Situé dans le kibboutz du même nom, ce lieu contient des entrepôts servant à stocker les marchandises avant leur acheminement vers Gaza.

Mais le Hamas coupe systématiquement toutes les voies permettant au peuple palestinien de recevoir de la nourriture et des vivres.

Les kamikazes ont fait exploser une voiture piégée sur le site. Résultat immédiat : tout acheminement est stoppé.

Trois Palestiniens ont été tués dans l'explosion et les échanges de tirs qui ont suivi. Un autre véhicule a suivi et a pu repartir sans exploser.

Au moins 12 soldats ont été blessés. Au même moment, une autre voiture blindée a été vue près de la frontière de Gaza en direction du kibboutz voisin de Nirim. Un blindé israélien a tiré et touché le véhicule.

Dans un communiqué, la branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, a revendiqué les attaques à Keren Shalom, déjà cible la veille d'une tentative d'attaque palestinienne.

C'est la première fois depuis plusieurs mois que les Palestiniens ont recours à des voitures piégées.

Pour le porte-parole du gouvernement israélien, Mark Regev, l'attaque montre "l'agenda nihiliste" du Hamas. "Le Hamas n'est pas du tout intéressé par le bien-être de la population de Gaza."

Le 9 avril, des islamistes ont attaqué le terminal de Nahal Oz, où transite le carburant entre le nord de Gaza et Israël, tuant deux gardes israéliens. Cela avait provoqué l’arrêt temporaire des livraisons de fioul.

Interruption aussitôt dénoncée par le mouvement islamiste auteur de l’attaque.

Le discours du Hamas consiste un peu à dire : « J’ai le droit de vous tirer dessus, vous n’avez pas le droit de riposter, sinon c’est de la provocation et un crime contre l’humanité. Vous avez en revanche le devoir de continuer à me nourrir ».

Si elles adoptaient cette manière de s'exprimer, les dépêches des grandes agences gagneraient en clarté.

Mais tout esprit éclairé l’aura compris : on a affaire là à la stratégie de victimisation qui n’a aucune raison d’être abandonnée tant que la « communauté internationale » continuera de faire semblant de l’ignorer.

© Primo, 19 avril 2008

 Brèves
 05-04-2008 : Des prisons poreuses

Des prisons poreuses

L’Autorité Palestinienne n’a vraiment plus beaucoup de moyens financiers. Les 150 millions d’euros qui vont lui être versés par l’Union européenne vont être affectés à des dépenses sécuritaires.

Et il n’est que temps. Un établissement pénitentiaire, au-delà des qualités d’humanité que l’on est en droit d’exiger de tout Etat démocratique, doit être par essence hermétique.

Du moins en ce qui concerne la circulation de l’intérieur vers l’extérieur. Sinon, on appelle cela une auberge de jeunesse.

Un fait divers de ce jour vient mettre en lumière la porosité extrême des prisons palestiniennes.

Douze islamistes palestiniens se sont évadés vendredi soir après avoir été battus par les gardes palestiniens. A la lecture d’une telle dépêche, la précision s’impose de suite.

Il ne faudrait pas que l’on imagine qu’ils aient pu être traités de manière inhumaine par Israël. Ce n’est en effet guère l’habitude des agences de presse que de décrire Israël comme un Etat brutal et sanguinaire.

Jamais ! Précisons donc que ces prisonniers palestiniens étaient battus par d’autres Palestiniens dans une prison palestinienne.

« Les 12 membres des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa se sont enfuis après que des gardes masqués les eurent frappés avec des matraques à la suite d'une bagarre entre détenus dans la prison gouvernementale de Jneid, a déclaré Mahdi Abou Ghazaleh au téléphone » (AP).

Ces hommes s'étaient rendus avec des dizaines d'autres islamistes à la police palestinienne en janvier. Pour ne plus être traqués par Israël, ils avaient accepté de purger une peine dans un établissement palestinien. Ils avaient choisi la privation de liberté au risque d’une exécution ciblée. Les assassins ont eu le choix, pas leurs victimes

Démarche courageuse de la part des Brigades des martyrs d’Al Aqsa que d’aller se réfugier en prison après avoir causé la mort d’au moins 1.100 civils Israéliens depuis le retour des violences en 2001.

Lorsqu’en France, un prisonnier s’évade, il est demandé une enquête immédiate au plus haut niveau de l’Etat.

Sous autorité palestinienne, ces douze détenus envolés représentent un épiphénomène qu’il n’est point besoin d’évoquer.

Si ces islamistes, de nouveau libre de leurs mouvements, organisent des attentats sur le territoire israélien, Mahmoud Abbas se contentera de le déplorer en affirmant que cela nuit à la cause palestinienne, sans autre empathie pour les victimes.

Les agences de presse se satisferont de cette déclaration. Les politiques aussi. Et les Israéliens pleureront.

Pas à dire, les prisons palestiniennes sont vraiment poreuses. Mais qu’importe : ce ne sont que de potentiels assassins de Juifs qui se sont évadés aujourd’hui.

© Primo, 5 avril 2008

 Brèves
 04-04-2008 : Les pauvres, c'est pas décoratif

Les pauvres, c’est pas décoratif…

(2/04/08 - 13h00) Pour le sommet de l'Otan (du 2 au 4 avril) à Bucarest, les autorités roumaines ont demandé à plusieurs ONG d'aider la police à "vider" le centre des sans-abri. Des dizaines d'enfants des rues ont été transportés en bus à une dizaine de kilomètres hors de la ville.

Nettoyage de printemps

C'est à Bucarest que se tenait le sommet de l'Otan. Cruel honneur pour les plus pauvres. Tous n'ont pas la grâce du jeune mendiant de Murillo. On peut aimer l’humanité mais détester les gens. On peut s'émouvoir d'une image et s'agacer d'une réalité. Infinie délicatesse européenne. Pour la ménager il a fallu prendre quelques dispositions.

Ceux qui n'ont pour gîte que la rue et les asiles de nuit ont été menés plus loin. Des enfants ont pris place dans des cars. Transportés vers un autre abri, avec l'aide d'ONG. Petit ménage de printemps. Le respect des traditions.

Le respect des humains ? C'est plus embarrassant. Si en Roumanie la pauvreté est criante, elle n'est pas absente de nos villes. Elle n'y est pas plus acceptable. Ni pour ceux qui la subissent, ni pour ceux qui la croisent.
L'éloigner des regards c'est choisir son camp.

Je pense à ce couple rencontré lors de cours d'alphabétisation. Ils venaient d'Arménie. Leur regard,quand j'ai prononcé le nom d'Erevan !

Splendeur des pays dans les yeux de ceux qui les aiment. Entre deux apprentissages, nous avons bavardé, nous avons ri. Nous avons cessé de rire. Ils m’ont dit leurs journées. Sans se plaindre. Juste raconté. Comme on se parle de choses et d’autres, au quotidien. C’était très simple : ils marchaient des heures et des heures. La saison leur imposait ce rythme. Les humains n’hibernent pas. L’immobilité est dangereuse.

Le centre d’accueil avait des horaires très stricts. Ceux du sommeil.

Le jour ils marchaient. Malgré leur âge. Rien en eux ne pouvait heurter ou déranger les passants. L’ordre des villes n’en était pas troublé. Ils ne demandaient rien. L’errance peut sembler promenade.

Un homme et une femme apprenaient, dormaient le soir et le jour marchaient dans les rues. Ils n’étaient pas de ceux auprès de qui quelque célébrité peut prendre la pose pour exhiber sa belle âme. Quelque chose en eux n’était pas brisé.

Des pauvres très convenables. De ceux qu’il n’est pas nécessaire d’évacuer les jours de gala.

Leur dignité intacte. La nôtre qu’en est-il ?

Qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs, est-ce la seule place que nous voulons accorder à ceux d'entre nous qui sont laissés au bord chemin, à ceux qui y seront laissés ? A nous-même peut-être, un jour. Les digues sont si fragiles.

Bernadette Capdevielle © Primo, 3 avril 2008.

 Brèves
 14-03-2008 : A propos du boycott arabe du Salon du Livre

A propos du boycott du Salon du Livre

Permettez qu'un goy, ou un Gentil pour être plus politiquement correct, et accessoirement officier de réserve de l'armée française, vous fasse part d'une réaction à chaud en découvrant cette affaire de boycott de pays du salon du livre.

Même si j'ai parfaitement conscience que peu de choses sont innocentes, que la venue de Simon Pérès se passe entre les 2 tours d'élections françaises notamment municipales, et que le boycott du Liban, de l'Arabie saoudite de l'Iran, ainsi que certains éditeurs algériens, marocains et égyptiens ne signifie pas boycott de toutes les consciences de ces pays ( mais où sont ceux qui s'opposent ?)

Il faut d'abord remettre la hiérarchie dans le bons sens:

Quel est le seul état réellement démocratique, respectueux des femmes et créatif du moyen orient ?

Quel est l'état qui n'expulse pas ou ne poursuit pas de mort son opposition ?

Quel est l'état, pour reprendre l'expression complète de De gaulle comprenant ce "peuple d'élite, sûr de lui-même et dominateur" qui possède le courage et l'ingéniosité pour résister à un telle disproportion démographique ?

Quels sont les chiffres ?

Depuis la création de l'Etat d'Israël il y a 60 ans, plus de 2.500 titres ont été traduits du français à l'hébreu et près de 1.000 titres de l'hébreu au français.

En 2005, les cessions du français vers l'arabe représentaient 105 titres cédés pour une traduction en langue arabe : 56 vers le Liban, 27 vers l’Egypte, 8 vers le Maroc, 5 vers l’Arabie Saoudite, 4 vers la Tunisie, 2 vers l’Algérie, 1 vers la Syrie, le Qatar, la Lybie.

Le Rapport arabe sur le développement humain publié en 2002 par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) indique que:

- le nombre de livres étrangers traduits en arabe représente un cinquième du nombre de livres traduits en grec,

- que seulement 10 000 livres au total ont été traduits en arabe depuis le 9ème siècle, ce qui, selon une comparaison fameuse, représenterait le volume annuel des ouvrages traduits en espagnol et donc 1/4 des seuls titres français traduits en hébreu.

- que le monde arabe, constitué environ 5% de la population mondiale, produit 1% des livres dans le monde. Dans ce 1% , les livres religieux représentent 17% de tous les ouvrages publiés dans les pays arabes, contre une moyenne mondiale d'environ 5%.

- Qu'en 1996, les pays arabes auraient produit 1945 œuvres littéraires et artistiques.

J'espère que mon pays, celui des Lumières, s'indignera en immense majorité de ce crime contre l'esprit que représente ce boycott.

Et que certaines belles âmes promptes à s'enflammer pour des causes moins essentielles mais plus photogéniques, sauront, elles aussi, remettre leur hiérarchie des valeurs dans le bon sens.

« Sans la culture, et la liberté relative qu'elle suppose, la société, même parfaite, n'est qu'une jungle. C'est pourquoi toute création authentique est un don à l'avenir. » (Albert Camus)

(Aimablement transmis par P. Golt)

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 08-03-2008 : L'indulgence selon Kouchner

L'indulgence selon Kouchner

Monsieur Kouchner s'est dit lassé des déclarations condamnant les attentats. En les justifiant dans la phrase suivante, mettant à égalité terroristes et forces de défense d'un Etat. Compassion et reproches pour tous. L'Humanitaire et les Affaires étrangères façon nouvelle cuisine : un minimum et des mélanges inhabituels. Une mode est lancée. Une caution est donnée à la haine. Elle ne s'en exprime qu'avec plus de force.

Dommage. J'eusse aimé entendre notre ministre soupirer. Puis assurer de sa compréhension le terroriste basque espagnol qui a assassiné vendredi Isaias Carrasco, devant sa femme et sa fille.

Le gentil activiste d'au delà des Pyrénées doit être chagriné de ce silence. Son pays exprime un même refus. Il doit se sentir si seul. On lui a même confisqué son arme. Une arme modeste, presque artisanale.

Un petit effort Monsieur le Ministre. Chacun a ses raisons, tous les moyens se valent, vous l'avez si clairement exprimé. Vite une petite bénédiction laïque, une indulgence républicaine.

Bernadette Capdevielle © Primo, 8 mars 2008

 Brèves
 05-03-2008 : Encore Bagneux

Encore Bagneux...

Deux ans après l’assassinat ignoble et dans des conditions atroces d’Ilan Halimi, en même temps qu’un étudiant est roué de coups et insulté à Grenoble au motif qu’il était juif (lire), voici qu’une nouvelle affaire nauséabonde éclate à Bagneux. Bagneux, faut-il le rappeler, où Ilan Halimi fut séquestré et torturé avant d’être assassiné lors de l’hiver 2006.

Selon une source judiciaire, six garçons, nés entre 1983 et 1991, ont été écroués le 27 février et sont soupçonnés d'avoir séquestré un jeune homme dans un appartement puis dans un box, après l'avoir accusé de vol.

Selon la même source judiciaire, la victime, de confession juive, aurait été frappée par ses agresseurs, qui auraient écrit «sale juif» et «sale pédé» sur son visage avec un feutre épais et lui auraient fait subir des sévices, notamment à connotation sexuelle. La séquestration se serait déroulée entre 10H00 et 19H30 le 22 février, selon la même source.

La mairie de Bagneux s'est dite «choquée et indignée» mercredi au lendemain de la révélation de l’enquête.

«Il ne faut pas baisser la garde face à l'antisémitisme et ses manifestations», a déclaré mercredi à l'AFP Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).

Selon une source proche du dossier, «on n'est pas, dans ce cas, dans un gang à la Fofana», du nom du chef présumé de la bande, qui a récemment fait l'objet d'un renvoi devant les assises.

Le fait que l’on soit ou non dans un cas «à la Fofana» ne change en rien l’analyse développée par les membres de Primo dans leur ouvrage paru en avril 2006, Ilan Halimi, le canari dans la mine.

Et la manière dont les médias relatent les derniers événements proche-orientaux n’arrangent rien à l’affaire. Elle encourage l'antisémitisme. D'interprétations partisanes en informations incomplètes, ils donnent d'Israël une image falsifiée. Le droit de se défendre devient agression. D'inexactitudes en mensonges, la haine est attisée tous les jours un peu plus.

Ce matin encore, LCI passait en boucle un reportage faisant état de la mort d’un bébé palestinien. L'émotion et la peine que suscitent une telle nouvelle , quand on ne rappelle pas pourquoi l'attaque a eu lieu, sont prêtes à se transformer en haine. La mort d'un enfant ne peut appeler qu'à la vengeance. La condamnation d'Israël est tacite. Bientôt, elle ne pourra faire l'objet d'aucune contestation.

Pendant ce temps, «l’opinion» ne saura jamais que le fameux «cycle de la violence» instrumentalisé par le Hamas n’est qu’un écran de fumée.

Pendant ce temps, «l’opinion» aura oublié que les attaques du Hamas proviennent d’un territoire entièrement évacué par Israël en août 2005 ; un territoire qui aurait pu devenir l’Eldorado palestinien si la manne financière iranienne perçue par le Hamas avait été utilisée à autre chose que l’entreprise de guerre.

Pendant ce temps, «l’opinion» ne comprendra pas qu’il suffirait que la pluie de roquettes qui s’abat sur Israël depuis 7 ans s’interrompe pour que les malheurs palestiniens cessent instantanément.

Pendant ce temps, «l’opinion» ne verra que cette famille palestinienne éplorée et se dira que des agressions et des crimes comme ceux de Bagneux ou de Grenoble peuvent se comprendre à défaut d’être excusés.

Le 6 mai 2007, on pouvait s’attendre à une rupture, y compris dans le traitement de l’information dans les médias.

Pour le moment, c’est raté.

© Primo (avec AFP), 5 mars 2008

 Brèves
 03-03-2008 : Gaza : Erdogan est ému
Gaza : Erdogan est ému

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré que l'offensive israélienne "tuait des enfants et des civils et n'avait aucune justification humanitaire".

Sur ce point, il est difficile de ne pas être d'accord avec lui. Le but poursuivi par Tsahal ces deux derniers jours n'était pas précisément de tailler une bavette avec le Hamas autour d'une tasse de thé.

Dans le même temps, les militaires turcs ont "regagné leurs bases", se retirant de l'Irak, au moins provisoirement.

L'armée précise : "Les activités terroristes dans le nord de l'Irak seront suivies de près. Aucune menace depuis ce territoire contre la Turquie ne sera tolérée" (source LE MONDE)

Notons en passant que les combattants kurdes sont appelés des "terroristes" par Erdogan et par Le Monde.

Avec quelques 200 morts côté kurde lors de la récente incursion de son armée en territoire irakien pour annihiler les bases du PKK, on se demande ce que ferait le premier ministre Erdogan si ses villes frontalières recevaient plus de 50 missiles par jour !

C’est ce qui s’appelle avoir la tolérance sélective, tout autant que le vocabulaire.

© Primo, 3 mars 2008

 Brèves
 03-03-2008 : La faute à la "R de P"
C'est la faute à la "R de P", mon général !

A la radio, sur une chaîne hautement culturelle, un diplomate africain en poste à l'ONU nous explique avec beaucoup de finesse la notion juridique de Responsabilité des Etats pour la protection civile, en droit international.

Cette responsabilité (R de P)* conduit les Etats dans certaines situations de conflit, à mener des actions violentes pour protéger les citoyens qui relèvent de leur autorité.

Selon ces textes officiels :

- L'Etat est tenu de mettre les citoyens à l'abri du besoin et de la peur.
- La paix n'est pas seulement absence de guerre.
- La paix doit permettre le développement de la Cité, le développement de l'homme et le maintien de sa sécurité.
- Il y a disqualification de l'Etat en cas de non respect de ces clauses minimales

Sderot, petite ville modeste du Sud d'Israël, distante de 5 Km de ses joyeux voisins Gazaouis a reçu 2500 roquettes en sept ans. Son économie est totalement détruite.

Obligation de développement de la Cité, avez-vous dit ?

Sderot est vidée de 30% de sa population civile.

Obligation de Sécurité, disiez vous ?

A Sderot, 80% des jeunes enfants sont énurétiques, souffrent de perte de parole et de traumatismes graves dûs à la peur des explosions.

Obligation de développement de l'homme, avais-je entendu ?

Aujourd'hui, c'est le tour d'Ashkelon, à 18 Km de ses facétieux voisins.

Nous nous approchons du coeur du pays, mon Général, et de sa capitale.

En foi de quoi, en tant que Ministre de la Défense, démocrate et respectueux des obligations internationales, j'ai fermement demandé à mes voisins d'aller jouer plus loin avec leurs fusées Iraniennes.

Je leur conseille même désormais de les installer ailleurs que dans les écoles ou dans les hôpitaux pour éviter les problèmes dits collatéraux.

Si j'ai dû me défendre, ce n'est pas de ma faute, mon Général. C'est au seul respect de la "R de P" imposée aux Etats par l'ONU !

C'est donc bien la faute à la "R de P", mon général !!

Josiane Sberro © Primo, 3 mars 2008

* "R de P" sigle officiel à l'ONU pour désigner la Responsabilité de Protéger de l'Etat

 Brèves
 03-03-2008 : Petites questions sur Enderlin
Petites questions sur Enderlin

Malgré l’abondance de l’actualité ces derniers jours en Israël, le grand journal Haaretz consacre sa première page ...à l'affaire Al Dura.

C’est assez dire l’importance accordée à ce « fait divers » et au traitement qu’en font la Justice et les médias en France.

Sur Guysen, on apprend que Daniel Seaman se pose publiquement quelques questions. ''Il y a suffisamment de preuves de sources indépendantes prouvant que l'incident al-Dura a été mis en scène pour les caméras'', déclare Daniel Seaman, chef du service de presse du Premier ministre israélien, à GIN-Paris. (Guysen.International.News)

Il poursuit : ''Le fait que Charles Enderlin dispose toujours de son accréditation presse de l'Etat d'Israël atteste de la force et de la tolérance de la démocratie israélienne, et non de l'intégrité du reportage de Charles Enderlin ce jour-là. La question n'est pas ''Pourquoi a-t-il encore son accréditif presse de l'Etat d'Israël'', mais plutôt, pourquoi France 2 l'emploie-t-elle encore ?''

France 2, toute à sa paranoïa concernant cette affaire, ne manquera pas de protester contre cette tentative d’ingérence de la part d’un Etat dans le choix de ses collaborateurs.

France 2 nous a tellement habitués à ce type de réaction qu’elle en devient prévisible au possible.

Quant à Charles Enderlin, ses dernières interventions lors des journaux télévisés montrent qu'il ne sait pas - ne sait plus - présenter les faits de manière objective.

© Primo, 3 mars 2008

 


 Brèves
 29-02-2008 : Grenoble : étudiant agressé parce que Juif
Agressé parce que Juif

Les bibliothèques des universités ne sont plus sûres de nos jours. Ces havres de paix, dans le silence desquels se forgent la conscience et le savoir, peuvent présenter certains dangers.

Un étudiant juif a été agressé verbalement puis roué de coups le mardi 26 février, au motif qu’il était Juif. Voir son témoignage

Sans vouloir préjuger des résultats de l’enquête, il est bon de savoir que les Jeunesses Identitaires sont assez actives au sein de cette université. Bien évidemment, il est trop tôt pour connaître les auteurs de manière précise.

Rappelons que certains étudiants de cette mouvance nauséabonde ont manifesté leur désaccord avec la Justice lorsqu'elle celle-ci a confirmé la condamnation en appel de Bruno Gollnish. Sur leur site, on trouve les appels les plus clairs à la haine et à la violence : "les Jeunes Identitaires ont aujourd'hui décidé qu'il était tant (sic) que la jeunesse commande à la jeunesse! Les Jeunesses Identitaires proposent à tous les jeunes Européens une organisation de combat moderne, adaptée aux défis que le 21ème siècle impose à ceux de notre sang. Pour défendre notre terre et notre peuple, autant menacés par la peste que représente l'immigration - invasion que par le choléra mondialiste, nous appelons solennellement tous les jeunes Français et Européens fiers de leurs racines et de leur héritage, à rejoindre nos rangs".

Au vu de la syntaxe et de l'orthographe approximative, on ne saurait trop conseiller à cette jeunesse si chatouilleuse de travailler un peu le français. Il serait TANT !

Il faut noter que l'étudiant, dans son témoignage, parle de son agresseur comme d'un proche de la mouvance palestinienne. "Je suis palestinien" lui a-t-il dit "Connais tu Moïse ?" avant de le frapper sauvagement.

Au même moment un jeune noir était attaqué dans le tramway "par deux skinheads"; ici l'origine des agresseurs fut bien soulignée. Mais l'origine de l'agresseur de la faculté de médecine fut passée sous silence.

Du politiquement correct au correctement anti-raciste !

A Grenoble, on aimerait croire à une mobilisation, d'autant que les actes racistes à Grenoble comme ailleurs, se multiplient.

Le jeune homme a été hospitalisé avec quelques blessures sérieuses. Il était en première année de pharmacie.

Mais il faut souligner également les circonstances de cette agression. Pas un des étudiants ne s’est levé, n’a cherché à intervenir. Le responsable de la bibliothèque est intervenu plus tardivement pour séparer les deux étudiants.

Personne pour faire bloc, personne pour empêcher cette agression. Cette non-réactivité du public et des étudiants eux-mêmes est préoccupante.

Eux qui sont si lestes à dénoncer les dictatures et les crimes qui ont lieu à 10.000 kilomètres de chez eux n’ont pas trouvé la force d’intervenir pour une agression qui a eu lieu devant leurs yeux.

Cette passivité devant la violence, devant la haine raciste et antisémite est scandaleuse. Mais elle ne semble scandaleuse que pour une minorité, ceux qui sont par exemple actifs au sein de SOS Racisme Grenoble.

Primo adresse à ce goupe local ses plus vifs remerciements pour son combat et prie ses amis de la région de se joindre à la manifestation.

© Primo, 29 février 2008

 Brèves
 26-02-2008 : Le Hamas a raté la marche

Le Hamas a raté la marche

Le pire scénario possible n’a pas eu lieu comme prévu. Pas encore.

Les caciques du Hamas, restés bien à l’abri dans leurs villas cossues, ont tenté d’envoyer contre Israël une foule composée de femmes, d’adolescents et surtout d'enfants.

Les hommes ne représentaient pas, loin s’en faut, la majorité. Il faut certainement voir dans cette « relative absence » un louable souci de discrétion de la part des hommes du Hamas, habitués, il est vrai, à fréquenter les cours d’école, mais dans l'unique but d'en faire des bases de lancers de missiles sur des civils israéliens.

En fait, l’explication la plus plausible est que peu de responsables du Hamas ont voulu se voir attribuer la paternité de ce qu’il faut bien appeler un échec.

Selon certaines agences de presse, peu suspectes de sympathie envers Israël, les manifestants étaient 10.000. Mais la plupart s’accordent à dire que le nombre de participants à cette longue marche n’a pas excédé 5.000. A peine un peu plus que lors d'une manifestation de fin de semaine.

Rien à voir avec les centaines de milliers de Palestiniens qui se sont rués en Egypte fin janvier afin de remplir leurs congélateurs et d'acquérir, avec un peu de chance et grâce à un réseau indéfectible, quelques armes sophistiquées.

Ce que le Hamas décrivait il y a deux jours comme une "gigantesque chaîne humaine de Rafah à Beit Hanoun", soit environ 50 km, s’est soldé par un rassemblement de 5000 personnes et quelques pneus brulés en queue de cortège par une cinquantaine de jeunes.

Le principe de cette manifestation doit cependant être étudié avec soin. Et nul doute que les analystes israéliens s’y emploient.

Son échec retentissant fera l’objet de plusieurs réactions contraires.

Certains y verront l’affaiblissement du Hamas et sa perte d’influence parmi la population gazaouite.

D’autres expliqueront que les avertissements qu’Israël a fait pleuvoir par médias interposés sur sa volonté de répliquer fermement à toute invasion de son territoire ont quelque peu refroidi les enthousiasmes.

D’autres encore, les plus nombreux, argumenteront que les 5000 manifestants sont parmi les plus vaillants physiquement et que les autres sont restés chez eux, épuisés par les privations. Explication qui ne tient pas la route une seule seconde, mais les analystes et les médias, même israéliens, nous ont habitués au pire.

Certes, Gaza est loin d'être un paradis. Mais, comparé aux pays africains, ce n'est pas un mouroir.

Du côté de la frontière israélienne, l’armée a remarqué un seul mouvement de foule significatif, celui des journalistes.

Dame ! Les caméras n’ont pas eu l’occasion de tourner lorsque le Hamas a fait sauter la frontière entre Gaza et l’Egypte, lorsque l’armée égyptienne tirait à vue sur cette foule et sur les islamistes planqués au milieu.

Les journalistes marchent en général au pas lorsqu’ils sont confrontés à un régime fort, qu’il soit égyptien ou palestinien. Mais dès lors qu’Israël pourrait être en cause, on les voit se précipiter pour ne pas manquer le cliché qui fait mal, celui qui provoquera l’indignation internationale.

Leur maître en la matière, Charles Enderlin, y a gagné une reconnaissance internationale. Ils auraient donc tort de se priver.

Ils en furent pour leur frais. La manifestation s’est achevée sans souci majeur. Les commerçants de Sdérot et des environs ont fait un peu plus de chiffre d’affaire, les journalistes ayant à se nourrir. Ce sera leur contribution à l’économie du pays.

Bien légère contribution puisque, dans ce pays où tout est proche de tout, les grands reporters-chasseurs d’images étaient rentrés pour le thé dans les vastes et soyeuses salles de l’Hotel American Colony. Ils avaient enfin quelque chose à raconter.

Aux rédac’chefs parisiens qui leur demandaient le matin même « j’veux du vécu, coco », ils ont été obligés de répondre qu’en guise de fumée, ils n’avaient que celles de feux de pneumatiques et de cagettes.

A peine plus photogéniques qu’une manifestation d’agriculteurs dans une sous-préfecture quelconque !

Pas de morts, pas d’affrontements sanglants, pas de photos de sanguinaires soldats israéliens tirant à bout portant sur des enfants hurlant de terreur.

Ceci posé, le principe d’une telle marche sera également analysé en profondeur par les propagandistes du côté palestinien. Et il y a fort à parier qu’un jour, ils essaieront à nouveau. Avec plus de réussite…

Et cette fois-ci, les journalistes seront présents. Cette fois-ci, la prochaine, il y aura des morts, des blessés graves.

Mais les islamistes ont, un peu partout dans le monde, apporté la preuve qu’ils se moquent des victimes, pourvu que leur objectif soit atteint, à savoir l’éradication des Juifs…et, plus largement, des infidèles.

© Primo, 25 février 2008

 Brèves
 23-02-2008 : Encre une histoire de "colons"
Encore une histoire de « colons »

Décidément, le quotidien parisien « Le Monde » ne veut pas faire mentir sa réputation d’organe officieux du nationalisme palestinien. C’est ainsi que son numéro du jeudi 21 février consacre deux grandes colonnes à dénoncer les exploits odieux des « colons ». Et quel est leur crime le dernier en date ?

Eh bien voilà, mesdames et messieurs, ces abominables colons sionistes, dans leur délire visant à établir la présence juive plusieurs fois millénaire à Jérusalem, et donc la légitimité de leur retour, utilisent l’archéologie.

Vous imaginez ? L’archéologie, ils se servent même de l’archéologie.

Si encore ils envoyaient des femmes juives faibles d’esprit se faire exploser dans les quartiers arabes de la capitale du roi David et de Salomon, on pourrait encore comprendre, ce serait la preuve d’un véritable désespoir, mais l’archéologie ?

Ils investiguent, font appel à l’histoire et à ses traces physiques.

"Ces travaux d’excavation menacent nos maisons… (Ils ont) favorisé l’intrusion de familles juives dans cette zone jusqu’alors peuplée exclusivement de Palestiniens. (…) en l’espace d’une vingtaine d’année, moyennant harcèlement juridique, falsification de documents et –écoutez bien bonnes gens, écoutez bien et observez l’ignominie de ces gens- et le recrutement de collaborateurs (des méchants Palestiniens traîtres qui acceptent de vendre leur maisons à un Juif ou à plusieurs d’entre eux), Eldad a réussi à s’emparer de plus de cent cinquante habitations au cœur de Silwan (l’ancienne Siloé biblique)".

Une question : s’emparer comment ? Ces maisons n’ont pas été vendues et achetées ? Elles ont été prises à force armée ?

Si, vendues, semble t’il, mais par des Arabes vendus à des Juifs colons.

Vous rendez vous compte ? Elle est belle la « Palestine laïque et démocratique » des portes parole officieux du nationalisme palestinien.

A suivre leur raisonnement tortueux, elle doit être « Judenrein » la Palestine !

C’est d’ailleurs ce que ne cesse de rappeler Ahmadinejad qui a reçu récemment deux journalistes du même « Monde ». Y aurait pas comme un rapport ? (lire Ahmadinejad et son faire-valoir de Michel Gurfinkiel, ndlr Primo)

Le métro parisien sillonne sous Paris depuis plus d’un siècle, cela n’a jamais fait crouler un immeuble, mais là, attention ! Ces sionistes sont de tels répugnants personnages qu’on peut s’attendre à tout.

Ils ont imaginé un tunnel « qui mène juste en dessous de la mosquée Al Aqsa, troisième lieu saint de l’islam, distante d’environ cinq cent mètres ».

Le correspondant du Monde nous rappelle au passage, qu’il en a fallu bien moins pour déclencher de précédentes émeutes.

Il aurait pu aussi rappeler, qu’en 1929, l’ami et allié militaire d’Adolphe Hitler, le grand Mufti de Jérusalem fit distribuer des cartes postales truquées.

Elles montraient la mosquée d’Omar avec le drapeau sioniste flottant au sommet. Cette criminelle machination permit à Husseini de provoquer les pogromes d’août 1929, accompagné de sauvages massacres de gens inoffensifs à Hébron, Safed et Jérusalem, ville majoritairement juive jusqu’en 1948 quand la Jordanie l’annexa et expulsa ses habitants Juifs.

On peut s’interroger. Que cherche le quotidien « Le Monde », sinon fournir une caution morale aux futures bombes humaines, en nous chantant l’air bien connu : ils l’ont bien cherché ?

Alain Rubin © Primo, 22 Février 2008


 Brèves
 10-02-2008 : Les dames patronnesses du Hamas

Les dames patronnesses du Hamas

Pour faire une bonne dame patronnesse
Tricotez tout en couleur caca d'oie
Ce qui permet le dimanche à la grand-messe
De reconnaître ses pauvres à soi
(Jacques Brel)

La Jordanie a révélé samedi que le Hamas a confisqué un convoi d'aide humanitaire envoyé à Gaza.

Le Ministre d'État à l’information, Nasser Joudeh, a déclaré à l’agence de presse Petra que des membres du Hamas ont saisi, le jeudi 7 février 2008, 16 camions transportant des fournitures d'urgence pour la bande de Gaza et en a détourné la cargaison dans un entrepôt géré par le groupe islamiste.

" Nous sommes choqués que cette aide humanitaire soit confisquée et distribuée d'une manière fondée uniquement sur des considérations politiques... cela pénalise ceux qui méritent réellement cette aide ", a dit le Ministre jordanien.

Ces dernières années, Amman, en accord et en coordination avec Israël - ce que les médias se gardent bien de dire - a créé un couloir humanitaire pour aider les populations pauvres de Cisjordanie et de Gaza.

Ce que chacun sait, ce qu'aucun journaliste ne peut ignorer depuis 30 ans, c'est que l'aide humanitaire est constamment pillée, détournée par une minorité corrompue de la population.

Le Hamas, qui a en grande partie gagné les dernières élections sur le ras-le-bol des Palestiniens vis à vis de ce détournement, se conduit exactement comme ceux qu'il dénonçait naguère.

Afin d'assurer sa légitimité, il confisque les aides pour les distribuer à ses pauvres à lui.

Sur le plan politique, la Jordanie a également tout intérêt à initier et poursuivre cette aide humanitaire. Car, au plan intérieur, le Royaume Hachémite voit une frange de sa population la plus pauvre prendre fait et cause pour le Hamas.

Il ne faudrait pas que les Palestiniens viennent déstabiliser une fois encore un royaume finalement assez fragile.

Pour cette raison, la Jordanie doit absolument faire connaître à sa population ce qui advient de l’aide humanitaire qu’elle envoie.

Si elle comptait sur les agences de presse francophones pour le révéler, c’est raté. Celles-ci sont trop soucieuses de ne relater qu’un aspect de ce conflit.

Jusqu’à aujourd’hui. Mais Primo n’est pas une agence de presse. Par contre, certains bénévoles lisent les dépêches anglaises et arabes.

© Primo, 10 février 2008

 Brèves
 24-01-2008 : ONU : vive le Canada libre
ONU : Vive le Canada libre

Depuis sa création en juin 2006, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a tenu six sessions extraordinaires destinées à réagir à des situations d'urgence, dont quatre ont condamné Israël.

La première concernait la guerre au Liban, les trois autres la situation à Gaza.

Les médias oublient de préciser qu’il s’agit de la commission des Droits de l’homme nouvelle mouture. L’ancienne, présidée un temps par la Lybie, avait déjà pour habitude de se pencher uniquement sur les activités d’Israël.

Darfour et autres génocides ne méritant sans doute pas une session extraordinaire de cette digne commission.

Bref, le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies a condamné aujourd’hui Israël pour ses activités dans la bande de Gaza, demandant la levée du blocus et l'arrêt des incursions militaires.

Selon cette commission que l’on devrait plutôt appeler « commission des droits de l’homme et du non-juif », Israël a tous les droits et plus spécialement celui de recevoir des missiles.

Selon cette commission, recevoir quotidiennement des missiles ne rentre pas dans le cadre bien compris de ce qu’il est convenu d’appeler une « agression ».

Selon cette commission, il faut à la fois être victime de bombardements et fournisseur en médicaments et carburants pour votre agresseur.

Si en plus, vous pouviez le faire gratuitement, cela n’en serait que mieux.

Fortuitement, ce texte ne mentionne jamais les tirs de roquettes dont Israël est victime depuis qu’il est parti de Gaza. Il a été adopté par 30 voix pour, 15 abstentions et 1 voix contre.

Il faut préciser que cette session a été organisée à la demande des pays arabes et islamiques qui ont réuni 21 signatures sur les 47 pays membres du Conseil.

Mais il ne faut pas dire cela. Primo court le risque de se voir trainé en justice pour « islamophobie primaire ». Alors qu’il suffit de détailler l’ensemble des résolutions de l’ONU et constater les agissements de la Ligue Islamiste Mondiale, sise en Arabie Saoudite, contre Charlie Hebdo pour devenir aussitôt « islamophobe secondaire ».

Les pays de l'Union européenne se sont tous abstenus, considérant que «le texte négligeait de mentionner les attaques de roquettes sur Israël».

La question est maintenant de savoir si leur abstention est si courageuse que cela. Il est des textes qui ne parviennent pas à susciter l’unanimité et dans ce cas, l’abstention est de mise.

Mais lorsqu’un texte est volontairement et explicitement déséquilibré, il est naturel de voter contre jusqu’à ce qu’il soit reformulé.

Est-il permis de qualifier le comportement des pays européens du seul mot qui s'impose, à savoir "lâche" ? A moins qu'il ne lui soit préféré le mot "veule" ?

Le Canada est le seul pays à avoir voté contre le texte.

Lorsqu’Israël était à Gaza, produisait des légumes et des fruits, entretenait les infrastructures, il était colon.

Lorsqu’Israël sort de Gaza et réplique aux tirs incessants sur sa population civile, il est l’agresseur.

Lorsque le Hamas bombarde des civils, il est l’agressé. Comme l’Islam est agressé et humilié lorsque des caricaturistes veulent se moquer de sa prétention hégémonique.

Et tout cela coule dans la plus parfaite indifférence. Du moment qu’on leur parvient à leur vendre des centrales et des TGV...

Pierre Lefebvre © Primo, 24 / 01 / 2007

 Brèves
 17-01-2008 : Mode : le keffieh, Printemps 2008
Devinette

Un magazine féminin fait la promo d’un nouveau shmilblick.

Devinette : Qui suis-je ? Je suis l’emblème de la résistance palestinienne. Je vais devenir celui de la fashion victim.

Alors, vous n’avez pas deviné ? Voyons, « résistance », « victim » (fût-elle de la mode). Vous y êtes ?

Eh oui : « Au printemps, le keffieh se portera en étendard : en version classique noir et blanc, en bleu indigo ou de toutes les couleurs… »

On savait depuis les T-shirts à l’effigie de Che Guevara que la guérilla était tendance. La première victime de cette nouvelle mode éhontée est le vocabulaire :

« Résistance », le fait de se barder d’explosifs et de se faire sauter au marché ou dans un bus à l’heure de la rentrée des classes ?

« Résistance » les déguisements de kamikaze miniature pour les écoliers palestiniens au moment du carnaval ?


Et, en 2009, la tendance sera au vert

Projet pour designer en mal de créativité :barboteuses ornées de tripes de bébé, robes décorées de pains de dynamite, voire boisson galvanisante en vrai sang de vrai réserviste vraiment lynché.

Du vrai chic et choc !

Liliane Messika © Primo-Europe

 Brèves
 15-01-2008 : Chabez assassiné par le Hamas
Chabez, assassiné par le Hamas

Non, il n'est pas question d'Hugo : lui se porte bien, merci !

Il est question de Carlos Chabez !

Un sniper du Hamas lui a tiré dans le dos alors que Carlos, volontaire au kibboutz Ein Ashlosha, travaillait dans les champs en bordure de la Bande de Gaza.

Non loin de Khan Younès dans le sud de la Bande.

Très loin donc d'Ein Zeitoun, quartier de la ville Gaza où les forces de Tsahal sont intervenues la nuit dernière pour chasser les terroristes tireurs de missiles qui bombardent Israël jour et nuit, alors que l'occupation israélienne de la Bande de Gaza est terminée depuis deux ans et demi !

Carlos Chabez venait de Quito, Equateur.

Il ne portait pas l'uniforme, il ne portait pas d'arme non plus.

Un civil dans un champ.

Tsahal a tué en 24 heures 17 Palestiniens : 13 miliciens - militants - terroristes – activistes et 4 civils.

Les civils palestiniens n'étaient pas des cibles choisies par Tsahal: Chavez était un civil choisi en tant que tel par le sniper du Hamas !

Certains voient dans cet assassinat d'un civil par un sniper djihadiste une voie choisie par le Hamas pour contrer Tsahal dans une sorte d'équilibre de la terreur.

En fait, elle démontre l'incapacité du Hamas et des organisations djihadistes à mettre en œuvre ce qu'ils savent faire le mieux – exploser des bus de civils dans les quartiers de Tel Aviv ou de Jérusalem.

L'arme des snipers utilisée par le Hamas est à double tranchant : la réponse israélienne devrait être assez rapide, dans la mesure où Tsahal a aussi des tireurs d'élite dans ses unités.

Il n'a pas besoin de l'accord du pouvoir politique pour les mettre en place le long de la frontière avec Gaza et empêcher les Palestiniens de travailler dans leurs champs.

Il n'a pas non plus besoin de tuer des civils pour cela : Quelques tirs de semonces suffiront.

Les conséquences d'une escalade de tirs par des snipers seront bien plus désastreuses pour les Palestiniens alors que chaque mètre carré de terrain est vital dans la situation de blocus où se trouve Gaza.

Mais pour le Hamas, « Pire est la situation, mieux c'est ! »

Les sbires de l'Ordre Nouveau de Gaza en ont fait encore l'illustration hier en essayant de faire passer des produits chimiques en lieu et place de la farine dont la population civile a tant besoin : La semaine dernière déjà, un envoi de sucre de l'Union Européenne a été intercepté au passage de Kerem Shalom (« La Vigne de la Paix », le nom d'un kibboutz autrefois fer de lance de la Gauche Israélienne, en bordure de la Bande de Gaza) avec à son bord plusieurs tonnes de nitrate de soude.

Une dernière remarque, tactique cette fois, quant à ce qui se passe ces dernières semaine à Gaza : les terroristes éliminés en action par Tsahal ne se comptent plus à l'unité !

En effet, chaque tir et accrochage engendre jusqu'à 5-6 miliciens morts ou grièvement atteints.

A mon avis, nous voyons là les prémices, que j'attendais, de la « symétrisation » de la guerre avec les djihadistes de Gaza.

En effet, ceux-ci sont maintenant organisés en unités organiques, avec pelotons, compagnies, bataillons et brigades comme une armée régulière.

Le coup d'état du Hamas en été dernier à Gaza lui a permis de mettre ma main sur les 4x4 de la police de l'AP ainsi que sur ses armes lourdes et surtout sur ses positions, bunker etc..

Les miliciens du Hamas se déplacent maintenant en 4x4, armés jusqu'aux dents, et leurs accrochages avec Tsahal prennent des tournures de combats d'armées régulières !

Ils forment donc une cible plus grande, plus repérable et plus facilement destructible !

La mort de 17 Palestiniens dont 13 miliciens armés dans les combat de la nuit dernière est significative de ce passage de la guerre a-symétrique à la guerre symétrique, les combats ayant eu lieu aux alentour d'une position fortifiée du Hamas : ainsi un bunker peut certainement offrir une certaine assurance à ses défenseurs, jusqu'à leur devenir un piège.

Dans le Tai Chi et dans les arts martiaux « soft » on rappelle Lao-Ze : le souple est plus fort que le rigide…

Ram Zenit, Tel Aviv

Voir le site P.A.F.

 Brèves
 15-01-2008 : Hommage aux Justes

Hommage aux Justes

Le 28 janvier prochain, la Suisse organise une soirée pour rendre hommage aux Justes helvétiques parmi les Justes.

Il y a quelques mois, à la mi-2007, une cérémonie du même type a eu lieu en France et la volonté manifeste d’en exclure l’initiateur m’a laissé un goût amer

Il me semble important de faire savoir au public, qui l’ignore, que c’est en Israël que cette notion de « Juste parmi les nations » a pris naissance.

C’est en Israël que l’on se souvient des bienfaiteurs du peuple juif.

C’est en Israël que l’on a initié leur recensement.

C’est en Israël que les enquêtes pour en vérifier l’authenticité ont été diligentées.

C’est en Israël que l’on a rédigé des textes pour leur juste reconnaissance et attribué des médailles de récompense.

C’est en Israël, à Jérusalem, que le Musée de Yad Vashem en tient registre et l’ouvre au public.

Dans la manifestation similaire en France, pis, sur la plaque apposée au Panthéon de Paris, le mot « ISRAËL » a été purement et simplement occulté, à faire croire que cette notion de « Juste parmi les nations » serait une initiative française.

Encore une injustice !

Werner Salmon (Jérusalem)

 Brèves
 15-01-2008 : Auxzarmes, citoyens !
AUX ZARMES, CITOYENS !

A moi, chevaliers, mousquetaires, tous pour un et un pour tous, sus à la bête immonde : un journaliste s’est vu interdire, pour cause ethnique, d’accompagner en voyage officiel le Président de son pays.

De SON pays ? De MON pays, de NOTRE pays !

Saisine de la Halde par la Ligue des droits de l’Homme. Mise en cause des Renseignements Généraux par le MRAP. Appels fervents de tous les démocrates inquiets : « Msieu Reportersanfrontière, Mdame Ohènegée, debout, debout ! »

On dirait que le Président Sarkozy serait parti en voyage officiel en Israël.

On dirait que les autorités de l’entité sioniste auraient refusé l’accès du pays à un des journalistes de sa suite au motif qu’il se prénommerait Mohammed et qu’il serait musulman.

Vous voyez la révolte ? Les millions de citoyens indignés dans la rue à Paris, à Alger, à Bagdad, à Londres. Un déferlement beau comme une manif pacifiste.

Et l’ONU ? Saisine de la commission des droits de l’homme, condamnation d’Israël.

Et nos Universités ? Assemblées générales spontanées, motions de censure, refus de toute participation, collaboration, étude, projet qui ait le plus petit rapport avec l'entité coupable.

Aaaaaaaaaaaah ! Comme on se sentirait fier d’être français !

Voltaire, les Lumières, La Fayette, Tocqueville, Marat, Saint Just… Nous défilerions fièrement, dignes de notre héritage, banderoles antiracistes déployées, slogans scandés ; « LI-BER-TÉ POUR-LA-PRESSE ! » « NON-AU-RA-CISME D’ÉTAT ! » « TOUCHE PAS À MON MEDIA ! » « LA PRESS’N’APAS DE-RE-LI-GION ! » « NACH TEL AVIV ! »

Je regarde par la fenêtre : pas un manifestant sur l’axe République-Nation. Où sont-ils ? Sur la place des droits de l’Homme au Trocadéro ? Non plus. Il n’y a que des touristes.

France Info ? Rien. RFI ? Pas un mot.

Où est l’erreur ?

Ah, j’ai compris : j’avais l’info dans le désordre !

Le Président Sarkozy est bien parti en voyage officiel, mais pas en Israël, en Arabie Saoudite.

Les autorités de l’entité saoudienne et non sioniste ont refusé l’accès à un journaliste au motif qu’il se prénommait Gideon et non Mohammed et qu’il était juif, pas musulman.

Ça change tout. Finis, les slogans. « LI-BER-TÉ POUR-LA-PRESSE ! » « NON-AU-RA-CISME D’ÉTAT ! » « TOUCHE PAS À MON MEDIA ! » « LA PRESS’N’APAS DE-RE-LI-GION ! » Circulez, y a rien à voir.

Ben quoi ? Qu’est-ce que j’ai dit ? Ne me regardez pas comme si je me baladais avec un entonnoir sur la tête : si la liberté de la presse était indivisible, nos médias n’auraient de cesse d’obtenir une condamnation en bonne et due forme de l’Etat qui s’est permis d’attenter à leur liberté.

Ils ne l’ont pas fait. L’affaire n’a été évoquée que sur Internet.

Pourquoi ?

Se voir interdire l’accès à un Etat pour des raisons religieuses ou ethniques n’est pas jugé une atteinte à la liberté de la presse ?

Ou bien la liberté de la presse ne concerne pas les journalistes Juifs ?

Allo ? Reporter sans frontière ?

Bip… Bip… Il n’y a plus d’abonné aux idéaux que vous avez demandés.

Liliane Messika © Primo, Janvier 2008


 Brèves
 31-12-2007 : Gaza, le Hamas et le sucre en poudre

Gaza : l'excès de sucre peut nuire à la santé

Guysen et Infolive ont livré une information percutante, que bien des médias occidentaux ont été obligés de dissimuler à leurs lecteurs, vraisemblablement par manque de temps et d’envoyés spéciaux sur le terrain.

Au cours d'une opération conjointe de l'armée israélienne et des services de renseignements, plus de six tonnes et demie de nitrate de potassium ont été découvertes à bord d'un camion d'aide humanitaire en provenance de l'Union Européenne circulant en Cisjordanie.

Ce produit, généralement utilisé dans la fabrication d'explosifs et de roquettes, était dissimulé dans des sacs de sucre, et devait être acheminé dans la Bande de Gaza, à destination des terroristes du Hamas et du Djihad islamique.

Un contrôle de douane, du sucre en poudre, on se croirait dans un mauvais remake de Fernand Raynaud.

Le Nitrate de Potassium (salpêtre) sert théoriquement d'engrais et de fertilisant. Mélangé a du sucre, justement, il peut provoquer de très jolis feux de Bengale.

Nombreux sont les enfants qui ont, à l’insu de leurs parents, fabriqué ces petites bombes pour aller les faire brûler dans nos campagnes. Ce qui semait l’effroi dans les familles durant les vacances et occasionnait, par voie de conséquence, des souvenirs cuisants sur les fesses des mômes.

Mais il se trouve que, mélangé à d’autres produits, soufre et autres, ce composant peut devenir un explosif redoutable.

Dans le contexte moyen-oriental, ce n’est plus d’un jeu mais de la préparation d’actes criminels contre des civils qu’il s’agit. Le nitrate de potassium est utilisé pour la fabrication de voitures piégées et de roquettes.

Allo, le Hamas, pourquoi tu tousses ?

Première conséquence : l'aide humanitaire sera beaucoup plus contrôlée au départ des pays donateurs et à l'arrivée àa la frontière avec Gaza. Cela aura des répercussions sur la santé des gazaouites qui vivent déjà dans la misère. Mais le Hamas s'en fiche comme de sa première fatwa.

Ce qu'il lui faut, au Hamas, c'est un peuple mourant de faim pour justifier la violence et la haine répandue par sa religion.

Selon les premiers éléments de l'enquête, les sacs de sucre dans lesquels était caché le potassium étaient estampillés du sigle de l'aide humanitaire en provenance de l’Union Européenne.

Laquelle a démenti dimanche toute implication : "D'après nos informations, il apparaît que ces sacs n'ont rien à voir avec l'aide humanitaire européenne. Nous considérons que c'est un acte criminel isolé et nous le condamnons", a déclaré Alix de Mauny, porte-parole de l'Union européenne.

Elle a souligné que l'UE n'envoyait pas de sucre à Gaza et passait de toute façon par les agences de l'Onu pour distribuer son aide. Sans aucun doute voulait-elle parler de l’URNWA !

6 tonnes et demie de salpêtre dans des sacs de sucre marqués du logo de l’UE se promènent dans un territoire grand comme un canton français, et l’Union Européenne en ignore tout.

Mais il est vrai que l’Union européenne a financé des livres scolaires pour les enfants palestiniens qui appelaient au massacre des Juifs, ouvrages dont elle a longtemps « ignoré » le contenu.

Là encore, par manque de temps et d’envoyés spéciaux sur le terrain.

Les organisations pro-palestiniennes en France vont certainement affirmer qu’Israël a voulu étrangler un peu plus l’agriculture de Gaza.

Mais pas une seule de ces organisations ne mentionnera le fait que ce nitrate de potassium se promenait frauduleusement dans des sacs de sucre.

Les responsables européens savent de toute façon que ces 6 tonnes ne sont qu’une infime partie de ce qui transite sous la frontière avec l’Egypte.

Alix de Mauny dit que c’est un acte criminel. Sur ce point, elle a raison. Comme ont été criminels les détournements, par les Palestiniens de l’aide internationale pour financer les attentats-suicides.

Encore une chose que l’Europe ignorait !

© Primo, 30/12/2007


 Brèves
 26-12-2007 : Verdict de l'Arché de Zoé : 8 ans de travaux forcés
Verdict de l'Arche de Zoé : 8 ans de travaux forcés

Le procureur avait requis entre 7 et 11 ans de travaux forcés. Ce sera 8 ans. Les membres de l’Arche de Zoé devront donc purger 8 ans de travaux imposés, dans un régime carcéral inhumain, aux dires mêmes de nombreux Tchadiens.

Et cela bien entendu sous réserve d’arrangements internationaux, d’application d’accords bilatéraux dont on sait qu’ils sont souvent le fruit d’âpres négociations en coulisse.

L’indépendance de la justice est un leurre, que ce soit en France ou au Tchad. Celle-ci obéit souvent aux différentes raisons d’Etat.

Ici, la raison d'Etat est de refuser de perdre la face.

Les différents mouvements de soutiens aux familles des prisonniers de l’Arche de Zoé éprouvent un dégoût très compréhensible.

8 ans pour une erreur, une maladresse sans intention de nuire à quiconque, c’est terriblement cher payé.

Mais Eric Breteau et ses compagnons de captivité sont victimes de plusieurs enjeux.

Le gouvernement tchadien tient sa monnaie d’échange afin de forcer la France à intervenir de manière mesurée dans les combats entre Déby et ses différentes rebellions.

La justice tchadienne, celle dont on ne parle pas, humiliée quotidiennement par son propre gouvernement, ré-affirme son indépendance, faute de pouvoir le faire vis-à-vis du régime en place.

La déshérence de cette administration judiciaire est telle qu'en réalité la cour criminelle ne s'était pas réunie entre 2004 et septembre 2007.

Le Syndicat des magistrats du Tchad (SMT) en appelle quotidiennement au gouvernement afin que celui-ci l’aide dans sa mission. Mais même les juges, procureurs et avocats ne sont pas à l’abri de la fureur populaire.

Surtout lorsque celle-ci est alimentée par des membres de la famille du Président lui-même. Philippe Bernard, dans Le Monde daté du 26 décembre rapporte certains faits troublants.

Au mois de novembre, un substitut du procureur a été agressé dans l’enceinte même du tribunal après un vol de bijoux.

Alors qu’il s'apprête à délivrer un mandat de dépôt, des parents de la victime l'agressent. Ils vont chercher une kalachnikov dans leur voiture "pour faire comprendre qu'ils ne sont pas n'importe qui ». Car les intéressés sont des neveux du président de la République Idriss Déby. Ils tirent plusieurs balles avant que le magistrat ne parvienne à subtiliser leur arme.

Les policiers appelés à l'aide se trouvent aussi appartenir au clan du chef de l'Etat. Au lieu de protéger les juges, ils finissent par faire libérer les agresseurs et par permettre la restitution de leur arme. "Ensuite, poursuit la même source, victimes du vol et receleurs ont été régler leur problème en ville, les seconds versant une somme d'argent pour avoir la paix."

Mais l’enjeu principal reste celui de la souveraineté nationale. Dès leur arrestation, les foules se sont pressées autour du commissariat, réclamant la mort des occidentaux. La pression a joué son rôle.

Esprit de revanche

Ce sont donc les thèmes porteurs tels que l'atteinte à cette souveraineté nationale tchadienne, mais aussi à la dignité africaine et au droit des enfants, qui ont alimenté les plaidoiries des parties civiles.

"On prend l'Afrique pour un dépotoir où tout le monde peut venir"

Les horreurs de la traite négrière ont été évoquées par Me Josyane Laminale au nom de "toute une nation humiliée".

Nous sommes loin, très loin de l’affaire proprement dite. Cette parodie de justice expéditive est conforme finalement au cadre bien tempéré de négociations déjà menées au plus haut niveau des deux Etats.

Le reste ne serait qu’agitation médiatique si les familles et les amis des membres de l’Arche de Zoé ne souffraient en ce moment. Dans une situation où tout peut exploser d’un moment à l’autre, eu égard à la fragilité du système carcéral, leur sécurité n’est pas assurée.

8 ans de travaux forcés, c’est long. Il n’est pas certain que les humanitaires les acccompliront. On ne peut qu’espérer une "délocalisation" rapide en France.

Dans notre pays, les travaux forcés ne concernent qu’une petite partie de la population, celle des journalistes tenus de vendre leurs papiers pour faire frémir d’horreur la ménagère.

© Primo, 26/12/2007

 Brèves
 17-12-2007 : Donnez, donnez pour la Paix

Donnez, donnez, pour la Paix

Les Palestiniens avaient demandé 5, 6 milliards de dollars. Ils en obtiennent 7,4… Soit deux milliards de mieux…

Il n’y a pas à dire : les conférences internationales rapportent beaucoup plus que le Loto. Le Loto est une occupation aux résultats aléatoires. L’argent de la communauté internationale, c’est le jackpot à tous les coups.

Cela fait des années que les hiérarques palestiniens pleurent pour obtenir de l’argent des pays occidentaux sans que les Palestiniens eux-mêmes aient pu voir l’once du quart d’un changement dans leur vie quotidienne.

Soyons audacieux !

Les Etats arabes ont effectué maintes promesses sans jamais les tenir. L’Europe et les USA, toujours persuadés que seule la misère est génératrice du terrorisme, ont craché au bassinet.

"Soyez à la hauteur de l'enjeu! Soyez généreux! Soyez audacieux (...) nous n'en pouvons plus de la guerre!", a lancé le président français Nicolas Sarkozy. "Offrez aux peuples d'Israël et de Palestine le plus beau des cadeaux : la paix!".

Condie Rice, à l’américaine, y est allé de son petit couplet marchand : "Cette conférence est littéralement le dernier espoir du gouvernement (palestinien) d'échapper à la faillite".

Cette nouvelle aide, destinée à doter un futur Etat palestinien d'institutions solides et d'une économie viable, doit financer un ambitieux plan de développement sur trois ans (2008-2010).

"Sans ce soutien, sans les aides en liquide permettant au Trésor palestinien d'accomplir son rôle, nous serons confrontés à une catastrophe totale en Cisjordanie et dans la bande de Gaza", a lancé Mahmoud Abbas.

Il ne s'agit donc pas seulement de financer un plan à trois ans mais aussi de boucher les trous.

Espérons que Monsieur Abbas n’imagine pas l’arrivée de l’argent en espèces sonnantes et trébuchantes. Espérons également que l’argent sera versé « sous conditions » et sous contrôle international. Les détournements sont tellement faciles dans cette contrée.

L'Union européenne, principal contributeur d'aide aux Palestiniens, a annoncé le déblocage de 650 millions de dollars pour 2008, tandis que les Etats-Unis vont apporter une contribution de 555 millions de dollars.

La France, l'Allemagne et la Suède se sont engagées à hauteur de 300 millions de dollars chacune. L'Arabie saoudite doit fournir 500 millions, et la Grande-Bretagne 490 millions, présence de Tony Blair oblige.

Cette conférence des donateurs passe par pertes et profits les milliards détournés par Arafat, jalousement conservés sur des comptes suisses et gérés par sa veuve.

Les réfugiés vivent dans la misère. Les villages n’ont pas l’eau courante. Il n’y a pas d’hôpitaux dignes de ce nom.

60 ans d’aide internationale et toujours cette plainte récurrente.

Alors, ces milliards, pour solde de tout compte ? Non, bien entendu. Car il viendra bien un moment où cet argent mal géré finira par manquer. Abbas accusera les pays occidentaux de ne pas avoir fait assez.

Et encore une fois, on accusera Israël, le méchant loup, le petit Satan, d’exploiter la misère du pauvre peuple palestinien.

Car imaginer que seul l’argent puisse éteindre cette haine atavique contre tout ce qui est Juif dans la contrée est faire preuve d’une ignorance crasse ou d’une grande mauvaise foi.

Les contribuables européens sont aujourd’hui appelés à faire un effort financier pour combler les trous laissés par Arafat et ses successeurs. Triste héritage !

Il faudrait espérer que ces mêmes contribuables appelleront les politiques à rendre compte de cet argent et du contrôle qu’ils n’ont pas exercé.

Mais, même là, il n’y a guère d’illusions à avoir.

A partir du moment où l’on dispose du gaz, du pétrole en quantité suffisante pour faire les courses à l’hypermarché du coin et contempler les affres sentimentaux de quelques Star’acdisés…

© Primo, 17/12/2007

A propos des finances palestiniennes, quelques articles sur Primo

les finances de l'Autorité Palestinienne, 2003

L'aide humanitaire aux Palestiniens, 2003

Sur la piste de l'argent palestinien, 2005

Les grands travaux de Jéricho, 2006

Corruption : les émois d'un procureur palestinien, 2006


 Brèves
 14-12-2007 : Kadhafi à Paris

Kadhafi à Paris
Coup de gueule de Leïla Babès

Dans le genre insolite, en plantant sa tente pour cinq jours, tout près de l’Elysée, dans les jardins de l'Hôtel Marigny, la résidence officielle des hôtes de l'Etat, Kadhafi est un lauréat de choix.

Et quand je dis qu’il a planté sa tente, c’est au sens propre comme au figuré. Le « guide suprême », ainsi que le maître de Tripoli se fait appeler, prince bédouin des temps modernes, est accompagné de sa cour, la tribu au grand complet : proches et invités, gardes, janissaires, domestiques, eunuques, saltimbanques, bouffons, dames de compagnie, « merveilleuses », et autres femmes à barbe, et puis ces dianes toutes de treillis vêtues, telles des amazones captives, amnésiques d’un magnifique bellâtre en mal de louanges.

Sans oublier les limousines, somptueux attelages étincelants de blancheur, et enfin, le temple, la tente que pour la circonstance, campement d’hiver oblige, on aura équipé d’un superbe feu de camp, au crépitement des braséros de canouns pour le thé à la menthe de sa grâce toute puissante.

Car c’est là, dans le saint des saints, que le roi du désert reçoit ses braves sujets, venus à dos de chameaux blindés.

Lire la suite de ce texte sur le site de Prochoix

Leïla Babès
Jeudi 13 décembre 2007

 Brèves
 05-12-2007 : Propos du ministre algérien sur N.Sarkozy

Fraternité musulmane contre l'antisémitisme
Muslim brotherhood against antisemitism

Communiqué de presse

Propos antisémites du ministre algérien des Anciens Combattants

Venant de prendre connaissance des propos tenus par le ministre algérien des Anciens Combattants, Mohammed Chérif Abbès, parus dans un quotidien algérien le 26 novembre 2007, l’association « Fraternité musulmane contre l’antisémitisme » condamne très fermement ces affirmations qui contribuent à entretenir les préjugés antisémites au sein des populations musulmanes.

La « Fraternité musulmane contre l’antisémitisme », a été fondée le 1er mars 2007, par des musulmans et musulmanes de la région parisienne outrés par toutes les formes d’antisémitisme et particulièrement indignés par le fait qu’elles soient parfois portées, relayées ou alimentées par des personnes ou mouvements se réclamant de l’islam.

Les fondateurs de cette association affirment leur attachement indéfectible à la fraternité qui devrait unir, quelles que soient les circonstances sociales ou politiques, Juifs et musulmans.

Ils considèrent que l’antisémitisme est une honte pour tous, que le combattre est l’affaire de tous et qu’il est de leur responsabilité de contribuer à l’établissement de ces liens fraternels, dans l’esprit des idéaux de la République – « Liberté égalité, fraternité » – et de la France laïque.

Cette association est une initiative unilatérale de musulmans affirmant leur rejet de toute forme d'antisémitisme et de violence.

Elle reconnaît pleinement l'existence de l'Etat d'Israël et, par effet, la légitimité de cet Etat à garantir la sécurité de sa population. Imprégnés des valeurs de la modernité et des droits de l'homme, ses fondateurs souhaitent une paix durable (et donc juste) entre Israéliens et Palestiniens.

© FRAMCA, 6 Décembre 2007

 Brèves
 03-12-2007 : Les nuances de Bayrou

Les nuances de Bayrou

Invité chez Laurent Ruquier, samedi 1er décembre, François Bayrou a expliqué la différence fondamentale entre sa politique d’ouverture, telle qu’il l’avait envisagée s’il avait été élu, et celle pratiquée par Nicolas Sarkozy :

Nicolas Sarkozy a institué le débauchage de personnalités socialistes avides de pouvoir.

Lui, Bayrou, aurait pratiqué le rassemblement de personnalités de tous bords et de sensibilités politiques différentes autour de son projet politique.

Que ceux qui ont saisi la nuance veuillent bien l'écrire et l'expliquer aux béotiens que nous sommes qui sauront alors quoi choisir, quand l’occasion se présentera, entre monter sur un canot et embarquer sur un bateau.

Primo, 3 décembre 2007

 Brèves
 29-11-2007 : Védrine en rouge sang

Védrine en rouge sang

Des militants de Rwanda, génocide made in France,(voir les images) ont versé un seau de sang sur la tête de l'ancien ministre des Affaires étrangères, ce matin.

Ils lui reprochent de ne pas reconnaître l'implication de la France dans le génocide qui a fait plus 800.000 morts entre avril et juillet 1994.

Rappelons qu'un enquête militaire est en cours en France afin de déterminer les responsabilités de l'armée française durant l'opération Turquoise.

Un film est actuellement projeté sur Canal qui résume bien, à quelques réserves près apportées par un article au scalpel de Serge Farnel (lire ici) les "erreurs" de l'armée française.

En ce qui concerne la responsabilité politique, nul doute que chacun aura à coeur de dissiper les incompréhensions qui entourent cette affaire.

L'Etat français n'agit jamais avec autant de célérité que lorsqu'il est mis en accusation.

Personne n'en doute ! Il n'est que de voir combien de temps il a fallu pour qu'il reconnaisse sa responsabilité dans quelques drames et horreurs au cours des 60 dernières années.

© Primo, 28/11/2007

 

 

 Brèves
 28-11-2007 : Traduttore, traditore
Traduttore, traditore*

En 2004, dans un article au titre imprudent, Pour un traducteur, il n’est de bon auteur que mort, Sophie Képès contait tourments et dangers auxquels est exposée sa profession :

«J’ai passé deux ans de ma vie au service (aux sévices ?) d’un auteur hongrois si contemporain qu’il en est vivant : Péter Esterházy. Bien que très éloigné de mon moi d’auteur dans son style et ses thèmes, au cours de cette longue fréquentation, il m’est entré dans l’esprit et s’y est incrusté de façon fort inopportune. J’ai mis longtemps à exorciser cette " possession " littéraire. Et depuis que j’en ai fini avec celui-là, j’ai toujours veillé à ce que mon auteur soit mort, ou que son texte soit court. Je ne m’en porte que mieux. »

Elle traduisait alors Trois Anges me surveillent, les aveux d’un roman.

Des anges, un auteur vivant, un traducteur itou, réunis en un exercice périlleux. On pouvait se désoler que les plus célestes participants au jeu n’aient pas étendu leur protection à celle qui allait révéler leur existence aux lecteurs français.

Nobody is perfect. En aucune langue. Même d’authentiques chérubins magyars. Ô temps incrédules.

La cause, elle, semblait entendue : pour un traducteur, il n’est de bon auteur que mort.

Hélas, condition nécessaire mais point suffisante.

Un démenti formel nous vient Afghanistan où « plus d’un millier d’étudiants ont manifesté pour demander la peine de mort contre un haut fonctionnaire accusé de profanation du Coran par une mauvaise traduction en langue locale, selon des témoins.»

À Jalalabad, le 11 novembre, une foule pourtant experte en écrits et initiée aux subtilités de l’idiome local, abandonnait ses chères études et tout sens de la nuance pour hurler dans les rues « pendez-le ! ».

À la lueur de ces informations, on ne saurait trop attirer l’attention sur la dangerosité d’une profession souvent en butte aux critiques, soit, mais qui ne semblait pas comporter de risque vital.

Il est urgent de la reconnaître comme métier à risque. Comme de revoir cette remarque de Voltaire. Littérales ou non, il est des traductions aux effets surprenants. La place de l’esprit dans tout ceci ? La question est posée :

« Malheur aux faiseurs de traductions littérales, qui en traduisant chaque parole énervent le sens ! C'est bien là qu'on peut dire que la lettre tue, et que l'esprit vivifie. »

Bernadette Capdevielle © Primo, 27/11/2007

* Traducteur, traître, expression italienne

 Brèves
 12-11-2007 : Passeport en arabe et expurgé, SVP !

Passeport en arabe et expurgé, s’il vous plait !

Les voyageurs français en partance pour les pays arabes sont l’objet de toutes les attentions.

Un vol pour la Libye en provenance de Paris a été contraint dimanche de rebrousser chemin avec ses 172 passagers, qui se sont vu interdire de débarquer de l'avion au motif qu'ils n'étaient pas munis d'une traduction arabe de leur passeport (AFP, Reuters).

Ce serait donc nouveau en Libye. Pas tellement puisqu'il parait que cette habitude date des années 70 et était tombé en désuétude*. En tout cas, cela n’a absolument rien à voir avec l’audition des infirmières bulgares par une commission parlementaire, promis juré !

"Les autorités veulent que les passeports soient traduits en arabe, au titre d'une nouvelle législation qui serait entrée en vigueur" ce dimanche, a expliqué à l'AFP un représentant de la compagnie aérienne.

Aucun des 172 passagers, tous Français, ne remplissant cette obligation, les autorités ont refusé de les laisser descendre de l'avion. "Ils ont été intransigeants", a regretté le représentant d'Air Méditerranée.

Certes, comme le dit le quai d’Orsay à quelques semaines de la visite de Kadhafi en France "Nos représentants sur place suivent cette affaire. Tout est en train de rentrer dans l'ordre. Il n'y a pas de quoi s'inquiéter".

Autres pays, autres exigences

Une dépêche de l’agence Guysen (merci à elle) faisait état le 7 novembre d’un autre ennui concernant cette fois des parlementaires européens.

Une délégation du Parlement européen devait se rendre les 3 et 4 novembre en Syrie et au Liban. A l’instar de l’Arabie Saoudite et de la Libye (lire), ces deux pays refusent de recevoir désormais quiconque porte sur son passeport un visa israélien.

Ceci n’a rien à voir avec la proximité de l’élection présidentielle libanaise pour laquelle l’intervention européenne est mal vécue. Promis juré !

''Les fonctionnaires de la commission Affaires étrangères du Parlement européen viennent de diffuser un mail a priori purement administratif. Ils précisent aux membres de la délégation qui doit se rendre les 3 et 4 novembre en Syrie et au Liban que leur passeport ne peut en aucun cas comporter de visa israélien''.

L’eurodéputé belge Frédérique Ries, « s’est immédiatement adressée au président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering, pour dénoncer ce type d'exigences contraires à nos pratiques et nos valeurs''.

Elle ''demande qu'une réaction au plus haut niveau soit envisagée pour le faire savoir aux pays concernés et leur demander d'y mettre fin''.

Elle ''trouve totalement inacceptable que nous permettions que des pays Euromed, avec lesquels en outre nous avons signé des accords d'association, spécifient que les passeports de députés appartenant à une délégation officielle de l'Union européenne ne puissent porter de cachet israélien".

Perte de souveraineté

Le passeport est le symbole d’une nation. Il est plus qu’un papier. Il est une marque de confiance, certes temporaire, qui notifie la souveraineté du pays qui l’octroie. Nulle autre nation ne peut en exiger le changement, ne peut inciter à sa modification sans attenter à cette pleine et entière souveraineté.

Sans ces notions juridiques de base, il n’est plus d’échange possible. Un recul des autorités européennes sur ce point signifierait la fin de toute collaboration entre pays de par le monde.

De plus, et Frédérique Riès le note avec beaucoup d’à propos, « Nous ne saurions laisser les autorités de ces pays tiers décider des déplacements que nous pouvons ou non effectuer. Nous ne saurions les laisser décider à notre place de la politique étrangère que nous souhaitons mener. Il y va du respect de notre liberté de mouvement et de notre liberté de pensée''.

Liberté de penser ? Que voilà donc un étrange concept ! disent en chœur certains pays sous gouvernance islamiste.

Ces deux affaires, coup sur coup, sont graves et significatives. Le grignotage systématique des acquis de la civilisation est une tactique qui peut se révé