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Actus 14-05-2008 : Tir de roquette sur Askhelon |
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Tir de roquette meurtrier à
Askhelon
Après la mort d'une personne tuée
avant-hier par un tir de roquette à Sdérot, le Hamas fait une
démonstration de haine en envoyant cette fois-ci une roquette mais de
type Grad sur un centre commercial.
Ce centre commercial est situé
dans la ville d'Ashkelon. Ce tir a fait au moins
au moins cinq blessés dont une fillette, selon la police et les secouristes.
Deux personnes étaient ensevelies
sous les décombres, a précisé Eli Bean, porte-parole des
services de secours.
Selon Guysen,
au moins dix personnes ont été blessées. Selon le Magen
David Adom, trois d'entre elles ont été grièvement touchées,
et 6 plus légèrement lors de l'effondrement d'une partie du mur
de l'édifice. Les victimes ont été évacuées
vers l'hôpital Barzilaï.
Plusieurs témoins interrogés
par les radios israéliennes ont parlé de dégâts considérables.
La roquette a touché le troisième étage du centre commercial
"Hutzot" d'Ashkelon.
Cette attaque intervient au jour anniversaire
de la création de l'Etat d'Israël et en pleine visite du président
américain George W. Bush pour ce 60e anniversaire.
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Actus 13-05-2008 : Le Liban en attente de déflagration |
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Le Liban en attente de déflagration
Depuis
6 h ce matin, l’armée libanaise a décidé d'utiliser
si nécessaire la force contre toute présence d'hommes armés.
Cela ne
signifie pas qu’elle doive désarmer les milices, ce qui était
pourtant une condition de l’application de la résolution 1701.
Comme le
notait lors de son départ en 2007 le général Pellegrini
à propos de l’armée libanaise : "C'est une armée
très légaliste...du moment qu'elle n'a pas reçu l'ordre
de désarmer le Hezbollah, elle n'a aucune raison de le faire."
Et il faut
lui rendre cette justice : elle ne l’a pas fait.
Résultat,
le Liban est de plus en plus sous la menace d’une déstabilisation
majeure. Le Hezbollah a dressé des barrages sur toutes les routes dans
le nord du pays, paralysant l’aéroport, le port et toutes les activités
économiques. Il empêche ce faisant l’aide internationale
de parvenir aux défavorisés, imitant en cela le comportement criminel
des responsables birmans.
Nasrallah,
dès le vote de cette résolution, avait montré tout le respect
qu’il portait aux organisations internationales en refusant catégoriquement
toute négociation sur le désarmement de sa milice.
Les autorités
libanaises n’ont pas eu le courage de désarmer le Hezbollah. Il
faut dire que certains hommes politiques actuellement dans la coalition au pouvoir
(dont Walid Joumblatt), entretiennent eux-mêmes des troupes à leur
dévotion.
Les événements
actuels sont également un camouflet pour la communauté internationale,
dont le bras armé, la FINUL 2, a été dans l’incapacité
d’interdire toute approvisionnement en provenance de la Syrie et donc
de l’Iran.
Pour cette
raison, la principale route entre le Liban et la Syrie est aux mains du Hezbollah
qui contrôle également le poste frontière. C’est plus
pratique pour les livraisons d’armes.
A l’époque
de la conférence de Paris III, Jacques Chirac avait clamé : J’ajoute
que toutes les résolutions du Conseil de sécurité concernant
le Liban, toutes sans aucune exception, ont pour but d'aider ce pays à
recouvrer sa pleine et entière souveraineté. Elles doivent être
appliquées" (le 25 janvier 2007, devant les délégations
de Paris III).
On
voit le résultat : plus de 60 morts aujourd’hui et plus de 200
blessés.
L’Orient-Le
Jour, principal quotidien libanais n’hésite pas à parler
de faillite de l’armée : "Non seulement l'armée
s'est bien gardée de s'interposer efficacement entre les combattants,
mais elle a honteusement failli, de surcroît, à la protection des
simples citoyens".
L'armée
n'est jamais intervenue depuis le début de cette flambée de violences,
la plus meurtrière depuis la guerre civile (1975-90). Mieux, elle s’est
retirée des rues aux moments les plus chauds.
Mais bien
peu veulent s’attaquer à cette armée morcelée, véritable
mosaïque des différentes communautés constituant le pays.
Peut-être
la venue d’un chef d’Etat, un président élu, légitime,
pourrait renverser la tendance. Mais son élection vient d’être
une nouvelle fois reportée au 10 juin prochain.
Cela ne
fait que 18 mois que l’exécutif est paralysé, et 6 mois
qu’il n’y a plus de président.
Quand on
est militaire, il ne suffit pas d’avoir un ennemi éternel, à
savoir Israël, encore faut-il savoir à qui obéir.
©
Primo, 13 mai 2008
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Actus 09-05-2008 : Le Liban sombre dans le chaos |
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Le Liban sombre dans le chaos
Le Hezbollah a pris le contrôle d'une grande partie
de Beyrouth au troisième jour d'une « campagne de désobéissance
». Ce sont les termes employés par le Hezbollah pour qualifier
sa tentative de coup d’Etat.
De fortes explosions sont entendues encore en ce moment
dans plusieurs quartiers de la capitale. Pendant toute la nuit, les accrochages
ont fait au moins 10 morts et 20 blessés.
Les violences et combats de rues ont débuté
lorsque le gouvernement a déclaré que le réseau de communication
mis en place par le Hezbollah était illégal, mais, crime suprême
aux yeux du leader chiite Nasrallah, la situation s’est aggravée
lorsque la coalition au pouvoir a déclaré vouloir faire appel
à l’armée pour rétablir la situation.
Dans une conférence de presse, Sayyed Nasrallah
a prétendu que ces décisions sont illégitimes et
ne sont qu'une déclaration de guerre contre la résistance et
son armée dans l'intérêt des Etats-Unis et d'Israël
pour transformer l'aéroport en une base pour les renseignements américains
et le Mossad israélien (sic).
La résidence d’un des leaders de l’opposition
au Hezbollah, le fils Hariri aurait été touchée. Le port
et l’aéroport international sont paralysés par des grèves.
Des hommes fidèles au Hezbollah ont pris le contrôle de la chaîne
de télévision Future News et exigé l'interruption de
ses programmes.
En fait, c’est l’ensemble de l’empire
médiatique de Hariri, par ailleurs bétonneur, qui est aux mains
du Hezbollah, dont le journal AL MOUSTAKBAL. Liberté de la presse et
Charia n’ont jamais fait bon ménage.
A New York, le Conseil de sécurité des
Nations unies a lancé un appel "au calme et à la retenue"
dans une déclaration politique. Mêmes termes utilisés
par la diplomatie française qui souligne également : "Elle
(La France) réitère son soutien au gouvernement du Liban ainsi
qu’à l’armée dans l’exercice de leurs missions
et prérogatives constitutionnelles, notamment de préservation
de la stabilité et de la sécurité du pays".
La présence d’un fort détachement
de soldats français au Liban n’est peut-être pas pour rien
dans cette relative prudence. Quelle sera son attitude en cas d’aggravation
de la situation ? La Maison Blanche, quant à elle, avertit : le
Hezbollah doit cesser de semer le trouble.
L’agence officielle syrienne SANA amplifie bien
évidemment les propos de Nasrallah et les justifie, lui apportant,
sans surprise, le soutien officiel de la dictature alaouite.
Saad al Hariri a répondu à Nasrallah en
proposant un plan de sortie de crise qui qualifierait de "malentendu"
la décision prise par le gouvernement de démanteler le réseau
de communications du Hezbollah. Demande aussitôt rejetée par
Nasrallah qui doit en ce moment se sentir des ailes. Le bras armé au
Liban de la Syrie et de l’Iran a décidé de passer à
la vitesse supérieure.
Au moment où Israël est affairé à
fêter ses 60 ans, l’instabilité au pays du Cèdre
fait ressurgir de nouvelles peurs.
Les conditions pour un embrasement majeur sont-elles
cependant réunies ? La crise économique qui sévit au
Liban après plusieurs mois de paralysie et d’incertitudes pourrait
plaider en ce sens.
Réponse dans les prochains jours.
© Primo, 9 mai 2008
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Actus 18-04-2008 : C'était le 15 avril 2008 |
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C’était le 15 avril
2008.
Le Prix Yago Primo a été
remis à deux femmes extraordinaires venues de Jérusalem en présence
de François Zimeray, Ambassadeur pour les Droits de l'Homme

Maha ABU KTESH, David König,
des Editions Yago, Gillah TATAR YITSHAK et Josiane Sberro, Vice-présidente
de Primo
Bientôt, sur Primo, un reportage
complet sur cet événement…

Léa Sangler, Joëlle
Chemla, David König, Josiane Sberro, Liliane Messika, François Zimeray,
Maha Ktesh, Jean-Pierre Chemla, Gillah Yitshak, Joe Toledano et Elie Roubah
© Photos Monique Thébault
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Actus 16-01-2007 : Non, le Hamas ne veut pas d'Israël |
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Le
Hamas n'en veut décidément pas
Primo émettait des doutes sérieux sur
les intentions claironnées de Meshaal, le chef du Hamas en Syrie. Lire
D’après certaines agences de presses, il
aurait fait un pas en direction d’Israël. C’était
mal le connaître et connaître aussi bien mal la géopolitique
de la région.
Maintenant, tout est plus clair. Notons au passage que
Haniyeh a déclaré cela à la chaîne de télévision,
Al Manar, celle du Hezbollah.
Il a réaffirmé que son organisation ne
reconnaîtrait jamais l'Etat d'Israël (1).
"Le Hamas ne reconnaîtra jamais la légitimité
de l'occupation (Israël)", a assuré Haniyeh, dirigeant
du Hamas, dans une interview accordée de Gaza à la chaîne
du Hezbollah, Al Manar, celle-là même qui appelle à l'éradication
des Juifs 24 fois par jour, même les jours de soldes.
La semaine dernière, le chef du bureau politique
du Hamas, Khaled Méshaal, qui vit en exil à Damas, a déclaré
à Reuters que le Hamas n'envisageait pas de reconnaître Israël
pas plus que d'accepter la réalité de son existence.
Ceux qui ont crié à la paix retrouvée
en sont pour leur frais.
Cette nouvelle déclaration du premier ministre
palestinien intervient alors que « Condi » Rice vient à
la rencontre d’Abbas et que sourdent quelques rumeurs de rencontre tripartite
Abbas - Olmert – Rice.
Haniyeh, Premier ministre en sursis, a la fâcheuse
habitude de nuire à l’image internationale de Mahmoud Abbas dès
que celui-ci est en consultation internationale.
Jalousie ? C’est certainement un peu plus compliqué.
Mais Abbas a-t-il encore les moyens de contrer son Premier
ministre ?
© Primo, le 15 janvier 2007
(1) Abu Omar, chef de la chancellerie
de Khaled Meshaal, a déclaré à l’agence RIA Novosti
: "La déclaration émanant de certains médias
se référant au chef du bureau politique du Hamas, Khaled Meshaal,
déclaration selon laquelle le Hamas accepterait de reconnaître
le droit d'Israël à l'existence, ne correspond aucunement à
la réalité et ce, à cause d'une faute de traduction de
l'arabe en anglais… Khaled Meshaal a dit juste le contraire, et je suis
en état de vous le citer - "nous ne reconnaissons guère
l'existence d'un régime sioniste dans les territoires palestiniens
et nous sommes intéressés à la création d'un État
palestinien indépendant dans les frontières d'avant 1967".
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Actus 07-07-2006 : Image de combat à Gaza : le "détail qui tue" |
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Image de Gaza
Les images des
combats à Gaza sont de plus en plus violentes au fur et à mesure
que le conflit perdure.
Les reporters-photographes des grandes rédactions
ont, bien entendu, la volonté d’informer et il est hors de doute
qu’ils courent leur part de risque afin de faire parvenir au public
les clichés décrivant ces combats.
Parmi les personnels journalistiques au
cœur du conflit, nombre de palestiniens sont embauchés par les rédactions
européennes.
Talal
Abou Rhamé, célèbre pour avoir filmé nombre de saynètes
de propagande et/dont “la mort du petit Mohamad al Dura”, en fait
partie.
Faire appel à un journaliste palestinien
n’est pas condamnable. Cela offre du travail et donc un salaire à
plusieurs familles dans les Territoires. Cela permet de réduire de manière
significative les frais de personnel. Un journaliste palestinien coûte
bien moins cher qu’un européen.
En faisant travailler des Palestiniens,
les agences de presse perpétuent une habitude prise au temps d’Arafat
dont c’était l’une des exigences. « Vous ne serez
informés que si vous faites travailler nos personnels ». Que
lesdits personnels aient ensuite tendance à privilégier les clichés
choc, ceux qui vont faire basculer l’opinion en faveur de la cause palestinienne,
n’est pas contestable.
C’est ainsi que
l’on vit plusieurs clichés fleurir sur les affiches des groupes
pro-palestiniens en France, plusieurs photos agrémenter la une de nos
quotidiens favoris. L’une de ces photos est significative.
On peut y voir de courageux combattants se protégeant
derrière un mur et tirant à l’aveugle contre…certainement
contre les envahisseurs israéliens.
Pour voir cette photo dans son intégralité, cliquez
ici.
L’attitude est
noble. Les miliciens sont accroupis, luttent contre le recul de l’arme,
le visage angoissé et crispé. On sent dans ces mâles postures
toute la détermination de ceux qui ont fait le sacrifice de leurs vies.
Pas un de ceux qui tirent ne regarde sa cible. L’un tourne la tête,
visiblement pour se protéger. L’autre regarde son compagnon, visiblement
pour le protéger. L’angoisse est palpable.
Le cliché est pris par un photographe palestinien pour
le compte d’une agence de presse qui s’est empressée de la
diffuser aux médias du monde entier.

Entouré par Primo, le détail
qui "tue" !
Beaucoup moins angoissée
cependant, la personne qui n’est pas en uniforme et qui, au mépris
de sa vie, passe un coup de fil à partir de son portable.
Très clairement dégagé du mur qui protège
ses camarades, le monsieur en chemise a une posture bonhomme et sereine qui
tranche avec la farouche détermination des combattants situés
à 15 centimètres de lui.
Pendant que ses compagnons de lutte semblent ne vouloir que
la libération de leur territoire, lui, en pleine ligne de mire des soldats
israéliens, passe gentiment un coup de fil, soit à son état
major, soit à la maison pour demander s’il doit ramener du pain.
Inconscience ou mise en scène ?
Ce n'est qu'un des multiples exemples de ce qu'on peut voir
à profusion sur nos journaux et écrans.
Cette photo, parmi
d’autres, permet aussi de constater que les uniformes et les armes sont
quasiment neufs. Mais nos mêmes médias ne sont pas prompts à
relayer les informations selon lesquelles, depuis le désengagement de
Gaza, des tonnes d’armes et de munitions venant des 4 coins des pays arabes
transitent par la frontière égyptienne pour alimenter les groupes
combattants.
Il est tellement plus gratifiant de s’imaginer les Palestiniens
luttant avec de simples pierres contre des chars mastodontes. Notons au passage
qu’en France, les pierres peuvent blesser grièvement des policiers
en patrouille. En Israël ou dans les Territoires, elles sont dérisoires-face-aux-tanks-dont-l’usage-de-la-force-est-disproportionné.
Quelle belle chose
que l’information !
Malheureusement, dans ce petit jeu de la propagande, il semblerait
que la véritable guerre soit en train de prendre le pas. Et cela signifie
toujours plus de morts, plus de victimes… et la paix qui s’éloigne.
Paul Lémand © Primo Europe, 7 juillet 2006
Photo Atem Moussa,
Associated Press
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